Je m'installe sans rien dire, bien incapable que je suis de travailler réellement. J'expédie mon rapport avant d'éteindre l'ordinateur. Il ne bouge pas. Je me glisse dans les draps. Le sommeil ne vient pas, trop tendu par cette proximité étrange. Je le sens dans le même état. J'ai besoin de le toucher mais je n'ose pas faire un geste. C'est lui qui le fera pour moi en se tournant et se glissant contre , comment pourrait il en être autrement, sa main vient se poser sur mon torse. Il dort, je le sais. Alors que je sens se réveiller mes entrailles, mes mains courent sur lui découvrant sa peau diaphane.
Contre ma volonté, ses vêtements glissent contre ses membres frêles. Une fraction de seconde, et mon monde parfait s'écroule. Sa respiration change, il est réveillé.Enlacés dans le noir, ayant peur de respirer, je ne sais que penser. Spencer égare une main maladroite sous mon vêtement, je le retiens si fort que je dois lui fais mal.
- Non, attend, Spencer. Je ne suis pas….
- Gay, complète le génie.
- Gay? Je souris. C'est bien au-delà de ça. Etre gay ou non n'a rien avoir avec….
Repoussant légèrement le jeune homme, je m'appuie d'un bras. Je réfléchit, maintenant Spencer contre le matelas pour que celui-ci ne me touche pas davantage. Spencer ne se débat pas, il assiste à la joute mentale que je me livre à moi même.
- Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée, dis je, détachant bien chaque mots.
- Puis je savoir pourquoi?
- Spencer, je ….je suis un homme et je ne pourrais pas…..
- Moi aussi je suis un homme, rétorque Spencer, piqué au vif.
- Tu te méprend, je ne voulais pas dire que tu est moins viril que moi ou quelque chose du genre. Je veux juste dire qu'arrivé à un certain point, tu ne pourras plus faire marche arrière. Un point où je ne pourrais plus faire marche arrière. Et je ne veux ni te blesser ni te perdre.
- Mais c'est toi qui a commencé…
- Crois bien que j'en suis désolé, mais il vaut mieux en rester là. Tu es encore sous le choc, lui assure je, plus pour me convaincre. Je ne dois pas profiter de la situation.
- Euh…..tu as surement raison, murmure Spencer. Je suis…..suis désolé…..
Alors que Spencer allait partir dans un laïus d'auto flagellation, je l'arrête d'une main sur la bouche. Je veux lui dire qu'il n'y est pour rien, que c'est mon corps qui a pris le dessus, mais je perd l'équilibre et me rattrape aux montant du lit derrière la tête de Spencer. Cherchant à me redresser, je prend appui sur le matelas, enfin ce que je prend pour le matelas et manque de m'étouffer.
- Spencer, murmure je, plus pour le ménager que pour reprendre son souffle, tu es en ….tu … as
- Je n'ai pas l'habitude de ce genre de chose, je n'ai jamais vraiment eu affaire à ce genre de réaction…
- Tu n'as jamais eu d'ér….
- Non, me détrompe il, mais c'est la première fois qu'un homme me fait cet effet…
N'y tenant plus, je plaque mon génie contre le lit. D'une main, j'empoigne brutalement le membre du jeune homme, de l'autre j'oblige Spencer à m'embrasser.
Spencer se cambre, le souffle coupé. Ma main dans ces cheveux l'empêche de tourner la tête pour ce dégager.
Je relâche la langue du jeune homme.
- Si tu ne veux pas, ou si tu n'es pas sur c'est maintenant ou jamais. Repousse moi, je le supplie presque, et plus jamais je ne te ferais….
Doucement comme s'il craignait de me blesser, Spencer attire mon visage près du sien. De ses lèvres, il effleure ma bouche.
- Ne soit pas trop brutal, demande le jeune profiler.
Je répond au baiser, de ma main que je maitrise à grande peine, je caresse toujours l'intimité du jeune homme.
- Touche moi, j'ordonne.
Hésitant, Spencer pose un doigt sur mon torse musclé.
- Plus bas, lui intime je.
Obéissant, Spencer caresse les abdominaux, notant au passage leur fermeté. Prudemment, son autre main vient effleurer le flanc tatoué. Ma peau est douce et ferme à la fois. Un sensation que Spencer ne connait pas. Il ferme les yeux, cherchant à garder en mémoire chaque creux, chaque muscle, chaque contour de ce corps étranger.
Je sourit dans l'obscurité avant d'engloutir la virilité de mon compagnon. Lâchant un cri aigu, Spencer veut me repousser. Jamais sa peau ne fut si profondément embrassée.
J'attrape sa main à la volée, et vient la plaque à l'arrière de mon crâne. Suivant le rythme des va et vient prodigué à son membre, Spencer est bercé, absorbé par cette douce torpeur où pointe le plaisir.
Pris de court, Spencer n'as pas le temps de me repousser, qu'il se déverse en une honte à peine dissimulée par l'obscurité.
- Maintenant, Spencer, je veux que tu me déshabille.
Spencer m'obéit, retirant le t-shirt maladroitement. Il patiente un instant.
- Mon pantalon, maintenant, j'ordonne.
Spencer se redresse, tire doucement sur la ceinture défaite puis fait glisser le vêtement sur mes jambes puissantes. J'allait prendre la main de Spencer pour la poser sur mon sous vêtement, quand celui-ci s'en saisie lui faisant suivre le même chemin que les autres vêtements.
Je me cale contre la tête de lit, un sourire étrange aux lèvres. Tendant une main vers Spencer, je l'invite à venir s'assoir sur moi.
- Maintenant, tu vas te dévêtir aussi. N'es pas peur, je ne te ferais pas de mal, je promet.
Spencer retire la deuxième jambe de son pantalon ainsi que son sous vêtement. D'un geste mal assuré, il fait de même avec le t-shirt que j'avait choisit pour lui.
A présent, son corps offert à mon regard inquisiteur, Spencer se sent rougir. La peur s'insinue en lui. L'envie de déguerpir en courant le prend subitement. Il tient bon, contractant tout les muscles de son corps.
- Spencer, écoute moi. Tu n'es pas obligé. Je peux encore finir la nuit dans ma chambre, propose je, jamais je ne ferai allusion à ce qui s'est passé en ces lieux.
- Prend moi, supplie Spencer, vite. Fais en sorte qu'il n'y est plus que toi…
