Et on continue !

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Il crevait d'envie de venir boire à sa fontaine. Non sans un fugitif déchirement, il se retira d'elle pour passer plus librement sa main. Il enveloppa de sa paume le sexe tumescent et de façon presque imperceptible, se mit à le masser graduellement, d'abord en exerçant une pression infime mais déjà foudroyante, puis en appuyant sa caresse… lentement. Il guettait dans les attitudes de Scully le point de rupture, et lorsqu'il la sentait prête à défaillir, il calmait le jeu pour mieux reprendre après.
Tout en poursuivant son mouvement, il posa tendrement sa bouche sur ses mamelons rouges et durs et téta délicatement ses boutons saillants. Puis sa langue s'aventura un peu plus bas, tourna autour du nombril, se perdit quelques secondes sur le ventre blanc qui montait et descendait de plus en plus rapidement au rythme de la respiration de Dana. Il approchait de la zone de tous les dangers et la sentait toute tendue vers cette rencontre.
Il ôta sa main et releva la tête.
- Tu pourras supporter que je vienne t'embrasser… par ici… ?
Il effleura insensiblement son clitoris.
- … ou tu te rends ? !
- Je mourrais peut-être mais je ne me rends pas ! jura-t-elle vaillamment en réprimant l'envie de se dérober à sa caresse.
- Je reconnais bien là ma guerrière préférée ! En garde alors !
- Je suis sans arme, Mulder et je ne peux toujours pas te voir…
- Quel dommage ! jubila-t-il.
Et il plongea son visage entre les cuisses humides de son amante. Elle tressaillit, contracta ses abdominaux et tenta de refermer ses jambes en les relevant contre son ventre. Mais il la saisit fermement de ses bras puissants et l'obligea à écarter les cuisses. Tout en la maintenant complètement ouverte de ses mains larges, il approcha sa bouche de la vulve éclose comme une fleur de passion.
Elle retenait son souffle, essayant de se préparer à le recevoir. Elle avait la sensation vertigineuse de s'apprêter à affronter sans la moindre défense l'œil d'un cyclone.
Très doucement, il posa un premier baiser au sommet de ses pétales grenat. Puis lentement, il darda sa langue entre ses lèvres et la promena tout autour du bouton de plaisir qui s'épanouissait déjà. Subtilement, il traça des cercles concentriques autour de lui, resserrant ses assauts comme autant de tortures de plus en plus près de l'extrémité si vulnérable.
Au bord de l'apoplexie, elle remuait son bassin en une danse sensuelle pour tenter de le diriger et de l'amener exactement là où elle l'appelait de tous ses vœux. Il la regardait faire avec bonheur et voulut accompagner son mouvement. Avec mille précautions, il fit couler ses mains derrière son dos et tout en se mettant à genoux face à elle, il la souleva délicatement. Il se positionna pour qu'elle puisse confortablement laisser reposer ses lombaires sur ses cuisses à lui et enlaça sa taille avec émotion.
Elle n'avait pas pu voir sa position mais elle reconnaissait ses gestes tendres et précis. De son talon, elle caressa le dos voûté de son partenaire. Il plaça à nouveau ses paumes sous ses reins et monta à sa bouche son sexe offert comme jamais. Elle ne pouvait plus rien faire pour l'empêcher de l'embrasser profondément. Ses jambes étaient repliées contre elle, ses pieds reposaient contre les épaules de Mulder. Elle était aussi ouverte que possible, exposée et sans défense face aux sollicitations buccales de son amant.
Il le savait et attaqua doucement du plat de sa langue tiède et délicieuse comme le miel le délicat clitoris. Il le lécha, voluptueusement, piane-piane jusqu'à la sentir se convulser à chaque passage. Puis avec gourmandise, il fouilla délicatement ses lèvres provoquant des borborygmes de plénitude chez Scully. Il joua ainsi un moment et soudain, il enfouit malicieusement son visage dans cette intimité vibrante, enivrante et insinua le bout de sa langue dans l'étroitesse vaginale.
Elle se cambra contre ses paumes en laissant échapper un gémissement de plaisir. Il insista, explorant avec agilité ses parois cachées et finalement, s'en détacha pour saisir entre ses lèvres le clitoris gonflé et glissant d'écume.
Elle tressaillit. Il sourit. Il avait un plan…

Il se mit à suçoter le bouton rose, d'abord presque imperceptiblement puis en augmentant l'intensité de son aspiration petit à petit.
- Mon Dieu, Mulder !… articula-t-elle le souffle court, en se tendant par réflexe contre sa bouche. C'est insupportable !
Il interrompit sa caresse.
- Tu as raison, j'arrête ! convint-il sérieux comme un pape.
- Hein ? hoqueta-t-elle stupéfaite. C'est… Tu plaisantes là ? !
- Non pas du tout. Je me conduis très mal avec toi.
- Mais enfin, qu'est-ce qui te prends ?
- Rien. C'est juste que… je crois vraiment qu'il faut se parler ! C'est important en amour… insista-t-il réprimant un rire face à l'expression consternée de Dana.
- N'importe quoi ! Ce qui est important là, tout de suite, c'est…
- Quoi ? triompha-t-il.
Elle soupira et finit par murmurer d'une voix rauque et très basse.
- Mulder, je t'en conjure, embrasse-moi… !
- Pardon ? J'ai pas bien entendu !
- Embrasse-moi, je t'en prie, chuchota-t-elle à peine plus fort. J'ai envie de toi…
- J'entends rien…
- Bon sang, Mulder ! Viens m'embrasser, au nom du ciel ! hurla-t-elle à deux doigts d'imploser.
- T'embrasser où ? finassa-t-il au comble du ravissement.
- Mulder !
Il éclata de rire.
- D'accord mais… Dana, avant que… bon je fasse ce que tu viens de dire…
- Epargne-moi ton petit numéro de sainte-nitouche !
- Avant - il ne se démonterai pas -, je souhaiterais qu'on discute d'une question de fond…
- Tu me fais marcher, c'est ça ?
- Je n'oserai pas. Alors, j'aimerais que tu considères extrêmement sérieusement la question suivante...
- C'est ça. Il se paye ma tête !
- La scientifique que tu es ne devrait pas mépriser les débats de fond, sermonna-t-il.
- Je ne suis plus scientifique, Mulder ! Je ne suis même plus une femme à cette seconde. Là, je jure que je ne suis qu'un sexe qui t'appelle ! Et qui t'implore de le prendre, de le combler et de le soumettre jusqu'à ce que je jouisse à en perdre la raison !
Il sourit aux anges. Il adorait l'entendre parler comme ça.
- Réponds d'abord !
- Est-ce que j'ai le choix ? grommela-t-elle folle furieuse et en même temps, de plus en plus excitée parce qu'elle pressentait bien qu'il avait une idée derrière la tête.
- Bien ! déclara-t-il visiblement très satisfait. Alors : qu'est-ce qui est le mieux : les doigts ou la bouche ?

- ...

- Doc ? Les doigts ou la bouche ?
Le fou-rire qui la saisit fut irrépressible et secoua son corps en nage de soubresauts incontrôlables. Emporté par son hilarité, Fox étreignit sa taille avec passion et s'abattit sur elle en riant de bon cœur.
- Sors de ce corps, Josh et laisse-moi respirer, réussit-elle à articuler entre deux spasmes.
- Tu adores quand je t'écrase ! Et je ne te libérerai que lorsque j'aurais ma réponse.
- Tu es inouï !
Elle peinait à se remettre.
- Moi aussi, je t'aime. Alors ?
- Sérieusement ?
- Très sérieusement !
Elle souffla un grand coup et s'efforça de ralentir l'emballement dans sa poitrine.
- C'est un choix cornélien…, commença-t-elle.
De sa bouche, il attrapa gentiment une larme salée qui coulait encore le long de sa joue.
- Et ? murmura-t-il.
- Et je dirais bien…
Elle ménageait ses effets. Et à son ton espiègle et son souffle court qui transpirait l'érotisme, il devina sa pensée.
- … je dirais bien « les deux, mon colonel ! », conclut-elle.
- Ensemble ? gloussa-t-il en affectant une mine consternée.
- Ensemble !
- Vous êtes bien exigeante, ma p'tite dame !
- Vous êtes plein de ressources il me semble…
Il rit.
- Parle-moi de mes ressources. J'adore ça !
- Qu'est-ce que tu veux entendre ? sourit-elle.
- Mmm… Des choses gentilles… qui stimuleraient mes performances par exemple, suggéra-t-il facétieusement.
Elle sentit sa bouche redescendre à nouveau entre ses cuisses et ses doigts habiles la caresser doucement.
- D'accord… Tu as des mains de magicien, Mulder. Et tu me fais tourner la tête…
- Continue…
- … Tu es un tourbillon qui m'emporte… et je me perds en toi comme dans un manège…
- Encore, Scully !
- Ta bouche !… Elle est de miel… et tes lèvres m'enflamment…
- Celles-ci ?
- Oh mon Dieu, oui !
Elle se tut, étourdie de sensations, affolée par ses caresses.
- Tu ne dis plus rien ?
- C'est que… J'en perds… mes mots… Où sont mes mots ? gémit-elle en grimaçant comiquement.
- Par ici peut-être ? proposa-t-il en introduisant tendrement un doigt en elle.
Elle inspira vivement et s'arc-bouta en se tendant vers ses lèvres brûlantes. Il passa son bras derrière ses reins et se retourna pour s'agenouiller au-dessus d'elle. Tout en continuant à attiser son excitation en la caressant avec la pulpe de son doigt, il se pencha entre ses jambes et se mit à lécher avec une lenteur et une suavité affolante son sexe bouleversé.
- Mulder, tu es le diable ! frémit-elle.
- Encore…, intima-t-il.
- Je veux bien brûler en enfer pour un seul de tes baisers… Je veux bien me damner pour sentir ta langue m'explorer et me tyranniser jusqu'à ce que j'en crève !
Il augmenta la pression de son baiser.
- Je veux…
Il serra ses cuisses contre la poitrine de Dana, emprisonnant ainsi son corps transi et redoubla d'ardeur dans son étreinte.
- Je veux…, bredouilla-t-elle totalement désorientée.
Sa prière mourut sur ses lèvres et se mua en un grondement de jouissance. Elle se consumait de plaisir, brûlante de fièvre, tremblante comme un nouveau né… Le rythme des caresses combinées de la bouche et du doigt de Fox montait en puissance, arrachant des sanglots à Scully. Elle n'était plus capable de prononcer la moindre parole.
Et pour la deuxième fois de la soirée, l'orgasme la cueillit enfin, brisa ses plus infimes résistances, et la déposa en haut d'un sommet vertigineux. Et le séisme l'emporta, la ravageant à chacune de ses répliques, alors même que l'épicentre s'élargissait, s'élargissait toujours plus, jusqu'à ce qu'il la contienne toute entière et l'abandonne nue et sans force comme le tsunami se retire de la plage à jamais transfigurée.

Il roula légèrement sur le coté tout en enlaçant la taille fine de son amante. Il dégagea ses jambes pour les allonger près de son visage magnifié par le plaisir et la contempla émerveillé quelques instants. Elle était tellement belle ainsi livrée à son extase, si excitante, et par-dessus tout, terriblement émouvante.
Du bout de son orteil, il caressa son cou dégoulinant d'eau et vint s'amuser près de ses lèvres. Ca lui arracha un rire rauque et voilé.
- Qu'est-ce que c'est que ce nouvel organe qui tente de m'investir ?
- Mon pied !
- Je me disais bien !
Elle lui rendit la pareille en tentant à l'aveuglette de lui chatouiller la figure.
- Tu es vexante ! s'esclaffa-t-il en retirant son membre.
- Non, non ! Laisse…
- Tu es sûre ?
- J'aime tes odeurs, toutes tes odeurs !
De ses mains généreuses, il caressa avec tendresse la courbe des hanches de Scully, ses fesses rondes et délicates. Puis, il installa sa tête contre sa cuisse, posa une main possessive sur son pubis encore chaud et huma ses arômes sensuels et ses senteurs intimes.
- Moi aussi, j'aime toutes tes odeurs… Tu permets que je reste un peu comme ça ?
- Ce que tu veux, Mulder… Ce que tu veux, lâcha-t-elle engourdie de bien-être et sur le point de s'abandonner entre les bras de Morphée… Mulder ?

- ...?

- Merci…
- Tout le plaisir était pour moi !
- Ça, c'est pas vrai ! protesta-t-elle mollement dans un dernier sursaut de lucidité avant de s'endormir dans un sommeil rempli de songes délicieux.
Cela le fit sourire. Il ceignit avec amour le corps apaisé de Dana, cette femme sublime qui s'était donnée à lui comme aucune autre ne l'avait jamais fait… Et sombra à son tour dans les limbes de la nuit.


A suivre...