Bonjour !

Je remercie encore ceux et celle qui m'ont mis en alerts ou favorite story ou qui m'ont laissé une review.

Pour répondre à la review anonyme, la cinquième du chapitre 4: Et bien merci ! Haha, oui moi aussi j'aime son cri de guerre (tout ça grâce à ma soeur, elle le fait quand quelque chose l'énerve, c'est assez drôle !). Au début, je n'avais pas imaginé faire Violetta mignonne, mais j'aime bien qu'elle le soit. C'était exactement des pigeons, contente de t'avoir fait marrer. Pour Sirius, je me suis toujours dit qu'il avait un manque d'affection à cause de sa mère et qu'il le comblait en sortant avec des filles. Maintenant, je sais que je ne suis pas la seule à penser comme ça. Bien vu, je poste effectivement tous les 3-4 jours, héhé. Pour ta question, ce n'est pas indiscret, en faite, je m'attendais à ce qu'on me la pose un jour ou l'autre. Alors, j'ai décidé d'écrire sur ce sujet, car je connais une personne autiste ( aucun rapport avec la SGT ) donc ça m'a disons sensibilisé aux autres maladies. Un jour, j'ai vu un documentaire sur les gens atteint de SGT et je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a touchée. J'ai toujours été une personne sensible aux malades, car j'ai été élevée avec une. C'est tout. Bisous ! J'espère que ce chapitre cinq te plaira ! Désolé, je n'ai pas pu deviné qui t'étais. :)


Bonne fête Dan !

Dimanche

Je me promène dans le parc en cherchant mon frère. C'est sa fête aujourd'hui et je ne l'ai pas vu ce matin dans la Grande Salle. Je voudrais bien lui donner son cadeau, mais s'il n'apparaît pas alors tant pis pour lui. Je retourne donc dans le château avec l'envie pressante d'aller aux toilettes. Je marche rapidement le bras tendu pour frôler du bout des doigts le mur gris. Quelques tableaux s'offusquent quand je les touche et je ris silencieusement. Quand j'arrive dans la salle de bain des filles la plus proche, j'entends un bruit de ronflement. Je sors la langue et m'avance vers la cabine d'où provient le bruit. Je pousse la porte qui est déjà ouverte et découvre Tommy Rider couché sur le sol jonché de bouteille d'alcool vide. Je m'avance d'un pas avec des yeux exorbités. Bon, je peux vous sembler surprise, mais pour dire vrai ça ne m'étonne pas du tout de retrouver Rider complètement endormi après s'être soûlé. Ce n'est effectivement pas la première fois que cela arrive, en faite c'est comme la vingtième. Je me penche vers lui et lui donne des gifles.

- Réveille.

Il grogne et fait un mouvement brusque avec son bras.

- Allez, dis-je en le secouant.

Il ouvre péniblement ses yeux d'un bleu profond et me regarde, mais ne semble pas me voir. Je lui donne une tape sur le front.

- Aie. ROSE, j'ai mal..., commence-t-il.

- À la tête, je sais, finis-je pour lui.

Il marmonne un truc que je ne saisis pas. Il se lève avec mon aide et chancèle légèrement.

- Ouch, ma tête...

Je lui redonne une tape, mais cette fois derrière le crâne.

- ROSE, est-ce que tu vas arrêter de me frapper par Merlin?, me gronde-t-il en se détachant de moi.

- RIDER, est-ce que tu vas arrêter de boire par Jésus?, lui demande-je au tac à tac.

- Non.

- Alors moi non plus !

- T'es chiante, m'insulte Rider.

Je lui jette un regard mortel.

- T'es chiante, répète-t-il méchamment.

L'envie de le frapper s'impose et je lui donne un coup de poing sur son nez. Un crac sonore retentit et Rider pousse un hurlement de fillette. Fière de moi, je lui lance:

- Ça t'apprendra Serpentard à la con.

- Fais chier, gémis-t-il les mains sur son nez saignant.

Il s'approche du lavabo en titubant et je vais prendre les neuf bouteilles d'alcool moldu de tout genre. Il y a du rhum, du whisky, de la bière, du vin et même du gin. Je pense bien qu'il s'est complètement pété hier. Avec un sort de rétrécissement, les bouteilles deviennent vraiment petites et je les jette alors à la poubelle. Découragée par son comportement qui devient de plus en plus répétitif, je le retrouve à côté du lavabo et lui fais un grimace: lèvre inférieure retroussée et yeux vers le plafond. Rider finit de soigner son nez et se lave la figure. C'est toujours la même rengaine, je le trouve presque mort ou dans le coma dans les toilettes, je le réveille, on se crie dessus et je finis toujours par lui briser soit le nez soit l'arcade sourcilière. Pourtant même après tout ça, je sais qu'il tient à moi. On ne se dit jamais grand chose. Pourquoi?, me demandez-vous. Ben, parce que lui et moi nous ne venons pas du même monde. Il est sang-pur, ne se tient jamais avec des né-moldus, apprécié par tous les Serpentards et détesté par tous les Griffondors. Ses parents le battent, car il se rebelle, mais on sait tous les deux qu'il deviendra mangemort à la fin de sa scolarité. Sa petit-amie n'arrête pas de le tromper et fou amoureux d'elle, il fait semblant de ne rien voir. Tout ça je le sais, car il me l'a dit pendant qu'il était soûl. J'en ai un peu profité, c'est vrai, pour lui soutirer des informations. Cependant, je ne sais pas comment il arrive à détourner la vigilance des professeurs, du directeur et de Rusard pour se permettre d'apporter de l'alcool à l'école et je ne comprends pas comment ça se fait que c'est toujours moi qui le retrouve dans les toilettes des filles. Gros mystère.

- Je sais ce que tu penses, commente Rider coupant net mes pensées.

- Ah et à quoi?, demande-je.

- Ben, que je devrais arrêter...

- Exactement !, m'écrie-je avant qu'il ne termine.

- Mais je n'arrive pas, se lamente-t-il.

- Argh.

Il m'énerve, il m'énerve solide ! Je ne suis pas capable d'arrêter gnagnagna... Il doit rompre avec sa petite-amie, arrêter d'acheter de l'alcool moldu et se rebeller contre le monde entier.

- T'es qu'un imbécile, soumis en plus de ça, insulte-je.

Il me regarde avec des yeux tristes et je regrette de l'avoir insulter. Ah! Moi, regrettée? Ce qu'il est rusé ce Serpentard.

- Non, arrête moi ça tout de suite, lui dis-je en pointant mon index sur son torse.

- Arrêter quoi?, demande-t-il innocemment.

- Les yeux tristes.

- Mais j'ai rien fais, proteste cet imbécile.

Ne pas le gifler, ne pas le gifler, ne pas le...

- Bon, je sais ce que tu vas faire, m'exclame-je

- Quoi ça?

- Rompre avec Febbs, ne plus boire et te rebeller !

- Hein, non. Je ne ferais jamais ça, lance Rider comme si j'étais folle.

- Tu vas le faire tout de suite.

- Non et je n'ai pas envie de discuter avec toi, j'ai vraiment mal à la tête.

- Oui, tu vas le faire.

- J'ai dit non.

- J'ai dit oui.

Avant qu'il ne puisse redire non, je pointe ma baguette entre ses deux yeux.

- Ah tu te crois la meilleure c'est ça, attends un peu..., se défend-t-il en cherchant sa baguette dans les poches de sa robe.

Il ne finit pas sa phrase, car il vient de s'apercevoir que je tiens sa baguette dans ma main.

- Redonne-moi la, fait-il menaçant en s'approchant dangereusement de moi.

Je souris intérieurement. Haha, c'est qui la plus rusée maintenant ? Moi !

- Je te la redonnerai quand t'auras fait ce que je t'ai dit, réplique-je moqueusement.

- Tu-tu...

Je recule vers la porte tandis qu'il s'avance encore plus. Il sait qu'il ne peut rien faire contre moi parce que j'ai deux baguettes, mais on sait très bien qu'il est le plus fort. Je tourne la poignée de la porte le plus discrètement possible tout en pointant ma baguette sur lui.

- Tu vas me le payer Rose, fulmine Rider.

J'ouvre la bouche, gonfle les narines et pince mon oreille. Grimace quand tu nous tiens. Il fait un autre pas vers moi, j'ouvre la porte et je pars à courir. Je l'entends m'insulter et puis un bruit de vomissement interrompt son monologue. Beurk, dégueu. Je cours quand même, on ne sait jamais. L'excitation monte en moi comme une flèche, j'adore ce sentiment de superpuissance. Ce sentiment aussi excitant soit-il interrompt sa montée en flèche quand je percute de plein fouet quelqu'un. Je m'étale de tout mon long sur le plancher froid de ce château avec les yeux fermés.

- Oh Violetta. Désolé, s'excuse l'inconnu pas si inconnu que ça.

Pas lui ! J'invoque Merlin, Dieu, Bouddha, Jésus, Allah, Yahvé, Zeus... Faites que ça ne soit pas Sirius Black ! J'entrouvre un œil, les dieux ne sont définitivement pas avec moi aujourd'hui. Black me tend sa main pour m'aider à me relever, je l'ignore et me lève le plus dignement possible. Je secoue ma robe, disons que le plancher de l'école n'est pas un modèle de propreté. Hautaine avec le menton levé, je laisse le brun seul dans le couloir ce qui est étrange. Sirius Black n'est jamais seul.

- T'aurais pas échappé quelque chose par hasard, lance Black quand je passe à côté de lui.

Le son de sa voix m'apparaît comme le crissement des ongles contre un tableau.

- Non, rembarre-je.

Je m'en vais, mais c'est sans compter sur ce griffon qui me retient avec sa main sur mon poignet. Des papillons, des lucioles, des petits anges, des montgolfières, n'importe quoi qui vole, grandissent en moi et j'ai envie de me coller sur lui. Là maintenant, ce que je ne fais pas. Il me pointe quelque chose par terre, je me retourne malgré moi. Ma baguette et celle de Rider. Je me gifle, idiote que je suis. Je les ramasse et les mets dans les poches de ma robe.

- Comment ça se fait que tu es deux baguettes?, demande Black curieusement.

- Pas de tes affaires.

Je vire mes yeux à l'envers, pour qui se prend-t-il pour se mêler de mes oignions?

- Non, mais c'est vrai. Qu'est-ce que tu fous avec deux baguettes?, persiste-t-il.

- Rien ok. Je l'ai juste emprunté, mens-je.

Il ne me croit pas, mais je n'en ai rien à faire de ce qu'il pense. Il s'approche de moi, je ne sais pas ce qu'il a l'intention de faire, mais je m'écarte. Je ne veux pas qu'il me touche. Je n'ai pas envie de ressentir ces émotions qui me submergent à chaque fois qu'il le fait.

- Ah d'accord.

Il paraît déçu. Sérieusement, il croyait vraiment que j'allais lui raconter ce que je fais dans ma petite vie. Je touche la langue avec mon nez et m'en vais pour de bon cette fois-ci. Je m'empresse de marcher le plus rapidement possible m'éloignant de Black ainsi que de Rider et pars à la recherche de la salle de bain la plus proche. Je n'ai pas pu aller aux toilettes, vous rappelez-vous?

Une heure plus tard...

- Daaaaaaaaaaan !

J'ouvre la porte du placard à balai où se trouve présentement Juliette et mon frère entrain de fricoter. Comment ai-je retrouvé mon frère? Bien, la réponse est toute simple. Lily me la dit après que je lui ai demandé. Elle m'a dit aussi que c'était dans ce placard qu'ils passaient leur temps quand ils voulaient être seuls. Maintenant que je le sais, je vais venir les déranger de temps en temps. Mouahaha.

- Violetta !

Après avoir poussé un cri de "je suis là les amis", Dan et Juliette me regardent complètement surpris. Les vêtements un peu de travers, je m'efforce à effacer de ma mémoire cette scène que j'ai sous les yeux. Ils ne sont pas dénudés, une chance, mais j'aperçois quand même le soutien-gorge mauve de Juliette, sa chemise étant légèrement ouverte.

- Violetta !, s'écrie mon frère d'une voix rauque que je ne lui connais pas.

Je referme la bouche que j'avais ouverte il y a quelques secondes et fais mon sourire le plus géant que j'ai en réserve.

- Bonne fête Dan !

Mon frère maugrée et sa petite-amie s'empresse de refermer sa chemise, plisser sa jupe et se recoiffer. Elle a les joues rouges et essai de ne pas me regarder.

- Mais qu'est-ce que tu fiches ici bon sang?, demande Dan d'une voix irrité.

- Ben, te-te souhaiter bonne fête, balbutie-je.

- Tu ne pouvais pas attendre un peu, me reproche-t-il en boutonnant sa chemise lui aussi.

Vous savez quand vous avez trop d'émotion contenu en vous et que vous pleurez ne sachant pas trop pourquoi, ben voilà j'ai fondu en larmes.

- Mais-mais-mais-mais heeeen bou-ou-ou gnaaaaha...

Pendant deux longues minutes, je déparle et dis des trucs incompréhensibles en pleurant. Mon frère qui quelques instants plutôt avait l'air de m'en vouloir de l'avoir arrêté dans ses élans de jeune mâle aux testostérones élevés m'enroule d'une étreinte protectrice. Juliette me frotte le dos plus du tout mal à l'aise.

- Je m'excuse Vi, je ne voulais pas paraître méchant c'est juste que... que... Ben c'est ça je m'excuse, déclare-t-il doucement.

Je le frappe dans l'estomac, ça lui apprendra à me traiter mal.

- Moi-moi je vou-vou-lais juste-te te donner to-ton ca-cadeau et-et te souhai-aiter bonne fête, bafouille-je.

- Désolé Vi, c'est que...

Il ne termine pas sa phrase, il ne sait sûrement pas comment me dire que je l'ai frustré.

- Je suis une mauvaise sœur, me plains-je en reniflant bruyamment.

- Non, pas du tout, me rassure Dan et Juliette.

J'essuie mes larmes et mon nez qui coule sur la chemise de mon frère. Il ne dit rien quoique je sens qu'il veut dire quelque chose de méchant, mais Juliette l'en dissuade. Je me décolle d'eux et farfouille dans mon sac à la recherche de mon beau dessin que j'ai mis dans le cadre que j'ai acheté, que ma mère à acheté pour être tout à fait exacte et qui me l'a envoyé hier par hibou. Je sors le dessin et le donne à mon frère.

- Voilà c'est pour toi vieille crotte.

Je le lui tends. Je n'ai pas enveloppé le cadeau, mais ce n'est pas grave. Moins de trouble ainsi.

- Merci Vi.

Je triture nerveusement le col de ma robe en observant sa réaction. Il regarde le cadre, le dessin et un sourire sincère fleurit sur ses lèvres gonflés par les baisers de Juliette. Celle-ci se met à côté de Dan pour regarder le cadeau. Elle sourit complètement attendri. Je me pince la peau de mon bras, je suis embarrassé en ce moment vous savez.

- C'est beau Vi. Merci beaucoup, t'es ma soeur préférée, me remercie-t-il.

- T'as pas le choix, je suis ta seule soeur, le taquine-je.

Il m'enlace.

- Je t'adore, dit-il en me frottant la tête avec son bras ce qui me décoiffe.

- Pousses-toi, rigole-je.

Je lui tire la langue et ferme les yeux très forts.

- Bon je vous laisse. Continuez à vous pelotez, décrète-je.

Juliette devient rouge par la gêne et Dan secoue la tête découragée en souriant tout de même. Je pars dans la direction d'où je suis arrivée en lançant d'une voix chantante:

- Faites-moi pas un neveu. Je suis trop jeune pour être tante !

- Violetta !

J'éclate de rire.

Au détour d'un couloir, j'aperçois Rider avec sa bande d'amis futurs mangemorts. Je me cache rapidement derrière une statue. Faites qu'il ne me voit pas, faite qu'il ne me voit pas, faite qu'il... Les Serpentards passent devant la statue où je me cache et une boule se forme dans mon ventre.

- Les gars, je vous rejoindrais plus tard. J'ai oublié quelque chose, annonce Rider.

Ses amis acquiescent et je sais déjà que j'ai été repérée. Quand ils sont suffisamment loin, Rider s'avance vers la statue et se place derrière tout comme moi.

- Qu'est-ce que tu fais?, chuchote-t-il.

- Rien d'important, murmure-je.

- Redonnes-moi ma baguette, ordonne-t-il tout en chuchotant.

- Est-ce que t'as fait ce que je t'ai dit?, demande-je silencieusement.

- Oui, j'ai rompu avec Hayley, répondit-il.

- Pour de vrai?, m'écrie-je.

- Oui, dit-il sérieusement.

Je suis abasourdie. Je croyais qu'il n'allait jamais le faire et pouf il l'a fait.

- Wow, je suis fière de toi Rider, déclare-je.

Fallait vraiment que je lui dise même si ça m'a coûté ma fierté. Il me sourit et je lui redonne sa baguette en espérant que ça ne soit pas un piège. Il prend son précieux et me laisse derrière la statue sans rien ajouter. Je reste là pendant dix secondes et je commence à douter de ce qu'il m'a dit jusqu'à ce que Hayley Febbs passe à côté de la statue et s'écrie :

- Tommy! Attends mon amour, faut que je te dise...

- Foutu Serpentard, crie-je.

Je me suis fait avoir ! Aaaaaargh.


Voilà! Maintenant faut que je me dépêche à écrire le chapitre six, mais rassurez-vous ça serait posté d'ici samedi, au plus tard dimanche. J'ai toujours pleins d'idées. Ça vous a plu ? :)