Fandom: Ceux qui vont mourir te saluent
Disclaimer : J'admire Fred Vargas pour ses intrigues et ses formidables personnages X3
Personnages/Couple: Tibère, Claude et Néron. Mention de Valence/Tibère.
écrit en janvier 2009 pour lady_northway (ou Khalija, ou je sais plus quoi... elle a trop de pseudos XD) sur le prompt "crapaud homosexuel"
environ 450 mots
0o.
Tibère referma la porte derrière lui, avec un vague sourire fixé au visage. Un sourire tendre, un peu mélancolique, de jeune fille en fleur. Néron leva un instant les yeux de sa feuille et lui accorda un rapide regard avant de revenir à la rédaction de son livret.
- Où tu étais encore ? grogna Claude sans se détacher du fauteuil dans lequel il semblait s'incruster.
- Je filais... répondis le jeune homme en enlevant ses chaussures, sans se départir de son sourire.
- Tibère, mon ami, permet moi de te dire que tu es plus lent encore que ce crapaud homosexuel...
- Je te demande pardon, Lucius Domitius?
Néron se leva souplement et, esquissant quelques entrechats s'approcha de Tibère. Il se pencha sur lui, renifla sa nuque, et ses épaules.
- Tu croyais pouvoir échapper à mon omniscience ? Tu sens le lac, Tiberius Claudius Nero. Tu sens le lac à plein nez...
- Je sens le lac ?
Tibère porta un poignet à son nez et huma à son tour son odeur. Puis haussa les épaules, et tendit sa main à Claude.
- Claude, dis moi, trouves-tu que je sens le lac ?
Celui-ci condescendit à s'extraire du dossier de son trône pour venir promener rapidement son nez au dessus de la main de son ami, puis poussa un soupir et se laissa à nouveau aller contre son siège.
- Je trouve surtout que tu sens la sueur. Tu ferais bien d'aller te doucher...
- Tu vois Néron, mon ami, Claude ne trouve pas que je sens le lac...
- Claude est trop indulgent avec toi, regretta Néron en regagnant son sièges en quelques pas de danse. Dis moi, mon cher Tibère, à quel acte es-tu ?
- A quel acte ?
- Et bien vois-tu, Tiberius Claudius Nero, pour ce qui est de mon futur ballet, je n'en suis qu'au début de l'acte trois. Et pourtant, déjà l'esprit naïf à non seulement achevée sa mutation en crapaud, mais en plus a eu le courage de reconnaitre ses sentiments pour le froid bloc de granit sombré dans l'abîme bleuté. Et il n'a pas hésité à en faire part à ses amis, les poisson sociopathes, dans un magnifique trio que j'ai nommé "Spaghetti al dante" -oui, vois tu, j'avais faim au moment où j'ai composé ce trio, je me suis donc lancé dans une métaphore alimentaire... Tout ça pour te dire, mon cher Tibère, que tu es encore plus attardé que ce crapaud...
- Néron, mon ami, dit Claude après avoir poussé un nouveau soupir encore plus déchirant, cesse donc d'emmerder Tibère.
- Je te remercie, Claude, mon ami...
- C'est un grand garçon après tout. Il fait ce qu'il veut, ajouta-t-il après un court silence.
