Et voilà, le dernier chapitre... Ah, je suis toute émue d'en finir avec cette histoire. 6 chapitres, c'est un record pour moi ^^ Je crois que je suis un peu maso de poster mes chapitres si proches les uns des autres, ça me fait moins de reviews par chapitre... Mais bon, ce chapitre pas posté dans mon 'Doc manager' arrêtait pas de me narguer (si si, je vous jure ! Il m'a provoqué avec sa face de chapitre pas posté !)
Bon, j'arrête de vous embêter ! J'en profite pour faire un petit coucou à ma FIANCÉE : t'as vu Mathilde ? Tu me dis que t'aimes ce que j'écris et je mets déjà la suite ! Si c'est pas désolant ça, pas encore mariée et déjà soumise... XD
Bref, je vous souhaite à tous une bonne lecture ! ;)
L'art et la manière d'officialiser son couple
Chapitre 6
Une semaine plus tard, au Terrier…
« Oh mes chéris, je suis si fière de vous ! », répéta Molly Weasley pour la dix-septième fois de la soirée (oui, quelqu'un s'est donné la peine de compter !) « Venez, le dîner va être servi. »
À vrai dire, le terme « banquet royal » aurait mieux convenu. En effet, une table immense avait été disposée dans la cour, surplombée d'un plafond flottant semblable à celui d'une tente, qui protégeait les invités de la bruine nocturne – et oui, même au mois de juillet ! C'est beau la Grande-Bretagne…
Des lampes multicolores volaient légèrement autour de leur parapluie géant, comme l'appelait Sirius, et conféraient au dîner une ambiance chaleureuse et conviviale.
Alors que les plats flottaient vers la table, les invités discutaient gaiement, félicitant eux aussi les nouveaux diplômés. Certains membres de l'Ordre avaient été invités pour l'occasion, notamment les professeurs Snape, Mc Gonagall et Lupin, mais aussi Sirius Black, Tonks et son cher cousin, Draco Malfoy. Ron s'était d'ailleurs assis à côté de ce dernier, ce qui surprit assez les Weasley - mais pas autant que de voir Harry avoir une discussion civilisée avec son ancien professeur de potions.
Le repas débuta dans cette ambiance toujours festive, mais les jumeaux Weasley voulurent ajouter un peu d'animation…
« Hermione », commença Fred (à moins que ce ne soit George ? ah non, il a ses deux oreilles ! donc Fred…), « tu sais, tu peux le dire si le contenu de ton assiette te donne envie de vomir, … »
« …, personne ne t'en voudra », poursuivit George. « Nous, nous avons su nous adapter, mais… »
« … on sait que pour certaines personnes disons, fragiles, cette nourriture peut paraître peu ragoutante, … »
« … voire franchement nocive. »
« Au fait, tu veux peut-être un seau ? »
« Ce serait dommage de tacher cette jolie nap… aïe ! Maman ! », se plaignit-il tandis que lui et son frère se massaient l'arrière du crâne. « Arrête de faire ça, on a plus quatre ans… »
« Mais vous vous conduisez tout comme », contra la douce (si douce…) Molly avant de retourner son attention sur Hermione. « Et toi ma puce, tu te sens bien ? Tu es vraiment pâle… »
« Oui oui », s'empressa de répliquer la jeune fille en sortant de son sac un flacon dont elle versa quelques gouttes dans son verre. « Tout va très bien, ne vous en faites pas, c'est juste… »
« Oh mais que vois-je ? », s'étonna un des jumeaux avant que le flacon ne disparaisse des mains d'Hermione pour atterrir dans les siennes. « Regarde ça, Georgie, ça ne te rappelle rien ? Où as-tu trouvé ça ? »
« C'est… c'est juste une potion contre les rhumes », inventa la brune.
« Oh non, je ne crois pas », rétorqua l'autre. « Ne me dis pas que tu espérais nous faire gober un truc pareil avec le métier qu'on fait. Crois-moi, on s'y connait suffisamment pour savoir que c'est loin d'être une potion contre les rhumes… »
« C'est même offensant de ta part d'avoir ne serait-ce qu'envisagé nous duper avec un mensonge pareil... »
« Mais la question est... »
« Pourquoi Hermione Granger utilise une potion contre les symptômes de la gr... ? »
« Ça suffit ! », cria Hermione en récupérant son flacon. « Ok, vous avez gagné, mais c'est moi qui vais leur dire ! »
« Leur dire quoi ? », fit candidement le rouquin.
« Ne faîtes pas comme si vous n'aviez pas compris vous deux ! »
« Eux peut-être, mais pas nous », nota Arthur, faisant remarquer à Hermione qu'elle était le centre d'attention de toute la tablée.
« Bien », dit la jeune fille avant de respirer un bon coup. « Voilà… je suis enceinte. »
Silence de mort. Plus personne ne mange, ne parle ni ne respire. Même cligner des yeux aurait été de trop. Et soudain, le regard de Molly passa d'Hermione à Ron, puis de Ron à Hermione, avant de s'arrêter sur la main de cette dernière que son fils serrait pour lui donner du courage. Et d'un seul coup…
« Je vais être grand-mère ! Oh merlin… Ronald, je suis un peu déçue que tu ne l'aies pas épousée d'abord. Tu es allé un peu vite en besogne je trouve. Mais c'est tellement merveilleux ! Et j'imagine que vous allez vous marier rapidement… »
« Hein ? », répondirent en chœur les deux « fiancés » en fixant Molly de leurs grands yeux écarquillés.
« Mais non ! », s'exclama Ron au bout d'un temps. « C'est pas possible, on ne peut pas… enfin, on est pas… j'y suis pour rien, moi ! »
« Ce n'est pas lui le père », traduisit Hermione. « On n'est plus ensemble depuis des mois, c'est étonnant que vous ne l'ayez pas remarqué. »
« Vraiment ? », demanda l'ex-future-grand-mère-dans-sa-tête, qui était déjà en train de visualiser les faire-part et les fleurs. « Mais qui est-ce, alors ? »
« Moi ! »
Dès lors, des tas de pensées fusèrent parmi les invités...
« Qui a dit ça ? » Arthur.
« Ah, je comprends pourquoi il l'a collée toute la soirée ! Ils sont vraiment trop chou… » Tonks.
« Oh Merlin, pourvu que ça ne la freine pas dans ses études. Pas une si bonne élève… » Mc Gonagall.
« Mais c'est qu'elle a chopé un sacré morceau, la Mione ! » George.
« Il va avoir mal à la mâchoire à force de sourire comme ça. » Fred.
« Non mais qu'est-ce qu'elle a cru, la belle-maman ? Ron est à moi ! » Draco.
« Ce que ce dîner est ennuyeux... Et, mais je sens quelque chose sur ma cuisse ? Harry, enlève ta main, ce n'est vraiment pas le mo... mmmmh... » Snape.
« Arrêtez de me dévisager, tous ! J'ai de la bouffe dans les cheveux, c'est ça ? Oh et puis je m'en fous, voyons plutôt si ma Mione tient le choc… » Sirius.
« Qu'est-ce que j'ai envie de l'embrasser, là, tout de suite… Mais c'est pas vrai, faites qu'il arrête de me fixer comme ça ! » Hermione.
Mais il n'arrêta pas. Et elle l'embrassa, sous les acclamations et toussotements gênés de l'assemblée. Quand ils s'arrêtèrent enfin d'échanger leurs salives (mon dieu, quelle vision romantique !), Molly s'enflamma : « Oh, mais comme vous êtes mignons, tous les deux. Le bébé est pour bientôt ? »
« Pas avant sept mois », l'informa Hermione dont le regard se mettait à pétiller.
« Mais c'est fantastique ! Je vais avoir le temps de lui tricoter toute une garde-robe ! », se réjouit-elle alors que son mari levait les yeux au ciel. « À défaut d'organiser un mariage… », soupira-t-elle en fixant son fils l'air de dire « et toi, dépêche-toi de me ramener une mariée que je puisse assouvir mon besoin maladif d'organiser un truc ! »
« Ben justement », commença Ron qui avait compris le message. « En fait, y aura quand même un mariage à organiser… »
En voyant ses parents écarquiller les yeux, il se dit que c'était peut-être trop d'émotions en une soirée.
Constatant l'incapacité à s'exprimer de sa femme (une première !), Arthur s'enquit : « Et qui est l'heureuse élue ? »
« Présente ! », lança le voisin de Ron pour détendre l'atmosphère. « Mais je vous préviens, même si je suis ravi d'épouser votre fils, il est absolument hors de question que je porte la robe prévue pour Granger. »
« Je le savais ! », s'écrièrent en chœur les jumeaux en se tapant dans la main.
« Malfoy ? », s'étranglèrent en chœur plusieurs personnes
« Je vous en prie », appelez-moi Draco. « Après tout, on fait presque partie de la même famille, maintenant. »
« Dray, je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée. Regarde-les, on dirait des zombies. Pourvu qu'ils aient pas fait une crise cardiaque collective… »
« Non, regarde, ta mère respire. À moins qu'elle ne soit en train de s'étouffer. Mais elle est toute rouge, c'est un signe de vie, non ? »
« Ça me fait pas rire ! »
« Et ça, ça te fait rire ? », tenta Draco en mettant sa main sur sa cuisse et en rapprochant lentement son visage du sien.
« Non ! », hurlèrent les invités.
« Tu vois, ils sont vivants », confirma le blond avec un sourire satisfait.
« Tu l'as fait exprès ? », s'offensa Ron en se reculant.
« Bien sûr », acquiesça Mister sourire de l'année. « Même si du coup, j'ai vraiment envie de t'embrasser maintenant… »
« Bah te gêne surtout pas… »
« Pitié, il y a des chambres et des dortoirs pour ça ! », les coupa… George.
« Gardez-en pour la nuit de noces », ajouta… Fred (on notera les progrès du narrateur pour l'identification des deux zigotos).
« Depuis combien de temps ? », demanda Molly qui semblait avoir repris une couleur normale.
« Cinq mois et une semaine », répondit Draco sans se départir de son sourire.
« Cinq mois ? Ronald Bilius Weasley ! Tu es fiancé depuis cinq mois et tu ne nous en parles que maintenant ? »
« Non », corrigea Ronald, « nous sommes ensemble depuis cinq mois, mais ça ne fait qu'une semaine que nous sommes fiancés. »
« Et si Ron hésitait à vous en parler, c'était pour éviter une réaction comme celle-ci… »
« Je ne vois pas de quoi tu parles ! », hurla Molly alors que son mari éclata de rire (pour l'effet dramatique, c'est un peu raté). « Et toi arrête de rire comme ça ! »
« Peux… pas… », s'étouffa son pauvre mari qui en pleurait, même si c'était en grande partie dû à l'alcool.
« Mais papa, qu'est-ce qui t'arrive ? », s'inquiéta Ginny.
« Ta mère est simplement déçue de ne pas pouvoir confectionner de robe », lâcha Arthur avant de rire à nouveau, suivi par bon nombre des invités.
« Grmpfhu-le-sale-traître-grmpfffh... », grogna Molly.
« Ça veut dire félicitations », traduisit Ginny à l'adresse de son frère.
« Bon », plaisanta Arthur, « si vous avez d'autre couples à nous annoncer, c'est le moment… »
« Ben… », se lança Harry.
« En fait… « , lâcha Ginny au même moment.
« Enfin ! », s'extasia une fois de plus Molly. « Votre mariage sera magnifique ! Harry, mon chéri, tu fais déjà partie de la famille. »
« Mais c'est pas vrai ! », craqua Ginny. « On peut en placer une, oui ? »
« D'accord ma puce, je comprends que tu ne veuilles pas te marier maintenant, mais penses-y. »
Ginny adorait sa mère. Mais Ginny détestait quand elle voulait tout contrôler. Et surtout, Ginny savait que si Molly ne voulait rien entendre, ce n'était même pas la peine d'essayer de s'exprimer. Alors, elle fit la seule chose qu'elle pouvait faire pour que sa mère se taise. Elle embrassa son compagnon – son vrai compagnon. Rapide et efficace, voilà comment elle était, Ginny.
« Wow ! Nous venons d'assister en direct à la cocufication du célèbre Survivant. Ici Gred et Forge Weasley, en ligne depuis le Terrier pour récolter la réaction immédiate du jeune homme bafoué. Harry, c'est à toi… »
Le cocu se contenta de lui tirer la langue, acte plein de maturité et de grâce. Il souffla un bon coup puis lâcha les mots interdits : « Moi, c'est avec Severus Snape que je sors. »
« C'est une blague ? », s'inquiéta Mc Gonagall qui fusillait son collègue du regard. « Severus, ne me dites pas que… »
« Que quoi, Minerva ? Que j'ai fait comme Lupin avec la jeune Weasley ? Que j'ai simplement craqué après avoir résisté si longtemps ? Oui peut-être… »
« Pour Remus, c'est différent. Il s'est confié à moi et j'en ai beaucoup discuté avec miss Weasley. Mais vous ! Vous êtes bien la dernière personne qui semblait éprouver de l'affection envers monsieur Potter. »
« Il s'est bien rattrapé depuis, je vous assure », contra Harry. « Je peux vous montrer, si vous voulez… »
« Non non », s'empressa de répondre la directrice. « Je veux bien vous croire. »
« Mais c'est injuste », se plaignit le jeune homme. « Tous les couples de ce soir ont eu droit à leur moment à eux, pourquoi pas nous ? »
« Parce que je n'aime pas les démonstrations d'affection en public », lui rappela Severus.
« Pourtant », opposa le jeune homme, « ça ne semblait pas te déranger, la semaine dernière. »
« Tu ne m'as pas laissé le choix », se justifia-t-il.
« Comme maintenant », décida Harry avant de se jeter sur ses lèvres pour un baiser passionné. Baiser auquel Severus ne put s'empêcher de répondre avec tout autant de fougue.
« Pitiéééé », intervint Ron. « Mes yeux vomissent ! »
« Attends, je vais t'aider à oublier ! », se proposa Draco en imitant son parrain.
« J'adore les dîners chez les Weasley ! », s'exclama Sirius. « C'est quand le prochain ? »
« Faudrait déjà que celui-là se termine », soupira Molly d'un air accablé. Et pour commencer, que les bouches se décollent les unes des autres avant que le repas ne refroidisse. »
Et après moult efforts, menaces et sortilèges, le repas put se poursuivre dans des conditions presque normales – par normales, j'entends sans meurtre ni accouplement en public. Oui, ce fut vraiment un dîner mémorable !
La soirée touchait à sa fin. Tous étaient rentrés dans la maion, assis à table à discuter ou blottis dans les canapés à somnoler dans les bras de sa moitié. Molly commençait à se faire à l'idée que ses deux plus jeunes enfants ne se marieraient pas avec Harry et Hermione comme elle l'avait prévu. Elle ressassait ses rêves de robes blanches en surveillant d'un œil suspicieux le petit Malfoy, qui marmonnait elle ne savait quoi à l'oreille de son fils.
Son intuition se confirma quand Ron vint lui demander si Draco pouvait rester dormir.
« Mais enfin, tu sais bien que nous n'avons pas assez de chambres. Avec Sirius et Remus qui dorment ici ce soir, nous n'aurons aucun lit de libre… »
« Harry m'a dit que comme Snape ne restait pas cette nuit, lui non plus. Du coup, Dray peut dormir dans ma chambre ! »
« Mais c'est ridicule, voyons. Il faut que je trouve Harry. Où est-il ? »
« Aucune idée. »
Bien sûr, il se garda bien de lui dire qu'en fait, on ami s'était absenté dans la salle de bains depuis un bon quart d'heure Et que comme par hasard, un certain professeur de potions manquait lui aussi à l'appel.
En fait, il y eut beaucoup de choses que Molly ignora, cette nuit-là. Et c'était beaucoup mieux pour elle.
Mais s'il devait y avoir une pensée qui rassemblait le plus de personnes, en cette douce soirée de juillet, c'était bien la suivante :
Pendant que Severus et Harry profitaient de toutes les possibilités qu'offrait une salle de bains…
Pendant que Ginny proposait à un Sirius ravi de lui laisser sa place dans la chambre d'Hermione contre l'accès à celle de son Remus…
Pendant que Ron et Draco se câlinaient innocemment sur le canapé en se décidant sur toutes les positions qu'ils pourraient tester pour 'inaugurer' la chambre du roux…
Pendant que tout ce beau monde avait l'esprit envahi d'images obscènes incluant la personne qui avait gagné leur cœur, tous s'accordaient à penser qu'annoncer son couple n'était pas si terrible que ça. Maintenant, ne restait plus qu'à célébrer cette vie à deux qui ne faisait que commencer. Et tous connaissaient une très bonne manière de le faire…
Et voilà, c'est fini :'(
Merci à tous d'avoir suivi cette fic et de donner un sens à mes écrits en reviewant ^^
J'ai tellement pas envie d'arrêter sur ce sujet que j'ai déjà commencé à écrire des préquelles sur comment chaque relation a commencé ;)
Elles seront bientôt toutes dispo ici : http(:)/www(.)fanfiction(.)net/s/7692248/1/La(_)ou(_)tout(_)a(_)commence
Je sais, je me suis lâchée sur les parenthèses, limite ça serait plus rapide d'aller direct sur mon profil. Après moi je dis ça, je dis rien... *sifflotement innocent.*
J'espère vous y retrouver très bientôt :D
Dark Roz.
