Mes cheres fans, milles pardons pour le retard inaxeptable que j'ai pris. Je m'en excuse, mais les études avant tout, et la prépa, surtout en interne, c'est pas facile tout les jours. J'ai enfin trouvé le temps de vous écrire ce chapitre tout chaud sortie de ma tête. J'espère qu'il vous plaira. Et demain, cadeau de Naël, je vous offre un nouveau chapitre Hors Série : Diné de Naël.
Que je vous explique, j'organise un repars un peu particulier entre les personnages de ma saga. Au menu, embrouille, rire et crise de nerfs. Et surtout, éloignons Emily des fourneaux !
Je vous laisse savourer ce chapitre. En attendant, place aux réponses aux reviews.
SuperGirl :
Maieuh ! Je suis pas si sadique que ca ! Enfin, un peu quand même…
Caramelise :
Merci miss, désolé pour le retard !
AliceTwilightF.F :
Mais euh ! Même pas vrai !
Emichlo :
Merci !
Morrijyg :
Merci à toi, et désolé du retard.
Nolème :
Merci miss, c'est un plaisir.
HoolaPop's :
Merci à toi et à Leilanie de t'avoir fait découvrir ses fics !
MMEV :
Merci à toi !
.
Chapitre 3 :
Je reniflai et m'écartai, m'essuyant le nez.
-Bien sur que ça ira. Je suis l'Exécutrice après tout !
Il sourit doucement. Je pris alors conscience que nous n'étions pas seuls dans la pièce. En plus de Quil, une petite brune était assise sur le canapé, l'air mal à l'aise.
-Leah, tu dois te rappeler de Bella.
J'acquiesçai.
-Bonsoir Bella. Ca faisait longtemps.
Elle acquiesça timidement. Jacob avait du en raconter des vertes et des pas mures à mon sujet.
Quil se leva du canapé avec lenteur.
-J'ai appelé Jacob dés que je t'ai vu ce matin. Il a fait une longue route pour te voir.
-C'est vrai, renchérit Jake. Je voulais te remercier Leah. A cause de mon père, j'aurais pu plonger aussi.
Je détournai les yeux.
-J'ai trahi ma famille. J'ai fait enfermer ton père. Et j'ai…
Je me figeai avant de continuer.
-Nous savons ce que tu as fait Leah. Même avec Sam.
Je frémis.
-Mais nous devons te remercier, continua Quil. Sans toi, je n'aurais pas pu être avec ma femme et ma fille aujourd'hui.
-Et je ne serai pas ici non plus, ajouta Jacob.
Je restai un moment sans rien dire, perdue dans les souvenirs de cette nuit. Sam, ses yeux, son étonnement, puis son corps sur la moquette de son bureau. Je faisais souvent des cauchemars ses derniers temps. C'était toujours le même, dans lequel j'étais a genoux dans le bureau, frottant sur un petite tache rouge qui enlaidissait la moquette. Et puis, au fur et à mesure, la tache s'agrandissait, encore et encore. Je me réveillais souvent quand la moquette se mettait à suinter du sang. Pas besoin d'être Freud pour savoir que la culpabilité me rongeait.
-Tu sais, m'interrompit dans mes pensées Jake, je voulais avant tout te remercier.
Je relevai la tête.
-Tu l'as déjà dit Jake. (N/Leilani : Ouh la ! Il devient gâteux, le pèpère ! Alzheimer, je te présente Jacob Black !)(N/Foxy : Tu connais le prénom d'Alzheimer ? Non ? Ah, c'est le début de la fin alors)
Il eut un sourire gêné.
-Je sais, mais je ne peux pas faire autrement. Je dois avouer que le jour où tu m'as appelé, j'ai hésité à écouter ce que tu avais à me dire. Et puis, je me suis rappeler qui tu étais, et ça m'a suffi.
-Qui je suis ? murmurai-je.
Je n'étais plus sûre de le savoir moi-même. (N/Leilani : Y a un truc pratique pour se rappeler, ça s'appelle la carte d'identité !)(N/Foxy : Look at the front of the first page of Mafiosa)
-Je me suis rappelé que tu étais Leah Clearwater, que tu avais ton honneur pour dernier bien, et que tu ne l'abandonnerais à personne.
-Je l'ai pourtant fais, dis-je en lui tournant le dos, m'installant devant la fenêtre.
Je sentis Jacob se glisser derrière moi, et poser une main sur mon épaule.
-Tu sais très bien que c'est faux.
J'eu un éclat de rire acide.
-Faux ? J'ai vendu ma famille ! Mes amis ! Je vous ai trahi !
Jacob m'attrapa par les épaules et me tourna face à lui.
-Tu te trompes Leah. Tu as sauvé ton frère et ta mère, ta vraie famille. Et grâce à toi, Quil et moi vivons enfin la vie que nous voulions.
-Jacob a ouvert son garage, enchaina Bella. Il travaille dur mais fait ce qu'il aime.
-Lorsque je suis entré dans la Meute, dis-il, le regard encré dans le mien, j'ai dit adieu à tous mes rêves. Un moment, j'ai bien essayé de me rebeller. Un soir, après le premier mois dans la Meute, j'ai annoncé à mon père que je ne voulais pas de cette vie là. Le lendemain, Sam et sa bande m'attendait. J'ai été cloué sur un lit d'hôpital pendant deux semaines. (N/Leilani : Ouch ! J'ai mal pour lui… Elle était où, Supergirl, pour le soigner ? Et une occase de manquée, une !)(N/Foxy : Ah, SuperGirl ! Ou es-tu ?)
Je frémis et serrais les poings. Son propre père, l'abandonner à la Meute…
-Je suis désolée Jacob.
-Moi aussi, dit-il en me serrant dans ses bras. Désolé de ne pas avoir compris plus tôt que tu ne méritais pas tout ça.
Une larme m'échappa, roulant le long de ma joue pour s'écraser sur son épaule. Il me serra plus fort et je lui rendis son étreinte un seconde.
Plus tard, lorsque tous filèrent se coucher, Jacob m'accompagna fumer une cigarette sur le trajet vers chez moi. Nous ne prononçâmes pas un mot de tout le trajet, appréciant juste le calme des choses. L'air était tiède et la nuit clair. Les lampadaires ne servaient quasiment à rien dans les ruelles tant la lune était brillante. Jacob s'arrêta devant chez moi, et jeta sa cigarette dans un pot de fleur vide à l'entrée. Je fis de même et m'assis sur le perron. Jacob s'installa avec moi, sans prononcer un mot.
La porte derrière nous s'ouvrit. Emmett apparut, vêtu d'un pantalon de jogging et d'un T-shirt estampillé FBI comme tous les ados en portent de nos jours. Je le soupçonnai d'ailleurs d'avoir pris celui de mon frère.
-Leah, t'étais où ? demanda-t-il froidement.
-Chez Quil.
Il me contourna et se plaça face à moi.
-On part demain à la première heure.
Je relevai les yeux.
-Pourquoi ?
-Parce que. Ordre de James. (N/Leilani : Pas bon, pas bon du tout !)(N/Foxy : Non ! Jure !)
Je me mis à bouillir.
-Et puis c'est qui lui ?
Je me figeai. Jacob, j'avais presque oublié. Jacob ne faisais pas expressément partie de l'accord que j'avais avec Raven. Je l'avais appelé pour le faire fuir avant que ca dégénère.
-C'est…
-Léo. Léo Freebird. (N/Leilani : PTDR ! Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux !)(N/Foxy : Laissez les s'envoler loin !)
Jacob se leva, affrontant du regard Emmett. Il faisait la même taille et était tout les deux taillés dans le marbre. L'un était blanc comme la neige, de la tête au pied, en passant par le reste. L'autre avait la peau cuivrée, presque doré à l'éclat de la lune. (N/Leilani : Hum… L'image est presque idyllique… Un petit sandwich Emmett Jacob, à emporter, s'il vous plait !) (N/Foxy : Non, moi je consommerais bien sur place !)
Emmett le jaugea un moment du regard. La tension était palpable.
-Bon, Léo, je vais te laisser.
Jacob acquiesça et lâcha enfin du regard Emmett.
-Prends soin de toi petite sœur.
Il me serra contre lui et s'éloigna, les mains dans les poches, non sans un regard mauvais à Emmett. Je le regardai marcher jusqu'à ce que finalement il disparaisse de mon champ de vision. Puis je retournai chez moi, m'écroulai sur le canapé.
A six heures, Emmett me tira de mon sommeil, visiblement sur les nerfs. Il refusa que j'attende le réveil de mon frère pour lui dire au revoir. Il me laissa néanmoins écrire une lettre rapide. (N/Leilani : Mais qu'est-ce qu'il a, Emmett ? Il a ses règles ou quoi ?) (NFoxy : Vite, un doliprane !)
Après l'avoir cachetée et laissée en évidence sur la table basse, je suivis Emmett, morose.
Il balança nos affaires sur la banquette arrière et démarra. J'allai entrer dans la voiture lorsqu'une main se posa sur mon épaule.
-Tu n'allais pas partir sans dire au revoir ?
Quil me sourit. Je lui rendis son sourire, doucement.
-Désolé, le travail n'attend pas. Tu sais ca mieux que personne.
Il acquiesça, souriant toujours doucement. Alors je le pris dans mes bras.
-Merci pour tout Quil. Tu ne me dois rien, mais j'aimerais te demander un service.
-Je te dois tout, au contraire, dit-il en me serrant à son tour. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
-En faite, j'ai deux choses à te demander, dis-je en m'écartant de lui. D'abord, veille sur ma famille. Surveille Seth, qu'il ne fasse pas de bêtises. Et ensuite, si un jour Embry passe par ici, ou t'appelle. Dis lui que je suis désolée. Pour tout.
Quil acquiesça. J'ouvris la portière de la voiture et me glissai près d'Emmett. Je refusai de me tourner vers Quil, ayant peur qu'il ne remarque mes yeux humides. Emmett démarra dans un grondement rageur du moteur et bientôt, le quartier tranquille disparu, au profit de l'autoroute vers Phoenix.
Nous restâmes plusieurs dizaines de kilomètre sans dire un mot. A la première pause que nous fîmes, il nous pris deux cafés, deux muffins et de quoi déjeuner. Puis, il me balança un sac à dos sur les genoux.
-Qu'est-ce que c'est ? Demandai-je tandis qu'il reprenait la route.
-Ton frère m'a donné ça pour toi, répondit-il sans me regarder.
J'ouvris le sac en toile et découvris deux boites en bois noires assez lourdes. Je les sortie une a une du sac et les ouvrais. La première contenait un Browning Hi Power, commandé quelques semaines plus tôt chez mon revendeur préféré, ainsi que plusieurs chargeurs de rechange. La deuxième, elle, était plus légère. En l'ouvrant, je découvris une lettre signé d'Eric, le revendeur.
A ma chère cliente préférée. Pour te remercier de ton aide à la boutique.
En retirant la lettre, je découvris une série de joujou tous plus appétissants les uns que les autres.
-Putain ! siffla Emmett près de moi. Où t'as eu ça ? C'est les derniers prototypes de l'armée ! Même James n'arrive pas à les avoir ! (N/Leilani : Ha ! Le privilège d'être une femme ! mdr ! Et double effet, ça déride Emmett !)(N/Foxy : Leah est une pro, tu t'attendais à quoi ?)
-Je vais à la source, souriais-je en sortant un premier paquet contenant un nouveau système de talkie-walkie.
Emmett se rendit compte qu'il avait brisé son vœu du silence et se renfrogna, coupant tout contact avec moi. Avec un soupir, j'observai le reste de l'attirail. Balise de repérage GPS, couteau équilibré, fourreau de poignets… De vraies merveilles. (N/Leilani : Haha ! Grillé !) (N/Foxy : MDR)
Je finis par m'endormir en caressant le canon du Browning.
Je rêvai alors d'un immense bâtiment délabré. Il n'y avait pas de lumière, a part un lustre qui éclairait un cercle au milieu d'un grand hall. Dans ce cercle de lumière, il y avait une chaise, sur laquelle était assis un jeune homme, couvert de sang. Lorsqu'il leva les yeux vers moi, mon cœur rata un battement. Mon frère tressaillit et essaya de parler, mais la seule chose qui sortie de ses lèvres fut un filet de sang et un glouglou peu rassurant. Je fis un pas vers lui, et perçu un mouvement derrière lui. Une ombre s'approchait. Je fis un pas de plus, l'ombre fit de même. J'accélérai, l'ombre également. Nous avions le même rythme, mais l'ombre était plus proche de mon frère. Dans un dernier effort désespéré, j'accélérai. L'ombre fit de même. Elle arriva avant moi devant mon frère et je me figeai en voyant la lame qu'elle présentait devant sa gorge.
L'ombre était bien une femme. Mon frère la fixait, les yeux écarquillés d'horreur. Soudain, l'ombre le contourna, se plaça dans son dos, la lame contre son cou. Je me figeai.
L'ombre, c'était moi. Habillée de la tête aux pieds en noir, je me souris, l'air mauvais. D'une main, elle caressa la joue de mon frère, tendis que l'autre resserrai la prise du couteau. Un filet de sang coula le long de la gorge de mon frère. Je levai les yeux vers mon double.
-Non Leah, ne me regarde pas. Regarde-le. Regarde sa peur, sa douleur.
Le cœur serré, j'obéis. Je restai soufflé en remarquant que le visage de mon frère avait disparu, au profit de celui d'Emmett. Il serrait les dents.
-Regarde les gens que tu aime.
Le visage d'Emmett fondit comme neige au soleil, remplacé par celui de Quil.
-Regarde ceux que tu as juré de sauver, de protéger.
Quil disparu, remplacé par Jacob.
-Non…soufflai-je. Non…
-Regarde-les ! hurla mon double.
Je rouvrais les yeux. Je ne m'étais même pas rendu compte que je les avais fermé. Mais je savais pourquoi. Je savais qui était le dernier visage sur la liste.
-Leah ! appela Embry. Leah, aide-moi !
Je me réveillai en hurlant la dans voiture. Emmett fit un écart qui faillit nous envoyer dans le décor. ( N/Leilani : Tu m'étonnes… J'aurais fait pareil ! Non mais oh ! C'est quoi cette manie de crier quand on fait un cauchemar !)(N/Foxy : Bah c'est que ca fait peur !)
-Ca va pas Clearwater ! aboya-t-il. J'ai failli avoir une attaque !
-Embry… soufflai-je, le souffle court, le cœur au bord des lèvres.
Regarde ceux que tu as juré de protéger…
Je laissai ma tête partir en arrière contre le dossier pour calmer mon pouls.
-Leah ? Ca va ? Tu es toute pale. On dirait que tu as vu un fantôme.
Pire qu'un fantôme, pensai-je. Je me suis vu. Et ce n'était pas beau à voir.
-Ca va aller, soupirai-je.
Emmett n'ajouta rien. Il continua sa route, me lançant quelques regards de temps à autre. Je restai quand à moi, cloitrée contre la portière, chassant tant bien que mal mes cauchemars.
La journée commença à décroitre peu à peu. Lorsque le soleil s'effaça vers l'horizon, Emmett chercha un motel. Nous nous y arrêtâmes pour la nuit, toujours sans échanger une parole. La nuit fut agitée. Le même rêve ne cessait de me hanter. Je revoyais les visages terrifié des gens important dans ma vie, je revoyais leur douleur, leur souffrance, leur terreur. Et le pire de tout, c'était l'impuissance à laquelle je devais faire face.
Je m'éveillai en sursaut pour la cinquième fois de la nuit, vers six heures trente. Je profitai du sommeil d'Emmett pour fumer une cigarette sur la terrasse et aller prendre une douche. Lorsque je sortis de la salle de bain, vêtue d'un jean, d'un marcel noir et de mon holster, il prit ma place sous la douche.
Je fis alors ce que je faisais déjà du temps de Sam pour calmer mes angoisses, j'astiquai mes bébés. (N/Leilani : Rien de tel pour se calmer que d'astiquer quelque chose…)(N/Foxy : J'astiquerais bien autre chose moi ^^)
Quand je fais ça, je peux rester des heures sans manger, boire, fumer, ou même parler. Il m'arrive même de cesser de respirer. Je suis tellement concentrée que la terre pourrait cesser de tourner, je ne suis même pas sure que je m'en rendrais compte.
Malheureusement, Emmett n'était pas au courant de ce détachement. Lorsqu'il tenta de m'arracher mon Beretta pour que l'on parte, je lui arrachai le flingue, le balayai, m'assis à califourchon sur lui, et lui appuyai le canon de l'arme sur le front.
-T'es malade Clearwater ? beugla-t-il.
Je m'éveillai, comme d'un rêve. Je me relevai, légèrement à l'ouest, comme si une voix en moi me poussa à continuer, à appuyer sur la détente. Je secouai la tête et rangeai mon arme. Emmett me fixait toujours, mi-inquiet, mi-énervé. J'attrapai ma veste, mon sac, et sortis de la chambre pour l'attendre devant la voiture.
Emmett ne tarda pas à me rejoindre. Encore une fois, un silence pesant nous accompagna jusqu'à Phoenix. Une fois sur place, Emmett nous conduisit dans un hôtel chic du centre ville. L'hôtel Radisson proposait une piscine, un spa, et tout le luxe propice aux vacances. Et pour nous autre, travailleur de la nuit, il proposait un silence total.
Emmett lança ses valises sur le sol du salon commun à nos deux chambres et alla s'enfermer dans la sienne.
Il m'avait déjà briefé sur le déroulement de la mission, si bien que je savais que la seule chose que j'avais à faire, était de me préparer. Je m'enfermai donc à mon tour dans ma chambre.
(A écouter : Everybody's fool, Evanescence)
Je soupirai en m'appuyant contre le cadran de la porte. Jetant mon sac sur mon lit, je me dirigeai vers la salle de bain. J'allumai la lumière et laissai mes yeux s'habituer à la pâleur de la pièce. En face de moi, le miroir du lavabo me renvoya un pâle portrait de moi-même, les traits tirés, les yeux hagards et les lèvres entre-ouvertes comme pour hurler. Je fis un pas vers le reflet, la main tendu. Plus j'approchai, plus mon visage semblait se durcir, s'assombrir. Mes yeux étaient deux lacs noirs insondables et d'une froideur sans commune mesure. J'étais en face d'une tueuse, d'un monstre sanguinaire. J'étais en face de l'ombre de mes cauchemars.
Tu es née pour être une tueuse. C'est dans ta nature. Accepte-le.
Certains ont l'impression de voir en rêve les gens qu'ils ont assassinés. Je les envie. Mes spectres à moi me poursuivent jours et nuits.
Dernière mon reflet, de plus en plus net, je pouvais voir la totalité de mes victimes s'entasser dans la salle de bain. Sam était le plus proche. Son torse touchait presque mon dos. Santiago était à sa gauche.
Dans le fond, assis contre la baignoire, ma première victime me souriait, le visage strié de profonde nervure sanglante. Un crime passionnel. Un ami que j'avais dû tuer.
-Ca faisait un bail Clearwater, me sourit-il.
Dave avait dix-sept ans, le jour où il m'avait raccompagné chez moi pour la première fois. Je l'avais fais entrer dans ma chambre, sans que personne ne le sache. Il était tombé sur une scène qu'il n'aurait jamais du voir.
La Meute avait réquisitionné le salon pour un interrogatoire musclé. J'avais l'habitude, je ne faisais plus attention. Dave avait échappé à ma vigilance pour visiter la maison. Il avait vu la scène, et avait fui. (N/Leilani : Pas bien, Dave…) (N/Foxy : Pas bien du tout !)
-Rattrape-le idiote ! m'avait hurlé Billy en m'envoyant valdinguer contre un mur.
Alors, mes couteaux dans leur étuis, je l'avais suivit, pourchassé, traqué. Puis je l'avais exécuté. De sang froid, sans aucun remord. (N/Leilani : Ca, c'est dur…)(N/Foxy : Très dur… On parle bien du meurtre hein ?)
Plus tard, Billy m'avait félicité, l'air ravi. Mon père avait pleuré toute la nuit, son enfant disparu. Je n'avais pas compris alors, jusqu'à ce que la Meute vienne réclamer sa livre de chaire.
-Bonsoir Dave, murmurai-je.
-Tu m'as manqué. Seul dans le noir, je commençai à m'ennuyer.
Les autres fantômes de mon passé s'écartèrent de moi pour le laisser s'avancer.
-Pardon Dave.
-De quoi t'excuses-tu ? demanda-t-il en posant sa main sur ma joue.
Une froid glacial m'envahit. Sa main sur mon visage semblait figer mon sang dans mes veines.
-Désolée de ne pas avoir été là plus souvent…
Il eu un sourire déformé par ses plaies.
-Tu as essayé de m'oublier Lee-Lee.
Je frémis. Lee-Lee était le surnom que m'avait donné un à un mon père, Dave et Sam. Et aujourd'hui, ils étaient tous morts, dont deux par ma main.
-Oui, soufflai-je. J'ai essayé.
-On n'oublie pas sa première fois Lee-Lee. On n'oublie pas la première vie qu'on fauche.
Il se pencha plus près encore de moi. Un souffle froid comme la tombe frôla ma gorge.
-On n'oublie jamais les supplications du premier homme qu'on tue. On n'oublie pas son regard lorsqu'il comprend qu'il va mourir, fauché par la femme qu'il aime.
Sam s'avança à son tour, un trou sanglant en plein milieu de la poitrine. Il posa sa main sur l'épaule non occupé par Dave et se pencha également contre moi.
-Tu es née pour tuer les gens qui t'aiment Lee-Lee. (N/Leilani : Mais fichez lui la paix, nom d'une pipe ! Y a plein de personnes à hanter, vous avez l'embarras du choix !)(N/Foxy : C'est pas faux, mais s'il vous plait, ne me hantez pas moi, je cauchemarde assez sur des lapins tueurs comme ca…)
-Leah !
Je sursautai en entendant la voix d'Emmett. Les spectres autour de moi avaient disparu, laissant derrière eux une angoisse montante. Les mains tremblantes, j'ouvris la porte de la salle de bain. Emmett m'observa un moment.
-Tu es toute pâle. On croirait que tu as croisé un fantôme.
Je déglutis difficilement.
-Ca va. Tu voulais quelque chose ?
Il acquiesça, visiblement peu sur de lui.
-Prépare-toi. On part dans une heure.
