Hello !

Voici finalement le huitième chapitre, il reste deux autres chapitres et c'est la fin. Merci à ceux qui m'ont laissé une review et qui m'a rajouté dans favorite story. Enjoy !


Baisers

Vendredi

J'ai le nez collé à une des nombreuses fenêtres de Poudlard, émerveillée par la neige qui descend du ciel. J'ai sûrement l'air d'une gamine, mais je ne peux pas m'empêcher de m'extasier devant la beauté de la nature. Par une subite pulsion, je m'engage dans les couloirs du château pour sortir avec rien d'autre que mon uniforme. Même si je sais que je vais tomber malade pour sortir dehors avec cette température sans manteau ni rien pour me protéger, je sors ma langue et avale des flocons qui se transforment immédiatement en fine goutte au contact de ma langue. D'autres élèves se promènent dans le parc, quelques uns me jettent des regards de travers et d'autres font comme moi. Une brise glaciale s'infiltre sous ma chemise blanche et je frissonne.

- Tu devrais rentrer sinon tu vas tomber malade, conseille Lupin qui vient d'apparaître subitement dans mon champ de vision.

Je regarde aux alentours de peur que Black se retrouve proche de nous. Je tente par tous les moyens de l'éviter quand la fatalité d'être amoureuse de lui m'avait tombé dessus. Par chance, Lupin est sans ses fidèles compagnons et il tient un de ses multiples bouquins caché sous son manteau. Je n'ai jamais vu un mec lire autant, moi je ne lis presque jamais ! Le fait que je déchire les pages avant de les lire gâche un peu trop mon envie aussi.

- Je sais, dis-je simplement en lui faisant une grimace.

Il hoche la tête amusé et je le laisse en souriant. En me dirigeant vers les toilettes, un sourire flotte sur mes lèvres. L'ambiance ou le fait que l'hiver se rapproche me rend joyeuse. Pourtant toute trace de joie s'efface quand en entrant dans les toilettes, je retrouve Tommy Rider entrain de danser seul complètement soûl. Je m'approche à grands pas vers lui et il s'aperçoit rapidement de ma présence.

- Ah ma chère Violetta !

- C'est ça...

Je lui enlève la bouteille.

- Hey !, proteste-t-il, donne-moi la bouteille.

- Non.

Je suis fâchée, vraiment. Il commence à pleurnicher en disant que je suis méchante, que je ne suis pas sa mère et qu'il a le droit de faire ce qu'il veut. Je lui donne une claque sur le visage, il me fixe interloqué quoique plutôt bredouille.

- Violetta tu sais que t'es belle.

J'ouvre la bouche, attendez, mais c'est quoi ce revirement de situation ? Une seconde plus tôt il pleurnichait comme un vrai bébé et là il me dit que je suis belle. De manière exaspérée, je lui tends la main et l'incite à me la prendre ce qu'il fait heureusement.

- Tommy, on va aller faire une promenade.

- Ah oui ? OK, se réjouit-il comme un enfant.

Il faut que je le ramène à son dortoir sans me faire voir ni par un professeur ni par Rusard ni par ses amis futurs mangemorts ni par un Griffondor ni par un quelconque Serpentard ni par sa petite-amie. Seigneur venait moi en aide ! Je n'y arriverais jamais, la tâche est ben trop difficile ! Je ne peux pas aussi le laisser tout seul et j'ai un cours dans pas moins d'une heure. D'un coup de baguette experte, je rapetisse les bouteilles et les jettent à la poubelle. Rider me regarde comme s'il était sur le point de pleurer face à ses jouets. On sort finalement des toilettes et je regarde des deux côtés du couloir. Heureusement que je sais où est la salle commune des Serpentards ! Un jour, j'ai suivi Rider après l'avoir réveillé. Oui, je sais, je suis curieuse, mais que voulez-vous on ne se refait pas ! Pendant qu'on marche, Rider chante une chanson, mais je ne comprends rien de ce qu'il dit à cause qu'il est trop soûl pour bien les prononcer.

- Tommy, tais-toi, ordonne-je après être écœurée de l'entendre.

- Oui chef, tout de suite chef.

Je retrousse le nez, pourquoi est-ce que le bon Dieu a voulu faire de moi son ange gardien ? Une petite voix me souffle que s'est parce que je n'ai pas d'ami et en même temps que je pense à ça, Rider déclare:

- Tu sais Violetta, tu es ma meilleure amie !

Je suis émue et je cligne des yeux très fort, mais ce tic s'envole quand j'entends les voix de Potter et Black derrière nous.

- Hey Violetta, s'exclame Black.

En entendant sa voix, je frémis. Je me retourne en marchant toujours.

- Allô.

Les garçons se placent à notre hauteur, Rider sert fortement ma main et je lui pince la peau.

- Aïe, fait bobo, s'écrit-il.

Je vois Black froncé des sourcils.

- Rose, c'est lui ton petit-ami ? demande Potter moqueusement.

- Non, c'est un moldu.

Ce n'est pas moi qui ai répondu, mais bien Black. Potter fronce également les sourcils et Rider commence à rire stupidement.

- La ferme Tommy, lance-je.

Rider se tait et j'essais de marcher plus vite essayant de les semer. Le problème s'est qu'ils sont plus grands que moi donc ils ont des plus grandes jambes et Rider est à peine capable de suivre mon rythme normal.

- Attend... mais c'est Rider, crache Potter.

- Bravo ! T'es trop perspicace, c'est fou, ironise-je.

- Qu'est-ce que tu fais avec lui ?, s'emporte Black.

- Calmos les p'tits, c'est mon ami, réplique-je sèchement.

Rider secoue ma manche, je le regarde, il est tout vert. Merlin, il va vomir ! Je le lâche, le pousse et il vomit dans le couloir. Black et Potter ainsi que moi-même détournent le regard dégoûté.

- Est-ce qu'il est soûl ?

J'acquiesce. Non, mais ce n'est pas possible ! Rider a une démarche bancale et il n'arrête pas de formuler des trucs incompréhensible depuis tout à l'heure et c'est maintenant qu'il se rend compte qu'il est soûl. Potter a le don de la perspicacité ! N'ayant pas vraiment le choix, je regarde le vomi répugnant et nettoie rapidement le dégât. Rider essaie de me reprendre la main sauf que maintenant qu'il a vomi et que Potter et Black se retrouve avec nous ça ne me tente plus de la lui tenir. On continue à marcher et je dois tirer Rider par la manche pour qu'il se grouille. Il recommence à chanter pour mon plus grand malheur.

- Violetta, est-ce que Rider t'as fais du mal ?, s'inquiète Back en me fixant.

Je m'arrête étonné et j'éclate de rire. Ce n'est pas vrai ! C'est Rider qui est soûl et lui il pense qu'il m'a fait du mal ! Je ne peux pas m'empêcher de rire et Black semble sérieusement vexé. Je m'arrête finalement et reprend mon souffle.

- Non, il m'a rien fait, le rassure-je.

Potter allait dire quelque chose quand un raclement de gorge se fait entendre. On se retourne tous, sauf Rider qui à l'air d'halluciner des oiseaux, vers le bruit. Severus Rogue se tient dans le couloir les mains dans les poches.

- Qu'est-ce que vous faites ?, demande-t-il de sa voix sombre.

Il jette un regard glacial à Potter et Black, il semble cependant poser la question à l'alcoolique et à moi. Je me sens tout d'un coup soulager et avant que Potter commence à insulter mon sauveur, je lui donne une tape sur le ventre et m'approche de Rogue.

- Tiens tu vas rapporter cette mauviette à son dortoir, d'accord ?, lance-je en poussant Rider vers lui.

Il hoche la tête et je lui souris gentiment. Ah, enfin débarrasser de lui ! Je lui dis au revoir et Rider dans un effort surhumain pour son état, envoie sa main sur mes cheveux. Je la lui enlève en lui donnant un claque sur sa main, il se rapproche et soudain, aussi inattendu soit-il, il pose ses lèvres sur les miennes pour un baiser chaste et presque amical. Rogue avec le regard moqueur s'empare de Rider et s'éloigne avant de recevoir des sorts ou des insultes de la part des griffons. Je n'arrive pas à croire que Rider est fait ça. Je n'arrive pas à le croire ! Je pensais que mon premier baiser serait avec l'homme que j'aime, pas avec cet imbécile de Serpentard complètement soûl. Bon, techniquement ce n'était pas un vrai baiser, ça avait plus l'air d'un enfant qui donne un bec à sa mère, mais il y a quelque chose d'autre qui me dérange. C'est que ce premier baiser, en plus d'être devant le gars dont je suis amoureuse, avait le goût de vomi. C'est trop dégueu ! Je me retourne alors pour apercevoir la mine rouge de Potter et celle blême de Black.

- Je ne savais pas que tu fricotais avec des mangemorts !, fulmine Potter d'un ton accusateur.

Je ne sais pas quoi répondre. Sérieux comment lui expliquer sans dévoiler trop d'informations.

- Je ne fricote pas, il était juste soûl, rétorque-je ce qui me semble la meilleure réponse.

Black ne dit rien, il ne fait que me regarder d'un air dur et ça me brise le cœur. En l'observant, j'ai juste envie de me blottir contre lui même si il a l"air sur le point de m'arracher la tête. Tout le monde dans cette école sait que Sirius Black déteste les Serpentards. Il les haït, mais on ne peut que le comprendre vu les rumeurs qui cours à l'encontre de sa famille et puis on a qu'à voir cette débile mentale de Bellatrix Black. Par chance, elle était partie quand j'étais en deuxième année.

- Regardez, j'ai vu Rider soûl et j'ai juste voulu le ramener à sa salle commune, tente-je d'expliquer.

Le visage de mon précieux s'adoucit et Potter rajoute:

- Ouais ben t'avais dit que c'était ton ami.

Argh, j'ai juste envie de lui sacrer une baffe à celui-là, mais je m'abstiens. Au lieu, c'est moi qui me frappe. Il gâche tout ! Black me regarde, mais ne semble pas me voir. Son regard est vide. Je décide de partir ne pouvant supporter le regard absent de Black et les accusations de Potter seulement parce que je traînais avec Rider. Pff ! Vous pouvez me dire pourquoi est-ce que le monde entier est contre moi ?

Point de vue externe

Quand Violetta disparaît de leur champ de vision, Sirius recouvre petit à petit son esprit tandis que James plonge à son tour dans ses pensées.

- Qu'est-ce que ça te fais quand tu vois Lily embrasser un autre gars ?, demande Sirius d'une voix grave.

- Lily embrasse d'autres gars ?, s'écrie James alarmé.

Sirius soupire, James peut être parfois idiot.

- Non, ce que je veux dire c'est que si tu vois Lily embrasser un autre gars, qu'est ce que ça te ferais ?, s'explique Sirius en passant une main dans ses cheveux.

- C'est simple, je sauterai sur le gars pour le frapper, réponds James l'air de ce dire pourquoi une telle question.

Sirius reste silencieux et au bout d'un moment, il ajoute hésitant:

- Comment on sait quand on est amoureux ?

James le regarde interloqué, puis un sourire taquin effleure ses lèvres et il pose un bras alentour de son meilleur ami.

- Tu vois Siri, c'est comme une indigestion. Sens-tu plus quelque chose là-haut, au dessus de ton estomac, comme si t'avais avalé une brique ? Ou sens-tu plus une chaleur générale au bas-ventre ?, dit-il l'éclat des yeux brillants.

- C'est plus la brique sans écarter toutefois la chaleur, répond ledit Siri après quelques secondes de réflexion.

D'une voix empreinte de malice, James déclare d'un ton théâtral:

- Siri, ton affaire est grave. Tu es officiellement amoureux !

Sirius reste un moment sans parler.

- Eh merde !, jure-t-il.

- C'est le cas de l'dire, mais juste comme ça, de qui est-ce que t'es amoureux ?

Samedi

Violetta

Je ne comprends pas. Comment ai-je pu tombée amoureuse de Sirius Black en pas moins d'une semaine ? Je ne comprends vraiment pas, je le connais à peine. Tout ce que je sais sur lui c'est les rumeurs que j'ai entendues et permettez-moi de vous dire que ce n'est pas toujours à son avantage. Je sais aussi que l'amour est un vrai mystère. Comment se fait-il qu'il est des gens qui tombent amoureux un jour de leur meilleur ami après des années à les côtoyer ? Ou comment des ennemis qui s'haïssent finissent par s'aimer ? Ou comment peut-on avoir un coup de foudre ? Ou pourquoi il y en a qui ne tombe jamais réellement amoureux ? Et comment, dîtes-moi, comment on sait qu'on l'est ? Amoureux ou amoureuse. C'est quoi l'amour premièrement ? Est-ce que c'est quand on ne peut pas se passer de quelqu'un ? Comme je viens de dire l'amour est un vrai mystère et moi je ne comprends pas plus comment j'ai fait pour penser à Black comme Sirius maintenant. Il y a quelque chose en tout cas que je suis sûre, je suis dans la merde jusqu'au cou. Ça m'apprendra aussi à succomber à son foutu charme.

Bon, toutes ses réflexions ne m'avancent pas dans mon devoir de potions que je fais dans ma salle commune. J'écris une phrase et m'arrête, je tire sur mon chandail. Aujourd'hui, je n'arrête pas de tirer sur mon chandail et ce tic commence à m'énerver. En plus tantôt, j'ai tellement tirer fort que j'ai contribué au dévoilement de mon soutien-gorge à un petit première année qui était assis en face de moi et m'a regardé comme un poisson hors de l'eau. Sa réaction ne m'a pas surpris, ce n'est pas comme s'il avait vu des brassières très souvent dans sa vie. Après lui avoir fait découvrir la couleur noir du vêtement purement féminin, je lui ai sorti la langue et il est parti rouge de gêne rejoindre un groupe d'ami. Tout ceci pour vous montrez à quel point ce n'est pas élégant d'être moi.

Je m'ennuie de mes parents. C'est toujours à cette période de l'année que je commence à m'ennuyer d'eux et en plus ces temps-ci j'ai envie d'affection et le seul qui peut m'en donner dans cette école c'est mon frère. Le hic, c'est qu'il n'aime pas trop ça me démontrer son affection. Je décide d'abandonner mon devoir de potion, je le ferais demain, et me dirige dans le dortoir. Je cherche Ciel et le retrouve sur le lit d'Eva entrain de dormir en petite boule. Il est trop mignon, je me colle sur lui, il s'étire et je le flatte.

- Tu sais Ciel..., commence-je.

Je suppose qu'il dit oui alors je continue.

- Je suis amoureuse de Sirius Black et je sais pas quoi faire pour me débarasser de ce sentiment.

Vu qu'il ne dit rien, je songe qu'il doit sûrement rêver qu'il est entrain de chasser une souris et qu'il la ramène à sa petite-amie chatte. Je me lève, prends mon manteau et sors dehors. Une fine couche de neige surplombe les alentours, je respire un grand coup et l'air froid remplit mes poumons. Dans le parc, des élèves s'amusent, se promènent ou discutent entre eux. Je me dirige vers un banc, l'époussète et m'assis les jambes croisées. Il y a des jours où on ferait mieux de ne pas se lever. Pour moi, c'est effectivement un de ces jours parce que je viens d'apercevoir Black avec sa petite-amie Fanny Wright non loin de mon banc. La garce ! Je triture nerveusement une de mes boucles parce que je sens que je vais faire une bêtise. Ce qui arriva devait arriver, je me lève impulsivement en voyant la fille jouer avec les cheveux de Sirius. Je marche à grands pas décidés et m'assis entre eux coupant ainsi le geste mièvre de Wright.

- Bonjour la compagnie !, m'exclame-je un peu trop enthousiaste pour être crédible.

Wright me fusille du regard sans dire mot tandis que Sirius semble particulièrement amusé par la situation.

- Je vous ai vu de loin et je me suis dit qu'il fallait que je vous dise coucou, exagère-je en mettant une main sur mon cœur.

Sirius émet un petit rire et j'ai la très nette impression que la garce veut m'arracher les cheveux. Je fais une grimace, Wright s'approche de mon oreille et chuchote férocement:

- Dégage !

- Oh, il me semble que ma présence n'est pas appréciée, réplique-je sans chuchoter.

Avant que Wright réplique, Sirius prend la parole.

- Fanny, je te présente Violetta Rose. Violetta voici Fanny Wright, nous présente-t-il.

Elle me dit allô en serrant les dents et je lui réponds en clignant des yeux de manière exagérer. Je pouffe de rire en voyant qu'elle s'empêche de ne pas m'insulter.

- Alors ta journée ?, me demande Sirius.

- Rien d'intéressant, devoir et tout ça.

Je fais une grimace: un sourcil froncé et la langue qui touche le nez. Wright rit.

- Pourquoi tu ris ?, lance-je sèchement.

- T'as trop l'air stupide quand tu fais ça, rétorque-t-elle en m'imitant.

Je me lève rouge de honte et de rage et vois du coin de l'œil le visage de Sirius se fermer.

- Elle n'est pas stupide Fanny ! Elle a juste le syndrome de la Tourette, me défend Sirius avec un ton où se mêlent la colère et l'indignation.

Je me frappe et Wright rigole. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi faire et vous savez ce que j'ai fait ? J'ai pris la fuite avec toutes ses émotions qui me rongent de l'intérieur.

- Attends Violetta, reviens !, s'écrie Sirius derrière mon dos.

Je ne l'écoute pas et marche rapidement vers ma salle commune.

- Connard ! Salopard ! Va chier ! Je te déteste fils de pute !, je crie dans les couloirs vides que j'emprunte tout le temps.

Un tableau d'un homme de la haute bourgeoisie s'offusque et je lui tire la langue avec les yeux regardant mon nez. Il pousse un juron la main sur son cœur et le tableau voisin lui lance:

- Arnold, c'est juste la fille Rose.

Ledit Arnold maugrée un truc inaudible et je continue de marcher. Je croise un groupe de troisième année qui me bloque le passage, aucun des Serdaigles devant moi ne se tassent alors j'en pousse deux qui me crient: Hé !

- Argh.

Je me sens énervée et à la fois stupide. Il n'y a rien de plus horrible que ce faire dire des vérités en pleine face, à savoir que ce que perçoive les gens de nous-mêmes. Oh et puis au final, je m'en fiche de ce que les gens pensent de moi ! Ce sont tous des sans cœurs, bon pas tous, mais la majorité. J'ai envie de lancer quelque chose de très fort juste pour évacuer les émotions qui restent toujours prises dans ma gorge.

- Argh.

À la fin, je ne sais que dire ça.

- Violetta !

Je ne me retourne pas. Que Black aille se faire foutre.

- Attends, s'il-te-plait, insiste-t-il en me rattrapant.

Je fais volte-face furieuse.

- Qu'est-ce que tu fiches ? Va donc rejoindre ta petite-amie et moquer vous tous les deux de moi, vocifère-je.

Il me regarde interloqué.

- Non, non, je ne me moquerais jamais de toi, affirme-t-il la voix douce en s'avançant plus près de moi.

J'ai envie de le croire, mais non.

- Oui, c'est ça. Pourtant tu l'as déjà fait, accuse-je avec mon index.

Je tire inévitablement sur mon chandail et prit sur le fait, Sirius reste sans voix, mais se reprend bien vite.

- Oui, je sais, mais j'ai fais une erreur. Je le regrette encore, avoue-t-il.

Je ne peux m'empêcher de sourire, il le regrette encore et ben dit donc ! Je ferme mon visage au souvenir de Wright se moquant de moi de manière puérile.

- Ta petite-amie, en tout cas, ne se retient pas, indique-je.

- Elle n'est plus ma petite-amie. Je ne permets pas aux gens de faire du mal aux gens que..., commence-t-il.

J'hausse un sourcil redoutant la suite et mon estomac se contracte fortement.

-... que j'aime, termine-t-il en me faisant un gentil sourire.

Des papillons volètent de mon bassin jusqu'à ma poitrine et j'ai l'envie folle de l'embrasser. Là, tout de suite, et voilà que sans pouvoir me retenir plus longtemps, je lui saute dessus et écrase mes lèvres contre les siennes. Premièrement surpris, Sirius ne réagit pas et pendant un moment j'ai eu peur qu'il ne veuille pas de moi. Heureusement, Sirius répond à ce baiser maladroit. Oui, maladroit parce que c'est la première fois que je le fais et que ses lèvres sont si douces que ça me déstabilise, mais il approfondi le baiser de manière experte. Un rugissement énorme surgit dans mon ventre et toute la jungle qui s'y retrouve s'agite. Je ne réfléchis plus, je n'ai conscience que de lui et lui seulement. Mes mains s'enroulent derrière sa nuque et les siennes se placent sur ma taille. Ses lèvres, son souffle, son goût me font chavirer et vous savez quoi? C'est meilleur que ce que je n'avais jamais imaginé. C'est meilleur que le chocolat. C'est meilleur que l'odeur du pain sorti du four. C'est meilleur que se moquer des gens. C'est meilleur que les jujubes. C'est meilleur que: " L'Oscar revient à... ". C'est meilleur que ma foutue Tourette. C'est meilleur que le baiser avec Rider. C'est meilleur que... que... c'est simplement magique !


Héhé, on dirait bien que tout va bien pour Violetta et sinon vous avez aimé ? Si oui, si non, laissez une review ! ;)