BOnsoir tout le monde !Il est actuellement 23:55. Parviendrais-je à l'envoyer à temps ?
VOilà donc le troisième chapitre de Misogyne. Je remercie toutes les personnes qui ont lu mes deux premiers chapitres, les personnes qui suivent l'histoire ainsi que celle qui l'on commentée.
J'avais également oublié de le dire précédemment ! Je me suis un peu inspirée du manga "Working!" ou je ne sais plus quoi pour imaginer l'histoire. Bref, bonne lecture ! SOyez indulgents avec les fautes !
crédits : Prince Of Tennis ne m'appartient malheureusement pas. Si ça aurait été le cas, j'aurais, comme tout le monde, fait en sorte que Ryoma-sama et Sakuno-sama finissent ensemble !
Nouvelle élève
En ce début de mois de juillet, le soleil brillait de mille feux dans un ciel bleu éclatant où nul nuage ne prospérait. Les pétales des cerisiers en fleur virevoltant dans la brise avaient laissé place aux arbres verts feuillus et en plaine santé, tout comme l'été avait remplacé le printemps. La population japonaise avait troqué manteaux, écharpes, bonnets et gants contre chemises légères, jupes ou shorts, T-shirts et sandales. Les écoliers avaient également échangé leur uniforme d'hiver avec celui d'été, impatients de sentir l'odeur rassurante des vacances scolaires.
En ce beau matin d'été, la chaleur était telle qu'on avait l'impression d'être dans un four. Sur le chemin du lycée Seishun, les commérages battaient leur plein. Que ce soit filles ou garçons, ils avaient tous le même sujet de conversation : le nouvel étudiant. Depuis le départ précipité de la légende du tennis pour l'étranger une semaine auparavant, le train train quotidien avait repris. Les fanes en larmes ne s'en étaient toujours pas remises et semblaient continuellement en deuil, les titulaires du club de tennis, quant à eux, semblaient plutôt bien le prendre. En effet, aucune fête d'adieu n'avait été organisée, aucunes larmes n'avaient été versées, rien ! Cela semblait vraiment suspect, mais, on avait fini par mettre cela sur le compte de l'amitié virile ou sur le fait qu'ils eussent trop de fierté pour devenir sensible. Le jeune homme qui était sensé rester six mois avait fini par s'en aller au bout de deux mois et demi. D'abord célèbre au lycée pour l'accident survenu lors de la cérémonie d'entrée, il avait fini par le devenir pour son intelligence, sa beauté et ses capacités sportives au tennis hors du commun. De ce fait, son départ avait causé plus de chagrin qu'on ne l'aurait cru.
Quoi qu'il en soit, au bout d'une semaine seulement, tout le monde était déjà passé à autre chose, et ce, depuis la rumeur de l'arrivée d'un étudiant transféré. Pour intégré le lycée Seishun, il fallait obligatoirement passer par le collège qui en était annexé. Seishun Gakuen était une école qui rassemblait collège et lycée, alors pour parvenir à y entrer sans être passé par la case collège, il fallait avoir soit beaucoup de relation soit un cerveau extraordinaire. En définitif, la nouvelle d'un étudiant transféré était telle l'arrivée du messie.
Les classes se remplissaient peu à peu, les élèves ouvraient grandes les fenêtres à la recherche d'un semblant de fraicheur auprès de la brise. Les bavardages fusaient de chaque coin de la classe, tout le monde parlait que de ça. Tout le monde était captivé par le nouvel étudiant. Tous sauf une certaine jeune fille aux cheveux auburn liés en deux nattes qui retombaient sur son dos. Comme d'habitude, son visage était dissimulé derrière les mèches de sa longue frange. Rares étaient les gens qui avaient pu voir distinctement ses yeux, voir, son visage en entier. C'était une fille étrange, personne n'avait cherché à s'approcher d'elle, et celle-ci faisait de même. Selon les rumeurs il s'agissait d'une cinglée échappée de l'asile qui s'attaquait aux hommes qui s'approchaient d'elle. C'était d'ailleurs cette même jeune fille qui s'en était prise au seul et à l'unique Echizen Ryoma ! Personne n'avait cherché à savoir le pourquoi du comment. Tous se fiaient aux rumeurs, et si le bruit courrait qu'il s'agissait d'une folle à liée, alors c'était une folle à liée. La personne concernée par tous ces commérages n'avait pas cherché à les nier, elle restait distante et réservée.
La porte s'ouvrit sur le professeur. Le brouhaha cessa. Les élèves regagnèrent leur place respective. Kawaguchi-sensei monta sur l'estrade où se trouvait le pupitre. Le délégué se leva, sous son commandement, les autres élèves l'imitèrent en se mettant debout et en saluant le professeur en s'inclinant. Les lycéens de première année se rassirent.
- Bonjour à tous, lança le professeur tout sourire, avant de commencer le cours, je voudrais vous présenter quelqu'un
L'excitation se fit sentir dans la classe. Kawaguchi-sensei se tourna vers la porte.
- Entre je t'en prie
L'étudiant transféré entra dans la classe. Ou plutôt l'étudiante transférée. Elle rejoignit le professeur sur l'estrade d'un pas incertain. Elle était grande, élancée et svelte. L'uniforme d'été lui allait à ravir. Vêtue de la chemise à manche courte blanche rentrée dans la jupe bleu électrique à carreaux réglementaires, elle semblait être née pour porter cela. Sa cravate rouge était négligemment liée en un nœud papillon. La jupe, arrivant juste au dessus des genoux dévoilaient ses longues jambes légèrement bronzée recouvertes de chaussettes blanches arrivant jusqu'aux mollets. Elle avait de longs cheveux sombres qui, au soleil, avait des reflets verdâtres et qui lui tombait sur les épaules. Une frange venait chatouiller ses longs cils noirs, juste au dessus de ses grands yeux ambres semblables à ceux d'un chat. Ses fines lèvres roses s'étiraient dans un sourire maladroit.
Tout avait débuté une semaine auparavant. Les parents de Ryoma l'avaient trainé hors du lit dimanche matin afin de donner un coup de main pour le déménagement de Nanako. Celle-ci habitait dans un appartement avec son mari, qui était assez grand pour que les deux jumeaux aient chacun leur chambre. Néanmoins, après deux mois à y vivre, le vacarme incessant du centre ville avait fini par embêter tout le monde. De ce fait, après de longues recherches, le couple Fujita avait finalement trouvé une belle maison se trouvant à deux pâtés de maisons de celle de l'oncle de la jeune mère. Le quartier était réputé pour être calme et accueillir les familles, ce qui était un avantage pour les jumeaux. De plus, le fait de la proximité de la famille Echizen permettait à Nanako de laisser ses enfants à sa tante lorsqu'elle s'en allait au travail. Celle-ci était avocate et était très réputée en ville, donc elle avait un emploi du temps bien rempli, Kazuma, lui, étant à la tête d'une grosse entreprise, se trouvait dans le même cas. Les parents de Nanako se trouvaient à Kyoto, et ceux de Kazuma avait pris leur retraite en France, et venaient de temps en temps pour voir les jumeaux.
Ne voulant pas être le seul à se « porter volontaire », il avait traîné avec lui ses sempais. Enfin, pas tous puisque les seuls disponibles furent Momoshirou, Fuji et Kikumaru. Quelle coïncidence, il s'agissait des mêmes sempais qui avaient eu la chance de voir les deux petits nouveaux. Même si il s'était passé deux mois et demi depuis l'accouchement, Ryoma se souvenait pertinemment de la manière dont ses trois sempais s'étaient moqués de lui en voyant sa main toute rabougrie enroulée dans un bandage. C'était une sorte de vengeance, mais Ryoma n'en dit pas un mot, il s'autorisa simplement un sourire en coin en voyant Momoshirou et Kikumaru encore somnoleux. Fuji lui semblait en pleine forme, Ryoma ne voulut pas savoir la raison.
Nanako et Rinko s'occupait de Sae et de Sei, tandis que tous les hommes s'occupait du déménagement. Le camion était arrivé avec deux heures de retards, ce qui ne fit qu'accentuer la colère qui planait en ce jour de chaleur étouffante.
- Momo-sempai! lança Ryoma qui transportait une boite en carton contenant des vêtements, mon père a dit que tu devais transporter le frigo
Ryoma esquissa un sourire en entendant les lamentations de son sempai. Son père avait disparu depuis un bon moment, et Ryoma en déduit qu'il devait se trouver dans une des chambres à se tourner les pouces. On pouvait donc aisément deviner d'où provenait cet ordre…
Ils mirent toute la matinée à tout enlever, sachant qu'ils n'avaient pu commencer qu'à partir de dix heures. Le trajet jusqu'à la nouvelle maison où se trouvait déjà sa mère et Nanako dura une bonne demi heure. Ryoma et ses deux autres sempais tentèrent de terminer leur nuit discrètement. Puis l'heure d'installer les meubles arriva. Ce fut aussi pénible que lorsqu'ils avaient dû les retirer de l'appartement, mais ils avancèrent aussi rapidement. Après trois heures de dure labeur, ils s'installèrent tous dans le jardin, où un verre de limonade leur fit servit.
Alors que Ryoma, adossé contre le tronc d'un arbre, sirotait tranquillement son verre, Nanako dans sa longue robe d'été vint à sa rencontre tout sourire.
- Ryoma, dit-elle, j'ai quelque chose à te montrer
Deux minutes plus tard, ils se retrouvèrent dans le grenier à déballer les cartons contenant les effets divers. Ryoma soupira, il s'était fait avoir.
- Ce n'était pas plutôt pour t'aider à retrouver je ne sais quoi que tu m'as appelé, grogna-t-il en se laissant tomber sur le sol
Il était épuisé. Il se déplaça sur le flan gauche et passa son bras sous sa tête en guise d'oreiller, tandis que sa cousine, à genoux à côté de lui fouillait frénétiquement dans les cartons. Il soupira en fermant les yeux, au moins dans le grenier, il faisait plus frais.
Tout à coup, alors qu'il sombrait, il sentit une main sur saisir l'épaule. Il en sursauta de surprise.
- Ça y est ! Je l'ai trouvé ! s'écria Nanako en le secouant
Il se redressa le regard vaseux. Sa cousine lui mit un petit cadre sous les yeux. Il regarda la photo. Deux enfants, une fille et un garçon, se tenaient côte à côte. Ils avaient tous les deux une expression renfrognée, comme si on les avait forcés à prendre la photo. Ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, la jeune enfant avait des cheveux mi-longs verdâtres qui entouraient sa petite frimousse en forme de cœur composée de grands yeux félins ambre d'un petit nez pointu et des petites lèvres rose faisant la moue. Le garçon, lui ressemblaient traits pour traits, sauf que ses cheveux étaient un peu plus court. Ryoma n'eut aucun mal à le reconnaître d'ailleurs, pour la simple bonne raison que c'était lui à cinq ans.
La surprise se lisait sur ses traits. Pourquoi cette fille lui ressemblait autant ? Quand est-ce que cette photo avait été prise ? Avait-il une sœur jumelle ? Ses parents lui avaient cachés une chose pareille ?
- Arrête de faire cette tête, ricana Nanako, ce n'est pas ta sœur, mais la mienne, je te rassure.
Ryoma se sentit un peu soulagé. Mais cela n'expliquait pas le fait qu'ils se ressemblassent autant.
- Comment se fait-il qu'on se ressemble autant ? Pourquoi n'ai-je jamais entendu parler d'elle ?
- Elle s'appelle Ryoko, vous avez le même âge et le même caractère, on croirait voir des jumeaux séparés à la naissance !
Ryoma fronça les sourcils. Que voulait-elle dire par « le même caractère » ?
- Bien que vous ayez des parents différents, vous êtes les deux seuls enfants à ressembler trait pour trait à Grand-père
Les rares fois où Ryoma avait pu voir son grand-père, il avait juste conclus que niveau comportement, son père et lui se ressemblait comme deux gouttes d'eau. Il détestait qu'on l'appelle « grand-père », il trouvait que cela le vieillissait, mais n'était-ce pas justement ce qui lui arrivait ? De ce fait, il y avait eu comme un pacte entre tous les petits enfants de la famille : toujours l'appeler « grand-père ». Quoi qu'il en soit, Ryoma ne voyait pas du tout en quoi ses cheveux blancs et ses rides lui ressemblaient. Mis à part cela, il se demandait pourquoi diable il n'avait jamais entendu parler de cette Ryoko, il ne savait même pas que Nanako avait une sœur ! Pourtant lors de son mariage, toute la famille était sensé être présente, et comme le père de Ryoma avait une sœur et un frère avant lui, la liste des invités fut très longues, et ce, sans compter les amis. Sachant que Ryoma avait été forcé de valser avec toutes ses cousines, comment se faisait-il qu'il ne l'a pas vu ? Oui, il n'était pas aussi attentif qu'on le croyait et oubliait rapidement les personnes qu'il venait de rencontrer, mais ! S'il aurait vu une fille qui lui ressemblerait autant, il y penserait encore à ce moment même.
- Elle n'était pas à ton mariage ? demanda-t-il
- Si, si bien sûr, mais elle n'a pas tenu à danser avec toi, déclara-t-elle, ne t'ai-je pas dit qu'elle avait le même tempérament que toi ?
Il se contenta de rouler les yeux. Il s'assit en tailleur et prit la photo des mains de sa cousine et la contempla en plissant les yeux. Il tenta de se rappeler de quelque chose.
Rien, absolument rien.
- Pourquoi m'en avoir parlé que maintenant, pourquoi pas avant ? Dit-il soudainement
- Ah, c'est parce que j'en ai pas eu l'occasion avec ma grossesse, la naissance des petits, lista-t-elle, et puis, quand j'ai appris pour cette fille, je me suis dit que c'était l'occasion
Les sourcils du jeune lycéen tressaillirent. Il savait de qui elle voulait parler, et elle savait qu'elle avait touché un point sensible. Bien qu'il affichât continuellement un visage stoïque, étant une personne assez proche de lui, elle pouvait aisément voir quand quelque chose n'allait pas. Son entourage avait commencé à s'inquiéter au moment où il avait vu le pansement sur l'arête de son nez.
Ryoma fut étonné d'apprendre qu'elle était au courant.
- Qui est-ce qui t'en a parlé ?
- Shusuke-kun, tu ne le savais pas ?
Il écarquilla les yeux. Comment se faisait-il que Fuji l'ai mit au courant de tout cela. Alors que dans son cas, s'il ne l'avait pas découvert en recevant un pin dan la figure, il ignorait tout de l'histoire. Sans doute. Ryoma le prenait, vraiment mal. Plus les secondes passaient, plus son froncement de sourcil s'accentuait.
- Ah ! Shusuke-kun, s'écria Nanako en se retournant vers l'entrée du grenier
En effet, lorsque Ryoma se retourna, il vit son sempai debout derrière eux, apparu comme un esprit. Celui-ci se contenta de sourire en agitant la main.
- Je ne voulais pas interrompre votre conversation…
- Comment se fait-il que Nanako soit au courant ? Qui d'autre le sait ?
Sans le vouloir, il avait élevé la voix.
- J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? demanda Nanako
- Non, soupira Fuji en s'approchant, c'est juste qu'Echizen n'était pas courant
- Au courant de quoi ? Qu'est-ce que vous racontez ?
- Descendons en bas, répondit Fuji après un moment
Dix minutes plus tard, les parents de Ryoma, les trois sempais, Kazuma et Nanako se trouvait dans le salon. Sae était dans les bras de son père et Sei dans ceux de sa mère. Nanako, elle avait entre les mains une boîte qu'elle avait prise du grenier.
- Bon, je suppose que le moment est venu de t'en parler.
- Hn, fit Ryoma toujours sur les nerfs.
- Comme nous le savons tous, reprit Fuji, Ryuzaki Sakuno est androphobe, et nous en ignorons toujours la cause. Nous savons juste que cela a débuté l'an dernier.
Tout le monde était grave, comme si l'on venait d'annoncer la mort de quelqu'un. Seuls les bébés se permettaient de poursuivre leur « conversation ». L'humeur du jeune lycéen était au plus bas, si c'était aussi important, pourquoi ne pas lui en avoir parlé plus tôt ? Pourquoi fallait-il qu'il le sache par lui-même ? Nanako n'avait rien à voir là-dedans. Mais pourtant, elle savait. Et lui il avait fallu que ce soit les maigres renseignements d'Horio qui lui fussent révélés.
- Ryuzaki-sensei s'était absentée pour trois jours, et lorsqu'elle est revenue, sa petite-fille a commencé à agir étrangement, elle a refusé d'en parler et d'aller à l'école, elle s'est enfermée dans sa chambre et n'en est plus sortit pendant un mois. Elle ne sourit plus, ne parle quasiment plus, et à chaque fois qu'un homme s'approche d'elle, elle devient violente.
Personne ne semblait surpris, tous à part Ryoma qui assimilait les informations en même temps qu'elles arrivaient. Pourquoi n'était-il pas au courant de cela ? Pourquoi était-il le seul ? Il prit une grande inspiration et écouta la suite du récit tragique de Fuji.
- Selon Ryuzaki-sensei, elle aurait vu plusieurs psychologues, mais rien, absolument rien n'en ressortait, ils en ont déduit que c'était parce qu'elle était encore trop jeune
Fuji ne souriait plus depuis un moment, ses sourcils se fronçaient au fur et à mesure de son discours.
- Elle n'a jamais parlé de ce qui lui est arrivée à son amie Osakada Tomoka. A ce train-là, les choses peuvent empirer, et elle ne pourra plus être soignée.
Un long silence suivit ses paroles. Ryuzaki Sakuno se trouvait sur une pente glissante et virait vers le cap du non-retour.
- Je ne suis pas vraiment proche de Ryuzaki-chan, ajouta-t-il, mais lorsque j'ai vu Ryuzaki-sensei autant bouleversée…
- Comment sais-tu cela ? Coupa la voix de Ryoma
Fuji posa son regard azur sur son kohai.
- Ryuzaki-sensei est venue me voir quelques jours avant la rentrée, répliqua-t-elle, elle nous a demandé à moi et aux autres de veiller sur elle et de l'aider.
Ryoma comprenait la situation, mais demeurait toujours autant frustré.
- Pourquoi on ne m'en a pas parlé plus tôt ? Pourquoi suis-je le dernier à le savoir ? Je suis sûr que si je ne l'aurai pas découvert, on ne me l'aurait même pas dit !
- C'est vrai.
Ryoma fusilla Fuji du regard. Il commençait à croire que son but était de l'énerver. Fuji ferma les yeux et sourit. Ryoma resta perplexe.
- C'est parce qu'elle ne voulait pas que tu le saches.
Les sourcils du jeune homme s'arquèrent.
- « Elle » ? Tu vœux dire Ryuzaki-sensei ?
- Non, par « elle » je veux dire sa petite-fille, corrigea Fuji, Ryuzaki-chan sait que nous sommes les seuls à le savoir, et ça n'a l'air de la déranger. Toutefois, elle a tenu à ce que tu ne sois pas au courant.
- Pourquoi seulement moi ? demanda-t-il en fronçant les sourcils
Cette fois, ce ne fut pas seulement Fuji qui sourit, mais toutes les personnes présentes.
- Oï, Ochibi, lança Kikumaru en lui donnant un coup de coude, ne fait pas comme si tu ne savais pas
Il se tourna troublé, vers son sempai. Mais avant qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit Momoshirou ajouta :
- Faut vraiment être stupide pour ne pas comprendre
- Et on appelle ça un homme ! S'écria son père en déclenchant quelques fous rires, mada mada daze
- Tche…
Alors que l'atmosphère commençait à se détendre, Ryoma repensa à autre chose. Il ne savait toujours pas pourquoi il avait été mis à l'écart. Pourquoi tenait-elle tant à ce qu'il soit dans l'ignorance ?
- Et pourquoi Horio m'en a parlé, alors ?
- Tu connais Horio, soupira Fuji
- Si Ryuzaki ne voulait pas que je le sache, pourquoi me parler de tout ça maintenant ?
- Parce que nous avons décidé de l'aider, Ryoma, répondit Nanako
- Mais si vous dîtes que…
- C'est parce que tu es le seul à pouvoir l'aider, répliqua sa mère, tu ne comprends donc pas ?
Ryoma était totalement largué, mais il ne put ignorer le sentiment étrange qui l'envahit. D'ailleurs les battements de son cœur l'accompagnèrent. Qu'est-ce qui lui arrivait ?
- Sakuno devait surement avoir une raison pour te le cacher à toi seul
- Mais elle doit surement savoir que je suis au courant depuis l'accident de la rentrée
- Ne t'inquiète pas pour ça Echizen, dit Momoshirou en esquissant un sourire, d'après Osakada, elle pense juste que tu la prends pour une folle
Ryoma ne put s'empêcher de sourire, mais il se reprit rapidement avant qu'on ne puisse voir quoi que soit. Il était sensé être en colère, et était loin d'avoir terminé son interrogatoire. Il se tourna vers Nanako.
- Et la photo que tu m'as montrée tout à l'heure, qu'est-ce que ça à avoir ?
- Ah ! Alors tu as retrouvé la photo ? s'exclama Rinko
- Oui, répondit sa nièce, et je lui ai montré pour qu'il comprenne bien la suite des choses, tu veux que je t'en fasse une copie ?
- Ce serait gentil, oui.
Ryoma commençait vraiment à en avoir assez de tous ces secrets. Et pourtant elles se permettaient de parler d'une vieille photo de lui et d'une inconnue, dont il ne se rappelait même plus.
- Puis-je poursuivre ? demanda Fuji à l'intention des deux mères, parce que je sens qu'Echizen commence à perdre patience.
La suite des choses qui sortirent de la bouche de ses sempais ainsi que de sa famille s'embrouillèrent dans sa tête. Il n'y comprenait plus rien. Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez eux ? Ou bien, c'était lui qui avait mal compris. Ses yeux s'écarquillaient et ses sourcils s'arquaient dans l'étonnement à chaque fois qu'une nouvelle information lui parvenait. Il n'en croyait pas ses oreilles. Qu'est-ce que ses sempais lui demandaient de faire ? Ryoma ne fut pas au bout de ses peines, car lorsque Nanako sortit une perruque de la boîte qu'elle avait prise du grenier, ce fut la limite. Il préférait encore ne rien savoir.
- Attendez, attendez ! S'écria-t-il
Tout le monde cessa de parler. Nanako posa la perruque sur ses genoux, sa mère lui rendit la photo, et Kikumaru rangea l'uniforme scolaire de fille qu'il tendait, dans son sac.
- En gros, vous êtes en train de me dire qu'à partir de la semaine prochaine, je vais devoir porter des talons hauts et des mini jupes avec cette stupide perruque sur la tête, résuma-t-il d'une voix étonnement posée
Ses sempais redoutèrent la réponse du kohai.
- Tu vas simplement porter l'ancien uniforme de ma sœur, il n'est pas question de porter des talons hauts ou je ne sais quoi, assura Kikumaru
- La perruque est un détail important dans ton déguisement, Echizen, renchérit maladroitement Momoshirou,
Ryoma les fusilla du regard. Il se rappela tout à coup de la discussion qu'avaient eu ses sempais le jour de la rentrée à son encontre : ils le comparaient à une fille. Ryoma en déduit que ce n'était pas pour rien que la tâche lui revenait. Il soupira de frustration, bouillant de colère, et quand il vit du coin de l'œil son père ricaner silencieusement…
- C'est pour la bonne cause Ryoma, ajouta Nanako, pense au service que tu rendrais à Sakuno-chan
Mais pourquoi lui ? Il suffisait de retrouver cette Ryoko et de lui dire de faire le boulot à sa place. Nanako bousilla sa dernière échappatoire en lui disant qu'elle se trouvait actuellement à l'étranger, il semblerait qu'elle aussi face du tennis.
Tentant de tout son cœur de penser qu'il ne s'agissait pas d'une conspiration qui avait pour but de le nuire lui et son égo, il soupira dans la défaite. Il ne croyait toujours pas ce qu'il allait dire.
- D'accord, finit-il par lâcher
Il se pinça l'arête du nez, sentant qu'il n'était toujours pas au bout de ses peines. Il vit Fuji se poster devant lui.
- De toute façon, aucun refus n'aurait été accepté, déclara-t-il son éternel sourire sur les lèvres
Voilà pourquoi Ryoma se retrouvait, une semaine plus tard, devant les élèves de sa classe, comme le premier jour. A part que cette fois, il portait une jupe horriblement courte qui dévoilait ses jambes fraichement épilés par les soins de la grande sœur de Kikumaru, esthéticienne reconnue, et une ridicule perruque qui pesait son poids sur sa tête et qui lui grattait furieusement le cou. Sans oublier qu'avec cette chaleur épouvantable, cette perruque le faisait déjà transpirer. Ryoma se demanda pourquoi Nanako gardait une telle chose dans ses affaires… Les seules personnes de l'école au courant étaient ses sempais, l'infirmière Fuji Yumiko-sensei et bien sûr, le principal Echizen Natsuki.
En conclusion, Ryoma n'avait jamais eu aussi honte de sa vie. Et les regards insistants de la gente masculine ne fit qu'accentuer sa colère et surtout son dégout. Son égo surdimensionné en prenait un sacré coup. Mais lorsque son regard se posa sur la silhouette menue d'une jeune fille qui se trouvait au troisième rang, sa frustration s'apaisa quelque peu. Ses sempais lui avaient promis que s'il réussissait sa mission sans se faire démasquer par son ex-entraineur et sa petite-fille, il apprendrait peut-être la raison pour laquelle elle le mettait à l'écart.
Il s'inquiétait pour elle, et voulait par-dessous tout l'aider. Il ferait n'importe quoi pour qu'elle ressente un jour le bonheur de se marier, de donner naissance, d'avoir des enfants, tout comme l'avait ressentit sa cousine. Peu importait avec qui elle le partagerait.
Qu'elle redevienne comme avant, c'était son souhait.
Son sourire d'antan apparut dans son esprit. Sa colère accumulée durant toute la semaine où sa mère et Nanako lui enseignaient le comportement d'une fille digne de ce nom s'évapora. Cela lui donna le courage de continuer.
- Présente-toi, dit le professeur principal
Il fit un pas en avant, et, le regard rivé sur elle, dit maladroitement d'une voix légèrement haut perché :
- Je m'appelle Meino Ryoko, enchantée.
A suivre…
Alors ? Oui, je sais que vous ne vous y attendiez vraiment, mais vraiment pas, mais ! Je me suis réveillée un jour avec cette histoire en tête. Oui, j'avoue que Ryoma-sama est tourné au ridicule, mais ! On va dire que c'est son tour. J'ai lu beaucoup de fictions où c'est à Sakuno-sama d'agir, alors on va dire que c'est une sorte de revenge ! Mouhahahah ! (Bien entendu, je ne cache pas le fait que j'en ai écrit une avec une Sakuno-sama qui doit faire des sacrifices...)
Bref, en tout cas, j'espère que ça vous a plu. Si la position de Ryoma-sama vous dérange, je vous le concède, mais tout ça fait partit de l'histoire. Si vous daignez lire ma fiction jusqu'à la fin, vous vous apercevrez peut-être que le rôle de Ryoma-sama est crucial.
En ce qui concerne la question à propos du genre DRAME, eh bien, je ne peux pas vraiment y répondre maintenant. Néanmoins, néanmoins ! Vous découvrirez la réponse part vous-même chère lectrice.
P.S: désolée de ne pas t'avoir répondu plus tôt, je n'avais pas encore compris le fonctionnement du site...(héhé)
MErci ! à la prochaine !
