Hi, hello !

Voici le avant-dernier chapitre. Oui, j'ai décidé de finir cette fiction qu'à le onxième chapitre. Celui-ci est plus court que d'habitude. Merci pour ceux et celles qui m'ont rajouté dans story alerts ou favorite story !

Enjoy ;)


Devant le lac

Mercredi

Je mange les brownies que j'ai dérobés au déjeuner et que je mange que maintenant après cette longue journée à écouter des profs barbants à mourir. Mmm... Ils sont tellement bons. Si moelleux, si aaaaah...Extase totale. J'aperçois le regard croche d'une gamine et je lui montre ma cavité buccal. Elle se retourne semi-dégoûter semi-perplexe. Je continue donc de faire mon devoir d'arithmancie et je tache sans faire exprès mon parchemin d'un joli brun brownie. Un peu plus tard après avoir tacher mon parchemin plusieurs fois, d'un geste assez impulsif, je déchire mon devoir avec rage pour le regretter aussitôt. Non, mais qu'est-ce qui m'a pris pour l'amour de Dieu ? Je me tape le crâne avec mon manuel. Maintenant, il faut que je recommence tous les foutus calculs.

- ARGH, hurle-je.

La salle commune entière se tait pour me fixer. Ne supportant pas ce silence, je rougis et enfoui ma tête sous mes mains. Les conversations reprennent et je monte à mon dortoir pour sortir prendre l'air. Dehors, j'étends une petite couverture devant le lac et laisse l'air froid pénétrer dans mes poumons. Je prends ma bande dessinée et commence à lire. Ça peut sembler très bizarre, mais les bandes dessinées sont les seules choses que je peux lire sans en déchirer les pages. C'est pour cela que mes parents m'en achètent souvent. Cette fois-ci c'est l'histoire de trois amies, une brune, une rousse et une blonde. Chaque page à une blague différente, elles sont très drôles d'ailleurs.

Je m'esclaffe bruyamment et me frappe la tête avec mon poignet en même temps. Les corbeaux qui ne se promenaient pas loin me fixent de leurs petits yeux noirs comme si je les avais dérangés dans leur parler de corbeaux. Qu'ils sont mignons ! Je les salue et ils retournent à leur vie paisible et insouciante d'oiseaux qui chantent mal. J'aimerai être un animal, si je pourrais en être un je serais sûrement un dauphin parce qu'ils sont libres en plus d'être intelligents. Je verrai des poissons aussi, si ce n'est pas génial ça ! Je délaisse ses pensées ridicules pour me concentrer dans ma lecture. Quand je finis ma bande dessinée, je la ferme et contemple la nature qui se profile devant moi. Le lac est d'une couleur d'encre et les arbres n'ont plus de feuilles. Ils sont maigres et nus sans leur feuillage. Le vent glacial me fouette le visage et j'adore ça. Je me sens si bien et je laisse mes pensées virevolter dans mon esprit. J'aimerais tellement être une fille ordinaire, mais en même temps je ne voudrais pas réellement. Je suis si habituée à avoir cette maladie que me retrouver à être quelqu'un de normale me confronterait à une réalité qui m'est inconnue et tout le monde sait que les être humains préfèrent le connu à l'inconnu, car celui-ci nous fait peur. C'est ce qui arrive en ce moment à Sirius et je respecte le fait qu'il ne se sent pas près à être amoureux d'une femme. Même si la femme en question est formidable, magnifique, sensationnel, stupéfiante. Bon, je cesse de me vanter.

- Hey Vi !

Je me retourne légèrement pour voir une Lily et une Juliette se diriger vers moi. Je leur souris en accueil et elles viennent s'asseoir à côté de moi sur la couverture.

- Qu'est-ce que tu fais ?, demande Lily.

- Je lisais, réponds-je en pointant ma bande dessinée.

À cette vue, son visage s'éclaire et sans qu'elle me demande quoi que ce soit, je lui dis:

- Je te la prête, j'ai déjà finis de lire.

- T'es sûre?

J'hoche la tête et elle me remercie d'un joli sourire révélant deux fossettes que je n'avais alors jamais remarquées.

- C'est quoi au juste ?, s'étonne Juliette.

Lily lui tend la bande dessinée et elle le feuillète quelques instants. Lily et moi nous nous lançons un regard complice.

- C'est une bande dessinée, lui précise-je.

- C'est bizarre, les images ne bougent pas, remarque Juliette en secouant le livre.

J'éclate de rire et Lily en fait autant. N'ayant rien dans mes mains, j'arrache le gazon et fait des nœuds avec. Ils sont gelés et recouvert d'une fine pellicule de glace, mais vu que j'ai des gants je n'ai pas froid aux mains. Je fais deux nœuds pour chaque gazon. C'est encore un autre maudit tic à rajouter dans ma liste ! Lily, Juliette et moi discutons de chose et autre. Elles sont si jolies. Elles ne se frappent pas, n'insultent pas, ne sont pas impulsives, n'ont pas de tics, elles sont juste normales. En même temps, elles ont les mêmes problèmes d'adolescente que moi.

- Alors avec Sirius ?, demande malicieusement Lily.

Je me sens rougir et soudainement la peine ne peut s'empêcher de monter jusqu'à ma gorge et mes yeux. Juliette me frotte le dos et au lieu de défaillir, je rétorque:

- Et toi avec James ?

Lily me sourit et le rouge lui monte aux joues.

- Rien.

- Ah, je vois.

Je lui lance un clin d'œil. On continue de parler pendant un bout de temps et je me rappelle tout d'un coup de la vengeance que j'avais préparée contre cet imbécile de Rider et que je n'ai pas pu mettre en place en raison qu'il me manquait de compagnon pour l'exécuter. Vous voyez la fois où ce connard m'avait menti et bien j'avais clairement l'intention de me venger. Je leurs raconte ce qui c'est passé avec Rider et elles hochent la tête à mon récit, puis, je leurs expose mon plan diabolique. Juliette est entièrement partante tandis que Lily hésite un peu à embarquer. Après quelques supplications de notre part, Lily accepte sans omettre ses multiples conditions. Rider est dans la merde mes amis !

Les filles me laissent un peu plus tard et je reste pour contempler le coucher du soleil. La brise me fait frissonner. Le ciel est rose, mauve et bleu. Je trouve cela magnifique. Je ramène mes genoux jusqu'à mon menton et continue à faire des nœuds avec le gazon. J'en ai à date une trentaine. Je me souviens quand j'étais petite et que les p'tits n'amis de la garderie ne m'aimaient pas parce que j'étais trop méchante avec eux. Je leurs tirais les cheveux quand j'étais fâchée et quand une activité me déplaisait, je n'arrêtais pas de gueuler. Je ne suis pas fière de ce que je leurs ai fait subir, mais ça fait partie de ma maladie. Je ne peux blâmer les autres ni moi-même.

Le visage triste de Regulus me revient à l'esprit. Il m'a révélé que ses parents usaient du sortilège doloris quand un de ses enfants ne l'écoutaient pas ou n'étaient pas d'accord avec la théorie du "faut éradiquer tous les moldus et les sang-de-bourbes de cette planète". Sirius n'écoutaient jamais et n'était pas d'accord non plus. J'en suis restée estomaquée et je me suis mis à détester ces idéaux sur le sang-pur. Non, mais sérieux ? Sont-ils vraiment aussi idiots ? On est plus dans l'époque de Hitler !

Un effleurement proche de moi me fait relever les yeux. Je découvre Rider entrain de me regarder intensément. Je rougis et me donne une claque. Il se marre et je m'offusque, puis, il s'assit et je le frappe.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

- J'étais entrain de me promener quand je t'ai vu, explique-t-il.

Je ne réponds pas et je trouve la situation particulièrement étrange. J'ai tellement l'habitude de lui parler quand il est soûl ou à peine réveiller que c'est juste étrange. Oui, bien sûr, hier, il est venu me voir et il était sobre, mais là c'est différent parce qu'il n'a aucune excuse pour venir s'asseoir à côté de moi.

- Tu n'as pas froid ?, s'inquiète-t-il.

- Non, je suis correct.

Ça me surprend. Maintenant, il s'inquiète pour mon état de santé ! On reste silencieux, mais d'un silence agréable et non embarrasser. Pendant un moment on ne fait que regarder le lac et le soleil qui se couche. D'ailleurs, ça lui prend un sacré temps pour le faire ! Je n'arrive pas à croire que Rider et moi regardons un couché de soleil, total romantique, ensemble. Je tourne la tête pour l'apercevoir entrain de défaire les nœuds que j'ai fait avec les bouts de gazon.

- Non ! Qu'est-ce que tu fais ?, m'exclame-je indigner.

Il me fixe et esquisse un sourire machiavélique. Il continue donc. Je lui arrache le gazon de sa main et lui jette un regard noir.

- Pas touche, crache-je.

D'un air de défi, il s'empare d'un autre gazon et commence à défaire les deux beaux nœuds que j'avais faits. Sans pouvoir me retenir, je lui saute à la gorge et le lui enlève d'un geste rageur. Il en prend un autre toujours aussi démoniaque. Je re-saute sur lui et essaie de le frapper. Il rit méchamment de ma tentative désespérée et je ne suis pas capable de le frapper en raison qu'il me retient fortement les poignets avec ses mains. Je me débats jusqu'à ce que je lui assène un coup de poing sur la tempe. Rider reste momentanément sonné et je récupère pendant ce temps-là tous mes bouts de gazon que je cache sous ma jupe. Tiens, il ne pourra pas fouiller en-dessous !

- Pourquoi je ne peux pas les défaire ?, questionne-t-il en se frottant sa tempe douloureuse.

- Parce que !

- Ce n'est pas une réponse, me fait-il savoir.

- Parce que ! C'est tout ! C'est à moi, lui réponds-je sèchement.

- Wow, t'es pas obligée d'être aussi possessive, réplique ce connard.

Pfff. Je ne suis pas possessive. C'est juste à moi.

- Au juste, t'as oublié celui-ci, dit-il les yeux rieurs en me montrant un petit gazon minuscule avec exactement deux nœuds.

Je me jette sur lui et il me pousse les épaules. Je recule. Il m'énerve !

- Argh ! Redonne-le-moi espèce de...

- Rose, on se calme.

Cet imbécile se moque de moi là.

- Donne-le moi, chiale-je.

Je commence à pleurnicher lamentablement sur mon sort. Rider s'approche légèrement de moi et me tend sa main, je prends mon petit gazon et le cache sous ma jupe avec les autres. J'arrête de pleurnicher et il me donne un bec mouillé sur le front. Surprise, j'écarquille mes yeux et il rit de ma tronche. Il se lève et marche à reculons. Il me montre les quelques gazons avec nœuds qu'il a dérobé je ne sais pas trop comment. Je me lève et il part en courant.

- Espèce de crotteux ! Tu vas me le payer salopard !

J'ai carrément une nouvelle excuse pour me venger de lui maintenant. Quelques minutes plus tard, après avoir pesté contre Rider un million de fois, le froid se répand dans tout mon corps et j'ai la grosse envie de rentrer. Sauf que, par malchance, les Maraudeurs sans Sirius sont venus s'installer avec moi sur la couverture. Je vous l'avoue, les trois ensembles, c'est un peu intimidant. Je ne dis rien et me mords les ongles à la place.

- Hé, Mumus, le ciel est magnifique ce soir, n'est-ce pas ?, lance Potter regardant le soleil se profiler dans l'horizon.

- Oui, vraiment, sourit Mumus alias Remus.

- Ça serait vraiment génial que Sirius..., commence Pettigrow.

- Soit avec Violetta pour y assister, termine Potter taquin.

Je me cache le visage derrière mes mains et je pouffe de nervosité.

- Il lui ferait sûrement la plus belle déclaration d'amour, rajoute Lupin.

- Correction: la deuxième plus belle. Ma déclaration à Lily est meilleure, se vante Potter.

Pettigrow et Lupin secouent leurs têtes découragées et je suis tentée de faire de même.

- Et après ils s'embrasseraient, dit Pettigrow.

Je ris nerveusement et frappe Potter d'un coup poing sur la joue. Il me regarde interloqué. Comme il sait que je ne suis pas capable de me contrôler, il fait semblant de rien.

- Bon, on va te laisser, annonce Lupin.

Ils partent et quelques secondes plus tard, je sens une main se poser sur mon épaule. Je frissonne, je sais très bien qui se retrouve derrière moi. Il s'assit à son tour laissant un peu de distance entre nous.

- Ça va ?, demande-je en essayant de deviner ses pensées.

Il rit.

- Quoi ?, réplique-je vexer.

- Rien, c'est juste que s'est la première fois que tu me le demandes.

Ha, ha et c'est ça qui lui fait rire ? Hum, il est bizarre. Je ne rajoute plus rien et il se tait.

- J'ai pris ma décision, déclare Sirius après un moment de silence.

Il plonge ses yeux dans les miens et j'espère de tout cœur qu'il n'entend pas mes battements s'accélérer. J'appréhende anxieusement sa réponse. Allions-nous sortir ensemble ou pas ? Je mords ma lèvre inférieure en triturant nerveusement ma jupe.

- Je suis prêt. Je veux que tu m'apprennes à aimer, dit-il dans un souffle rauque.

Toute la pression de ces jours-ci se relâche d'un coup, je me sens soudainement flotter de soulagement et je lui donne mon plus beau sourire. Il penche la tête attendri à mon visage qui doit être entrain de s'illuminer, je suis tellement contente si émue et si joyeuse que je me donne des tapes sur ma cuisse comme le ferait une petite fille heureuse. Ses yeux sont remplis d'une lueur que je ne reconnais pas, mais je n'arrête pas de me dire qu'il est amoureux de moi. Il veut être réellement avec moi ! Vous y croyez vous ? Je m'approche de lui tranquillement, pose ma main sur sa joue et il met la sienne sur mon bras. Mon cœur prêt à exploser, j'effleure mes lèvres sur les siennes. Des millions de papillons remuent mes entrailles et je retrouve le même sentiment que j'avais quand on s'était embrassé. Il s'avance lui aussi et est prêt à écraser ses lèvres sauf que je le repousse.

- Quoi ?, s'exclame-t-il confus.

- Techniquement tu ne m'as pas demandé de sortir avec toi. On ne sort pas ensemble, on ne s'embrasse pas.

Je lui fais un sourire remplit de malice et pars après avoir dégagé ma petite couverture de son sexy postérieur le laissant sourire comme un con. Sirius Black, je te tiens !


J'espère que vous avez appréciez. Le dernier chapitre sera là dans pas moins d'une semaine. Une review svp ? :)