Hello à toutes :)

Je suis sincèrement désolée de mon retard, mais je suis en période pré-brevet, et j'ai du mal à écrire donc ...

Mais me voilà !

Il n'y aura pas de post ni la semaine prochaine, ni celle d'après. Mais ensuite je serais en vacances, donc ce sera parfait.

Je remercie MissClaire29 et tous les gens qui seront passés par là.

Les persos sont à S.M

When everything becomes alright

Nous nous évitions du regard depuis une durée indéterminée, mais le temps me semblait très long. Je n'osais pas parler, ou plutôt je n'en avais pas envie. Edward ne semblait pas vouloir ouvrir la bouche non plus, il semblait extrêmement gêné. Je n'arrivais pas à déterminer si c'était à cause de l'accident, ou de notre pseudo-dispute, car notre affrontement ne pouvait pas être qualifié de dispute, nous n'étions même pas amis, seulement de simples connaissances. Je me décidais à parler :

- Écoutes Edward, il est totalement inutile que tu viennes me voir parce que tu te sens coupable. J'ai bien compris ce que tu penses de moi, et c'est bien que tu viennes me voir pour garder ton image intacte, mais je ne suis pas dupe, d'accord ? Alors tu n'as qu'à aller boire un café en bas, revenir un peu avant que ton père n'arrive, sourire, et le tour est joué !

A ma remarque, il se tendit soudainement, et me lança :

- Isabella, je ne suis pas ici pour faire bonne figure, OK ? Si je voulais réparer ma conscience, j'aurais demandé de tes nouvelles à mon père, et me serais trouvé une excuse pour ne pas venir te rendre visite. Je t'aurais acheté une boîte de chocolat au Walmart du coin. Mais je suis ici pour m'excuser, je suis réellement désolé.

Premièrement, il m'avait appelé Isabella, et en faisant ça, il ne gagnait vraiment pas de points. Je dus quand même m'avouer que j'aimais la façon dont mon prénom sonnait dans sa bouche. Sa voix transpirait la culpabilité. Ce qui m'amenait au deuxièmement. Deuxièmement, je ne comprenais pas à cause de quoi il s'excusait. D'ailleurs, je lui fis bien comprendre :

- Mais désolé pour quoi ? Bon sang Edward, tu n'as pas pu contrôler ta voiture, point barre. Tu n'as pas été poursuivi par la justice, alors à part essayer de te racheter une conscience, je ne vois absolument pas ce que tu fais ici !

- Bella, je ne te connais pas vraiment, mais je sais que tu es quelqu'un de bien, malgré tout. Je t'apprécie, et je me suis beaucoup inquiété pour toi !

- C'est vrai que tu me l'as bien fait comprendre hier en début d'après-midi ! Ironisais-je encore une fois.

Je me rendais compte que je donnais beaucoup dans le sarcastique aujourd'hui. Ce devait être l'air morbide de ce foutu hôpital.

- Je … J'avais mes raisons. Mais je ne te déteste pas, bien au contraire. En plus, ma sœur t'adore, alors je ne vois pas pourquoi je devrais te haïr.

- Très bien, tu avais tes raisons ! Je peux les entendre, alors ?

- Je … Je ne suis pas sûr que ce soit une … une bonne idée, bégaya-t-il.

- OK, donc je résume : Tu te comportes comme un connard envers moi, mais tu as tes raisons et tu ne me détestes pas. Parfait, superbe ! Mais tu sais quoi Edward ? Tant que nous ne nous serons pas expliqués, il n'est pas nécessaire que tu te soucies un minimum de moi. Seuls mes amis peuvent se soucier de moi. Or, tant que tu ne m'auras pas donné tes raisons, je ne pourrais pas te croire et te considérer comme un ami à part entière, m'énervais-je. Comme tu l'as si bien dit à Tanya, je suis peut-être une gamine de quatorze ans, certes, mais je ne me laisse pas prendre pour une conne.

Oups, je venais de gaffer et rougis furieusement. Au final, je pense que c'était lui le plus gêné dans l'histoire. Comme si il avait honte de ses propos. Il me répondit :

- OK, je vais te donner mes raisons, mais s'il te plaît, ne m'interromps pas, et ne me juges pas avant que j'aie terminé.

J'acquiesçai.

- Avant hier, je t'avais vu une ou deux fois, mais sans jamais te parler.

Faux, pensais-je, tu as juste oublié que l'année dernière j'avais renversé mon plat plein de frites et de ketchup sur toi. Et que tu as été obligé de me parler.

- Mais quand on a discuté pendant le cours de littérature avancée, je me suis rendu compte que si tu étais en seconde, ce n'était pas pour rien. Tu es quelqu'un de très mature, comparé à moi, qui suis âgé de 17 ans. Et ça m'a un peu fait paniquer. On dit souvent que la différence d'âge gêne les gens. Je ne le pensais pas jusque là, mais c'est vrai. Tu m'as fait peur en quelque sorte, et j'ai dû me remettre en question, me demander ce qui ne tournait pas rond chez moi, pourquoi j'étais aussi immature comparé à toi.

Je fronçai les sourcils.

Pourquoi cherche-t-il à savoir ce qui ne va pas chez lui, alors que c'est moi qui suis différente ? me demandais-je.

-J'ai pris peur, et je t'ai rejeté. Mais j'ai réfléchi, et je pense maintenant que ça n'a pas d'importance. J'aimerais apprendre à te connaître plus, parce que je suis sûr que tu es quelqu'un d'extraordinaire. Et j'ignore comment tu as appris ce que j'ai dit à Tanya, je suppose que c'est Alice qui te l'a répété, parce que je lui ai tout expliqué et elle était une vraie furie après ça. Mais je l'ai raconté à Tanya pour ne pas avoir de problèmes avec elle, tu sais, on ne dirait pas, mais je pense que c'est une fille bien au fond.

- Ouais, je suppose que ça doit être une fille bien. Je ne la connais pas, donc ...

- Alors, tu veux bien me pardonner et tout recommencer à zéro ?

Le ton de sa voix était presque suppliant. J'avoue avoir eu légèrement pitié de lui sur le moment. Mais je me ressaisis rapidement.

- Franchement, je ne sais pas. Très bien, admettons que j'accepte ta proposition. Qu'est-ce qui me garantit que tu ne recommenceras pas à me traiter d'une telle façon à la prochaine occasion ?

- En temps normal, je suis quelqu'un qui tient ses paroles. J'avoue avoir déraillé, mais disons que tu pourrais me laisser une chance de te prouver que je peux être quelqu'un de bien, et normal.

- Une sorte de période d'essai, en somme ?

- Oui, quelque chose comme ça.

Il sourit sincèrement. Il était tellement beau que je ne pus m'empêcher de lui rendre son sourire. Je ne devais pas m'accrocher, mais c'était trop tard.

- Alors, amis ? Me demanda-t-il en souriant encore plus que quelques secondes auparavant, ce qui me paraissait impossible.

- Très bien, amis ! Répondis-je en lui tendant la main timidement. Étonnamment, il refusa ma poignée de main, et déclara :

- Les amis se prennent dans les bras ! Et ne chipotes pas, Bella !

Je rougis, mais acquiesçai. Quand me prit dans ses bras, ce fut vraiment indescriptible. J'avais l'impression que des papillons décollaient et voletaient dans mon estomac, qu'un courant électrique me traversait. Son odeur était un mélange d'after-shave et de savon. C'était comme si j'étais enfin là où j'étais supposée être, comme si j'étais à la maison. Je respirai un grand coup son odeur nouvelle pour moi, mais à la fois si familière.

Lui semblait être bien aussi. Au fond de moi, je savais que j'avais fait le bon choix en le pardonnant. Il avait agi avec impulsivité, et je pensais que peut être que le fait de se remettre en question lui avait fait du bien, pas forcément par rapport à nos relations, mais le fait de se remettre en question faisait toujours grandir, au final.

Après notre étreinte, nous discutâmes un moment de choses et d'autres, de sujets sans réelle importance, puis je lui racontai ma vie, notamment le départ de ma mère, principal événement qui m'avait marqué dans mon enfance. Et même si officiellement je faisais ça pour le devoir de littérature avancée, cela me fit du bien d'en parler.

A son tour, il me raconta ses différents déménagements, dus à sa mère, qui était chargée d'implanter Volturi Books partout dans le monde, et à son père, qui changeait fréquemment d'hôpital. Heureusement, ils étaient installés quasiment définitivement à Forks. Sans la connaître, j'admirais déjà Esmé Cullen, qui travaillait, à mon sens, pour la meilleure maison d'éditions du pays, si ce n'est du monde, mais je n'étais plus trop étonnée, la famille Cullen était une de ces familles que l'on retrouve dans les catalogues pour les cuisines, ou dans les publicités en tout genre, bref, la famille parfaite.

J'étais bien avec Edward, et c'était l'essentiel. Je ne pensais pas pouvoir lui pardonner aussi facilement, mais après tout, nous parlions d'Edward Cullen. Ce gars là pouvait obtenir ce qu'il voulait de moi. Dans ses mains, j'étais comme de la pâte à modeler.

Une heure plus tard, Edward et moi étions en train de discuter de nos goûts musicaux et cinématographiques, et je lui soutenais que les films de Disney, si l'on y réfléchissait bien, avaient tous une morale, et donnaient des leçons de vie. Edward s'exclama :

- Mais quelle morale trouves-tu dans High School Musical, ou pire : Hannah Montana ? Ces films sont des daubes, voire pire, qui sont écrits par des utopistes qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche ! En plus, les acteurs sont vraiment très, très mauvais !

J'éclatais de rire.

- Mais arrête ! Ce n'est pas vrai ! On n'insulte pas Zac Efron ! Je ne laisserais jamais passer ça ! En plus, bien sûr que ces films ont une morale, ils apprennent à ne pas lâcher, et ça marche, tu as la preuve de la ténacité que peut avoir une groupie de Disney Channel en face de toi ! fis-je en me désignant.

Ce fût à son tour de rire.

- OK, tu as peut-être raison, mais je reste campé sur mes positions : ces films craignent !

Nous fûmes interrompus dans notre conversation quand Carlisle frappa à la porte, je lui dis d'entrer. Il rentra, puis déclara :

- Ed', nous devons y aller, ta mère, ton frère et ta sœur vont nous attendre pour partir chez Tante Carmen et Oncle Eléazar.

Edward eût un air plutôt déçu, mais il acquiesça.

- Je sais que vous êtes déçus tous les deux, cela se voit à l'expression de votre visage. Mais Edward, elle sort demain, et tu peux très bien aller la voir chez elle aussi, enfin je pense, n'est-ce pas Bella ? Reprit Carlisle.

Je hochai la tête.

- Bien. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi tu hésitais à rentrer tout à l'heure. Apparemment votre petite heure s'est très bien passée.

- C'est une longue histoire Carlisle, et je crois que vous êtes pressés tous les deux, donc nous vous raconterons ça plus tard, pas vrai Edward ? Le coupais-je.

- Bella a totalement raison, en plus, tu connais tante Carmen et oncle Eléazar, Papa. Au moindre retard nous avons droit à un interrogatoire que même le père de Bella serait incapable de mener à son terme, plaisanta-t-il.

Il me fit un clin d'œil et un de ses sourires en coin, et automatiquement, je rougis, mais lui rendis son sourire. Il finit par s'approcher de moi et déposa un baiser sur ma joue. Je crus que j'allais exploser. Puis il prit un bloc de papier posé sur la table de chevet à côté de mon lit, et sortit un stylo de sa poche. Il inscrivit quelque chose sur le papier puis me le tendit.

- Voilà mon numéro de portable, envoies moi un message quand je serais parti, comme ça, j'aurais aussi ton numéro. Et n'hésites surtout pas à m'appeler si tu as besoin de quoi que ce soit. Je passerais chez toi demain après que tu soies sortie d'ici, pour le devoir de littérature avancée. Je dirais au prof que je viens travailler chez toi, vu que tant que nos devoirs ne sont pas rendus, on ne commence pas les cours. Surtout par pitié, au moindre problème, téléphones-moi !

- Edward, respire. Tu me fais peur, on dirait Alice ! Carlisle, vous ne voudriez pas vérifier sa tension ?

- Parfois, Edward se branche sur la prise 2000 volts. Alice y est branchée en permanence, alors imagine nous en train de supporter ces deux-là. Quand Esmé était enceinte, elle sautait partout, je ne pouvais plus l'arrêter. Elle qui est pourtant si calme d'habitude.

- Ouille, je vous plains, grimaçais-je.

Edward me tira la langue comme un enfant de six ans.

- Non, mais sérieusement, repris-je. Edward, tout va bien aller, d'accord ? Je ne suis pas en sucre. Et puis ce n'est pas comme si cet hôpital était un ghetto ou quelque chose dans le genre, et qu'un gang de trafiquants de drogue allaient venir me kidnapper et m'échanger contre de la came.

Carlisle gloussa. Après tout, j'avais survécu quatorze ans sans lui, alors je pouvais bien tenir une nuit de plus.

- Allez, file avant que je ne te fasse sortir d'ici en te bottant le cul !

Il rît, mais sortit tout de même avec quelques difficultés. Je saluais Carlisle, et ils partirent.

Cela me faisait bizarre de voir l'énorme changement qui s'était opéré en Edward en une heure. Si j'écoutais ce que les gens disaient, il était très protecteur envers les personnes à qui il tenait. Je ne les avais pas crus car les personnalités des gens étaient souvent déformées, mais Edward semblait fidèle à l'image qu'on donnait de lui.

Donc, cela veut dire qu'il tient à moi ? me questionnais-je.

Malheureusement pour moi, je n'aurais pas de réponse à ma question avant le lendemain, ou même peut être jamais car je n'oserais jamais la poser : ce serait trop gênant et carrément déplacé.

Peu après, on me servit le repas, que je dus d'ailleurs avaler car mon père, malheureusement pour moi, était de garde pendant la soirée et la nuit. En plus d'être franchement dégoûtant - des pâtes dîtes « al dente » qui n'étaient, pour le coup, absolument pas cuites et un steak qui était en fait remplacé par un frisbee, le stock de viande ne devant pas être assez important pour tous les patients de l'hôpital – ce repas était servi à la même heure que celui des poules.

Vers 19h30, alors qu'on débarrassait mon repas, je décidai d'envoyer un texto à Edward. Munie du petit papier qu'il m'avait donné et de mon téléphone portable - que mon père m'avait ramené, ainsi que quelques affaires lors de sa visite matinale – je composai son numéro, puis un texto :

Salut Eddy :P J'espère que tu n'es pas encore mort d'ennui (ce serait dommage, tu pourrais encore me servir) ^^ Personnellement, je pense attaquer l'hôpital en justice. Je suis désolée, mais ton père risque de terminer au chômage. En même temps, ils tentent d'empoisonner les patients ! M'enfin bref, je ne t'embêtes pas plus. Passe le bonjour à Tante Carmen :P XoXo B.


J''espère que ça vous aura plu. N'hésitez pas à laisser une trace de votre passage ;)

Bisous

Ju' (in the Heaven)