Blabla de l'auteur : Salut à tous. J'espère que vous allez bien ? Moi j'ai chaud et mal au cœur mais bon on s'en fiche. J'espère que ce chapitre, avec le retour de Shane, l'arrivée de Nate et pleins de petits moments so cute, vous plaira. Merci tout beaucoup à MiniMagiCcOlOurS, amy_chan, Bina 1996, pamou (Salut. Navrée on ne saura pas encore comment Shane va prendre sa paternité. Mais au moins, il arrive enfin. Ouais Gwen est trop attachant en fait. Bisous), morgane (Salut miss. Pour tes suppositions, tu auras la réponse dans ce chapitre quant à savoir qui sont les Anderson. =) Quant aux visites, on verra hein. Bisous) et Solen (Hey hey miss. Ouais vu le résumé la grossesse était juste logique non ? lol Quant à savoir si Shane va bien prendre sa paternité, va encore falloir attendre un pio. Pour Gaël et sa pouf ils l'ont mérité. Mais il va finir par revenir ce Gaël, crois-moi =) J'espère que ça va te plaire. Bisous) pour leur reviews qui m'ont fait très très plaisir. Je vous adore !
Disclaimer : Bon, soyons clair. L'univers, les personnages et ceux que vous reconnaissez, ne m'appartient pas. Ceci dit, si jamais vous connaissez le prix qu'il faut donner pour avoir Shane, je suis preneuse. (De l'info hein) Non sérieusement, rien ne m'appartient, tout est à Disney.
Merci à chris87 pour ses corrections et nouna pour ses commentaires ! (certain valent vraiment la peine)
Chris87 note : hey chers lecteurs de Miss T ) Voilà je voulais m'excuser personnellement pour les retards. J'ai eu quelques imprévus à chaque fois ces dernières semaines surtout sur les postes du jeudi. JE vous remercie de lui rester malgré tout fidèle et de lire ses histoires. Sachant que d'autres arrivent et je peux vous promettre que vous allez encore avoir plusieurs crises cardiaques et « awww moments »Lol.
Je vous annonce aussi qu'avec miss T nous avons un nouveau projet commun en cours sur l'univers des sorciers mais avec aussi des personnages que vous connaissez bien ici^^. Sur ce Bonne lecture ! )
Bonne lecture !
Chapitre 2
Si j'avais su, ce qui allait se passer, durant les vacances de Noël, que nous prenions avec Nate et Jason, je crois que je n'y aurais pas cru. Mes parents, comme ceux de Nate, avaient quitté New York pour Green Bay. Il faut dire que nos mères étaient jumelles ! Depuis toujours, elles ne pouvaient vivre loin, l'une de l'autre, aussi quand Penelope lui avait annoncé qu'elle partait, ma mère a suivi, en entraînant mon père avec elle. Il aimait les voyages, il n'y avait donc pas eu de problème ! Il était écrivain et comme il se plaisait à le dire : tant qu'il pouvait écrire qu'importe qu'il soit à New York ou sur une île déserte. Pour ma part, j'avais également quitté la capitale de la bourse, et je n'y voyais pas d'inconvénient. Le plus dur serait pour Ryan, mon frère, jeune de deux ans de moins que moi. Il adorait la Grosse Pomme et Manhattan, le quartier où nous avons grandi. Ceci dit, je ne m'inquiétais pas trop pour lui. Il s'adaptait facilement aux divers changements de nos vies. Surtout depuis deux ans. J'étais revenu déprimé de mes vacances à Miami, normal, j'y avais rencontré la femme de ma vie, peut-être et je n'avais pas son numéro, alors que lui, avait passé ses vacances dans un ranch au Texas et avait trouvé sa voie. Directeur d'un ranch, ou d'un centre équestre. Il hésitait encore, mais du moment qu'il était en contact avec des chevaux, ça lui convenait. Surtout depuis qu'il avait découvert que ces animaux étaient un plus pour approcher les filles. Enfin ça, c'est ce qu'il dit. Pour ma part, je préférais la compagnie de ma guitare et de mes deux amis. Nous vivions ensemble à présent, dans une petite ville de Virginie, Richmond. Nous avions une grande maison où la seule règle était de n'amener que des filles que les deux autres appréciaient. Il fallait aussi naturellement nettoyer ce que nous salissions, mais c'est partout pareil, j'imagine. Notez, nous aurions pu engager quelqu'un pour nettoyer derrière nous, mais nous faisions tout ce que nous pouvions pour garder une vie normale. Enfin au possible ! Quand vous êtes adulés par une partie de la jeunesse Américaine, c'est dur d'aller à l'épicerie acheter du chocolat, par exemple. Enfin bref, ces vacances dans cette nouvelle ville s'annonçaient ennuyeuses au possible. La famille de Jason était encore à New York, mais nous avions prévu de nous voir ! Surtout lui, qui s'entendait mal avec sa demi-sœur ! Une petite peste superficielle qui ne pense qu'à elle et à moi, paraît-il. Pour ne l'avoir jamais rencontré, je ne peux confirmer ou non, mais vu le portrait que nous a peint notre ami, je n'ai pas très envie de prendre l'avion pour New York. Bref, ces vacances allaient nous faire du bien. Mais je n'étais pas au courant que ma vie allait changer, du tout au tout, grâce à elles et tout ça, à cause, ou grâce peut-être, à un message de Nate, mon meilleur ami.
Les vacances de Noël approchaient à grands pas et comme l'année passée, Mitchie chercha un cadeau original pour son fils. Ses parents avaient prévu de lui acheter un jeu de construction adapté à son âge, ainsi qu'une peluche et un nouveau livre d'histoire mais la jeune femme hésitait encore. Elle était à présent, dans un magasin de jouet et observait ce qui était proposé. Elle aurait aimé lui acheter un trotteur, mais l'idée de le voir rouler dans la maison ne l'enchantait pas vraiment. Elle décida donc de lui acheter un tricycle. Celui-ci était muni d'une poignée d'un mètre permettant à la maman de le conduire. Souriant d'avoir enfin trouvé le cadeau, elle observa les articles. Au bout d'un quart d'heure, elle trouva son bonheur. Le triporteur était muni d'une petite caisse qui lui permettait d'emporter quelques jouets. Sortant de la boutique, elle rentra chez elle. Elle avait laissé Gwenaël avec son grand-père. Elle les embrassa tous les deux, et demanda, à l'oreille de son père, s'il pourrait venir avec elle, quand elle achèterait le cadeau de Noël.
« - C'est assez lourd et je me vois pas le ramener à bout de bras, expliqua-t-elle.
« - D'accord ! Nous ferons ça demain. Gwen restera avec sa mamie !
L'enfant fit un grand sourire. Il adorait sa maman mais rester avec mamie signifiait avoir des cookies tout chaud qui sortiraient du four, pour le goûter. Mitchie s'installa au salon pour réviser un peu, car ses partiels approchaient et les lois ne voulaient toujours pas entrer dans sa tête. Soupirant, elle reprit le chapitre et le relut dans son intégralité.
Le lendemain, comme prévu, alors que Gwenaël était avec Connie, qui lui fit des cookies, Mitchie partit acheter son cadeau de Noël. Elle demanda l'avis de son père, ayant peur qu'il n'aille pas, mais Steve lui donna son aval. Elle l'acheta et le fit emballer. Elle profita de la voiture pour aller acheter un cadeau à sa mère et fit du repérage pour celui de son père. Elle savait qu'elle allait lui acheter de nouveaux pulls pour l'hiver. Il détestait faire du shopping et Connie devait souvent le pousser pour qu'il aille dans un magasin. Sauf quand il s'agissait de gâter ses petites femmes, comme il se plaisait à le dire. Il adorait sa fille et avait souffert en apprenant qu'elle allait être maman, très jeune. Seulement, c'était son trésor et il l'avait soutenue au maximum, dans cette épreuve, sans chercher, contrairement à sa femme, à savoir qui était le père et où il se trouvait. De plus, Connie lui avait dit ce qu'elle avait appris et même s'il avait fait mine de la croire, il savait sa fille incapable d'une telle bassesse. Elle était fidèle, il en était certain, aussi, son histoire bien que belle, semblait cousu de fil blanc. Visiblement, elle ne voulait pas revenir dessus et vu les regards remplis d'amour qu'elle lançait sur son bébé, il était certain qu'elle n'avait pas été forcée et c'était tout ce qui comptait à ses yeux.
Ils revinrent à dix-huit heures, les bras chargés de cadeaux, qu'ils cachèrent un peu partout. Dès qu'elle fut libre, Mitchie sourit en voyant son fils courir vers elle. Il s'accrocha à sa jambe et lui raconta qu'il avait mangé des cookies devant la télé avec sa grand-mère. Souriant, elle se mit à sa hauteur.
« - ça se voit mon chéri, tu as encore du chocolat partout, dit-elle en essuyant la commissure de ses lèvres. Tu me fais un bisou ?
Souriant, il lui en fit un humide sur la joue et elle le prit dans ses bras, en lui chuchotant qu'elle l'aimait. Seulement, il ressemblait tellement à son père que ça en devenait douloureux de le regarder. Elle ne pouvait pourtant pas s'empêcher d'aimer le cadeau qu'il lui avait fait, presque deux ans auparavant. Pourtant l'accouchement n'avait pas été sans douleur, malgré la fameuse péridurale*. Plus jamais, elle n'écouterait les médecins qui affirmait qu'elle ne sentirait rien avec. Elle avait sentit chacune des contractions et ça avait duré toute la nuit. Puis au matin, alors que le soleil venait de se lever, on lui avait mis son bébé sur son ventre. Elle avait aussitôt oublié qu'une demi-heure avant, elle souffrait comme elle ne l'aurait jamais pensé. Elle le serra contre son cœur, se releva, et demanda à sa mère s'il avait été sage. Connie la regarda en souriant et lui proposa un biscuit, qu'il avait fait. Arquant un sourcil, elle le prit et mordit dedans.
« - Maman, ce cookie est trop bon pour que tu ne sois pas derrière.
« - Faux ! J'ai suivi les instructions de mon petit chef ! Parce qu'il est trop jeune pour se servir des ustensiles, mais c'est lui qui m'a dit tout ce qu'il fallait mettre !
« - C'est vrai ça, mon bonhomme ?
« - Vi, c'est moi qu'a tout dit ! Mamie a juste tout fait qu'est-ce que je dis ! C'est bon, demanda-t-il inquiet.
Comme tous les enfants, il était toujours fier de ce qu'il faisait, mais s'inquiétait que sa maman n'aime pas. Celle-ci prit un malin plaisir à le faire patienter, en mangeant un autre morceau doucement, sous les sourires de ses parents. Finalement, au bout de deux minutes, elle consentit, enfin, à donner son avis. L'enfant la regardait intensément et avait le même regard que son père avant leur premier baiser. Secouant la tête, elle parla :
« - Et bien mon fils, j'ai qu'une chose à dire : Mamie a du souci à se faire, t'es un cuisinier hors pair ! Ce gâteau est délicieux.
Il lui fit un grand sourire et embrassa sa joue, tout content de lui. La soirée passa rapidement puis à vingt-et-une heures, elle monta le coucher. Seulement, une voiture passa dans la rue. Malgré elle, la jeune femme observa la limousine s'arrêter devant chez ses voisins et haussa un sourcil quand elle entendit Penelope crier de joie. « Ce doit être son fils, songea la jeune femme. »
« - Maman, tu agade quoi ?
« - Rien mon chéri ! T'as choisi ton livre ?
Il sourit en lui tendant celui du jour. Le regardant, elle sourit. C'était une histoire qu'ils écrivaient à deux. L'histoire ne ressemblait à rien, mais elle se contentait d'écrire ce qu'il lui dictait, en le reprenant quelques fois. Elle relut les quelques pages qu'ils avaient écrits puis il lui expliqua que le chien, étrangement jaune à rayures bleu, puisque c'était la couleur préférée de sa maman, était en fait, un être humain déguisé, pour venir au secours des gens. Elle lui rappela qu'il ne savait pas voler, mais il contra son argument.
« - Si, y sait, mais le mont'e pas !
« - Montre !
« - Le montre pas ! Pou pas qu'on l'appelle tout l'temps. Comme ça, y peut rester dans sa niche où y voit tout ce qui sy passe patout, dans la ville !
Acquiesçant à cette explication bancale, elle nota donc que c'était un humain et sourit en imaginant un être humain vivre dans une niche. Une demi-heure plus tard, elle relut ce qu'ils avaient écrits à quatre mains et il s'endormit. Elle posa le manuscrit, partit le coucher et alluma la veilleuse avant de sortir. Elle partit rejoindre ses parents, dans le jardin, et sourit.
« - Le fils prodige est de retour, demanda-t-elle.
« - Faut croire ! Gwen dort ?
« - Ouais ! Je lui ai lu son chef-d'œuvre qui ressemble à rien, rit-elle en s'emmitouflant dans son manteau.
« - Pourquoi tu dis ça ? Je trouve au contraire que c'est intelligent de lui faire écrire une histoire.
« - Certes, mais notre héros canin jaune et bleu est en fait un humain déguisé en chien, résuma-t-elle.
Ils rirent, puis la fatigue de la journée revenant, elle les embrassa et commença à rentrer alors que Rory sortait. Ils se saluèrent et elle lui demanda si c'était leur fils qu'elle avait vu. Souriant, il acquiesça, puis discuta avec elle, du prochain vaccin de l'enfant. Elle lui promit d'appeler son cabinet dès lundi, et fila se coucher. Elle ne mit pas longtemps à s'endormir. Depuis quelques jours, elle dormait mal, le stress des partiels y étant pour beaucoup.
Aussi le lendemain, ce fut son fils qui vint la sortir du lit, avec l'aide de sa grand-mère. Connie monta le plateau repas et Gwenaël posa sa main sur la joue de sa maman. Il la secoua de toutes ses forces d'enfant de deux ans, sans succès. Il déposa donc un bisou sur sa joue avant de lui faire un bisou de nez, qui consistait à frotter son nez à celui de Mitchie. Celle-ci fronça les sourcils puis ouvrit un œil pour voir son bébé de trop près. Enfonçant la tête dans ses oreillers, pour se reculer, elle lui sourit et lui demanda s'il avait bien dormi. Il le lui assura, puis lui désigna le plateau. Ils mangèrent dans son lit, serré l'un contre l'autre, sous les couvertures. Quand ils eurent fini, elle lui rendit son bisou puis le chatouilla. Deux minutes plus tard, la maison raisonna de rire d'enfant. Elle s'arrêta quand il lui promit un autre bisou. Ils finirent par sortir du lit et elle fila le laver et l'habiller, avant de le laisser jouer dans sa chambre, le temps qu'elle prenne, elle-même, sa douche. Quand elle en sortit, habillée d'un slim et d'un pull en laine, elle fit sa chambre puis passa à celle de son fils. Elle rangea les jouets, secoua le drap, puis replaça la couverture, alors qu'il émanait du jardin des chants de noël joué à la guitare. Elle les fredonna en même temps, avant de rejoindre le rez-de-chaussée. Elle s'assit au salon, un livre de lois avec elle, mais ayant soif s'absenta quelques secondes. Quand elle revint, le livre avait disparu. Avisant son fils qui riait, elle lui demanda où il l'avait caché, tout en fouillant la pièce des yeux. Seulement, elle ne le voyait nulle part et il refusa de le lui dire.
« - Je vais me fâcher Gwen, où tu as mis mon livre ?
Comprenant que sa maman allait crier, il s'accroupit et sortit l'ouvrage de dessous le canapé. Elle le reprit et lui fit promettre de ne plus cacher ses livres. Tout penaud, il acquiesça. Voyant son visage triste, elle le regarda et soupira.
« - Ecoute mon chéri, maman doit réviser d'accord ! C'est important !
« - Pouquoi ?
« - Parce que sinon le père Noël va pas être content ! Allez, va chercher ton manteau, on va faire un peu de balançoire et après, je travaille, d'accord ?
Il sourit et obtempéra, heureux de pouvoir avoir sa maman pour lui, tout seul. Il revint, avec son manteau à moitié mis et elle sourit. L'aidant, elle prit le sien et ajusta les écharpes, avant de sortir. La musique semblant plus forte, elle tourna la tête pour voir le fils de ses voisins, assis sur une chaise dans le jardin, en train de jouer les yeux dans le vague. Seulement, voyant du mouvement, il la regarda. Souriant, elle le salua alors que l'enfant applaudissait.
« - Agade, le mesieur, y fait de la musique, comme toi !
« - Je vois ça Gwen, mais on ne montre pas du doigt, c'est mal poli !
« - Cuze-moi, fit-il penaud.
Elle secoua la tête et l'emmena jouer, alors que Nate les observaient, intrigué. La veille, quand il était arrivé, ses parents lui avaient confié que leurs voisins avaient une fille de son âge, qui jouait également. Seulement, ils n'avaient pas mentionné un second enfant. Aussi, lorsqu'il avait vu quelqu'un sortir dans le jardin, malgré le temps, il l'avait observé. Ses parents avaient raison, elle semblait avoir le même âge que lui. Il allait retourner à sa guitare, lorsque l'enfant avait parlé. Celui-ci ressemblait comme deux gouttes d'eau à son meilleur ami, au même âge. « Je me demande quel âge il a, songea-t-il et si Shane est au courant qu'il a un clone en couche culotte ! » Souriant à cette idée, il lui envoya un message pour le prévenir puis reprit sa musique, pour le bonheur de l'enfant, qui chanta les paroles, approximatives de la chanson. Souriant, il continua et rit en même temps que « sa sœur », quand il se trompa. Loin de se vexer, il rit avec eux. Seulement, son portable sonna et il dut arrêter la musique.
« - Yep !
« - T'es malade ? Je n'ai pas de jumeau en bas-âge, rit son meilleur ami.
« - Je te jure que si ! Il est présentement dans le jardin de mes voisins à faire de la balançoire en chantant des chants de Noël, avec sa sœur.
« - Je demande à voir, rit-il.
« - Amène-toi et tu verras que je suis sérieux ! Il te ressemble comme deux gouttes d'eau, Shane.
Celui-ci rit puis raccrocha, en le traitant de fou. C'était impossible qu'il y ait, sur terre, quelqu'un qui lui ressemble autant. Certes, il savait que tout le monde a quelque part dans le monde, une personne qui lui ressemble, mais de là à parler de sosie, il y avait une marge ! Sortant de sa chambre, il repensa, sans trop savoir pourquoi, à Mitchie. Comme chaque Noël, il sourit en imaginant ce qu'il aurait pu lui offrir. Il rêva une seconde qu'ils seraient toujours ensemble, à présent et se demanda à quoi, elle ressemblerait. Seulement, le message de son meilleur ami lui revint en mémoire. « Hey mec, depuis quand tu te clones ? Parce qu'il y a un toi miniature chez ma voisine ! » Curieux de nature, il prit son manteau et son écharpe, puis demanda à sa mère si elle voulait bien lui prêter sa voiture.
« - Je vais voir Nate, j'en ai pas pour longtemps !
« - Après manger Shane !
Acquiesçant, il enleva ses vêtements et aida sa mère à faire la cuisine. Le repas fut long à ses yeux tant il était pressé de vérifier si son cousin disait vrai ou non. Quand il fut enfin autorisé à prendre le véhicule, il remercia Jeanne et partit aussitôt. Lorsqu'il arriva, sa tante le prit dans ses bras affectueusement et lui posa mille et une questions, sur leur carrière et le voyage, entre autres.
Dix minutes plus tard, il rejoignit son cousin dans le jardin. Celui-ci avait quitté sa guitare depuis une heure et regardait simplement l'horizon, l'esprit ailleurs. Le dérangeant, il lui serra la main avant de lui demander où était son clone.
« - Il est rentré manger y a une demi-heure ! Sa…
« - Gwen, reviens ici, l'interrompit la jeune femme.
Ils se tournèrent vers la maison, pour voir l'enfant sortir en courant, la bouche pleine de purée, et riant à gorge déployée. Peu après, sa sœur sortit et le rattrapa alors qu'il atteignait la balançoire.
« - Qu'est-ce que je t'ai dit ce matin ? Tu me laisses travailler et tu laisses maman nettoyer ton visage ! Regarde-moi ça, t'en as partout !
« - Désolé, je ferais pu !
« - Ne mens pas, tu passes ton temps à t'enfuir après les repas. Allez viens, on rentre !
Sur ces mots, elle le porta et rentra rapidement, sans avoir vu qu'elle était observée.
« - T'as raison, il me ressemble et c'est plus que troublant !
« - Je te l'avais dit ! Remarque, il a l'air aussi têtu que toi, à écouter sa sœur.
Shane ne répondit pas, se contentant de secouer la tête et repensant à ce qu'il venait de voir. Il oublia l'enfant quelques secondes, au profit de sa sœur. Sœur qui ressemblait beaucoup à la Mitchie qu'il connaissait. « Que tu as connu, reprit sa conscience. » La ressemblance était si troublante, qu'il revit, une nouvelle fois, leur rencontre et ce qu'il s'était passé ensuite.
De son côté, Mitchie monta avec son fils à l'étage et lui nettoya le visage. Elle avait la désagréable impression d'avoir raté quelque chose, aujourd'hui, mais elle avait beau y penser, encore et encore, elle ne voyait pas quoi. Reprenant sa matinée dans son intégralité, elle chercha d'où cette impression venait. Gwenaël était venue la réveiller et après un petit-déjeuner au lit, ils s'étaient lavés et avait joué dans le jardin, alors que leur voisin jouait des chants de Noël. Ils les avaient chantés et elle avait rit de ses fautes, puis à midi, ils étaient rentrés manger. A partir de là, elle avait eu cette sensation de rater quelque chose. Supposant que ce n'était pas important, elle haussa les épaules et ils descendirent, lui jouer avec sa table d'activité, elle pour apprendre ses lois.
Elle y consacra deux heures, puis monta son fils pour sa sieste quotidienne, avant de retourner au jardin. Emmitoufler dans son gros manteau, elle s'assit sur la balancelle une couverture sur ses jambes, qui étaient allongées sur le banc, et reprit sa lecture.
« - Salut, l'interrompit une voix face à elle.
Levant le nez, elle nota que c'était celle du fils de ses voisins et sourit.
« - Salut, fit-elle avant de reprendre sa lecture.
« - T'es nouvelle, se moqua-t-il.
« - Très drôle, rit-elle. Tu viens souvent voir tes parents ?
« - Quand je ne peux pas faire autrement ! Non, c'est faux, dès que possible ! Mais je n'habite pas à côté.
« - Richmond en Virgine, récita-t-elle, je sais, tes parents nous l'ont dit l'année dernière quand ils se sont installés. Pas trop dur de vivre seul ?
« - Je vis avec deux amis, tu le savais pas ? Bien que l'un d'ente eux, soit mon cousin, mais bon !
« - J'ignorais pour ton cousin, mais j'étais au courant de ta colocation. Quand on la lance sur ce sujet, ta mère est intarissable, se moqua-t-elle. Si tu savais le nombre de chose que je sais de toi !
« - Arrête, tu fais peur. Elle n'a pas du tout te raconter, si ?
« - J'avoue ! Je sais quelques trucs, c'est tout. Comme le fait que tu adores la musique, comme tu l'as prouvé tout à l'heure, je sais aussi que t'es allergique aux poils de chats et que ta mère t'adore. Si tu voyais les étoiles qu'elle a dans les yeux quand elle parle de toi.
« - Que veux-tu, je suis un être attachant, rit-il. Ceci dit, c'est injuste, j'ignore jusqu'à ton prénom, alors que tu sais des trucs ultra perso, sur moi !
« - Genre ! Je ne sais presque rien, je n'écoute jamais ! Moi c'est Mitchie !
« - Et moi Nate, enchanté !
« - De même.
« - Tu lis quoi ?
« - Le code pénal, intéressé ? Je ne serais pas contre un résumé, ces lois sont un vrai casse-tête !
« - T'as pas mieux comme livre chez toi ?
« - Si mais lire Hemingway ou Proust, bien que ce soit plus attrayant, ne m'aidera pas pour mes partiels ! Alors que ce pavé, si !
« - Tu veux devenir avocate ?
« - Juge d'instruction ! Je ne me vois pas défendre des criminels, mais instruire un procès, je suis preneuse. Je suis trop gentille pour être simplement juge, selon ma mère.
« - Je vois ! Et tes partiels, c'est quand ?
« - Fin janvier, mais je préfère ne pas y penser.
Ils partagèrent un sourire, puis elle retourna dans son livre, alors qu'il l'observa discrètement. Shane semblait la connaître, à en croire le regard qu'il avait eu en la voyant, pourtant, il ne lui avait jamais parlé d'une fille vivant à Green Bay. « Ce n'est sûrement pas important, se dit-il. »
Une heure plus tard, Gwenaël vint se blottir contre sa maman, en réclamant un câlin. Nate étant rentré, il ne l'entendit pas l'appeler maman. Mitchie le prit contre lui, avant de reprendre sa lecture. Durant dix minutes, ils restèrent muets puis, quand elle ferma son livre, sourit.
« - T'as bien dormi mon ange ?
« - Comme un bébé !
Elle sourit et lui proposa d'aller goûter. Comme il acquiesça, elle le mit au sol, la couverture sur ses épaules et ils rentrèrent alors qu'il lui racontait son rêve.
Le reste de la journée, fut reposante. Connie proposa à son petit-fils une promenade au parc et sourit quand Mitchie lui demanda de vérifier s'il mettait bien son manteau.
« - Tu sais que j'ai déjà eu des enfants, se moqua-t-elle.
« - Oui, pardon, c'est un automatisme ! Désolée.
« - C'est rien ma chérie ! Ne te soucis pas de nous, continues tes révisions. Nous, on va prendre l'air et si ton père et toi, êtes sages, on reviendra avec le dîner.
Elle sourit et les regarda partir tranquillement avant de monter dans sa chambre. Elle y resta en compagnie de Mozart, le temps de continuer ses lois. Cependant, ce doute, qu'un détail important lui avait échappé, revint et elle soupira. Comprenant qu'elle ne pourrait pas travailler, tant que ce mystère ne serait pas éclairé, elle descendit au salon. Son père lisait le journal tranquillement installé. Sans un mot, elle s'assit à ses côtés et posa sa tête sur son épaule. Lâchant le quotidien d'une main, il posa son bras sur ses épaules et lui demanda si elle avait un problème.
« - Ouais ! Je compte devenir SDF, plus tard ! Être juge d'instruction est un beau rêve, mais les lois ne veulent pas rentrer dans ma tête. Et puis, j'ai l'impression d'avoir raté un épisode, aujourd'hui !
Il la regarda et elle lui relata son impression, mais même à deux, ils ne trouvèrent la solution à son problème. Une heure plus tard, elle sourit en entendant son garçon revenir. Un grand sourire sur le visage, il s'approcha d'elle et elle le porta afin qu'il s'asseye avec eux.
* N'ayant jamais eu d'enfant, je n'émets que des suppositions, en me basant sur ce que j'entends ! N'hésitez pas me le dire, si je me trompe ! L'erreur étant humaine, je me vexerais pas !
Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Promis, dans le chapitre suivant… Pleins de révélations ! Enfin, quelques unes ! J'espère que ce chapitre vous a plu !
Missy Tagada (L)
