Bonjour, bonjour !

Bon, alors voici un nouveau chapitre. Je sais, je sais, je suis en retard d'un jour, mais hier je n'ai pas pu posté. Je m'en excuse.

Pour répondre à Caroline: Merci pour ta review, ça fait vraiment plaisir d'en recevoir et de voir ainsi que je suis lue. Je suis ravie que Violetta te plaise et non je ne la ferais pas tomber idiotement dans les bras de Sirius, tu peux me faire confiance. J'espère que ce chapitre va te plaire. Encore merci !

Pour répondre à N'étoile: Oui, je pense que je vais faire du chantage ! C'est vrai que c'est triste de ne pas avoir d'avis, mais je ne me décourage pas, je suis bien déterminée à continuer ma fiction. Je suis contente que ça te plaise toujours autant. Merci !

Ceci dit, je vous souhaite bonne lecture ! :)


Voyeurisme

Mardi

J'arrache mon toast avec mes dents passablement en colère en me cachant derrière le journal. Vous vous demandez sûrement ce qui m'arrive et bien l'imbécile nommé Black est entrain de flatter le dos d'une fille. Ça me met en rogne pour je ne sais quel raison, non mais pourquoi diable doit-il touché tout ce qui porte une brassière ? Eva m'observe du coin de l'œil et se demande sûrement pourquoi est-ce que je torture mon déjeuner de cette façon. Je me ratatine sur mon siège en faisant semblant de lire le journal, mais je suis à l'affût de tout mouvement qui se passe entre l'imbécile et la pouffiasse.

Alerte, alerte jaune, Black vient de louché sur son décolleté. Qu'est-ce qu'il lui trouve à ses seins ?

Alerte orange, Black remonte son regard vers la pouffiasse et s'approche d'elle. A-t-elle un morceau de céréale collé aux dents ?

Alerte rouge, ils sont à cinq centimètre l'un de l'autre. S'ont-ils entrain de remarquer la laideur de chacun ?

Jésus, Marie, Joseph ! Crise d'apoplexie, ils s'embrassent.

D'un geste non calculé et non prémédité, je lance mon toast de l'autre côté de la table et cogne ma tête sur mon assiette comme le ferait un elfe de maison qui désobéi à son maître.

- Violetta !, s'exclame Eva l'air de se dire ce qui me prend.

- Arrête ça tout de suite, s'écrie Chanelle juste après.

Je stoppe mon mouvement, une douleur vive et lancinante parcoure mon front et j'y plaque une main. La douleur se dissipe rapidement.

- Il lui manque vraiment une coche à celle-là, ajoute Alyssia méchamment.

Je lui lance mon gobelet vide sur la tête et elle émet un juron que j'ai censuré pour les oreilles ou les yeux innocents. Elle m'en veut encore on dirait, ce qu'elle est rancunière surtout que j'ai rien fait ! Je décide de partir ne pouvant supporter de voir des échanges de salive de la part de l'imbécile et la pouffiasse. Ma parole, ils n'ont aucune décence ni bonne manière !

Quand j'arrive à mon dortoir pour prendre mes cahiers et mes livres, Ciel, le chat d'Alyssia, miaule bruyamment en me regardant de ses yeux gris.

- Qu'est-ce qui t'arrive-toi ?, lui demande-je de mauvaise humeur.

Il s'en va devant la porte fermée de la salle de bain et la griffe. Pourquoi faut-il qu'Alyssia oublie que la litière de son chat est dans la salle de bain ? J'ouvre la porte pour que Ciel fasse ses besoins même si sa maîtresse est une vraie peste. Je suis trop gentille, vous ne trouvez pas ?

Mercredi

Aujourd'hui, je n'ai rien fait à part me consacrer à mes études et mes devoirs. Quand je suis rentrée dans la bibliothèque pour avoir des renseignements supplémentaires sur un devoir, j'ai eu l'impression que Mrs. Pince voulait me sauter dessus pour m'égorger. Pourtant, elle n'a rien fait, ensuite je suis allée m'asseoir à une table libre à l'ombre d'une étagère et j'ai entendu une conversation fort intéressante entre deux Serpentardes. Ça disait à peu près ceci:

- T'a su pour Tommy ?

- Tommy Rider?

- Ouais, paraît qu'il a envoyé une lettre à ces parents.

- Et ça disait quoi?

- Qu'il allait épouser qui il voulait qu'elle soit sang-de-bourbe ou sang-mêlé et que ses parenst ne devaient plus dicter sa conduite.

- Oh mon dieu, il a osé !

- Oui et c'est une bonne correction qui l'attend à la maison, j'en suis sûre.

Le reste ne mérite pas d'être évoqué. En entendant que Rider avait envoyé cette lettre, je ne pus m'empêcher de sourire de contentement en espérant toute fois que ça ne soit pas juste une rumeur. Quand je suis partie de la bibliothèque, j'avais à mon actif treize pages de froissées et six de déchirées. Je suis sortie avant de me faire tuer.

Jeudi

Je ne sais pas pourquoi, mais ces temps-ci à chaque fois que je songe à Sirius Black, je ne peux pas m'empêcher de penser "mon précieux" de peur qu'on me le vole. Mon préciiiiiiieuuuuux avec la voix de Gollum dans les Seigneurs des anneaux sauf que moi j'ai des cheveux, je suis plus grande, moins maigre et plus belle. Je me suis découverte ainsi un penchant pour la possessivité en même temps qu'un talent de voyeuse. C'est pour cela, qu'en ce moment, je suis cachée derrière un buisson dans le parc avec des jujubes et un confortable manteau d'automne. Mon précieux est assis avec ses amis sous le grand chêne en mangeant des patacitrouilles avec Pettigrow tandis que Potter joue avec son vif d'or et Lupin lit un bouquin. Comme je suis cachée entre un mur et un buisson, personne ne peut me voir. J'aperçois mon frère et ses amis proche du lac et Juliette et Lily sur un banc.

La majorité des élèves sont dehors profitant des derniers rayons de soleil avant qu'ils ne partent. L'hiver promet d'être mordant et le peu de soleil qui nous reste sera alors trop loin pour nous réchauffer. Je souffle sur mes mains quand une brise froide secoue les branches du buisson. Soudainement, un groupe de fille de Griffondor, sixième année, s'approche des Maraudeurs. Ils se parlent et je plisse les yeux pour mieux les voir. Bon, cinq minutes s'écoulent et rien ne se passent. Je mange un jujube en forme de nounours et dévore sa tête rouge. Mon précieux se lève et s'avance à la hauteur de la fille que je reconnais comme étant la même qu'il embrassait l'autre jour dans la Grande Salle. Grrr, mais qu'est-ce qu'il fout encore avec elle ? Dégage de mon précieux ! La pouffiasse lui touche le bras et ils s'embrassent. J'ai une folle envie de meurtre ! Ils se séparent et le groupe de filles part vers le château. J'arrache la tête du jujube que je tenais entre les doigts et me donne un claque sur la tête parce que je suis sur le point de commettre une folie.

Après une éternité à contempler mon précieux parlé avec ses copains, je commence sérieusement à m'ennuyer et je n'ai d'ailleurs plus de jujubes. Je commence alors à me gratter partout comme si j'avais des puces, je me gratte la joue, le ventre, la tête, le cou, les oreilles... Oups, ma boucle d'oreille vient de faire un vol plané entre les branchages du buisson. Merde de chez merde ! Je baisse la tête et farfouille en tassant les petites branches qui se faufilent sur mon chemin. Grâce aux rayons de soleil qui viennent d'apparaître, ma boucle d'oreille en or brille et je la prends heureuse de la ravoir. Quand je relève la tête, la bande futur mangemort de Rider et les Maraudeurs se font face baguettes sortis. J'ouvre la bouche en grand et la referme en faisant un bruit de pet. Enfin de l'action ! Mon petit Rider se tient nonchalamment derrière ses soi-disant amis comme un lâche, mais je m'en fous comme d'une guigne. J'observe plutôt Black qui a l'air très en colère, Potter dit ensuite un truc, un grand Serpentard s'énerve, des étincelles jaillissent de la baguette de Black, Lupin tente d'éviter un drame, Pettigrow observe tout comme moi, Rider s'éloigne et bang des sorts fusent. On entend un cri et je sais immédiatement qu'il s'agit de Lily suivi de Juliette qui est suivie de Dan et ses amis. Préfète-en-chef arrive à la rescousse ! Les garçons cessent de se lancer des sorts, Lily leurs cri dessus. Les futurs mangemorts partent en ricanant tandis que les Maraudeurs semblent sur le point d'aller leur péter la gueule. Ensuite, tout ce petit monde se dissipe et je retourne dans mon émerveillement envers Black. Cinq minutes s'écoulent pour que le monde redevienne à la normale.

Je me ronge les ongles, j'ai faim et je commence à avoir froid. J'hésite entre partir ou rester. D'un geste distrait, j'arrache une petite branche du buisson et fait un dessin sur la terre. C'est moi en forme de bonhomme allumette avec des cheveux raides, une robe triangle, un chapeau pointu, des chaussures rectangles... on fait ce qu'on peut avec un bout de bois ! Je sens bizarrement un reniflement étrange proche de moi, je tourne la tête vers ce bruit...

- Aaaaaaaaaaaaaah.

Je viens de pousser un hurlement de terreur en voyant un sinistros assis juste à côté de moi. Les quelques oiseaux qui se promenaient s'enfuient de l'endroit proche du buisson. Quand mon cœur reprend une vitesse à peu près normale, je tire sur une de mes boucles et m'approche, yeux grands ouverts, vers le sinistros. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en voir un pour de vrai. Il a un pelage noir, des yeux mouillés noirs, une langue rose, de la bave transparente et une haleine horrible. Je ne mérite pas de mourir si jeune et de cette façon ! Avant que je meure, je voudrais dire à Dan que même si il me fait pleurer des fois je l'aime. À mes parents, qu'ils sont formidables tous les deux et à Black... Ah tiens, je me demande s'il ne m'a pas entendue crier sinon je suis foutue. Je regarde vers la direction de mon précieux et m'aperçoit qu'il n'y est plus, pourtant ses amis y sont toujours. Cette maudite bête vient de me faire rater quelque chose là ! D'ailleurs en parlant de cette bête, il colle sa touffe malodorante sur mon beau manteau d'automne.

- Dégage sale bestiole. Laisse-moi le peut qui me reste à vivre pour contempler mon préciiieux !, m'exclame-je en m'éloignant de lui.

Il s'avance et recolle sa tête sur mon bras.

- Argh, mais tu vas me lâcher oui !

Je le pousse avec toute la gentillesse et la patience qui me caractérisent. Il jappe, je lui fais les gros yeux et il re-jappe.

- Chut tais-toi, je ne veux pas me faire repérer.

Je regarde vers le grand chêne où Black se trouvait il y a une minute. Il n'est pas revenu, je le cherche du regard dans tout le parc, mais pas de Black en vue. Tout d'un coup, le sinistros me lèche la joue me laissant une trace de bave dégoulinante.

- Ark, mais t'es dégueu. Tu ne peux pas me laisser mourir en paix ?

Je me lève et pars sans un regard vers cette bête qui me jappe dessus une fois de plus. Je suis frustrée !

Plus tard dans la soirée...

Je suis couchée sur mon lit et je pense à la vie. Après avoir vu un sinistros, je me pose des questions complexes sur l'Univers. Pourquoi est-ce que j'existe ? Pourquoi suis-je née avec une maladie ? Est-ce qu'un jour je vais guérir ? Des questions sans réponses, mais qui ont le mérite de me faire réfléchir. Si je devrais donner une réponse courte à ces trois questions, ça serait celles-ci:

Pourquoi est-ce que j'existe ? Pour m'emmerder.

Pourquoi suis-je née malade ? Pour m'emmerder encore plus.

Est-ce qu'un jour je vais guérir ? J'espère que oui.

Tout ça est très philosophique, j'en conviens ironiquement. Sauf que répondre à des questions de la sorte révèle à raisonner et à formuler des réponses qui ne finiraient jamais, car une question amène une autre et ainsi de suite. Je me roule en boule dans mes couvertures et pense à ce que je voudrais faire plus tard. Je ne suis pas une de ces personnes qui savent en quoi ils veulent travailler. Je suis un petit peu plus complexe que ça et je n'ai pas la garanti qu'on va me prendre dans tous les travails où je vais postuler. N'oubliez pas mon petit problème. Bon, je ne vais pas vous emmerder avec mes questions existentielles, vous en avez déjà assez à vous tout seul.

J'entends le grincement de la porte signe que quelqu'un vient de rentrer. Je ne me retourne pas, de toute façon c'est soit Alyssia, Eva ou Chanelle et je n'ai pas envie de les voir. Je les vois tous les jours quand même ! Je bouge mon oreiller pour une position plus confortable, un léger courant d'air passe et je remonte ma couverture sous mes aisselles. Des pas se font entendre et je fronce les sourcils, ça ne ressemble pas aux démarches des filles.

- Pourquoi tu te couches aussi tôt, il est à peine 6h00 ?

Je pousse un cri de la mort en me relevant de mon lit. Devant moi, au bout du lit, ce tient Black qui s'esclaffe comme un débile.

- Mais t'es malade ! J'ai faillis mourir !

J'ai la chair de poule rien qu'en me rappelant du sinistros.

- Je m'excuse, pouffe-t-il de rire.

Je lui donne des coups de poing sur le bras.

- C'n'est pas drôle, me fâche-je.

- Oui, ça l'est, rigole-t-il en évitant de se faire frapper.

- Comment t'as fait pour arriver ici ?, demande-je étonné qu'il soit effectivement devant moi.

- Ah secret de Maraudeurs !, répond-t-il d'un air mystérieux.

Oui, c'est ça, m'a t'en faire du secret de Maraudeurs ! Imbécile. Bon, je n'ai pas dis ça, au lieu, je lui ai fais une grimace suivie d'un tape sur le crâne. Ensuite, je m'assis sur mon lit en tirant sur mon chandail et je réalise que je suis dans mon vieux pyjama rouge avec des pingouins dessus. J'ai alors le réflexe de prendre toute la couverture pour me cacher derrière.

- Qu'est-ce que tu fais ? J'aime la couleur de ton pyjama, lance-t-il.

- Qu'est-ce que tu fiches ici ?, rétorque-je sans lui répondre.

Son sourire éternel étampé sur le visage se détériore et il devient sérieux.

- Ça fait trois jours qu'on ne se parle pas. J'avais envie de te voir, répond Black d'un air sincère.

Il a l'air réellement sincère, c'est fou ! Et qu'est-ce que je réponds à ça moi ? Je lui tire la langue et un sourire effleure ses lèvres. Sans aucune invitation, il s'étale de dos sur mon lit avec les bras derrière la tête. Son chandail se lève légèrement et je vois un traîner de fins poils bruns partir de son nombril et qui descend jusqu'à...

- Est-ce que ça va Violetta ? T'es toute rouge, s'inquiète-t-il.

- Oui ça va, balbutie-je.

Mon cœur semble sur le point de traverser ma cage thoracique. On reste un moment en silence et je prie silencieusement pour qu'Eva décide de rentrer au dortoir pour me sortir de ce silence pesant. Je ne veux en aucun cas que ce soit Chanelle ou pire qu'Alyssia nous retrouve ensemble dans le dortoir.

Sirius

Je la regarde du coin de l'œil. Ses joues colorées d'une belle teinte de rose la rendent très jolie. Je ne comprends pas pourquoi elle se cache derrière ses couvertures, son pyjama lui allait à ravir. En même temps, je peux comprendre, c'est quand même le grand Sirius Black qui se trouve dans son dortoir, ce n'ai pas rien.

Je souris au souvenir de cet instant passé avec elle derrière ce buisson dans le parc. J'avais remarqué qu'elle nous observait de loin et j'ai voulu lui faire une petite surprise. Je pense que je lui ai fait plus peur qu'autre chose, mais je me demande de qui elle se cachait ainsi. Si j'apprends que c'est à cause des Serpentards avec leurs moqueries blessantes, j'irais leur faire coucou entre bons copains. C'est clair.

Violetta fait une de ses grimaces et je me découvre à penser à quel point j'ai changé ces temps-ci. Je ne sais pas si c'est du fait que j'ai pris un coup de vieux et que ça ne me tente plus de faire les mêmes choses que je faisais avant. Ou qu'on s'éloigne de plus en plus mon frère et moi. Que James ne s'intéresse plus à faire des blagues à chaque semaine, que je suis rendu à penser à mon futur et à cette guerre. Merlin, Evans a déteint sur nous !

Elle s'éclaircit la gorge comme si elle est sur le point de dire quelque chose sauf que ça n'arrive pas. Finalement, elle sort un truc qui sonne comme ça:

- Estcequetusorsavecquelquun?

- Quoi?

- Est-ce que tu sors avec une fille en ce moment ?

Je ne peux m'empêcher de sourire face à une question de ce genre. Ça m'étonne venant d'elle, elle n'a pas l'air de s'intéresser à ma vie. Elle n'a pas l'air de s'intéresser à quiconque d'ailleurs.

- Oui, avec Fanny Wright.

- Ah.

Elle a l'air déçu. Fanny est à Griffondor, elle est peut-être superficielle, mais elle est très intelligente et puis ce n'est pas une relation sérieuse ce qui me convient. Je ne suis pas prêt pour ça, en faite j'ai un peu peur de m'engager envers quelqu'un. Violetta ouvre la bouche pour dire quelque chose sauf qu'aucun son ne sort de celle-ci. En voyant cette bouche entrouverte de manière exquise qui inconsciemment m'invite à y goûter j'ai envie de l'embrasser. Pourtant, je ne le fais pas parce que je ne suis pas un infidèle.

- Moi aussi, je sors avec quelqu'un, s'exclame-t-elle soudainement.

Cette révélation me fait le coup d'un choc et j'ai l'impression qu'une brique vient d'écraser mes poumons.

- Ah oui ?, demande-je avec une voix enrouée.

- Oui, mais il n'est pas ici.

- C'est un moldu.

- Exactement, renchérit-elle en pinçant des lèvres.

C'est étrange la manière dont elle me fait de l'effet. Normalement, les filles éveillent en moi des sentiments physiques ou amicaux, mais elle... Je ne suis pas sûr de ce que c'est réellement, mais elle remous mes entrailles jusqu'à m'en faire mal.

Violetta

Je viens de le dire. Je n'arrive pas à croire que j'ai fais gober à Black que je sortais avec un moldu. Je suis une menteuse horrible, mais c'est jusque que ça m'a rendue furieuse qu'il sorte avec cette fille. Argh. Je me gifle le visage. Black se relève la mine renfrognée. Il se rapproche de moi et est sur le point de dire quelque chose quand on entend soudainement du bruit venant de l'extérieur. Avant que je puisse fermer les rideaux jaunes du baldaquin, Alyssia pénètre dans le dortoir en compagnie de Chanelle. Elles rient d'une blague faite par Chanelle et quand celles-ci remarquent notre présence, Alyssia me regarde le visage dur.

- Salut Sirius, claironne Chanelle gentiment.

- Bonjour mesdames, réplique Black d'un ton doucereux.

- Qu'est-ce que vous faisiez ?, lance Alyssia suspicieusement.

Avant que je puisse dire quoi que ce soit, Black prend la parole.

- On discutait tout simplement.

- Ah. Je suis contente de te voir, dit finalement Alyssia avec un sourire crispé.

Elle s'assit sur mon lit avec Chanelle en me tassant dans un coin. Je suis carrément offusquée de cette intrusion ! Non, mais quel culot ! Elles commencent alors une discussion inutile avec Black et je me sens de trop. Avec un pincement au cœur en voyant Black rire des plaisanteries des filles, je me dirige ni vu ni connu dans la salle de bain. Je m'enferme et je sens des picotements dans les yeux comme si j'étais sur le point de pleurer. Je ne sais pas ce qui m'arrive, mais je me sens triste à l'idée de penser que Black aime d'autres filles que moi. Ne serais-je pas amoureuse ? Je me mets face au miroir replaçant mes cheveux désordonnés et me dis que ces derniers jours de jalousie sont peut-être la manifestation du sentiment amoureux envers Black. Je ne peux pas être amoureuse de lui, je ne le dois pas ! Il sort avec une fille et je ne suis aucunement son type. Il est trop populaire pour s'intéresser à une fille de mon genre qui n'a même pas de vie sociale. En plus, moi j'ai une maladie et je me suis inventée un faux petit-ami moldu. Quelques larmes s'échappent et coulent le long de mes joues. Je vous dis tout de suite, je pleure à cause des oignions que j'ai mangé pour souper !

Des cognements se font entendre sur la porte de la salle de bain pendant que je flatte Ciel qui s'était caché derrière les toilettes.

- C'est occupé, réponds-je.

- Violetta...

C'est Black.

- Oui ?

- Je m'en vais, ajoute-il.

- Ok.

- Alors à la prochaine, dit-il en baissant d'un ton.

- Oui c'est ça.

Il reste un moment devant la porte comme s'il voulait rajouter de quoi, puis, il part et les filles lui disent au revoir. Mon cœur pèse gros et après quelques minutes avec Ciel, je décide d'aller me coucher sous les draps. Alyssia et Chanelle ne sont pas là. Tant mieux parce que je ne me sens pas d'humeur à leur parler et puis apprendre qu'on est amoureuse de Sirius Black mérite de se plonger dans les rêves au lieu d'affronter la réalité. Je savais que Black ne devrait juste pas exister !


Je vous le dis tout de suite pour que vous n'attendiez pas la suite, il se peut que le prochain chapitre prenne plus de temps et sera poster soit mardi ou mercredi prochain en raison que j'ai quatre examens la semaine prochaine et il faut que j'étudie fort. J'espère que vous comprendrez, alors vous avez apprécié ? :)