Merci à Mlissa et ses encouragements ;-)

Et suite de l'aventure...

Avis à ceux qui n'aiment pas trop lire du sexe explicite : vous devriez pouvoir supporter le début, mais si ensuite, vous entrez avec eux dans la chambre... c'est à vos risques et périls ! :-p


- Après toi, Scully.
Elle haussa les épaules en regardant Josh disparaître dans sa chambre et s'avança dans le couloir mal éclairé. Le motel était assez grand, l'air de rien. Et mieux entretenu que son accueil ne le laissait paraître.
- Scully ? murmura Mulder par dessus son épaule.
- Oui ?
- Tu es détendue, là ?
- Détendue ? ! Mais oui… Pourquoi me… ?
Au moment où elle levait ses yeux vers lui avec étonnement, il lui saisit le poignet, l'attira vivement sur le côté dans un petit recoin et la plaqua avec force contre le mur. La respiration coupée, elle sentit brutalement tous ses muscles se relâcher, son cœur lui tomba dans le ventre puis son corps tout entier se raidit parcouru d'une électricité aussi délicieuse qu'insupportable. Il plaqua sa large main sur son cou, elle bascula la gorge vers l'arrière, laissant échapper un gémissement de ses lèvres entrouvertes…
- Mulderrr… !
La bouche de son partenaire parcourait la peau fine de son cou. Il la dévorait de baisers affamés et articula, non sans difficultés, entre deux assauts.
- Si tu ne veux pas… arrêtes-moi tout de suite !… Je m'exécuterai… sans le prendre pour moi… Promis !
Elle rit. D'un rire rauque, troublée… Il n'avait pas perdu une miette de sa discussion avec Josh.
- Alors ? relança-t-il.
- Alors, continue !
Il ferma les yeux de félicité. Puis il glissa ses doigts sur la pulpe brillante de ses lèvres et d'autorité, prit sa bouche et l'embrassa avec volupté. Étourdie de plaisir, elle ondula sous son corps lourd et tenta de dégager son bras pour l'étreindre davantage. Mais il accentua sa pression et attrapa l'autre main pour les immobiliser toutes les deux contre le mur.
- Dana…
- Mmm…
- Il me semble…
- Ouiiiii ?
- … que tu apprécies que je sois…
- Oh, mon Dieu Mulder !
Le mouvement circulaire de son bassin tout contre elle la rendait folle.
- … que je sois assez viril... Dans nos ébats, je veux dire.

Il s'écarta légèrement pour observer sa réaction. Il ne voulait pas courir le risque d'un malentendu. Elle laissa échapper un murmure plaintif lorsqu'il s'éloigna. Elle reprit son souffle, tête baissée, et finalement se redressa et planta ses yeux noirs de désir dans les siens. Quelques secondes s'écoulèrent où le temps se suspendit au rythme de sa poitrine. La question était lourde de sens. Elle le savait. Et finalement, comme le calme précède la tempête, elle murmura, posément :
- Oui. J'aime… Pas seulement ça, mais j'aime ça.
L'émotion faisait frissonner Mulder. Ses yeux verts d'ordinaire si clairs brillaient d'excitation, ses mains s'affranchissaient et effleuraient avec la délicatesse du musicien pour son instrument le derme tendre et chaud de son amante. Elle se sentit fondre sous son regard si doux et impérieux en même temps.
- Est-ce que tu aimerais que j'aille… un peu plus loin ?
Des étincelles enflammèrent l'émeraude de ses pupilles. Elle se noyait en lui. Elle baissa les paupières. Un court répit à la déferlante d'ondes sensuelles qui parcouraient son dos, de sa nuque jusqu'au bas de sa colonne vertébrale. Et lorsqu'elle rouvrit ses yeux, elle le fixa avec fièvre et confessa dans un souffle, en se mordant la lèvre inférieure.
- Je crois que j'essayerai bien…
Le sourire de son partenaire s'élargit. De ses paumes larges, il caressa ses épaules délicates et descendit en augmentant sa pression sur les contours de sa taille. Elle était encore bouleversée de son aveu, plus nue que nue. Malgré tout l'amour qu'elle éprouvait pour lui, la peur la disputait à l'excitation. Un court instant, elle fut prise de remords.

- Dana ?
- Fox ?
- Veux-tu que nous convenions d'un code ?
Elle éclata de rire. Un rire libérateur. Un rire brouillé, altéré par l'excitation. Il pressa son corps contre le sien et murmura à son oreille :
- Je suis sérieux, agent Scully.
Elle frissonna.
- Je crois que je peux te faire confiance, non ?
- Méfie-toi !
Sa voix rauque la troubla.
- D'accord. Alors disons… euh…
- « Je me rends ! ».
- Pardon ? !
- « Je me rends ! ». Trois fois de suite. Et tu as ma promesse que je te libère dans la seconde.
- « Je me rends », essaya-t-elle en le regardant dans les yeux.
Il sourit et fit glisser ses mains sur sa poitrine.

- Mulder…
Il défit un bouton et introduisit une main baladeuse dans son soutien-gorge. Elle sursauta.
- Arrête, on va nous voir !
- Les veinards ! J'espère qu'ils apprécieront le spectacle, gloussa-t-il en posant son autre paume sur sa cuisse et en remontant lentement sa jupe.
Elle frémit en sentant ses doigts se faufiler vers l'intérieur de sa jambe.
- Oh mon Dieu, continue mais pas ici, je t'en prie !
- Comprends pas, grogna-t-il le nez dans son corsage en appuyant de plus en plus ses caresses sous la ceinture.
- « Je me rends ! ».
Il la prit sous les fesses et la souleva contre le mur en grognant de plus belle.
- Scully ! Oh bon sang Scully ! psalmodia-t-il en relevant vivement son chemisier pour baiser sa peau nue et brûlante.
Elle gémit à nouveau.
- Mulder !
- J'ai envie de toi, tout de suite !
- Dans la chambre, s'étrangla-t-elle.
- Ici !
Elle sentit sa main droite s'introduire entre leurs bassins et l'effleurer au travers de sa culotte. Elle allait défaillir ! Il y eut un bruit de pas dans le couloir.
- Stop Mulder, se débattit-elle dans une crise de panique. Quelqu'un vient !
- Bien lui en prenne !
- « Je me rends ! ».
Il interrompit son mouvement et leva son regard fiévreux vers elle.
- Je me rends ! Je me rends ! Je me rends ! supplia-t-elle.

Il la posa rapidement au sol, ôta sa veste et la lui passa autour des épaules pour dissimuler son apparence négligée. Un peu déboussolée, elle tira sur sa jupe, mais avant même qu'elle ait pu terminer, il lui saisit le poignet fermement pour l'attirer à son côté et rejoint le couloir central à grandes enjambées.
- Chérie, tu dois te reposer. Ce voyage t'a épuisé, déclara-t-il d'une voix forte alors qu'ils croisaient un homme au profil de représentant qui arrivait dans l'autre sens.
- Épuisant, oui, c'est le mot, souffla-t-elle encore secouée.
- Passe-moi la clef, tu veux ?
Elle s'exécuta en mode pilote automatique. Il introduit la clef dans la serrure et ouvrit en lui laissant le passage.
- Regarde si cette chambre est sympathique ! s'enthousiasma-t-il en poursuivant son petit manège.
Elle sourit.
- Mulder, je crois qu'il ne nous entend plus là…
Il lui rendit son sourire. Et claqua la porte derrière lui.

Surprise, elle leva ses yeux bleus vers lui. Il la déshabillait d'un regard de braise. Elle sentit son corps s'enflammer instantanément de nouveau. Il restait debout, et la fixait avec une expression terriblement troublante. Il commença très lentement à défaire le nœud de sa cravate.
- Je vois que nous avons le lit adéquat, murmura-t-il d'une voix basse et tranquille.

Elle se retourna vers leur couchage. Il n'avait rien de spécial, lui semblait-il. Lorsqu'elle fit volte-face pour lui en faire la remarque, elle sursauta. Il s'était avancé sans bruit…
Il était très près. Elle pouvait sentir son souffle sur son front. Il prit sa cravate entre ses doigts, la fit passer derrière le cou de Scully et se mit à jouer avec, faisant glisser la soie douce de gauche à droite sur sa nuque. Elle ferma les yeux sous la caresse et le laissa coller son bassin contre le sien alors qu'il poursuivait le mouvement envoûtant contre sa peau. Elle basculait petit à petit dans un océan de sensations qui paralysait toute pensée, prête à s'abandonner sans résistance.
D'un tour de poignet, il réduisit la longueur du tissu et attira le visage déjà levé de sa partenaire vers le sien. Il approcha sa bouche et effleura ses lèvres. Elle était toute entière tendue vers lui et tenta de lui voler un baiser mais il esquiva malicieusement.
- Mulder…, soupira-t-elle en récupérant enfin l'usage de ses membres.
Elle saisit son visage entre ses mains et monta sur la pointe de ses pieds pour essayer de l'atteindre et d'arracher ce baiser qu'il lui refusait.
Il rit en secouant la tête.
- Non, non. Ce n'est pas comme ça que ça doit se passer ma belle !
- Qu'est-ce… ?
Tenant toujours la cravate dans ses mains, il la fit descendre dans le dos de Dana pour la maintenir au plus près de son corps. Soudain, il laissa filer la bande dans sa main gauche et d'un coup de rein, il renversa sa partenaire sur le matelas.

Elle hoqueta de surprise.
- Fox…, commença-t-elle…
Sans lui laisser le temps de poursuivre, il sauta sur le lit, emprisonna sa taille entre ses cuisses et couvrit sa bouche d'une main large.
- Plus un mot, ma belle !
Elle se débattit, consciente de faire monter l'excitation en intensifiant le frottement de leurs deux corps. Elle parvint à le déséquilibrer et se dégagea une seconde de son étreinte. Attrapant son bras, elle réussit à le renverser mais il se servit de l'élan du mouvement pour rouler à nouveau sur elle de tout son poids.
- Qu'est-ce que tu veux faire ? souffla-t-elle en se débattant de plus belle et en lui griffant involontairement le ventre.
- Ouch ! Mais c'est qu'elle se défend, la diablesse !
- Réponds !
- Tu n'as pas besoin de le savoir !
- Tu crois ça ! Il va falloir argumenter un peu mieux !
- Arrête de causer, femme ! ordonna-t-il en lui chatouillant agressivement les côtes.
Elle éclata d'un rire rauque et lutta avec une telle force qu'elle finit par s'extirper de sa prise puissante. Un instant, elle crut qu'elle pourrait prendre l'avantage. Elle s'apprêta à se jeter sur lui pour l'immobiliser à son tour mais au dernier moment, il fit un écart sur le côté, empoigna son bras, lui replia dans le dos et la fit basculer contre les draps. Il s'assit confortablement sur ses reins en maintenant toujours le bras de Scully coincé en arrière et se pencha vers son oreille.
A bout de souffle, le visage tourné contre le matelas, elle abandonnait la lutte petit à petit.
Il prit délicatement le lobe entre ses dents et la titilla doucement instillant d'irrésistibles secousses en elle. Elle brûlait de désir et sentit des flots embraser son sexe humide alors qu'il lui murmurait d'une voix qui l'affolait.
- Je vais te faire subir les derniers outrages et je te jure que tu en redemanderas jusqu'à mourir de plaisir !
En toutes autres circonstances, elle aurait jugé tout ça ridicule, excessif, cliché voire hors de propos. Mais là, ces mots susurrés l'électrisaient littéralement.
Elle sursauta lorsqu'il lui ôta sa veste d'un geste brusque et joignit ses deux mains derrière son dos. Elle risqua une ultime diversion comme le dernier rempart du réalisme face au fantasme.
- Tu vas abîmer ta cravate… articula-t-elle difficilement.
Il serra le nœud juste assez pour qu'elle se sente captive et à sa merci. Il testa sa résistance et lui répondit avec un large sourire en la tournant vers lui.
- Je crains de ne pas abîmer que ma cravate… Je crois que je vais aussi avoir besoin de ça !
Et lentement, sous le regard fiévreux de Scully, il déboutonna un à un les boutons de sa chemise dévoilant petit à petit son torse puissant et sa peau brillante.
Elle s'enivrait des odeurs capiteuses de son corps d'homme. Les flammes dansaient au fond de son regard et irradiaient telles un buisson ardent. Elle passa sa langue sur ses lèvres sèches, et tout en le fixant avec une intensité qui le faisait frémir, elle souffla un coup vers le haut pour dégager son front d'une mèche rebelle qui lui tombait sur ses yeux bleus profonds comme les abysses. Il sentit son propre désir si fort qu'il en avait mal. Il tremblait presque de ne pas être déjà en elle alors qu'elle le contemplait elle aussi en proie aux foudres de la passion.
Il caressa ses lèvres gonflées et si sensuelles du bout du doigt. La bouche de son amante s'entrouvrit, laissant échapper des soupirs de plaisir et des râles de frustration. Puis il retira complètement son vêtement et le passa sous la tête de Dana.
- Je veux que tu écoutes ma petite musique comme jamais tu ne l'as écouté, Dana.
Elle le dévisagea bouleversée, profondément émue et le laissa lui nouer le tissu sur les yeux.
- Tu ne vois plus rien ? chuchota-t-il.
- Rien, confirma-t-elle dans un souffle rauque.

Et il se mit à défaire avec une lenteur insupportable son chemisier.
Elle se taisait, « écoutant » chacun de ses infimes mouvements, bataillant pour tenter de maîtriser sa respiration qui s'emballait. Ses tempes bourdonnaient, elle voyait rouge. Un rouge vibrant, ensorcelant, aveuglant. Elle sentait chaque parcelle de sa peau comme si sa conscience se retrouvait submergée par ses sensations. C'était la revanche du corps sur l'esprit, des sens sur la réflexion. Elle n'était plus capable de la moindre pensée cohérente. Son cerveau n'était plus qu'une peau qu'on caresse. Sa volonté, une feuille qu'une brise plie et soumet à son envie.
Elle était toute entière concentrée dans les quelques millimètres de ce carré de peau juste au-dessus de la clavicule sur lequel Mulder faisait glisser son doigt. Elle devenait ce cercle autour du nombril qu'il parcourait du bout de sa langue. Elle n'était plus que ce mamelon qu'il aspirait délicatement entre ses lèvres.
Et sa nuque qu'il léchait doucement jusque derrière l'oreille…
Et aussi l'intérieur de sa cuisse qu'il baisait avec d'infinies tendresses…

Elle le sentit glisser ses deux paumes larges entre ses jambes.
Son tremblement était maintenant continu, irrépressible. Elle frissonnait à chaque contact de ses doigts.
Il ne pouvait pas être seul. C'étaient des dizaines de mains qui semblaient parcourir chaque parcelle de sa peau. Des langues venues d'on ne sait où exploraient chaque recoin, enveloppant un orteil, prospectant l'arrière de ses genoux, suçant l'aréole de son sein avec une application studieuse et insoutenable.
Il fit tomber sa jupe sur le sol et avec d'infinies précautions, tira la culotte vers lui jusqu'à ce qu'elle passe le pied qu'il gratifia d'un baiser furtif.

Et soudain, ses mains ne la touchèrent plus. Il ne parlait pas. Mais il était là.
Elle percevait son souffle rapide juste au-dessus d'elle.
Il la regardait, la déshabillait à nouveau par la force de ses yeux. Alors qu'elle ne le voyait pas.
Sa poitrine se soulevait de plus en plus haut. Sa toison cuivrée était offerte à son examen amoureux. Elle restait là, nue ou presque, abandonnée, ouverte comme jamais.
Elle sentit le lit qui se mettait à tanguer dangereusement. Il se levait. Elle devina qu'il était debout juste au-dessus d'elle à l'enfoncement qu'elle percevait de chaque côté. Le cou tendu vers l'arrière, elle se tortilla pour essayer de remonter davantage sur le matelas et se soustraire à son observation et à cette caresse virtuelle qui la rendait folle. Elle commença à se redresser sur ses coudes non sans peine.
- Touche-moi, Fox ! Ne me laisse pas comme ça, je t'en prie !
Elle se consumait et c'est du bois dur qu'elle voulait embraser dans ses flammes !
- Fox !
Elle roula sur la gauche en espérant l'emporter dans sa chute, mais il bondit par terre avec légèreté en riant.
- Des impatiences, peut-être ?
- Mulder !
Elle n'eut pas le temps d'en dire plus, il avait attrapé ses chevilles et la tirait jusqu'à ce que seul son dos repose encore sur le lit. Il s'agenouilla et elle expira, les lèvres tremblantes, en sentant qu'il installait ses genoux sur ses épaules. Elle priait. Que sa bouche vienne apaiser le feu au centre de son corps. Immédiatement. Ou à la rigueur, tout de suite !
Les mains de Fox tenaient fermement ses cuisses tendues comme un arc et sa tête se fraya un passage entre ses jambes. Les mèches en bataille de Mulder venaient effleurer comme une torture la peau fine si près de son point névralgique.
Il allait l'embrasser. Elle se savait au seuil de la jouissance, son sexe palpitant comme un cœur qui s'emballe. Ses lèvres du haut à lui viendraient doucement se poser sur ses lèvres à elle, les lèvres intimes qui exsudaient déjà leur écume blanche et salée. Elle l'attendait comme jamais elle n'avait attendu le baiser d'un homme sous son ventre.
Du dos de la main, il frôla la discrète broussaille dissimulant son pubis. Elle tressaillit et en s'appuyant sur ses poings liés, gesticula pour précipiter la rencontre. Qu'il la prenne ! A pleines mains, à plein membre. Qu'il l'enveloppe, qu'il l'investisse, qu'il la comble et la transperce de son désir triomphant. Et qu'il explose les vannes du barrage et libère les torrents de plaisir qui cognaient à la porte de son esprit.
Mais d'une paume ferme appuyée sur son ventre, il la repoussa doucement et se mit à souffler tout doucement sur le feu, l'attisant en attisant l'intolérable frustration. Elle gémit.
- Mulder, viens !

Il promenait son souffle tiède tout autour de son sexe.
- Au nom du ciel, Mulder, viens ! ! !
Il goûta avec délice sa supplication, mais poursuivit son petit jeu.
- Vous me tutoyez, ma belle ? ! Mais nous n'avons pas gardé les cochons ensemble !
Elle se serait damnée pour qu'il l'embrasse pleinement, goulûment. Elle abdiqua.
- D'accord, d'accord ! Venez ! Par pitié, venez, espèce de sale type !
- En effet, c'est nettement mieux comme ça !
- Mulder ! Prends-moi !
- C'est quand je veux, ma belle !
- Nooooooon !
De rage, elle se dégagea de son étreinte. Et jeta tout le poids de son corps contre lui. Ils roulèrent par terre.
- C'est inhumain ! Tu vas payer, Mulder !
Elle n'y voyait rien et se cognait autant contre les pieds du lit que contre son partenaire. Il n'avait aucun mal à se défendre et la releva vivement. Il ne s'agissait pas qu'elle se blesse, alors que ses poignets étaient toujours noués. Il la poussa contre le mur et plaqua sa main entre ses cuisses. Ce qui eut pour effet immédiat de la faire taire et de lui couper la respiration.
- Pas très docile la gazelle, murmura-t-il à son oreille en pressant sa paume contre le sexe gonflé et palpitant.

Lorsqu'il avait posé ses doigts sur le mont de venus, il avait senti tout le corps de son amie s'affaisser brusquement contre lui, comme si cette tension insupportable avait finalement réussi à rompre les digues. Et lorsqu'il aperçut une larme de dépit et de soulagement glisser lentement sur la joue de son amante à bout de forces, il fut soudain ébranlé et prit de remords. Du bout des lèvres, il lécha doucement la goutte salée et remonta son chemin jusqu'aux commissures de la bouche de Dana. Et tout en la serrant contre lui, il l'embrassa avec une infinie douceur. Ses lèvres souples caressaient sa bouche. Elle ne put résister aux assauts délicats et rendit les armes. Ses propres lèvres s'affranchirent et se mirent à explorer ardemment la bouche de son amant. Ils s'embrassèrent avec fougue, assoiffés l'un de l'autre, partageant un baiser avide, ardent, haletant. Il était affamé, enflammé, empressé. Elle était chavirée, vorace mais tellement douce. Jamais, il ne l'avait senti si fragile et si forte qu'en cet instant. Jamais elle ne l'avait perçu si sauvage et si aimant qu'en ce moment.

Il la prit dans ses bras et l'allongea avec mille précautions sur le lit.
- Fais-moi confiance, lui murmura-t-il en enfouissant sa tête dans son cou.
- Je suis à toi, frémit-elle presque sans voix. Fais de moi ce que tu veux…, lâcha-t-elle dans un dernier souffle.
Elle pleurait. Il était bouleversé.


...

Pause... ;-)

...

Mais ne croyez pas que je vais m'arrêter en si bon chemin !