Blabla : Coucou ! ^^ Quel plaisir j'ai eu à voir qu'en moins de 12h, j'avais déjà 6 reviews ! Merci beaucoup à tous, vous êtes trop mignons ! Donc, sans plus attendre, je vous laisse découvrir le 2ème chapitre ;)
L'art et la manière d'officialiser son couple
Chapitre 2
Et tous furent brusquement frappés par le fait qu'en cet instant, Malfoy ne portait pas la moindre cravate verte…
Ce fut Pansy qui réagit la première. Après avoir fixé tour à tour les cravates et leurs propriétaires respectifs, elle s'approcha de Ron et lui asséna la gifle du siècle. Ce dernier était trop interloqué pour répliquer, mais surtout réticent à user de violence sur une fille – car oui, malgré la croyance populaire, Pansy Parkinson était bien une fille. Heureusement pour lui, son Serpentard blond ne s'embarrassait pas de ce genre de convenances. Il saisit violement le bras de la créature malsaine qu'il avait un jour considérée comme son amie, et la plaqua contre un mur en la fixant d'un air mauvais. Cette gourdasse, qui avait pris ce geste pour un élan de passion, s'exclama : « Oh, mon Drakitchou, je le savais que tu m'aimais ! Mais ce n'était pas la peine de te donner tant de mal pour me rendre jalouse, tu sais, je suis toute à toi mon cœur ! » Et pour la plus grande horreur du pauvre Draco, elle se jeta sur lui et l'embrassa comme une désespérée – ce qu'elle était.
« Ecoute moi bien espèce de folle », cracha Draco, après s'être essuyé la bouche, sa voix tremblant d'une rage très mal contenue, « si jamais tu as le malheur refaire ça, ou de lever encore une fois la main sur lui, ta famille risque de porter ton deuil suite à un tragique accident, est-ce que c'est bien clair ? »
Silence de mort.
« Bien », poursuivit-il lorsqu'elle hocha frénétiquement la tête, « sache aussi que je n'ai pas cherché à te rendre jalouse avec lui, mais que je l'aime… Et une dernière chose », termina-t-il enfin, ses yeux orageux lançant des éclairs. « Ne m'appelle plus jamais Drakitchou ! Je m'appelle Draco, d'accord, même si pour toi ce sera Malfoy désormais. »
Alors, Pansy décida de préserver le peu de dignité qu'il lui restait (ou plutôt, qu'elle croyait qu'il lui restait) et, trainant les deux gorilles attitrés de Draco derrière elle, s'éloigna la tête haute et d'une démarche aristocratique… jusqu'à ce qu'elle trébuche en jurant et se casse un talon, ce qui eut pour effet de faire pouffer Ron.
D'ailleurs, lui et le Serpentard commencèrent à se fixer d'une façon manquant cruellement d'innocence, pour reprendre le mot de ce cher Ron. Draco se décida finalement à ramasser la cravate du Gryffondor et Ron à ôter celle qu'il portait, mais lorsqu'ils se les échangèrent, leurs mains se touchèrent bien plus longtemps que nécessaire. Ils se rapprochaient dangereusement lorsque des toussotements leur rappelèrent la présence de deux individus qui avaient en cet instant les yeux écarquillés et la bouche entrouverte sans la moindre classe.
« On va peut-être vous laisser », souffla Harry qui commençait déjà à reculer, extrêmement mal à l'aise.
« Non attends Potter », opposa Draco sans la moindre animosité. « J'aimerais qu'on discute toi et moi. Toi aussi, Granger. »
« Nous t'écoutons », céda Hermione tandis qu'Harry préférait garder le silence un moment.
« Bien », poursuivit le blond d'une voix presque... amicale. « J'imagine que vous ne vous posez plus beaucoup de questions quant à la nature de notre relation, à Ron et moi. Mais j'aimerais vous en poser une : est-ce que vous lui en voulez au point de ne plus vouloir de lui comme ami ? »
« Ta question est stupide, Malfoy, mais ce n'est pas très étonnant venant d'un fils de… »
« Ce qu'Harry veut dire », coupa Hermione en frappant son ami à l'arrière du crâne, « c'est que nous ne rejetterions jamais Ronald pour une raison pareille. C'est notre ami et il le restera toujours, peu importe les choix qu'il fera. »
« N'importe quels choix ? », espéra Ron.
« Oui bien sûr, pas vrai Harry ? »
« Evidemment », maugréa-t-il.
« Tu es sûr de vouloir leur dire maintenant », chuchota Draco à l'oreille de son petit-ami, même si les amis de ce dernier l'entendaient distinctement.
« Oui », lui répondit le rouquin avec un sourire en coin. « Tu l'as encore sur toi ? »
Après que Draco ait hoché la tête, Ron lui enlaça les hanches de son bras et glissa sa main dans la poche de son pantalon, d'où il sortit un petit écrin noir.
« Harry, Hermione, j'ai la joie de vous annoncer que depuis cet après-midi, Draco et moi sommes fiancés ! »
L'émotion dans la voix de Ron fit craquer Draco, qui ne put s'empêcher de l'embrasser furtivement. Et de sourire.
« Oh, félicitations », s'exclama Hermione en se jetant dans les bras de son ami et en versant quelques larmes. « Merci à toi Draco », ajouta-t-elle en l'étouffant brièvement lui aussi. « Je sais que tu le rendras heureux. »
« Euh, tu te sens bien Hermione », l'interrogea Harry. « Tu es vraiment bizarre, en ce moment… »
« Oh… euh, désolée », s'excusa-t-elle auprès de Draco. « Je ne voulais pas te mettre mal-à-l'aise. »
« Pas de soucis, Gran… Hermione », répondit-il, amusé. « Si je m'étais attendu à un accueil pareil... », ajouta-t-il avec un sourire sincère.
« Euh, Harry, ça va ? », s'inquiéta Ron en remarquant que le brun tournait vers le vert.
« Oh… euh, oui, félicitations », s'empressa-t-il de répondre.
« Si un jour, quelqu'un m'avait dit qu'Harry Potter me féliciterait pour mes fiançailles avec Ronald Weasley, je crois bien que j'aurais frappé cette personne », s'amusa Draco.
« Ça va Malfoy, tu veux peut-être ma bénédiction aussi ? », ricana le Survivant.
« Au vu des circonstances Potter, je pense que ce serait plutôt à moi de te la donner… »
« Pardon ? »
« Aurais-tu déjà oublié mon parrain, par hasard ? »
« Euh… Ça non, pas de danger », rougit Harry.
« Tant mieux ! », s'exclama Draco avant de murmurer à l'oreille du Survivant quelque chose qui le fit blêmir. « Bien », ajouta-t-il plus fort, « ce serait une bonne idée que tu ailles le chercher, Potter. On aimerait vous demander quelque chose, avec Ron. »
En un clin d'œil, le courageux Garçon-qui-a-survécu-et-vaincu-Voldemoche s'était volatilisé, sous l'œil amusé de Draco qui invita Ron et Hermione à les suivre. Une fois arrivés devant le tableau qui dissimulait les appartements de Snape, Hermione s'enquit sur ce qu'avait bien pu dire le blond pour traumatiser à ce point le Gryffondor. Ce dernier s'esclaffa : « Je lui ai dit que s'il avait le malheur de faire souffrir Severus, je lui ferais avaler ses parties avec une paille ! »
Les deux autres s'esclaffèrent à leur tour.
Il allait frapper lorsque le tableau fut secoué dans un bruit sourd... avant de s'ouvrir sur un Harry plus échevelé et débraillé que jamais et un Severus souriant. Oui, absolument, il sait faire ça lui ! D'ailleurs, il sait faire des tas d'autres trucs avec sa bouche… mais pour l'instant, il souriait, et on s'en contentera. Il les invita à entrer et s'installa à côté d'Harry sur un fauteuil, tandis que les trois autres prenaient place sur le canapé opposé.
« Monsieur Potter m'a averti que vous souhaitiez nous parler », commença Severus en essayant d'être poli.
« Oui », commença Draco avec un grand sourire. « Comme tu le sais déjà, Ron et moi allons nous marier, et après en avoir longuement discuté, nous souhaiterions que vous soyez nos témoins. »
Grand silence. Harry et Severus se regardèrent, et les fiancés eurent leur réponse dès qu'ils virent de larges sourires apparaitre sur leurs visages.
« Ce sera avec grand plaisir », répondit enfin le professeur.
« Pour moi aussi », approuva Harry. « Enfin, tant que vous ne me demandez pas d'être le témoin de Draco et à Severus celui de Ron. »
« Moi ça ne me dérangerait pas », contesta son traître d'amant. « Et je suis ravi de constater que tu appelles déjà mon filleul par son prénom… »
« J'ai pas fait ça ? »
« Oh que si Harry, contesta ledit filleul. Et ce serait pour moi un véritable plaisir que de t'avoir pour témoin. »
« Non, t'es pas sérieux ? », s'enquit Harry qui commençait vraiment à s'inquiéter.
« Mais bien sûr que non », le rassura Ron. « T'y as quand même pas cru ? »
« Pourquoi tu lui as dit ? Alors que ça commençait seulement à devenir marrant ! », s'offusqua Draco. « Ron, mon cœur, tu ne sais vraiment pas t'amuser… »
« Je pensais t'avoir suffisamment prouvé le contraire, pourtant », répondit l'intéressé avec un regard lubrique. « Il va falloir que je me rattrape ce soi… »
« Bon », les interrompit Severus. « Nous vous remercions sincèrement de nous avoir choisis comme témoins. »
« Cool », sourit Ron. « Eh bien, nous n'avons plus rien à faire ici. Merci de l'accueil, professeur. »
« Allez-y sans moi », fit soudain Hermione. « J'aimerais parler au professeur Snape en privé. »
« Pas grave, on t'attendra », lui dit Harry.
« Non ! », s'emporta-t-elle. « Je veux dire, c'est inutile », ajouta-t-elle en rosissant. « Et puis, j'ai un rendez-v… j'ai quelque chose de prévu, après. »
Ils partirent donc, non sans s'interroger sur le mystérieux rendez-vous de la jeune femme.
« Et bien, miss Granger », s'enquit Snape, « qu'avez-vous à me dire de si personnel pour que même vos amis n'ai pas le droit de le savoir ? »
« Voilà, en fait j'aurais besoin d'une potion spéciale dont je ne trouve la recette dans aucun livre de l'école. J'imagine que personne n'avait prévu qu'une élève soit concernée par le sujet, mais…
« J'ai du mal à vous suivre, Granger. S'il s'agit d'une simple affaire de potions, pourquoi tenir vos amis à l'écart ? »
« Je voudrais d'abord être assurée de votre discrétion. Personne ne doit savoir ce que je vais vous dire, entendu ? »
« Entendu… »
Voilà ! Je sais pas vous, mais je trouve ce chapitre vraiment trop court... DONC, je poste le 3ème tout de suite ! Allez, moins de blablatage et plus d'écrivage...
