Tome 1 : Septième chapitre
«Tout est possible, il suffit juste d'y croire de toutes ses forces »
Lorsqu'Elena quitta subitement la pension Salvatore, le reste du groupe lança des regards interrogateurs à Stefan, attendant visiblement des explications sur le soudain changement de comportement de sa bien-aimée. Pour simple réponse, Stefan se contenta d'hausser les épaules et de se joindre au sein du collectif. Chacun s'attribua une des tâches nécessaire à la sécurité d'Elena. En effet, Bonnie et Jeremy allaient expérimenter les limites du rationnel, John et Isobel consulteraient les recherches de cette dernière, Stefan et Rose iraient se rendre chez un de ses amis pour trouver des réponse sur le sujet « Elijah ». Quant à Caroline, elle irait demander à Tyler de lui expliquer tout ce qu'il sait concernant les loups-garous et, enfin, Damon surveillera, à sa façon, Elena. Tous semblèrent en accord avec leurs missions, et quittèrent le Manoir, quelques minutes après, afin de profiter de leur journée de « repos ».
Caroline et Bonnie arpentaient les rues de Mystic Falls à la recherche du vêtement parfait pour leurs « semi rendez-vous galant ». L'une cherchait une robe légère sculptant magnifiquement ses courbes pour amadouer Tyler, et l'autre, un vêtement décontracté afin de ne pas être oppresser lorsqu'elle utiliserait ses pouvoirs. Cette dernière, parlait de sa magie, et des inconvénients ainsi que des conséquences qu'elle procurait si elle en abusait, en l'occurrence ses saignements de nez et ses évanouissements soudain. Mais, voyant que sa meilleure amie ne bavardait plus depuis une bonne minute, « ce qui est improbable pour Caroline » pensa-t-elle, Bonnie se décida à leva le nez de ses chaussures afin d'inspecter si Caroline était toujours à côté d'elle. En effet, son intuition ne la trahissait jamais, Caroline n'était plus là. Bonnie se retourna vivement, prise d'une panique soudaine qui s'évapora aussitôt qu'elle remarqua que son amie se tenait à quelques pas d'elle, contemplant une vitrine en arborant un magnifique sourire sur son visage. Bonnie alla rejoindre son amie, le cœur toujours aussi battant, bien que le soulagement se lisait sur son visage.
« Care, ça fait cinq minutes que je parle toute seule de magie, les gens ont du me prendre pour une folle », Se moqua-t-elle.
« Oh désolé, Bonnie, mais regarde cette robe, elle désigna l'étoffe en question de ses yeux bleus pétillants. Il me la faut », conclût-elle, et c'est d'un pas déterminé, qu'elle entra dans la boutique.
Caroline demanda à la gérante de lui présenter la robe exposée en vitrine, afin de pouvoir l'essayer. Cette dernière se hâta du plus vite qu'elle pu, et désigna à sa nouvelle cliente les cabines d'essayages en fond de boutique. Bonnie, elle, attendait patiemment derrière la porte de la cabine de son amie, tout en essayant d'imaginer Caroline dans cette jolie tenue. Quelques instants plus tard, son amie réapparue, tournant gracieusement sur elle-même, faisant envoler avec douceur ses légères boucles blondes. La robe était beige et rose pâle, s'accordant parfaitement à son teint blanc, et arborant une jolie fleur en bas du tissue.
« Alors, Bonnie, t'en penses quoi ?» Demanda-t-elle innocemment, bien qu'elle sache pertinemment que cette robe était faîte pour elle.
« Oh, Caroline, tu es radieuse. Je t'assure, cette robe te vas à merveille !» Assura-t-elle à sa meilleure amie.
Pour toute réponse, Caroline lui sourit à son tour et retourna gaiement dans sa cabine.
•••
Elena se trouvait sur un banc dans le parc près du centre-ville, respirant avidement l'air frais frôlant ses joues tout en essayant tant bien que mal d'assimiler toutes les étonnantes nouvelles révélés quelques minutes auparavant. Elle allait mourir comme l'avait révélée Rose. Mais pour l'instant, la nouvelle qui lui faisait le plus de mal et qu'elle n'arrivait absolument pas à digérer, était la nouvelle attitude de Damon à son égard, en faisant comme si elle n'existait pas. « Pourquoi faisait-il comme si rien ne l'atteignait ? », se demanda-t-elle. « Pourquoi rend-il les choses tellement plus compliqués ? » Rien qu'a l'énonciation de son prénom et de penser à lui, son estomac se noua, sous l'effet de son mal-être. Au bout d'une petite heure de torture mentale, et de questions restant sans réponses, elle pensa que l'heure était venue pour elle de rentré chez elle, d'autant plus qu'elle commençait à prendre froid, à force de rester immobile, sans mouvements.
En direction de sa maison, Elena avait la ferme intention d'appeler sa tante Jenna, sachant pertinemment que ne serait ce que d'entendre sa douce et chaleureuse voix, toute sa colère s'évaporerait. Arrivée à destination, elle se précipita sur le combiné, composa le numéro de portable de sa tante et attendit impatiemment que cette dernière daigne décrocher.
« Allô ? »
« Jenna, c'est Elena, ça va ? »
« Oh Elena, ça fait plaisir d'entendre ta voix. Oui je vais bien et toi ? Comment ça se passe à la maison avec Jeremy ? »
« Ça ne vas pas trop justement. Tu nous manque beaucoup, et ta cuisine aussi. Tu sais aussi bien que moi où mes pâtes terminent, » Plaisanta-t-elle.
« Oui, oui je sais ! Rigola-t-elle, Je peux rentrer si tu le souhaites. »
« Non, non Jenna, ne t'inquiètes pas pour nous, termine ton mémoire plutôt.»
« D'accord, comme tu veux. Je rentre au plus tard la semaine prochaine, de toute façon.»
« D'accord, à bientôt Jenna.»
Elena raccrocha et alla s'installer sur le canapé, devant le téléfilm de l'après-midi qui venait de débuter à la minute. Mais à peine eu-t-elle le temps de s'assoir que l'on sonnait déjà à la porte. Lasse de devoir allez ouvrir, elle soupira et lança dans les airs un « c'est ouvert », tout en continuant le visionnage de son film. Des pas légers et hésitant se fit résonnèrent sur le parquet, après que la porte d'entrée fut refermée.
« Hey, Elena, ça va ? » Demanda-t-elle
Soulagée que se soit sa meilleure amie sorcière, et non son petit-ami, Elena baissa de quelques ondes le son émis par la télévision et se retourna vers son amie pour lui faire face.
« Ça va, ça va, je me remets doucement de ce que l'on vient d'apprendre, » sourit-elle doucement.
« Oui, je comprends, mais on fera tout notre possible pour que tu ne sois pas sacrifier, Elena ! »
Ne voulant pas s'attarder sur le sujet, Elena acquiesça d'un signe de tête, tout en maintenant son doux sourire, et se décala légèrement afin de laisser une petite place pour son amie, sur le divan.
« Bonnie, il faut que je te parles de quelques choses d'important. Mais je ne sais pas par où commencer. » Commença-t-elle sérieusement.
« C'est à propos de quoi ? » S'enquit-elle
« De hier, quand je suis venue te demander ton aide. »
« Oh, je vois. Tu veux me parler de ce que tu as vu, n'est-ce pas ? »
Elena acquiesça, elle devait en parler, et si ce n'était pas avec le principal intéressé, ce serait avec celle qui lui à donner la possibilité de se souvenir.
« Tu sais je t'avais dis que j'avais retrouver mon collier, mystérieusement ? Son amie approuva, et elle continua, Je sais qui me l'a rendu, et donc, je sais qui m'a effacé ma soirée. »
Bonnie fronça les sourcils, en lui demandant qui est-ce qui aurait bien pu lui effacer la mémoire.
« C'était Damon. » Avoua-t-elle tristement.
« Quoi.. Que..Pourquoi ? » S'étrangla-t-elle
« Je sais que tu ne l'apprécie pas beaucoup, Bonnie, mais...»
« Et encore c'est un euphémisme, Elena ! L'interrompit-elle Pourquoi il t'a fait ça, ne me dit pas qu'il a profité de toi ? » S'affola-t-elle.
« Non, non, non ! Je t'assure que non, Bonnie ! Il ne me ferait jamais ça ! Il était tellement différent, doux et si sensible, que s'en était troublant.»
« Alors, pourquoi il t'a fait oublier, Elena s'il semblait si parfait ? » S'énerva-t-elle
« Il m'a...Elle prit une grande inspiration, le dire à haute voix était plus dure que ce qu'elle avait imaginé, avoué qu'il était amoureux de moi. » Termina-t-elle sur un sourire qui se voulait rassurant, même si au fond d'elle-même, elle n'était pas du tout rassurée, c'était même totalement l'inverse.
« Quoi ? Et tu ne le crois pas j'espère ? » Se rassura-t-elle
« Et pourquoi, je ne devrais pas le croire, Bonnie ? »
« Mais enfin Elena, il a joué avec ton esprit ! »
« Mais s'il la fait c'est uniquement parce qu'il voulait se libérer d'un énorme poids, et de toute façon je suis censé ne pas m'en souvenir, alors...Tu sais Bonnie, si je t'en ai parler, c'est parce que je pensais que tu me comprendrais, mais visiblement je me suis trompé. »
« Non, Elena, je comprends, mais c'est... Damon, le même Damon qui a tué ton frère, il y a peu de temps. » Son ton s'était radoucit.
« Je sais, Bonnie. Je ne sais pas quoi faire, je suis perdue.»
« Elena, est-ce que tu l'aimes toi aussi ?»
« J'aime Stefan. » Déclara-t-elle posément.
« Tu n'as pas répondu à ma question, Elena. » Lui fit-elle remarquée sur le même ton.
« Ce matin, j'ai voulu allez lui en parler, et je l'ai trouvé au lit, avec Rose ! Donc je ne vois pas l'utilité de te répondre ! » Lâcha-t-elle sèchement.
Bonnie eue un rire intérieur mais n'en fit rien paraître. « Alors comme ça Elena, est jalouse », pensa-t-elle.
« Le mieux c'est que tu ailles quand même lui parler, Elena. Que vous mettiez les choses au claire, pour qu'il n'y ait pas d'ambigüité. » Proposa-t-elle gentiment.
« Oui, tu as surement raison, Bonnie.»
« J'ai toujours raison. Se vanta-t-elle, le regard malicieux. Puis tout en reprenant son sérieux, elle continua, Elena, je dois y allez, il faut que j'aille faire quelques courses.»
Les deux amies s'enlacèrent avant que Bonnie ne quitte la maison des Gilbert. Elena, quant à elle, après le départ de son amie, s'est évadée dans sa chambre afin de réviser quelques cours pour se préparer à la rentrée du mois d'Avril.
•••
Stefan's point of vieuw
J'étais partis me nourrir durant quelques heures, loin des bois de Mystic Falls, afin d'être en pleine forme pour ma virée de demain avec Rose. Dès lors, j'étais devant la maison d'Elena, en dessous de la fenêtre de sa chambre. D'en bas, je tendais l'oreille, et discernais sans grande difficulté les pulsations de son cœur, ainsi que ses soupires de lassitude quand elle feuilletait, pages après pages, l'un de ses manuels scolaires. Je souriais intérieurement, avant de m'agripper et de m'élancer après le grand saule devant sa maison, afin d'atteindre la branche surplombant la chambre d'Elena. Je m'y mis assis, et l'a contemplai quelques secondes. Puis, dans un dernier effort, j'atteignis avec souplesse, le rebord de la fenêtre de sa chambre, et toquai au carreaux. A travers, j'y perçus un léger sursaut de sa part, et ne pu m'empêcher de sourire lorsqu'elle vint m'ouvrir.
« Stefan ! Tu m'as fais peur. » Elle me rendit mon sourire.
« Désolé, je voulais pas, Rigolai-je... Alors comme ça tu révises ? Demandai-je en voyant le bureau sans dessus-dessous.
« Ouais, euh j'essaye, du moins. » Elle me regarda avec ses yeux remplis de malice, ce qui me fis sourire de plus belle.
« Ecoutes, Elena, je sais que ça ne vas pas te plaire, mais demain je pars en virée en Virginie avec Rose. On va chez un de ses amis, pour essayer de trouver où se cache la famille d'Elijah. »
« Quoi ? Non, Stefan tu ne vas pas trouver des originaux tout seul, c'est trop dangereux !
« Non, non. On ne va pas les trouver, juste demander des infos sur eux, afin d'en connaître un peu plus, comme on se l'ai dit tout à l'heure.»
« Tu me le promets ? » Demanda-t-elle innocemment.
« Je te le promets, Elena. » Répondis-je en l'embrassant.
Sa fine bouche et ses lèvres plus douce que de la soie, me manquaient terriblement.
« Bon, et bien qu'est-ce que je vais faire de toute ma journée, moi alors ? »
J'étais amusé par sa mine triste à laquelle je ne pouvais rien refuser.
« Damon te surveillera.»
Elle pâlit et les pulsations de son cœur s'accélérèrent à l'annonce du prénom de mon frère. Je savais que ça n'était pas une bonne idée de le laisser la surveiller mais nous avions pas d'autre choix.
« Non, c'est bon Stefan, à la limite j'aurai cas venir avec vous... » Tenta-t-elle.
« Non, Elena, surtout pas, je ne connais pas l'ami de Rose, je ne sais pas comment il réagira face à toi, et il est certainement plus âgé que moi, donc plus fort, je ne pourrai pas forcément te protéger. »
Elena se résigna dans un soupir et acquiesça d'un sourire. Je la pris dans mes bras, et l'enlaça amoureusement.
