Un chapitre entier Delena, juste eux deux dans leur petite bulle, tout simplement parce-que j'étais inspiré, en espérnt qu'il vous plaise.
Tome 1 : Huitième chapitre
« Anyone ; Anytime ; Anyplace »
Le reste de la journée se déroula sans encombre. Profitant au maximum du peu de temps qu'ils leurs étaient accordés - sans vampires ; enlèvements ou tortures en tout genre- , Stefan et Elena étaient restés amoureusement enlacés sur le divan de cette dernière, pour visionner un film à l'eau de rode, portant sur le parfait cliché du couple amoureux.
Au petit matin, ce fut par une délicieuse odeur de bacon fumé survolant sa chambre, qu'Elena fut tirée d'un sommeil sans rêves. La jeune fille s'étira du mieux qu'elle put afin de rassembler tout ses esprits, et de s'éveiller correctement. A côté de son réveil, posé sur sa table de chevet, trônait un plateau-repas remplit de gourmandises, plus appétissantes les unes que les autres. Celui-ci était composé entre autre d'œufs aux plat, de tranches de bacons ou encore de pane cakes, accompagné d'un grand verre de jus d'orange. Un petit mot disposé ça et là dans le récipient retint l'attention d'Elena. L'écriture lui était méconnaissable, très fine et légèrement oblique, mais néanmoins très jolie. Le petit déjeuné au lit lui fit l'impression d'être une vraie princesse. Elena s'empressa de parcourir ledit mot, afin de découvrir le mystérieux auteur de cette délicate attention, qui ne la laissait pas pour le moins indifférente.
« Il n'y a rien de meilleur qu'un bon
Petit déjeuné complet, afin de débuter
Une bonne journée. Damon »
« Ça fait quelque peu slogan de publicité pour boite de céréale » pensa-t-elle en souriant. Mais sa bonne humeur s'envola rapidement et fut vite remplacée par une angoisse passagère lorsqu'elle se rendit compte que la note avait été signée par Damon. Bien que la perspective de laisser seul Stefan avec Rose ne l'enchantait guère, Elena craignait d'autant plus de se retrouver seule avec Damon. Instantanément, des dizaines de questions se bousculèrent dans sa tête : « Qu'allions-nous faire ensemble pendant toute une journée ? » ; « Allait-il me reparler de sa déclaration ? » ; ou encore « Allait-il tenter quelque chose ? - Note à moi-même : Faire en sorte que Jeremy ne soit pas dans les parages ! ».
Après avoir siroté silencieusement son jus d'orange fraîchement pressé, Elena se précipita dans sa salle de bain pour se doucher, afin de paraître un minimum présentable face au vampire. Une fois prête, détendue et rafraîchit, l'adolescente, sur la pointe des pieds, franchit le seuil de sa chambre, en prenant bien soin de faire le moins de bruits possible, et avança lentement, toujours à l'affut du moindre mouvement qui signalerait la présence de Damon dans sa maison. A son grand étonnement, ce ne fut non pas une, mais deux voix qui se firent entendre depuis le rez-de-chaussée. Elena descendit les marches de son escaliers en bois d'ébène, dans une assurance apparente. Elle ne voulait paraître ni faible, ni déconcertée face lui. Masque de froideur, et visage impassible étaient au rendez-vous pour la jeune fille. Néanmoins, au fond d'elle-même, elle savait que le revêtement de ce masque démunit d'émotions sonnait faux face au vampire, étant donné que son cœur la trahissait un peu plus à chaque marche qu'elle abordait. Ces récentes résolutions s'envolèrent bien vite à la vue de Damon et de Jeremy se disputant, certes, la place de numéro 1 sur le podium des vainqueurs au jeu vidéo de son cadet. Elena accourue - presque - vers la cuisine, afin de retrouver un semblant de calme, et une respiration sans saccade. Elle en profita pour jeter un bref coup d'œil à sa salle à manger, cependant elle fut surprise de n'y apercevoir aucunement Damon. Sa respiration nouvelle ne resta guère longtemps « normale », et se fit d'autant plus haletante à l'entente de l'écho du « Bouh » du centenaire, résonant à travers la pièce. Elena se retourna rapidement vers l'auteur de ce méfait, un sourire accroché aux lèvres, et les yeux d'un bleu profond, plus profond que jamais.
« Désolé de t'avoir fais peur, Elena ! Se moqua-t-il avec désinvolture. Mon p'tit déjeuné au lit t'a plu, j'espère ? »
« Oui, c'était délicieux. Complimenta-t-elle gaiement tout en évitant gracieusement sa première remarque. Mais, honnêtement, je ne pensais pas que tu saches cuisiner. » Se moqua-t-elle à son tour.
« Oh ! Tu me vexes là, Elena ! » Feignit-il d'être blessé.
« Ah, mais oui, pardon ! J'avais complètement oublié que tu cuisines pour toutes tes filles d'un soir que tu ramasses sur la route. » Lâcha-t-elle, accusatrice.
« Non, tu te trompes, je cuisine uniquement pour mes préférées. »
Damon esquissa son sourire dragueur, et Elena sentit que ses joues devenaient flammes, signe de malaise, elle baissa aussitôt la tête, trouvant tout à coup ses chaussures étonnement intéressantes.
« Au fait, depuis quand tu joues à des jeux vidéos avec mon petit frère ? » S'empressa-t-elle de changé de sujet.
Damon haussa ses épaules, et s'accouda nonchalamment au plan de travail, placé au côté de l'évier.
« Il m'a proposé, j'ai accepté... Alors, c'est quoi le programme d'aujourd'hui ? » S'enthousiasma-t-il, soudainement.
Jeremy venait de les rejoindre dans la petite pièce, et se servit un verre de jus d'orange sortit tout droit du réfrigérateur, avant de s'attabler au comptoir en face des deux jeunes gens.
« Je vais rester avec Jer, et on... »
« Non, moi je ne reste pas à la maison aujourd'hui, désolé Elena. La coupa-t-il, brusquement. Bonnie passe me prendre dans à peine un quart d'heure et on reste chez elle, après. »
« Tu passes la journée chez Bonnie ? » Répéta-t-elle, incrédule. Le sentiment de surprise se lisait sur son visage.
Jeremy lui acquiesça d'un simple « Uhm, Uhm », et quitta la pièce centrale, pour se rendre au second étage, après avoir pris soin de rangé son verre dans le lave-vaisselle. Visiblement, il n'attendait ni de protestations, ni de « bénédictions » de la part d'Elena, comme si passer l'après-midi avec la meilleure amie de sa sœur, était chose banale. La jeune femme sortit de sa léthargie en battant des cils lorsque son ami agita sa main devant son visage, elle ne put néanmoins réprimé un « Wow » de stupéfaction, qui ne fit qu'agrandir un peu plus le sourire du centenaire.
« Tu proposes quoi, Salvatore ? »
Le vampire laissa échapper un petit rire de surprise. C'était la première fois qu'Elena le surnommait ainsi, mais, aussi étonnant soit-il, Damon devait bien avouer qu'il appréciait ce petit élan d'amitié.
« Eh bien, si tu es d'humeur joviale, il y a la fête foraine qui est installée encore pour quelques temps à la lisière du bois. Sinon, il y a toujours le film de l'après-... »
« Mais oui ! La fête foraine est installée depuis 3 semaines déjà, jusqu'au week-end prochain ! Il faut en profiter d'y aller. » Le coupa-t-elle, dans un élan de joie.
La dernière fois qu'elle y avait assistée, sa soirée avait tournée en pire cauchemar. Entre Caroline devenue vampire, Damon essayant de la tuer et Bonnie voulant réduire en cendres ce dernier, Elena n'aurait pas put rêvée mieux comme sortie entre amis. Un coup de klaxon provenant de dehors, puis des bruits de pas dans l'escalier la firent sortir de ses souvenirs. Jeremy descendait de la mezzanine à une vitesse folle, avant de se précipiter vers la porte d'entrée, non sans un « A ce soir, Elena » adressé à sa grande sœur. Le malaise d'Elena la reprit aussitôt que son cadet eut quitté la maison. Devant ses yeux défilait à tout rompre la déclaration amoureuse de Damon, et rapidement, son cœur s'emballa ne passant pas inaperçu face à l'ouïe surdéveloppé du vampire. Il lui lança un regard interrogateur, mais elle ne put soutenir son regard azur, et dut se détournée avant de prétexter qu'il fallait ranger la console vidéo de son petit frère. Damon la suivit jusqu'au salon, son regard rivé dans son dos, rendant le mal-être de la jeune femme de plus en plus gênant.
« Alors, c'est partit pour la fête ! Prends tes affaires ! »
« On y va maintenant ? Mais il est même pas onze heure ! »
« Evidemment ! Renchérit-il. Je compte bien qu'on fasse toutes les attractions, et en plus de ça je veux te gagner une peluche que tu poseras sur ton dessus de lit ! » Termina-t-il alors dans un clin d'œil.
Elena se résigna, et tout deux quittèrent la propriété des Gilbert, avant de se rendre à la voiture du vampire et de partirent en direction de la forêt. Le trajet se fit dans le silence absolu, de son côté, Elena regardait à travers sa fenêtre le paysage défiler tellement vite que pour ses yeux ce dernier devint totalement flou. Bientôt, elle fut incapable de distinguer les arbres des buissons, et l'herbe des fleurs. Pour elle tout devint verdure. Damon, quant à lui, même si ses réflexes de vampire lui autorisaient à quitter la route des yeux pendant un certain laps de temps, resta focalisé sur sa trajectoire, une main sur le volant, l'autre par la fenêtre, bien qu'il ne ressentait pas la sensation du vent sur sa peau. Arrivés à destination, les deux jeunes gens restèrent un moment sur le parking à observer, grâce à la décapotable de Damon, la grande roue tourner encore et encore devant eux, et à écouter quelques cris de terreur provenant du grand huit aménagé au fond du parc. La bonne humeur de la jeune femme ne fit que s'accroitre encore un peu plus, alors qu'un sourire sincère s'étira sur le visage du vampire. Damon proposa à Elena de faire le tour de la fête, histoire de se repérer plus facilement. Bien que cette dernière se déroula dans une petite ville de Virginie, elle n'en restait pas moins grande. A droite, des stands de tires, à gauche des machines à barbe à papa, en face un carrousel accompagné d'un chamboule-tout. Autour d'eux, de jeunes enfants s'agitaient, courraient, riaient. Au bout d'une bonne dizaine de minutes, Elena et Damon revirent sur leurs pas, en effet, ils avaient fini de faire le tour du parc, et étaient près à attaquer les manèges à sensations de préférence avant de manger, pour Elena. D'autant plus qu'ils étaient arrivés peu après onze heure du matin, alors la fête foraine n'était pas encore bondée de monde, arrangeant par la même occasion l'impatience d'Elena, qui, elle n'avait pas l'intention d'attendre éternellement dans les files d'attente, contrairement à son compagnon vampire. Tout deux se dirigèrent vers le manège à sensation le plus connue de tout les temps : Les montagnes russes, appelées ici « The intimidator ». Elena leva les yeux vers ledit manège et commença à avoir de légers spasmes à l'estomac ainsi que les mains légèrement tremblotantes. Des dizaines de descentes plus hautes les unes que les autres l'attendaient, mais aussi des virages à quatre-vingt dix degrés, et par-dessous tout une des boucles faisant un tour complet sur elle-même. Comment allait-elle survivre à ça ? Ça petite panique passagère, lui valut une remarque cinglante du vampire.
« Ne t'inquiètes pas, je ne te lâcherai pas. » Ironisa-t-il, avec son sourire en coin.
Mais tout à coup, Elena se sentit d'avantage en sécurité. « Elena, se rassura-t-elle, tu as survécue à un enlèvement par un Original, une fête des fondateurs qui à mal tournée, et pire encore, tu côtoies des vampires tout les jours, alors ce n'est pas un petit manège de parc d'attraction de deuxième classe qui aura ta peau ! » Et un sourire confiant se dessina sur son visage tandis qu'ils montaient dans le wagon du manège. Elena, elle, voulait être à l'avant, mais Damon, lui, en avait décidé autrement et c'était déjà placé tout à l'arrière du wagonnet. « Evidement, à l'arrière on a encore plus peur qu'a l'avant, pourquoi n'y avais-je pas pensé avant » ironisa-t-elle. Et le centenaire, assit convenablement dans son siège, lui fit un signe de main moqueur quand il comprit qu'Elena se dirigeait vers lui, le visage déjà très pale. Elle s'installa a son tour, et vérifia une bonne dizaine de fois, si leur barrière de sécurité était effectivement bien enclenchée. A son plus grand regret, la jeune femme s'aperçut bien vite que celle-ci ne touchait qu'a peine ses fines cuisses, et un nouvel élan de panique la submergea aussitôt. Damon, l'ayant perçut plaça son bras en dessous du siens et l'enlaça, pour lui faire savoir, qu'il était présent pour la rassurer, pour la maintenir en cas de problème, et leurs doigts s'entremêlèrent naturellement comme s'ils, depuis le début, avaient été fait pour s'enlacer. Le wagonnet s'élança sur le chemin en ferraille, et monta lentement à la verticale, dans un bruit qui - à priori - n'avait rien de suspect. Chaque seconde passée les rapprochaient un peu plus du sommet, ils en étaient au point de non-retour. Damon, peu avant qu'ils ne descendent à toute allure, leva dans un geste rapide, leurs bras enlacés. Avant qu'Elena n'eut le temps de réagir et de rebaisser son bras afin de se retenir correctement, le wagon chuta rapidement dans les airs, soulevant avec délicatesse ses long cheveux châtain, les faisant s'agiter au gré du vent. Damon se contenta d'un simple « Waouh » de joie, quant à Elena, elle lui jeta un regard noir pour l'avoir forcée à lever son bras alors qu'elle était tétanisée par la peur. Mais, bizarrement, avant qu'elle n'ait eu le temps de dire « ouf », la descente était déjà passée, sans encombre, grâce à Damon, qui l'avait distraite, et focalisée sur lui, pour que sa panique s'envole, aussi vite qu'elle était apparue. Et intérieurement, la jeune femme lui en était reconnaissante. Le reste du parcours se fit dans la joie, et dans les cris. Désormais, Elena levait d'elle-même ses bras, et riait de bon cœur. Il était presque midi lorsque le wagon les ramena tout deux, à bon port. Elena souriait de toutes ses dents, sans pour autant s'arrêter une fois qu'ils avaient quittés l'emplacement des montagnes russes. Bien que l'estomac de l'adolescente se soit retrouvé à l'envers, elle ressentait néanmoins la faim qui l'a tiraillait. En effet, ses gargouillis la trahissaient bien malgré elle, et Damon la fit s'assoir à une table sur une terrasse devant une sandwicherie, et alla leurs commander des hotdogs, accompagnés de bouteilles de coca-cola bien frais. Inconsciemment, Elena se mit à sourire, lorsqu'il réapparu, leurs consommations avec lui. L'après-midi, allait surement très bien se dérouler, elle était surexcitée rien que d'y penser. Ayant déjà engloutit la totalité de son repas, Damon se mit à voler des frites dans la barquette d'Elena, qui lui valut pour simple réponse, un regard qui se voulait noir, mais il fut surtout doux.
« Ne manges pas mes frites ! » Gronda-t-elle.
« C'est soit tes frites, soit j'égorge quelqu'un ! A toi de choisir. » Répliqua-t-il, un grand sourire aux lèvres.
« Mes frites sont toutes à toi. » Déclara-t-elle, en lui tendant sa barquette.
Le sourire du centenaire, s'agrandit d'autant plus, en voyant que son chantage prenait effet sur Elena. Quelques instants plus tard, les deux jeunes gens se reposèrent après avoir fini leurs repas. Appréciant la tranquillité du parc, et la bonne humeur qui les entouraient. Il était déjà presque une treize heure moins le quart, lorsqu'ils décidèrent qu'ils étaient tant de profité d'autres attractions. Une en particulier retint l'attention d'Elena. Sur le rebord du comptoir d'un stand de tires, trônait une énorme peluche, blanche en laine et ayant la forme d'un ours polaire, attendant qu'on daigne la remporter. Cet ours en peluche était la copie identique de son « doudou » préféré étant enfant, avant qu'il ne finisse entre les mains de son petit frère, qui lui en avait fait voir de toutes sortes. Inconsciemment, Elena, tout en caressant délicatement les pattes de l'ourson, souriait à tout les souvenirs qu'il ravivait.
« Il te plait ? » Questionna-t-il, doucement.
« Mes parents m'avaient offert exactement le même ours en peluche quand j'étais petite. C'était ma peluche préférée. Et puis un jour, mon frère s'est mit à lui faire de gros trous dans le ventre avec une paire de ciseaux. » Raconta-t-elle.
« Si tu veux... je peux te la gagner... » Tenta-t-il.
« Tu ne vas tout de même pas... Commença-t-elle, lui faisant les gros yeux, puis son ton se radoucit en un chuchotement que seuls des vampires pourraient entendre, l'hypnotiser quand même ? »
« Voyons, Elena, j'ai fais l'armée, se vanta-t-il, puis quelques seconde plus tard, il roula des yeux voyant que cela n'impressionnait pas plus que ça la jeune fille, je sais quand même utiliser un fusils ! Se vexa-t-il, et en se tournant vers le forain lui demanda, Si je gagne, je remporte la peluche, c'est bien ça ? Le forain lui répondit par un signe de tête positif et il continua en posant sur le comptoir un billet de cinq dollars, Et bien je joue alors ! » Termina-t-il sur un sourire de vainqueur.
L'homme du stand posa au côté de Damon, un fusils de chasse armé de trois billes, et lui expliqua que chacune d'elles devront toucher les trois ballons suspendus. Si les trois ballons éclatent, le vampire remportera alors la peluche, mais s'il n'en touche que deux ou un, les lots seront beaucoup moins importants. Damon brandit le fusil de ses mains expertes, sous le regard admiratif d'Elena, et, comme il l'avait supposé, les trois ballons éclatèrent un à un. C'est alors que l'adolescente eut l'impression de revenir en enfance quand le vampire lui tendit la peluche qu'elle avait tant aimé auparavant. Elle lui chuchota à l'oreille un « merci », après l'avoir prit dans ses bras, en signe de contentement. Les deux amis enchainèrent attractions sur attractions, en passant par le carrousel, sur la demande d'Elena, où ceux-ci s'étaient trouvés quelque peu ridicule étant donné qu'ils étaient entourés d'enfants de cinq ans et moins. Puis, Damon avait insisté pour qu'ils aillent acheter des barbes à papa, aux alentours de seize heures. L'église de Mystic Falls venait d'annoncer qu'il était maintenant dix-sept heure, et Damon ainsi qu'Elena se trouvaient, depuis une bonne dizaine de minutes, en ligne, dans une file d'attente devant le « Big Bang », le dernier manège à sensations fortes pour la journée. Le principe de l'attraction est simple, une branche du manège, appelée tentacule, balance d'avant en arrière, de haut en bas, ses passagers. Une fois installée, comme a son habitue, Elena se cramponna à Damon, comme à une bouée de sauvetage, comme si sa vie en dépendait. Et, intérieurement, le vampire jubilait, pour une fois c'était lui et non son petit frère, Stefan, qui secourait les demoiselles en détresse, qui secourait sa demoiselle en détresse. Les cris d'Elena le firent sortir de ses réflexions. En effet, le manège avait débuté, alors le vampire l'enlaça un peu plus de son bras droit, pour qu'elle se sente en sécurité à ses côtés. Subitement, Elena commença à se détendre et à rigoler, à l'instant même où Damon attrapa sa main dans la sienne. Cela faisait plusieurs fois que le vampire remarquait que dès l'instant où il prenait dans ses mains celles d'Elena, automatiquement, la panique de cette dernière s'envola aussitôt. Soudainement, la sonnerie d'arrêt du manège retentit, et les deux amis en descendirent, toujours bras-dessus bras-dessous.
« Tu veux faire quoi, maintenant ? » Questionna-t-il en s'éloignant légèrement d'Elena, trouvant cette soudaine proximité, assez gênante.
« On a été partout sauf sur la grande roue ! » Se souvint-elle tout à coup.
« Ouais, euh... la grande roue c'est pas trop pour moi. C'est plutôt pour ses couples transit d'amour. » Rigola-t-il.
« Allez, Damon ! Tu m'a promis ce matin de faire absolument tous les manèges ! »
Le vampire se résigna en soupirant. Assurément, il ne pouvait rien, vraiment rien lui refuser. Damon et Elena, côte à côte, se dirigèrent vers la dernière attraction de leur journée. Le soleil commençait déjà sa course pour se coucher, mais de légers faisceaux rouge-orangers illuminaient encore les quelques zones du parc, avant que celles-ci ne soient totalement plongées dans l'obscurité de la nuit. Les deux jeunes gens montèrent, tours à tours, dans les minis calèches, avant que celles-ci ne les emmènent loin dans le ciel. Aucun des deux amis ne brisèrent le silences, appréciant les chants des quelques oiseaux volant encore au gré du vent. De son côté, Damon fuyait le regard d'Elena, alors que celle-ci essayait tant bien que mal de discerner une quelconque émotion sur son visage. Ce fut la jeune femme qui décida de briser le silence, n'appréciant guère son soudain changement de comportement.
« Ça ne vas pas ? » S'intéressa-t-elle, doucement.
Damon daigna enfin tourner le visage vers elle, et, dans ses yeux bleu d'un azur profond, elle put lire une immense tristesse, comme lorsqu'il lui avait avouer l'aimer, bien qu'il ne l'a méritait pas.
« Ecoutes, Elena, il faut que je saches... Hier matin, quand tu es venu... Bégaya-t-il, ne sachant pas comment tourner sa question, Tu m'as remercié de t'avoir rapporté ton collier... Elena acquiesça d'un signe de tête, s'attendant au pire. Comment as-tu sus que c'était moi qui te l'avais rendu ? »
La calèche atteignit le point le plus haut possible, et une légère brise vient caresser délicatement leurs visages décoiffant à merveille les cheveux de jais du vampire, et soulevant l'épaisse chevelure brune de la jeune femme. Damon, attendait patiemment la réponse de l'adolescence, pendant que celle-ci regardait au loin le soleil laisser place au crépuscule et à la lune.
« Tu me demande ça à l'instant même où on est au sommet d'une grande roue de trente mètre de haut pour être sur que je te répondes à ce que je vois, Ria-t-elle, gênée. Damon n'était pas plus à l'aise qu'elle, apparemment, mais il lui esquissa un léger sourire, tout de même, et, après une avoir prit une grande inspiration, elle continua, Je le sais, parce-que... quand j'ai remarqué que mon collier était de nouveau à mon cou, alors que j'étais censé l'avoir égaré, j'ai demandé à Bonnie, de... Elle déglutit péniblement, me restituer la mémoire. »
« Donc...Tu te souviens de tout, n'est-ce-pas ? » En conlu-t-il.
Elena acquiesça, d'autant plus gênée. La grande roue redescendit rapidement, et elle étouffa un petit cris de surprise. Inconsciemment, la main de la jeune fille prit celle de Damon, sans quitter du regard les arbres en bordures de forêt, en face d'elle. Etrangement, la présence du vampire lui procurait un sentiment de sécurité, rien qu'en restant à ses côtés. C'est alors que leur calèche recommençait sa course et grimpait haut dans le ciel, une question vint à l'esprit de la jeune femme.
« Pourquoi crois-tu être égoïste avec moi ? »
Damon la regardait étrangement, d'une façon totalement différente de d'habitude. Un mélange de triste, de mélancolie, de tendresse et d'amour.
« C'est simple, rien qu'en étant amoureux de toi je suis égoïste, parce-que toi, tu es amoureuse de mon frère. Et, surtout je ne voulais pas que tu ais à changé de comportement en ma présence. On était amis et ton amitié compte énormément pour moi. » Expliqua-t-il, en baissant les yeux.
« Seulement depuis que je m'en souviens, je n'arrive plus à agir correctement quand je suis avec Stefan. Il m'en a d'ailleurs fait le reproche. »
« Pourquoi ? » Demanda-t-il, suspicieux.
« Parce-que je n'arrive pas à oublier ce moment, Déclara-t-elle, alors que sur le visage du vampire se lisait la stupéfaction, et même lorsque je suis avec Stefan, la seule personne à laquelle je pense, c'est à toi. » Termina-t-elle, en un chuchotement puis elle baissa la tête, le feu au joue.
Elena attendait une réaction de sa part, mais rien ne vient. Elle se décida à relever la tête, et vit que Damon la regardait avec insistance, et, la jeune femme remarqua qu'il était plus beau que jamais. Alors que leur calèche redescendait, afin de se poser à bon port. Les deux amis - ou ex-amis - quittèrent le manège et Damon, suivit de près par Elena, alla s'assoir sur un banc, non loin de la dernière attraction.
« Comment est-ce que ça se fait, que tu n'arrives pas à oublier cet instant ? »
« Tu étais si différent, tu ne portais plus ton masque d'indifférence, et... tu semblais tellement... »
« Humain. » Compléta-t-il.
« Exactement. Et ça m'a touché... plus que tu le penses. »
Damon voulut répliquer, mais son téléphone portable se mit à sonner, au même moment. Maudissant intérieurement l'individu qui osait déranger ce moment si irréel, le vampire mit sa rancœur de côté et se décida à répondre, en voyant que son interlocuteur n'était autre que son ex-petite-ami, Caroline Forbes.
« Qu'est-ce que tu veux, Blondie ? » Gronda-t-il.
« Je ne suis pas Caroline, essaye encore. » Ria-t-il au bout du fil.
« Jules... » Reconnu-t-il.
« On tient ton amie en cage, et comme pour lui prouver ses dires il entendit un bruit de fond, puis un cris aigu survenir. On ne la tuera pas si tu prends sa place. Je t'attends dans vingt minutes, à la clairière près du caveaux des Lockwood. Seul ! » Termina-t-elle en raccrochant.
