Mes chers fans, si vous êtes toujours là, j'espère que vous ne m'avez pas oublié. Deux ans de prépa m'ont séparées de vous, et vous ne pouvez pas imaginer comme ca m'a manqué. Je ne sais pas encore si je r'empille pour une troisième année, donc je ne peux pas vous promettre grand-chose. Pour l'instant, je vais finir Mafiosa 2, puis je créerai une nouvelle page : FoxyWhite2.0. J'espère que vous ne m'avez pas oublié, je vous laisse à votre lecture !
Chapitre 4 : Phoenix
-On va où ?
Emmett enfila sa veste de costard pendant que je finissais d'enfiler mes bottes à talons.
-Il y a une soirée caritative ce soir à Phoenix. Un de nos contacts nous a assuré que les deux poupées Irlandaises seraient là.
Emmett plaça une des oreillettes près de son tympan et fixa le système de communication contre son palet. J'en fis de même et ajustai mes holters contre ma cuisse.
-Le programme ce soir, annonça Emmett en chargeant son arme, c'est observation, repérage, et intervention. Le but étant de faire croire aux Irlandaises que tu monte ton propre business.
J'acquiesçai en le suivant hors de la chambre. Emmett nous mena jusqu'à la salle de réception de l'hôtel.
-Tu as pris une chambre dans l'hôtel ou on va bosser ? chuchotai-je.
-Bah quoi ? demanda-t-il en haussant les épaules.
-Mais t'es idiot ma parole ! m'emportai-je. En cas de pépins, aucun replis possible !
Il sembla comprendre le problème enfin. Je le poussai dans un couloir sombre.
-Ecoute-moi bien McCarthy ! Ta petite blonde te fait peut-être tourner la tête au point de vouloir lâcher ton job, mais je refuse que tu nous fasses tuer. Ce soir, je la joue solo. Tu remonte dans la chambre, et tu vide les lieux dans l'heure. Une fois de nouveau installé dans un hôtel hors de la ville, tu reviens me couvrir. Capich ?
Il acquiesça.
-T'en mieux. Go !
Il s'exécuta.
Lee-Lee est énervé, ricana Dave d'une voix fluette. J'aime te voir comme ça.
Je frémis et repris la route vers la salle de réception. Elle était déjà pleine à craquer de monde. Des robes Gucci, Givenchy et autres se battaient pour la place de robe la plus chère de l'année. Aucuns hommes ne portaient de costumes moins chers qu'un Boss. Que faisaient les Irlandais ici ?
Je traversai la salle vers le buffet, me servis un verre, et le vidai d'une traite.
-Que la fête commence.
-Leçon numéro un, annonçait mon père en m'instruisant, fond toi dans la masse.
Je me glissai parmi les différents invités.
-J'ai toujours été fasciné de voir que tu réussissais à te fondre dans la masse malgré ta beauté, murmura Sam à mon oreille.
-Question d'entrainement. Les gens ici ne sont intéressé que par eux même et ceux qui pourrait leur servir. Si je semble assez soumise, ils me penseront inutiles. Les seules susceptibles de me remarquer seront les obsédés. Cela, je m'en débarrasse facilement.
L'ombre de Sam continua de me suivre, ainsi que celle de Dave. Il y a des jours où la culpabilité vous ronge tellement qu'elle semble vous suivre partout.
-Leçon numéro 2, repère un endroit d'où tu verras tout sans être vu, et rends toi là bas.
Je m'arrêtai dans le coin de la pièce et la fouillai du regard. Il y avait un escalier de l'autre coté, il menait à un balcon, peu éclairé, et peu fréquenté. Je m'y dirigeai sans problème et m'y installai. Emmett n'était toujours pas réapparu.
-Tu compte attendre longtemps, demanda Dave en s'installant sur la balustrade.
Je faillis lui dire de descendre, mais me ravisais. Il était mort après tout, il ne risquait rien. Sam était adossé au mur derrière moi.
-Tu te rappelle le jour où tu m'as tué, demanda Dave, comme s'il se rappelait une journée magnifique en amoureux. Il pleuvait ce jour là. Beaucoup. Tu m'as poursuivi jusque dans la forêt.
Il eu un léger rire.
-J'ai presque cru que j'allais pouvoir t'échapper. Mais personne n'échappe à Leah Clearwater.
-Pour moi aussi il pleuvait, souligna Sam.
Je tentai tant bien que mal de rester concentrer sur la mission. Il y avait énormément de monde à cette soirée, mais mes sens étaient assez affutés pour que je repère qui je voulais. J'avais déjà repéré le gouverneur de l'état, en train de s'empiffrer au comptoir. Soudain, derrière lui, apparurent deux chevelures rousses.
-Je les tiens.
Je restai sur mon perchoir encore une dizaine de minutes pour mieux connaitre mes proies.
-Ouh, souffla Dave, elles ont l'air froides comme la glace ! Pas choucard, grimasse-t-il.
Je décidai enfin à me lever et à redescendre. Mes cibles étaient à une table, seules. J'inspirai un grand coup et bifurquai vers le mur du fond pour éviter la foule. En passant devant les cuisines, une main surgis de l'ombre d'un couloir et m'agrippa le bras. Je fus tiré en arrière trop vite pour pouvoir résister.
Mon agresseur me plaqua contre un mur, si fort que j'en fus désorientée une minute. De petits points blancs dansèrent devant mes yeux durant plusieurs secondes.
-Qu'est-ce que ?
Ma voix se coinça dans ma gorge lorsque la vue me fut rendue.
Embry CALL
Je l'avais traqué depuis le Mexique jusque ici, j'avais réussi à convaincre les Cullen de ce rendre à cette soirée. Et maintenant, elle était là. Juste à porté de main, sur le balcon. Elle était si proche, et je n'osai faire un pas vers elle.
-Embry ? Embry ça va ?
Alice agitai sa petite main pale devant mon nez.
-Quoi ?
-Tu n'as pas l'air dans ton assiette ce soir. Tu es sur que ca va ?
-Hum, marmonnai-je en continuant d'observer Leah.
Soudain, elle se mit en mouvement, et descendit de ton perchoir. Je me levai en m'excusant au près d'Alice et la suivit. Elle sembla contourner la foule. Je décidai de la prendre à revers et me glissai dans un couloir sombre devant lequel je priai pour qu'elle passe. Et soudain, elle fut la, devant moi. Je l'attrapai par le bras et la tirai vers moi avec force. La connaissant, elle me poignarderait avant que j'ai pu parler, aussi la plaquai-je contre le mur fortement. Elle sembla sous le choc une minute. Ses yeux papillonnèrent dans le vide un moment. Enfin, ils semblèrent se fixer. Son regard retrouva sa profondeur et rencontra le mien.
-Qu'est-ce que… ?
Je stoppai le reste de sa phrase en plaquant mes lèvres contre les siennes. Elle sembla se débattre une seconde, puis ses bras se nouèrent autour de mon cou. Elle m'attira plus près d'elle encore, au point de me couper le souffle.
Leah CLEARWATER
Il était là. Il était enfin là. A peine ses lèvres touchèrent-elles les miennes que Sam et Dave disparurent. Mon monde sembla se rétrécir à lui seul. Tout s'effaça, s'étiola, jusqu'à ce que plus rien autour de nous n'ai d'importance, pas même la mission.
-Et merde, la mission.
Je le repoussai vivement, tentant de reprendre mes esprits. Jetant un regard à la salle, je vis que les deux Irlandaises avaient quitté leur salle et bavardaient avec ce qui semblait être un politicien bien pensant. Sa bedaine et son air jovial le retira illico de ma liste de potentielle menace.
-Leah ! Je n'ai pas arrêté de te chercher !
-Embry, tu m'as manqué aussi, mais ca n'est vraiment pas le moment.
Embry suivit mon regard et tomba sur les Irlandaises. Il ne lui en fallu pas plus.
-T'as besoin d'aide ?
Je secouais négativement la tête, puis me stoppai. Finalement, deux membres de la Meute convaincraient peut-être mieux…
-Comment on les approche ?
Je réfléchi une seconde.
-Deux méthodes : la méthode cabot, ou la méthode loup.
-Explicite, m'interrogea-t-il.
-Soit on les chope par surprise, et on passe pour des gens directs, voir suicidaires, mais avec assez de crans pour leur mettre la puce à l'oreille, soit on se la joue négociant en allant s'assoir à leur table devant tout le monde.
Il resta un seconde sans rien dire et opta pour la méthode loup. Sam en était fan, ca les rassureraient sans doute. Aussi nous nous mîmes en route pour leur table où elle venait de se rassoir. A deux mètres d'elles, un énorme gorille nous arrêta. Par réflexe, je posai ma main sur mon Firestar. Embry m'arrêta d'un geste.
-Nous venons voir Maggie, dit-il, l'air tout à fait à l'aise.
L'armoire à glace ne sourcilla même pas. Une mouche aurait-eu plus d'impact. Je passai alors au plan B.
-On vient pour affaire.
C'est alors qu'une petite main blanche aux ongles roses pailletés se posa sur son bras.
-Laisse-les passer Randall.
Il fit un quart de tour sur la gauche, découvrant Siobhan. Siobhan devait à peine avoir trente ans, mais ses yeux trahissaient un passé bien trop lourd pour son âge, qui avait fini par la faire vieillir prématurément. Elle portait une robe prune et des escarpins assortis. Sobre et raffinée, elle était l'opposé même de Maggie. Malgré ses cheveux roux, celle-ci, plus jeune que Siobhan de dix bonnes années, portait une robe fourreau rouge sang bien trop courte pour la circonstance. Maggie nous observa avec dédain, alors que son aînée semblait bien plus curieuse.
-Siobhan, la salua Embry. Je ne savais pas que vous seriez présente ce soir.
-Ca c'est décidé au dernier moment, sourit-elle. Liam avait peur de laisser notre jeune recrue seule au milieu des requins.
-Tu n'es là que pour m'épauler, cracha la petite rousse. Ne l'oublie pas Siobhan, tu n'es plus dans les petits papiers de Liam.
-Tu veux dire dans son lit ?
Je regardais les deux femmes se déchirer, et cela m'apparu comme une évidence. Le passif de l'ainée parlait de plus même. Siobhan était une ancienne prostituée de maison close. Elle avait séduit Liam alors qu'il n'était encore qu'un sous fifre de la mafia Irlandaise. Il n'avait pas alors les moyens de la sortir du circuit. Mais lorsqu'il avait gagné ses galons, il l'avait sorti du trou. Quelques années plus tard, lorsqu'il prit pleinement conscience de son pouvoir, il la laissa au placard pour en prendre une plus jeune. Siobhan ne lui en avait jamais voulu, malgré l'amour qu'elle avait eu –et avait sans doute encore- pour lui. Il lui avait sauvé la vie, aussi acceptait-elle de servir de dame de compagnie à sa nouvelle concubine.
-Un peu comme toi, souffla Sam à mon oreille.
Je frémis. Le rire de Sam se rependit autour de moi comme une onde glaciale. Je me rendis alors compte que pendant que tous les regards étaient porté vers Siobhan, celle-ci ne regardait que moi. Son regard me pénétra et me glaça de l'interrieur. Ses prunelles vertes me scrutait.
-Alors c'est vous, la jeune louve. Leah, n'est-ce pas ?
J'acquiesçai.
-Les rumeurs les plus folles court à votre sujet. Des rumeurs vous concernant tous les deux d'ailleurs.
Nous nous figeâmes, attendant la suite.
-Les deux amants maudits de la Meute. Vous devez vous senti libre depuis l'incendie.
Embry et moi échangeâmes un regard inquiet, mais ne dîmes rien. C'est alors qu'un homme surgit de la foule et accosta Maggie. Celle-ci se mit à rire et à pouffer, et le suivit, flanqué de son gorille.
-Suivez moi, nous demanda alors Siobhan.
Elle traversa les escaliers où je l'avais observé plus tôt. Embry et moi nous consultâmes rapidement du regard et la suivîmes. Nous n'avions pas d'autre choix.
Elle nous conduisit à un petit boudoir. Elle nous fît entrer et s'installa sur un des fauteuils face à l'entrée. Je n'aimais pas me mettre dos à une issue, aussi me plaçais-je de telle façon à l'avoir elle et l'entrée dans mon champs de vision.
-Maintenant, Embry, dis moi ce qui t'ammène.
Je me tournais vers lui, étonné de la familliarité dont elle faisait preuve avec lui. Et en voyant son regard gêné, je compris.
-Vous avez été amant.
-Leah ! Ca n'est pas ce que tu crois.
-Ca n'était pas une question Embry, juste un constat. Et quand comptais-tu me le dire ?
La rage et la peine m'avait envahi à une vitesse surnaturelle. Sam et Dave apparurent, alimentés par ma colère. Ils se placèrent de part et d'autre de moi, mais ne dirent rien.
-Ne lui en voulez pas Leah, me dit Siobhan en s'installant plus confortablement dans son fauteuil. J'ai un peu profité de lui à l'époque.
Je l'observai, attendant la suite.
-Ce n'est pas la première fois qu'Embry et moi nous rencontrons, vous l'aurez compris. La première fois, c'était il y a cinq ans. Sam l'avait envoyé là pour passer un contrat avec Liam, et étant en déplacement, il dû voir avec moi. Liam m'avait déjà quitté, aussi étais-je en manque d'affection. J'en ai profité.
Embry regardait attentivement la moquette. Il ne savait visiblement plus où se mettre. J'affrontai alors le regard de cette femme. Celle qui me ressemblait tant. Elle aussi avait été trahie par l'homme qu'elle aimait. Mais à l'inverse de moi, il avait réussi à gagné sa loyauté.
-Maintenant, vous imaginez bien que je sais très bien ce qui c'est passé dans la meute.
Nous nous figeâmes, glacés.
-Et que c'est-il passé, demandai-je, en récupérant discrètement mon Firestar.
-Mes services de renseignement son les plus performant au monde. Les prostituées savent tout, et elles me doivent toutes, ou presque quelque chose. Je sais que vous avez détruit votre meute, je sais même pourquoi. Je sais aussi que vous avez du pour ca, et pour mettre votre famille et vos amis à l'abri, dû vous rallier à un autre bourreau, gouvernemental, celui là.
Cette fois ci, on était mort…
-Mais personne d'autre ne le sais. Les infos sont fragmentées du fait que je ne laisse jamais une de mes filles en savoir trop, pour sa sécurité et pour la mienne. De plus, je n'ai jamais eu l'intention de vous vendre aux autres méchants, malgré les avantages que j'en tirerai. Non, en vérité, je vais même vous aider.
Embry et moi en restâmes cois. Aucun de nous ne savait comment réagir, aussi me fallu-t-il plusieurs secondes avant de commencer les hostilités.
-Et qu'est-ce que ca nous coutera ?
-Si jeune, et déjà si pragmatique, sourit-elle.
Elle se leva et alla dans le fond de la pièce. Elle ouvrit un tiroir. Je me raidis sur la crosse de mon arme.
-Pas la peine de dégainer, Leah, dit-elle en sortant une cigarette et un briquet du tiroir.
Elle l'alluma et en souffla une première bouffé.
-Vous savez comme moi ce que c'est que d'être trahi par l'homme qu'on aime.
Je ne répondis rien. Tout le monde savait que c'était le cas.
-J'ai décidé de lui rester fidèle… au début. Et un jour, après avoir collectionné les aventures d'un soir, il m'a collé l'autre moineau dans les pattes. Et du jour au lendemain, j'ai perdu le peu de pouvoir que j'avais, et je me suis retrouver à un rang si bas, que j'en regretterai presque mon ancienne vie.
Elle tira une nouvelle bouffée.
-Je veux ce que vous avez eu le courage de faire. Je veux me venger.
Elle tourna la tête vers moi et alors je la vis. Je vis la femme blessée, délaissée et humiliée. Je vis la femme que j'étais il y a moins d'un an.
-Je vous écoute.
Elle me sourit. Un sourire fatigué, rassuré. Et elle me parla de son plan…
