Bonsoir (ou bon matin) à tous ! Comme promis, voilà le nouveau chapitre de My Sophomore Year ! Et, vu que j'ai ralenti la fréquence de publication, ce chapitre est beaucoup plus long que les précédents.
Merci à tous pour vos reviews.
Milles mercis à MissClaire29, ma béta éclair !
Les persos sont évidemment à S.M (Et je viens de me rendre compte qu'à l'heure où je poste ce chapitre, elle rêvait d'Edward et Bella dans la clairière ! Espérons que je sois inspirée cette nuit ! ^^)
On se retrouve en bas ! ;)
When I woke up
(Perfect World – Gossip)
Je me réveillai dans un endroit blanc. Tellement blanc que ça en était éblouissant. Ma tête me faisait extrêmement mal, et j'avais l'impression que mon corps avait été remplacé par une sorte de sac de farine. A côté de moi, je sentis une personne bouger, puis me parler :
- Bella ? Oh mon dieu, tu es réveillée ! Enfin ! Ne bouges pas, je sonne pour qu'on vienne s'occuper de toi.
Je reconnus cette voix comme appartenant à mon père.
- Pa … Pa … Où … est-ce qu'on … est ?Tentais-je d'articuler. J'attrapais avec difficulté la bouteille d'eau à côté de moi, et bus quelques gorgées afin de pouvoir parler correctement.
- Nous sommes à l'hôpital chérie. Tu ne te souviens de rien ?
- Je me souviens d'avoir traversé pour te rejoindre et te dire qu'Alice et Angela venaient à la maison, entendu un klaxon, puis une sorte de choc, mais franchement, je ne me souviens de rien d'autre, papa. Mais, quelle heure il est ? Ma voix était plus claire maintenant.
- On t'a donné de la morphine, donc tu as beaucoup dormi. Il est neuf heures du matin ma belle.
Un médecin entra. C'était un homme de l'âge de mon père, mais il était assez beau. Brad Pitt et Johnny Depp pouvaient aisément aller se rhabiller. Il était blond, plutôt grand, avec des traits fins mais plutôt anguleux. Il semblait musclé pour un médecin. Mais ce qui fît que je connus immédiatement son identité, sans même l'avoir rencontré une fois, fut son regard. Ses yeux étaient d'un vert émeraude étincelant. J'étais quasiment sûre qu'ils pouvaient se voir dans la nuit. Le médecin qui m'était attitré était donc le Docteur Carlisle Cullen. Franchement, je me demandais si cette famille ne me poursuivait pas aujourd'hui. Enfin, depuis hier, me corrigeais-je. Je fus tirée de ma réflexion quand le médecin me parla :
- Bonjour Isabella, je suis le docteur Cullen, et c'est moi qui te suis durant ton petit séjour parmi nous !
- Pas trop long, le séjour, j'espère ? Non, parce que j'aime vraiment cet hôpital, mais il serait dommage que d'autres personnes ne puissent pas profiter de vos délicieux repas, ironisais-je.
J'avais plusieurs fois testé le service de restauration de l'hôpital de Forks, à cause de ma gaucherie légendaire, mais les essais n'avaient pas été concluants.
- Ce serait dommage en effet, me répondit le docteur dans un sourire. Mais je te rassure, d'ici demain tu seras remise sur pieds. Les examens n'ont révélé aucun traumatisme crânien, tu t'es seulement évanouie sous le choc. Tu as une légère entorse, mais rien de plus, te voilà en pleine forme !
- Merci docteur Cullen ! Vous venez d'illuminer ma journée ! Moi-même je ne savais pas si j'étais sarcastique ou pas.
- De rien, Isabella, dit-il dans un rire. Oh, et, par pitié, appelles moi Carlisle. Tu es amie avec mes enfants, après tout.
Pas tous vos enfants; pensais-je.
- D'accord Carlisle. Mais je vous en supplie, moi c'est Bella, pas Isabella.
Il haussa les épaules.
- Donc, Bella pourra sortir demain ? Nous interrompit mon père.
- Si son état reste stable, je ne vois pas d'objection à ce qu'elle sorte. Nous n'avons pas détecté de problème sérieux.
- Merci, vous me rassurez docteur. J'avoue que Bella a l'habitude de me faire des frayeurs, mais jamais de cette ampleur.
- Bien. Je dois vous laisser maintenant, j'ai d'autres cas plus graves à voir, sans vouloir t'offenser, Bella.
- Il n'y a pas de problème, Carlisle.
- Au passage, Alice et Emmett vont venir te voir dans la matinée. Edward est sincèrement désolé, il te rendra visite ce soir certainement, il avait cours.
Je ne pensais franchement pas qu'Edward viendrait, et encore moins qu'il était désolé. Mais je remerciai tout de même Carlisle, qui quitta ma chambre, pour me laisser seule avec mon père et mes questions. Cela me tourmenta tellement que je décidai de poser la question qui me brûlait la langue :
- Papa, je me demandais, tu sais qui m'a renversé ? Je ne me souviens vraiment de rien. C'est assez déstabilisant.
Mon père souffla, mais me répondit tout de même :
- Eh bien, je suppose que je te dois le récit de ce qui s'est passé durant ton inconscience. Tu préfères la version longue ou courte ?
- Contentes-toi de me dire qui m'a renversé, et les circonstances. Tu me donneras les détails à la fin.
- C'est Edward Cullen qui t'as renversée.
Je fus assez choquée. Je pensais qu'Edward m'en voulait, mais au point de tenter de me tuer ? Je ne le pensais pas comme ça. Mais la journée d'hier m'avait servi de leçon, et je ne me fiais plus vraiment aux apparences.
- Je connais ce regard, Bella. Je te jure qu'Edward ne l'a pas fait exprès. Mon dieu, il était tellement paniqué lorsque je l'ai eu au téléphone ! Je me suis fait énormément de souci, et apparemment, il était dans le même état que moi. Son acte n'était pas volontaire du tout, et après examen de la scène d'accident, on a découvert qu'il a glissé dans une flaque, et malgré qu'il ait freiné, il t'a renversé. Il s'en veut tellement. Je pense que c'est un bon gamin, et son frère et sa sœur sont aussi très bien, même si Emmett me semble assez casse-cou. Il a passé la soirée ici, et il voulait rester avec toi jusqu'à ton réveil, mais je l'ai renvoyé chez lui. Ton état n'était pas préoccupant selon les médecins. Quand vous êtes arrivés, car il a pris l'ambulance avec toi, on l'a entendu crier dans tout l'hôpital que les médecins devaient se dépêcher. Il était très inquiet, Bella, je te le jure.
J'étais très étonnée. Lors de notre dernière rencontre avant mon accident, il avait été un vrai connard, et voilà qu'il s'occupait de moi, maintenant. Je notai intérieurement de demander à Alice un exemplaire du manuel fourni avec son frère, parce que là, j'étais vraiment perdue. Edward Cullen était pour moi une équation impossible à résoudre, et Dieu seul sait à quel point je détestais les maths.
- Ok, papa, c'est bon, j'ai compris la leçon. Maintenant, je suis encore fatiguée et j'aimerais bien me reposer, si cela ne te dérange pas. On reparlera de mon accident plus tard, d'accord ?
- Pas de problème, de toute façon, j'attendais que tu te réveilles pour partir au poste. Pas qu'on ait une affaire importante, c'est tellement rare, mais tu sais comment sont les chefs du commissariat général de Seattle, de vrais emmerdeurs.
Il embrassa mon front délicatement puis sortit de ma chambre, me laissant seule à mes interrogations. A quoi était dû ce changement si soudain dans l'attitude d'Edward ? Je décidai de ne pas me torturer plus l'esprit et après avoir -difficilement certes- vidé ma tête, je m'endormis rapidement.
Je fus réveillée par des coups frappés à la porte. Doucement, je dis à mes visiteurs d'entrer. La porte s'ouvrit sur Alice et Emmett. Ce dernier prit la parole :
- Eh ! Tinkerbells, ma petite fée clochette ! Tu nous as fait une grosse frayeur, tu sais ? Et ne dis pas que c'est la faute d'Eddie, hein ! Je sais très bien que tu t'es jetée sous ses roues pour qu'il te remarque ! Pourquoi c'est toujours Eddie qui a toutes les filles ? Ali', tu le sais toi ?
La seule réponse qu'il eût fut une tape derrière la tête de la part d'Alice.
- Aïe, ça fait mal, pixie !
- Tinkerbells ? C'est quoi ce surnom à la con Emmy Bear ? T'es sérieux là ? Et, Emmy, tu te rends compte que tu viens de me démasquer ? Parce qu'en fait, je suis tellement amoureuse d'Edward et obsédée par lui, que j'ai fait exprès pour qu'il me remarque, et qu'il réalise l'ampleur de son amour pour moi, je l'avoue. Parce qu'il m'aime, mais il ne le sait juste pas encore ! Mon obsession est si importante, que je le traque jour et nuit, je surveille votre maison, et je sais où il est à chaque instant !
- Bon, et si on redevenait sérieux ? Nous proposa Alice. Tu nous a vraiment fait peur, Bella. Je n'ai jamais vu mon grand frère dans un tel état pour une fille. On aurait dit qu'il était tiraillé de tous les côtés, et que te voir inconsciente le rendait extrêmement malheureux.
- Alice, je n'ai pas vraiment envie de parler d'Edward en ce moment, d'accord ? Je vais bien, c'est l'essentiel. Au fait, Angela n'a pas pu venir ?
- Non, et elle en est désolée, mais elle a été chargée d'accueillir les deux nouveaux, qui, au passage, ressemblent à des top models. Le garçon est vraiment super mignon ! Je suis sûre que je vais arriver à lui mettre le grappin dessus.
- Ouais, et la fille a des nichons carrément canons ! Pour une fille blonde sans cerveau, ça compense.
- Tu n'es qu'un sale misogyne Emmett Cullen ! M'exclamais-je.
- Miso-quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ton truc, Bella ?
- Ouais, et après ce sont les blondes qui n'ont pas de cerveau, dit Alice. Mais toi, ce n'est pas mieux. Tu ne réfléchis qu'avec ton cerveau d'en bas !
- Tu es brune, Alice, tu n'es pas censée défendre les blondes ! S'indigna Emmett.
- Mon dieu, Bella, je t'en supplie, fais quelque chose. Il me désespère !
- Emmett, j'ai une idée ! Tu pourrais essayer de la fermer juste une minute, histoire de voir comment ça fait ? Tu serais un ange ! Dis-je.
Après notre discussion assez animée, Alice me fit un rapide bilan des potins du lycée, puisque même si elle était nouvelle, elle était au courant de tout. Ce matin, avant les cours, Tanya avait piqué une crise de jalousie à Edward car il m'avait accompagnée à l'hôpital au lieu de se rendre chez elle. Edward l'avait, semblait-il, calmée en lui rappelant que j'avais trois ans de moins que lui, et qu'il n'y avait aucun risque qu'il sorte avec moi. Devant Alice, je ne dis rien, mais intérieurement, cela me blessa quelque peu. Encore une fois, mon âge était une barrière. Edward ne semblait pas comprendre que chez certaines personnes, l'âge n'est qu'un simple nombre, et que parfois, il faut regarder au-delà de ce nombre. Une fois de plus, il me décevait, même si je pouvais comprendre son point de vue. Mais tout de même, quand un garçon qui vous plaît vous rejette en quelque sorte, c'est assez douloureux. Mis à part cette petite altercation, il n'y avait rien de nouveau au lycée selon Alice. Nous étions à peine le deuxième jour de cours, et les gens n'osaient pas encore lancer des rumeurs, qu'elles soient vraies ou fausses. Je ne me faisais pas beaucoup de souci pour ma propre personne, car les rumeurs me touchaient rarement, j'étais la petite intello sans histoire.
Au bout d'une heure à discuter, Emmett et Alice partirent car s'ils avaient eu un trou de deux heures dans la matinée à cause d'un professeur absent dès la rentrée, ils devaient reprendre les cours juste avant le déjeuner.
A midi, mon père eût la gentillesse de m'apporter un sandwich. Je n'étais pas sûre de pouvoir supporter le repas de l'hôpital, car rien qu'à le voir, j'en avais eu la nausée.
Je passai l'après midi à rêvasser et regarder la télé, n'ayant rien d'autre à faire. J'étais encore fatiguée et j'étais incapable de bouger d'un poil. J'étais tout de même sortie tant bien que mal de mon lit pour faire un brin de toilette, et le résultat était effrayant, j'avais des bleus de partout, d'énormes cernes sous les yeux malgré mes longues heures de sommeil, et une sorte d'attelle à la cheville, qui me faisait trainer les pieds, de plus, j'avais des béquilles a prendre avec moi pendant deux semaines, bref, l'horreur. Après un rapide contrôle, l'infirmière m'avait informée que Carlisle passerait dans la fin d'après-midi pour vérifier mon état et confirmer ma sortie du lendemain.
Comme promis, un coup fut frappé à la porte de ma chambre vers dix sept heures. Carlisle entra, mais il ne referma pas directement la porte derrière lui, et Edward apparut à sa suite, un air désolé sur son visage. On aurait dit qu'il s'en voulait réellement. Mais il n'avait pas à se sentir coupable, il ne m'avait pas renversé volontairement, et de plus, il ne m'appréciait pas vraiment. Carlisle commença à parler :
- Alors, Bella, tu ne t'es pas trop ennuyée aujourd'hui ? Tout s'est bien passé ?
- Moi, ennuyée ? Mais jamais Carlisle ! Mon après midi a été géniale ! J'ai tenté de prendre une douche, chose impossible avec cette attelle de malheur. Je me suis –pour être polie – cassé la figure au moins cent fois. Résultat : j'ai super mal à ma cheville et je suis crevée. En plus, mon père a dû me porter un sandwich, parce que le repas d'ici est immangeable et me file la nausée rien qu'en le regardant. Mais sinon tout va bien.
Une fois de plus, j'ironisais, mais la présence d'Edward me perturbait. Quelle face de sa personnalité allais-je avoir en face de moi aujourd'hui ? Bad Edward, ou Angel Edward ? Carlisle rigola, puis dit :
- Je te comprends. Au fait, je t'avais dit qu'Edward passerait ce soir, n'est-ce pas ? Je l'ai trouvé dans le couloir, il n'osait pas rentrer.
J'hochai la tête, amusée de la soudaine timidité de ce garçon pourtant si arrogant hier lors du déjeuner, et le verdict quant à quelle face d'Edward j'aurais le droit tomba :
- Salut Bella, dit-il d'une voix douce.
Bien, l'ange Edward était visiblement de sortie. Ce mec était carrément bipolaire.
- Salut Edward, répondis-je assez sèchement, je dois l'avouer.
Carlisle vérifia rapidement mon état, avant de déclarer :
- Bon, les jeunes, je vais vous laisser. Bella, tu es en presque parfait état, tu pourras donc sortir d'ici demain aux premières heures du matin. Au fait, je finis mon service dans une heure, je te ramène Ed' ?
- Oui, s'il te plaît. J'ai laissé ma voiture à Maman, elle devait aller faire les courses.
Ok, une heure en compagnie d'Edward Cullen. Je ne savais franchement pas comment j'allais gérer ça.
Voilà ! Ce chapitre n'est pas non plus super long, je dois l'avouer, mais un chapitre plus long aurait certainement été bâclé.
Je tenais aussi à vous dire que je réfléchis actuellement à trois projets qui devraient naître dans l'été, et j'hésite entre les mettre sous forme d'OS ou de fiction. Donc si vous pouviez me dire ce que vous préférez, ce serait pas mal.
Comme toujours, n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage, ça réchauffe le coeur ! ^^
Plein de poutous
Ju' (in the Heaven)
