Tome 1 : Cinquième chapitre

« Je pensais t'oublier mais j'ai appris à oublier de penser. »

Jeremy regardait Elena, hésitant, voyant qu'elle n'était vraiment pas enchantée de voir ses parents biologiques, assit dans le salon des personnes qui furent ses véritable parents.

« John est arrivé en début d'après-midi, avec Isobel...» Lui expliqua-t-il timidement.

« Comment as-tu pus l'invitée à entrer ? S'énerva-t-elle, Elle pourra venir quand elle le veut maintenant Jeremy, tu ne te rends pas compte !»

« Je suis là pour te donner mon aide, Elena, et en aucun cas pour te faire du mal.»

« Oh parfait ! Mais dix-sept ans après c'est un peu tard pour te soucier de moi, tu ne crois pas ? Lâcha t-elle sèchement à sa soit disant mère. Et laissez-moi être clair une bonne fois pour tout : je ne veux pas être aidé !» Répliqua-t-elle tout en montant les escaliers pour rejoindre sa chambre.

Cette journée débutait pourtant bien, mais se fut de courte durée, et comme à chaque fois, elle se terminait sur un échec. Ne pourra-t-elle donc jamais passer une journée sans mauvaises nouvelles ? Toutes les larmes qu'elle avait accumulées depuis ses deux derniers jours, s'écoulèrent lentement et silencieusement sur les joues de la jeune femme. Elle n'avait plus la force de les retenir. Elle enfila son pyjama, et pensa automatiquement à Damon. Que lui arrivait-il ? Il fallait qu'elle lui parle une bonne fois pour toute, elle ne pouvait pas rester comme ça, à penser a lui sans arrêt, à être mal à l'aise face à lui. Elle avait un trop gros poids sur le cœur, et il fallait qu'elle s'en libère. Sur ces dernières résolutions, Elena se coucha de tout son long dans son lit, et recouvra entièrement son visage de ses couvertures, en espérant que ses sanglots se feraient moins fort. Elle s'endormit aussitôt, épuisée par cette journée mouvementée.

Stefan's point of vieuw

La nuit était déjà tombée, laissant place aux ténèbres et à l'obscurité. Avec l'éclat de la lune, la maison des Bennet se distinguait aisément dans la pénombre. Je me garai non-loin de l'entrée, et me décidai à aller toquer. Quelque secondes plus tard, j'entendais des pas descendre les escaliers doucement, et Bonnie, habillée d'une simple chemise de nuit, vint m'ouvrir, les yeux plissés signe qu'ils étaient remplit de fatigue.

« Stefan ? Qu'est-ce qui se passe ? » S'inquiéta-t-elle soudainement.

« Rien, rien ne t'inquiètes pas. Je marquai une pose ne sachant pas par où commencer. Elena était chez toi cet après-midi...et vous cherchiez quelque chose. Bonnie me regardait d'un drôle d'air mais acquiesçait de la tête tout de même. C'était quoi cette chose ? » Lui demandai-je, finalement.

« Attends un instant, tu viens chez moi à, elle jeta un rapide coup d'œil sur l'horloge accroché dans son salon, 22h15 pour me demander ce que faisait Elena chez moi ? » Elle semblait ahurie et passablement agacée.

« Oui je sais Bonnie, il est déjà tard, mais je dois savoir, je ne serais pas venu si ça ne me semblait pas important. » La suppliai-je du regard, bien que je savais pertinemment que ça ne l'atteignait pas le moins du monde, étant donné sa haine envers les vampires.

« Stefan...Je ne suis pas sûre que je puisse t'en parler... Pourquoi me le demander à moi, parles-en directement à Elena ».

« Elle ne me le dira pas. Bonnie, c'est Elena ! Elle est étrange depuis qu'elle à été enlevée. Aides-moi, s'il-te-plait. » Insistai-je doucement.

Elle hésita un long moment, puis se résigna finalement à m'avouer ce qu'Elena faisait chez elle.

« Elena cherchait à recouvrir la mémoire...Elle ne se souvenait pas de toute sa soirée, alors j'ai lancé un sort de restitution des souvenirs. Mais elle n'a pas voulu me dire ce qu'elle a vu, du moins elle m'a dit qu'elle me le dirais une fois que tout serai réglé. »

« Un sort de restitution ? Bonnie aquiesca, Il faudra que je lui en parle, en tout cas merci Bonnie, et n'oublie pas qu'on se voit demain, comme prévu. »

« Oui, à demain Stefan. »

Elle referma délicatement la porte de chez elle afin de ne pas réveiller son père, et je repris la route jusqu'à la pension, en me demandant pourquoi Elena n'avait-elle rien dit à Bonnie, et surtout qu'a-t-elle bien pu se souvenir ?

•••

Elena se réveilla par le doux sifflement des oiseaux chantonnant en cœur, et sortit doucement du royaume des rêves. Elle se frotta les paupières afin de se réveiller correctement et y ressentit alors une gène, ils semblaient gonflés. Elle se souvint alors qu'elle avait fondu en larme la vieille. Bien que son sommeil fut calme et profond, elle n'en était pas moins épuisée, a peine était-elle réveillée. Elle se dégagea de ses couvertures, et sentit une vague de fraicheur l'envahir. Elle frissonna légèrement et se dirigea instinctivement vers sa salle de bain. La buée qui recouvrait entièrement le miroir, annonça à Elena, que Jeremy venait de prendre sa douche quelque minutes auparavant. Sous la chaleur de l'eau, sa peau devint rouge et ses veines la brulaient, mais elle en profita un maximum, sachant très bien que le temps dehors, n'était pas au rendez-vous. Elle se ressuya le plus rapidement qu'elle put, essayant que la fraicheur ne la submerge pas aussitôt. Une fois sortit de sa salle d'eau, elle remarqua que son téléphone portable était allumé. Elle s'empressa de le récupérer, et découvrit que Stefan avait essayer de l'appeler, avant de lui laisser un message sur sa boite vocale. Elle appela son répondeur et écouta le dit message.

« Elena, Damon m'a dit que tu ne voulais plus venir au Manoir, mais fais un exception pour aujourd'hui, s'il-te-plait, on a vraiment d'importantes informations. Si tu peux viens vers 14 heures. Sinon retiens-moi au courant. Je t'aime

En un claquement de doigt, Elena avait confirmée sa présence à Stefan. Dans trois heures, elle serait là, en face de Damon, essayant tant bien que mal de cacher ses pulsations accélérées, et sa respiration saccadée. Rien que dit penser, elle sentait déjà ses jambes fléchirent. Elle descendit au rez-de-chaussée , pensant y trouver Jeremy ou encore Alaric, mais il n'y avait pas l'ombre d'un bruit. Elle se servit un bol de céréale, et s'installa devant la télé, sans y prêter réellement d'attention. Car toutes ses pensées lui étaient réservées, elle ne pensait uniquement qu'à lui. Elle éteignit tout à coup sa télévision, et se leva, déterminée à aller lui parler, sachant pertinemment qu'à cette heure de la matinée, comme à son habitude, Stefan était partit chasser. Elle ne prit pas le temps de fermer à clé chez elle, grimpa dans sa voiture, et démarra en trompe sous le grincement de ses pneus. Tout le temps du trajet, Elena n'était pas concentrée sur sa route, elle cherchait aussi vite qu'elle le pouvait un moyen d'engager la conversation, et de lui faire comprendre qu'elle se souvenait de sa déclaration. Mais malheureusement pour elle, plus la route la séparant du Manoir rétrécissait, plus il lui devenait difficile de réfléchir convenablement, tant les battements de son cœur résonnaient dans ses tempes, lui provoquant une douloureuse migraine. En moins de temps qu'elle l'imaginait, elle se retrouvait déjà dans l'allé menant à la gigantesque pension. Elle coupa le contact, et marcha d'un pas tremblant vers la porte d'entrée. Elle sentait son estomac se rétracter, ses joues se colorer, et son cœur s'accélérer. Et sans s'en rendre compte, elle avait franchit le seuil de l'immense demeure n'ayant pas prit la peine de sonner, tant elle était désorientée. Elle essaya de se concentrer pour écouter le moindre bruit émanant de la maison, mais seul son pouls désordonné se fit entendre. Elle prit son courage à deux mains et arpenta les escaliers menant à l'étage supérieur, se convaincant qu'il fallait qu'elle lui parle qu'elle ne pouvait pas attendre une journée de plus. Seul problème se présentait, quelle chambre était celle de Damon ? Elle marchait d'un pas lent, longeant le sombre couloir, passa devant celle de Stefan, et s'arrêta devant une grande porte couleur hêtre, elle semblait immense, étant donné que les ombres du couloir la faisait s'allonger. Elle posa délicatement sa main sur la poignée, et s'en saisit avant de l'ouvrir dans un grincement assourdissant. Elle fut figée, et prise d'une immense colère à la vue de la scène qui était entrain de se dérouler devant elle. Qu'espérai-t-elle en fin de compte ? Damon resterait toujours Damon. Une vague de honte la submergea instantanément, qui fit rosirent un peu plus ses joues déjà en feu. Elena referma la porte et dévala les escaliers qui la séparait de la porte, à une vitesse méconnaissable. Elle ne savait pas pourquoi elle réagissait comme ça, mais c'était plus fort qu'elle. Le voir nu endormi à côté de cette « Rose », la rendait folle de rage. A peine eu-t-elle franchit la dernière marche que Damon torse nu, se tenait devant elle pour lui barrer le passage. Elena lui jeta un regard noir, pour camoufler son envie de dévorer des yeux son torse. Ses yeux renfermèrent un tourbillon de colère, d'envie, mais surtout de douleur.

« ôtes-toi de mon chemin. » Lança-t-elle sèchement, en prenant soin d'hacher chaque mots.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu me cherchais ? »

« J'étais venue te parler d'une chose qui me tenais à cœur, mais après ce que j'ai vue, je doute guère que ça t'intéresse. »

« Dis moi, Elena. Elle tourna la tête pour ne pas avoir à affronter son regard océan. Es-tu jalouse ? » Elle pâlît soudainement, ses émotions étaient donc aussi transparentes ?

« Pardon ? Jalouse, moi ? D'elle ? Elle n'arrivait pas à construire une phrase cohérente, elle était prise sur le faite. Damon arqua un sourcil, visiblement il ne comprenait pas ce qui lui prenait. Elle souffla une bon coup pour évacuer toute frustration et continua. Laisse moi passer, Damon. »

« Pas avant que tu m'ais dis ce qu'il se passe. » Répliqua-t-il d'un ton ferme.

« Je ne vois pas l'utilité de t'en parler. Essaya-t-elle afin qu'il la laisse passer, elle se sentait déjà assez honteuse comme ça. Voyant qu'il ne bougeait pas, Elena commençait à s'impatienter. Je pensais venir ici, pour...Elle le regarda dans les yeux, pour percevoir sa réaction, te remercier de m'avoir rapporté mon collier. »

L'espace d'une seconde, il se figea et braqua son regard sur un point invisible au dessus de son épaule. A cet instant précis, Elena comprit qu'il avait parfaitement assimilé où elle voulait en venir. Il s'effaça d'un pas sur le côté, lui donnant accès à la porte d'entrée. Elle se risqua à le regarder une dernière fois, il n'avait pas bouger, son regard contemplant le même point au mur. Elle se sentait horrible, il semblait tellement troublé. Depuis sa course dans les escaliers, Elena retenait ses larmes, mais à peine eue-t-elle passée le pas de la porte qu'elle les laissa rouler sur ses joues. Elle savait que dès à présent rien ne serait plus jamais pareil.