Voilà, voilà, tout chaud, trop neuf, le chapitre 2 de Mafiosa 2 : Raven's Operation. Etant donné que je viens de commencer les cours en prépa, j'ai un peu de mal à écrire, et je pense que ca va ce ressentir. Vous aurez moins de chapitre, et vous les aurez avec un plus grand écart. Bon, je vous laisse savourer ce chapitre, et je vous souhaite, à tous les étudiants, une bonne rentrée, aux bosseurs, aussi, et à ceux qui prennent leurs vacances, bon voyage ! A très bientôt j'espère.
Votre serviteur, Foxy White.
Leilani :
Merci à ma Bêta de son aide ! Et t'inquiète, c'était juste une aventure d'un soir entre Emmett et Leah. Leurs cœurs sont ailleurs !
Caramelise
Tu m'étonne ! Le glaçon, maman, fallait le voir pour le croire, et bien sur, Foxy White l'a fait !
Noleme :
Oui miss, tu attendras un peu avant le retour en force de leur couple. Je compte encore les faire mijoter un peu.
Isbm :
C'est toujours un plaisir d'accueillir de nouveaux fans. Merci de tous ses compliments ! J'espère que la suite te plaira aussi.
AliceTwilightF.F :
J'ai choisis les meilleures Bêtas pour ce genre. Elles me sont d'une grande aide.
4everJack :
Ah, que veux tu… C'est que le boulot sur le terrain crée de ses frustrations !
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Chapitre 2 :
POV Embry CALL
Depuis la disparition de Leah, j'avais pris une très mauvaise habitude. Je m'étais mis à fumer. Appuyé contre le mur de la villa Cullen, j'en étais déjà à ma troisième en vingt minutes. La lumière du salon s'alluma, éclairant le jardin grâce à la baie vitrée. Une ombre se déclina en contre jour. Je tirai lascivement sur la cigarette et laissai échapper d'entre mes lèvres des volutes de fumée blanche.
-Embry ? Que faite vous encore dehors à cette heure ?
La petite styliste des Cullen sortit sur le perron, emmitouflée dans un immense pull au couleur de l'Université de Brown.
-A Jasper je suppose ?
S'il n'avait pas fait si noir, je l'aurais sans doute vu rougir.
-Touché cow-boy. Je peux ?
Elle montra ma cigarette de son petit index. Je lui tendis mon paquet et mon zippo. Elle alluma sa cigarette avec la grâce de ses actrices des années cinquante. Ses cheveux bruns ébouriffés étaient encore plus en désordre que d'habitude.
-Vous savez mademoiselle Brandon, c'est assez paradoxal d'appeler un indien cow-boy.
Elle baissa la tête, rougissant encore.
-Désolé. C'est le surnom que je donne à Jasper. J'ai tendance à appeler tout le monde comme ça.
Jasper Hale, l'avocat de la famille Cullen, un grand blond aux airs de dépressif compulsif, était originaire du Texas. Son accent du sud et sa galanterie naturelle avaient charmé la jeune styliste avec brio. (N/Leilani : Tu m'étonnes... Qui résisterait à Jasper?) (N/Foxy : Pas moi en tout cas !)
-Et vous ? demanda-t-elle. Vous donnez ce genre de surnom à votre petite amie ?
Je me raidis, les doigts crispés sur ma cigarette. Leah ? Un surnom ? L'Exterminatrice ? L'Exécutrice ? La Louve ? Pas besoin de lui trouver un surnom, d'autre l'avait déjà fait pour moi. (N/Leilani : Moi j'en ai un pour elle... Mon Minou!) (N/Foxy : Tu veux qu'elle le trucide ?)
-Désolé, s'excusa précipitamment Alice. Je ne voulais pas être indiscrète.
-Non, la rassurai-je. C'est juste que je ne l'ai pas vue depuis longtemps.
-Oh ! Pourquoi ?
-De longues histoires, répondis-je, morose.
Elle resta silencieuse un moment, à m'observer.
-Elle vous manque ?
-Tout le temps, répondis-je au tact au tact.
Alice et moi n'échangeâmes plus un mot. Nous finîmes nos cigarettes et filâmes nous coucher dans la maison de vacances des Cullen, dans les Hampton. Carlisle et Esmé dormaient au dernier étage d'une maison qui en comportait trois. Leur fils, Edward, un petit merdeux égocentrique, était au second, et Alice, Jasper, et Rosalie, eux, étaient au premier. En tant que garde du corps, j'étais logé au rez-de-chaussée juste sous l'escalier. Je m'allongeai sur lit dans ma chambre et plaçai mes mains derrière ma tête. Leah me manquait affreusement. Mais le pire était de ne pas savoir comment elle allait, si elle était en vie, blessée, ou même en danger. J'avais la sensation d'être impuissant.
Je finis par m'endormir ainsi. Au matin, je fus réveillée par le tambourinement sur ma porte.
-Embry ? Réveillez-vous ! Le petit déjeuné est servi !
Je me redressai, l'esprit encore embrumé. Je passai ma main sur mon visage et me levai. Après avoir enfilé un t-shirt et un jean, je sortis de ma chambre et me dirigeait vers la cuisine où Jasper, Rosalie et Alice étaient déjà assis. Jasper potassait un exemplaire du New York Times de ce matin. Rosalie faisait de même avec The Seattle Times. Alice, elle, dévorait un exemplaire de Vogue.
Je m'installai sur le plan de travail et attrapai la télécommande. J'allumai et tombai sur CNN. Le présentateur annonçait les nouvelles du jour. Quelques morts, des catastrophes naturelles, des drames familiaux… Je laissai le son bercer la pièce pendant que je me servais une tasse de café. Soudain, une nouvelle me figea.
-Un corps a été découvert aujourd'hui dans les alentours de Mexico. Il a été identifié par les autorités Mexicaines comme Santiago Delpuerta, trafiquant de drogue international. Selon les premières constatations, il serait mort d'une balle dans la nuque. La police pense à un règlement de compte entre gangster.
Santiago Delpuerta. Ce nom me parlait. Beaucoup. Posant ma tasse sur le plan de travail, je fonçai vers le salon. J'allumai l'ordinateur familial et démarrai internet. En tapant son nom, une photo apparu. Je me rappelai alors. Santiago était une des cibles de Raven. Il était implanté dans le réseau des Irlandais.
-Leah, murmurai-je. (N/Leilani : J'aime ton intuition, mon petit!) (N/Foxy : Il est doué !)
POV Leah CLEARWATER
Lorsque le soleil commença à filtrer à travers les rideaux de la chambre, je me levai. Je n'avais pas dormi de la nuit. Je ne faisais que penser à mon frère et à Embry, en me demandant sans cesse ce que j'avais bien pu faire de travers. Je quittai la chambre pour la salle de bain et fis couler la douche. Lorsqu'elle fut à température, je me glissai dedans. L'eau chaude me calma légèrement. Une fois décrassée, je m'enroulai dans une serviette et sortis de la salle de bain. Emmett dormait toujours comme une masse. Je récupérai dans mon sac un pantalon treillis gris et un marcel noir.
7h22. Je réveillai enfin Emmett.
-Débout marmotte ! On rentre !
Il sursauta et bredouilla quelques paroles insensées. Je lui tendis deux aspirines et le laissai prendre sa douche tranquillement pendant que je descendais à la réception pour petit déjeuner. Je m'installai au bar de l'hôtel et commandai un jus d'orange frais et un café. Emmett me rejoignit une demi-heure plus tard et avala lui aussi un café. Nous partageâmes un petit déjeuné et nous filâmes vers les États-Unis.
-Alors, demanda Emmett, ses lunettes sur le nez et le vent dans les voile. Tu veux voir ton frère ?
-Tu oses poser la question ?
Un sourire s'afficha sur son visage. Il enclencha la cinquième et accéléra. J'eus un sourire ravi.
Seth, j'arrive…
-Je te maudis Emmett.
-Hey ! C'est pas ma faute si le petit dej' était avarié.
Rien que de reparler du petit déjeuné, je me penchai de nouveau dans le caniveau. Emmett avait conduit comme un malade jusqu'à ce que mon estomac ne craque et que je menace de pourrir son intérieur. Il c'était alors arrêté sur une aire d'autoroute. Et depuis dix minutes, je rendais tripes et boyaux. (N/Leilani : Ouh, j'espère que c'est vraiment une intoxication alimentaire... ) (N/Foxy : Oui, t'inquiète, je ne suis pas si tordue)
-Tu te rends quand même compte que je n'ai jamais été malade en voiture ?
Il eut un petit sourire.
-Il faut un début à tout.
Je me redressai, encore vacillante et attrapai la bouteille d'eau à l'arrière de la voiture. Je me rinçai la bouche et m'essuyai sur mon avant bras.
-On est encore loin, demandai-je.
-Non, vingt minutes.
J'acquiesçai et reposai la bouteille.
-Alors en route.
Emmett pénétra dans Houston et suivit un grand nombre de route jusqu'à une petite banlieue tranquille. Il s'arrêta une minute et remit la capote de la voiture. Puis il reprit sa route et ne s'arrêta que devant une maison semblable aux autres. Une voiture dormait dans l'allée.
-Ils vivent là. Quil est au coin de la rue.
Je restai une seconde sans prononcer un mot.
-C'est pas un peu dangereux de les mettre si près ?
-Qui va les rechercher ? La Meute est décimée, personne n'ira les chercher ici.
Je fus moyennement rassurée. Soudain, des cris ce firent entendre. Je me tendis, la main sur la poignée. Emmett posa sa main sur mon épaule.
-A plus les gars !
Mon frère apparu soudain du coin d'une rue adjacente. Il marchait vers la maison, un sourire aux lèvres. Mon cœur se serra à la pensée ridiculement grotesque et égoïste qu'il était heureux sans moi. (N/Leilani : Oh, mais non LeeLee! Il fait juste semblant! Personne ne peut être heureux sans toi!) (N/Foxy : IL pense être heureux, mais quand il te verra, il comprendra !)
-Emmett ?
-Hum ?
-Je peux ?
Il hésita une minute mais finit ma lâcher mon épaule. Je sortis de la voiture doucement et marchai vers lui. Il ne me remarqua pas, si bien que lorsqu'il s'engagea dans l'allée de la maison, je posai ma main sur son épaule, le faisant sursauter. Lorsqu'il se tourna vers moi et que son regard croisa le mien, il se figea, les yeux écarquillés. Lorsqu'il reprit ses esprits, il se mit à pleurer et me serra sans ses bras.
-Leah ! hurla-t-il. Je t'interdis de me refaire un coup pareil !
La porte de la maison s'ouvrit sur ma mère, l'air hagard. Lorsqu'elle me vit, elle me fonça dessus en hurlant également. Je ne pus retenir mes propres larmes et les serrai dans mes bras, émue. Lorsque je m'écartai d'eux, ma mère me gifla. Je restai pétrifiée, comme mon frère, mais ma mère recommença à pleurer et me serra de nouveau contre elle. (N/Leilani : Ça, c'est de la maman! lol) (N/Foxy : On sait de qui elle tient son peps !)
-Ne me refais plus jamais ça Leah ! Quand on pense perdre un enfant, c'est ce qui existe de plus dur.
J'eus un léger sourire et m'écartai de ma pauvre mère.
-Ne t'en fais pas maman. Je sais me défendre.
-Oui, mais tu n'es pas immortelle.
-C'est vrai, concédai-je. Mais je suis invincible. (N/Leilani : C'est vrai, en plus! Qui d'autre aurait pu survivre après avoir été tabassée, fouettée, torturée et empoisonnée? Super Leah! ) (N/Foxy : Si y'a une personne ! Anita Blake ! Bon, ok, je sors !)
Elle soupira.
-A se croire invincible, on finit six pieds sous terres. Regarde Sam. (N/Leilani : No comment!) (N/Foxy : Ouais mais en même temps, c'est elle qui l'a tué, ca compte pas !)
Je me tendis.
-Sam méritait son sort mille fois. Il n'était pas invincible, mais orgueilleux et méprisant. Ça lui a couté la vie.
Ma mère ne renchérit pas, mais je lisais dans ses yeux à quel point la voie que j'avais choisie la décevait. Je sentis mon cœur se serrer à la pensée de la décevoir, mais je n'avais pas le choix. A bien y réfléchir, je ne l'avais jamais réellement eux.
-Alors, demandai-je pour changer de sujet. Comment est le quartier ?
-Génial, s'enthousiasma mon frère en me conduisant vers l'intérieur de la maison. Les gens sont super, le bahut est top, et les nanas du tonnerre. Tu vas te plaire ici.
Je me figeai sur le pas de la porte et mon frère s'arrêta avec moi. Le regard qu'il me lança ne me laissa aucun doute. Il croyait que j'allais rester.
-Seth…
Il me lâcha, me lançant un regard écœuré. Puis il tourna les talons et alla s'enfermer dans une pièce que je devinai être sa chambre en claquant la porte violemment. Je sursautai et restai figée sur le paillasson à observer la porte derrière laquelle mon frère s'était enfermé.
-N'en veut pas à ton frère, me dit ma mère. Il a toujours su que tu étais en vie, là où moi je faisais mon deuil. Il a refusé de croire la police qui te disait morte dans l'incendie du bar.
-L'incendie ?
-Et bien oui. Le New Moon a brulé, et tout ses occupants avec lui. Explosion d'une conduite de gaz. Tu l'ignorais ?
Je restai bouche-bée. C'était donc la version de la police et de la CIA. Raven avait si bien couvert ses traces ? Ma mère poussa un cri étranglé.
-Mais alors, comment sais-tu pour Sam ? Leah, s'il te plait, dis moi que tu n'y es pour rien !
-Je ne suis pour rien dans l'incendie.
-Ce n'est pas ce que je t'ai demandé ! hurla-t-elle quasiment.
Un bruit résonna dans la chambre de mon frère et la seconde d'après, il sortit et se précipita sur nous.
-C'est vrai ! C'est toi qui l'as tué ! Je le savais !
-Chut ! Pas si fort ! Tu veux me vois moisir en taule ou quoi ?
Ma mère sembla se sentir mal.
-Maman ? hurla Seth en la rattrapant de justesse. Je me précipitai vers elle également, tâtai son pouls. Trop fort, trop irrégulier.
-Seth, allonge-la, là ! Je vais chercher Quil !
Je m'élançai dans la rue, dépassai Emmett qui me lança un regard en biais, sourcil relevé, puis continuais vers la baraque de Quil. Je me précipitai dans le jardin et frappai à la porte comme une paumée.
Une femme m'ouvrit la porte. Amérindienne, les cheveux bruns, descendant jusqu'à ses reins, les yeux en amandes noirs, elle m'observa avec étonnement.
-Je dois voir Quil, lui dis-je.
-Je…
-Chérie ?
Quil ! Bingo ! Je poussai la jeune femme et entrai dans la maison. La décoration était simple, sans chichi, jolie et moderne, mais je n'avais pas le temps de le félicité pour ça. Je débarquai dans la salle à mangé où Quil était assis à une table, une chaise haute devant lui, nourrissant une petite fille à la cuillère.
-Leah ! Mais qu'est-ce que…
-On parlera de ma résurrection plus tard Quil. Ma mère à fait un malaise.
Il se leva d'un bon.
-Sarah, dit-il à la femme, occupe toi de Claire. Je reviens vite.
Il attrapa sa mallette et m'entraina à l'extérieur. Nous cavalâmes vers la maison. Seth avait couché maman sur le sofa et nous attendait, en lui tapotant vigoureusement la main.
-Pousses-toi, ordonna Quil.
Il sortit son matériel de sa mallette pendant que je faisais les cents pas dans le salon. Emmett entra à ce moment là.
-Putain Clearwater ! Tu vas finir pas me dire ce qui ce…
Il se figea en voyant ma mère étendu sur le sofa.
-Je dois conduire quelqu'un à l'hôpital ?
Quil retira le stéthoscope de ses oreilles.
-Ce ne sera pas nécessaire. Elle s'en remettra. Est-ce que votre mère à déjà eu des problèmes cardiaques ?
-Non ! répondis-je tout de suite.
Seth s'agita d'un pied sur l'autre, mal à l'aise.
-Si. Ça à commencé après la disparition de Leah. Elle fait de l'hypertension. (N/Leilani : Oh, oh!) (N/Foxy : Aie !)
Je le regardai comme pour la première fois. Mon petit frère en savait plus que moi dans les soucis de santé de notre mère. Que s'était-il donc passé ?
Quil se leva.
-Montre-moi les médicaments qu'elle prend.
Seth l'entraina dans une pièce à part, la cuisine visiblement. Moi je restai là, figée. Tout s'était figé, en moi, autour de moi. Le temps semblait s'arrêter. Je me rendis alors compte que je n'avais pas dû faire mon boulot. Je n'avais pas réussi à protéger ma famille.
Le temps s'écoula, soit trop vite, soit pas assez, je l'ignore. Quil finit par quitter la maison après un regard désolé pour moi. Il me demanda de passer le voir avant de repartir, et j'acceptai. Puis je vis mon frère revenir de la cuisine avec un verre d'eau et des cachets. Il les donna à ma mère. Puis il se redressa et me fit face.
-Viens, il faut qu'on parle.
Je le suivis en silence vers une pièce qui ressemblait trait pour trait à ma chambre d'enfant.
-Maman l'a faite décorée selon les photos. Elle voulait avoir une dernière marque de toi, comme si tout ça n'était jamais arrivé.
Je restai plantée au milieu de la chambre à observer la décoration si familière.
-Comment ça va ? demanda Seth.
-Ça peut aller.
Il ne prononça pas un mot mais il me connaissait assez pour savoir que je mentais.
-Et toi ? Quoi de neuf depuis un mois et demi ?
Il haussa les épaules.
-Pas grand-chose non plus.
-Et l'école ?
-Je suis inscrit au lycée de la ville. J'ai de bons résultats.
J'eus un sourire.
-Tu as toujours été plus sérieux que moi.
Il me rendit mon sourire.
-C'est vrai que tu étais plus du genre à faire des conneries. Tu te rappelle le nombre de fois où papa est venu te chercher dans le bureau du directeur ?
-J'ai arrêté de compter à 200. (N/Leilani : Wow! Elle a battu mon record!) (N/Foxy : J'ai même pas atteint les 2 moi je crois)
Il gloussa. Puis, il s'arrêta et contempla la pièce.
-J'ai jamais cru que tu étais morte. C'était pas possible. Je l'aurais senti. Et puis, tu m'avais jurée que tu m'apprendrais à tirer. Tu serais pas partie sans ça.
Je soupirai et fouillai mes poches pour allumer une cigarette.
-Maman ne va pas aimer te voir fumer dans sa baraque.
-Pourquoi le saurait-elle ?
Nous restâmes un moment ainsi sans rien dire. Puis j'ouvris une fenêtre et balançai le mégot dehors. Je fis ensuite volte face et m'arrêtai devant la porte.
-Tu veux toujours apprendre à tirer ?
-Oui.
-Alors suis-moi.
Je l'entrainai jusqu'au jardin et jetai un regard alentour.
-Y'a un coin tranquille par ici ou personne ne viendra nous embêter ?
Il acquiesça.
-Un terrain vague au nord de la banlieue. Y'a jamais un chat passé 19h parce que les grilles sont fermée. Mais on peut les escalader.
Je le suivi donc jusqu'à là bas. Un grillage haut de trois mètres barrait la route pour entrer sur le terrain. Mon frère grimpa dessus comme on monte sur son lit et sauta de l'autre coté.
-Toi, lui dis-je en m'agrippant à mon tour au grillage, tu t'entraines toujours à jouer les Yamakasi.
Il me sourit de l'autre coté.
-Ça plait aux filles. (N/Leilani : Je confirme, surtout si c'est Seth qui le fait!) (N/Foxy : Ou Jacob !)
Je le suivis avec facilité et atterrit à coté de lui, accroupie. La douleur de ma plaie par balle choisie ce moment là pour me lancer, me faisant tomber à genoux.
-Leah ! Ca va ?
-Ouais, lâchai-je, le souffle coupé. Juste mes vieilles blessures de guerre.
Je me relevai seule et avançai sur le terrain. Au bout de cinq cent mètres, nous tombâmes sur un lot de canettes de bières vides que j'emportai pour la séance. Nous nous trouvâmes un coin tranquille et nous installâmes en silence.
-Le bras bien tendu, expliquai-je en démonstration. Les pieds, légèrement écarté, les deux yeux ouverts. Vise le cœur.
Je tirai et dégommai la canette. Seth prit ma place, mon Beretta en main. Il rata les trois premiers coups mais atteint la canette au quatrième. Seth sautilla près de moi, ravie de son coup. Je restai dubitatif. Apprendre à son frère à tuer, était-ce réellement normal ? (N/Leilani : Je veux une photo! Je l'imagine bien : ''Regarde, Leah, je l'ai eu, je l'ai eu! Je suis grand, maintenant!'' MDR) (N/Foxy : Ah les enfants, snif, ca grandit si vite !)
Remarque, rien n'avait jamais été normal dans ma vie. Alors un peu plus ou un peu moins…
-Il faudra t'entrainer, mais tu devrais vite prendre le pli.
Seth resta silencieux, fixant dans sa main l'instrument de mort que j'y avais glissé. Il releva la tête vers moi, le regard vieillit de plusieurs années.
-Et toi ? Qu'est-ce que tu vas faire ?
Je soupirai.
-Je vais continuer à faire ce qu'on me demande, en espérant que ca ne durera pas.
-Et Embry ? (N/Leilani : oui, et Embry?) (N/Foxy : Rohhh, mais attends ! Impatiente !)
Je frémis.
-Je ne sais pas, Seth, je ne sais pas. (N/Leilani : Rhooo! Tu sais mais tu veux pas le dire!) (N/Foxy : C'est pas faux !)
Nous rentrâmes à la maison, sans prononcer un mot. Maman dormait profondément, assommée par ses cachets. Je bordai Seth comme lorsque nous étions enfant, et comme à l'époque, je lui promis que je veillerais toujours sur lui. Il s'endormit rapidement et je quittai sa chambre.
-Si tu restes trop longtemps, ce sera plus dur de partir, me raisonna Emmett, assis dans le salon.
-Je sais.
-Et ça les blessera plus.
-Je sais.
-Tu dois partir ce soir.
-JE SAIS ! hurlai-je, balançant la première chose que je trouvai contre un mur.
Emmett n'ajouta rien. Me prenant la tête entre les mains, je repassai en boucle les choix qui m'en avaient fait arriver là. Je finis par quitter la maison, sur les nerfs. Je marchai un moment, sans but précis. Je marchai, voilà tout. Je me souvins que Quil voulait que je vienne le voir avant de partir. Alors je fis demi-tour, aillant besoin d'un ami.
Les lumières de son salon étaient encore allumés, malgré les rideaux tirés. Je frappai à la porte. La même femme m'ouvrit et me fit entrer avec un léger sourire. Elle m'indiqua la direction du salon et disparut, certainement dans sa chambre. J'avançai dans le couloir, observant les photos sur le mur. Toutes représentaient la famille de Quil, unie et heureuse. Un léger sourire apparu au coin de mes lèvres. C'était la raison pour laquelle je ne regretterai jamais d'avoir fait ce que j'avais fait.
-Elle sera ravie de te voir, entendis-je dans le salon. Elle a vraiment besoin d'un ami, et je crois qu'elle t'aimait bien.
Mon cœur accéléra subitement. Je me figeai une seconde avant de filer vers le salon.
-Embry ? (N/Leilani : OUI! *sautille partout*) (N/Foxy : …)
Je me figeai sur le pas de la porte, comme écrasé par un poids d'une tonne. Quil se leva, accompagné de son invité.
-Leah ? Tu t'en vas déjà ?
J'acquiesçai, incapable de parler.
-Ce n'est pas moi que tu attendais hein ?
Je secouai la tête, et comme mue par une force invisible, je me jetai dans ses bras et me laissai submerger par mes sentiments.
-Il me manque tellement Jacob ! (N/Leilani : Sorcière! Tu m'as fait espérer...C'est pas zentil!) (N/Foxy : Tu n'a que ce que tu mérite, nah !)
Jacob me serra contre lui, doucement.
-Chut, là, là. Ça va aller ma belle.
