Quand mon ami Monsieur Sherlock Holmes était dans une de à ses humeurs noires, je n'exagère pas Lecteur, en affirmant que les nerfs de Madame Hudson et moi-même étaient misent à rude épreuve. Lorsqu'il était dans un tel état, lui parler équivalait à parler à un mur. Il restait allongé dans le sofa ou dans son lit durant des jours entiers à fumer, plongé dans une de ses rêveries sans qu'un seul mot ne traverse ses lèvres.

De telle humeurs étaient dû à l'absence d'affaire intéressantes et en-là résidait le problème. A cette époque Holmes avait assez de réputation pour recevoir plusieurs affaires dans la semaine mais il lui arrivait, pour être honnête, très souvent de les refuser toutes au motif de leur banalités. Ainsi de nombreuses personnes, dont je tairais le nom par soucis de discrétion, reçurent comme réponse à leur demande un refus ferme. Certains de ses clients avaient une place élevée dans notre société, homme de pouvoir, homme riche ou encore homme influent, ainsi lorsque ceux-ci tentèrent de lui faire changer d'avis en argumentant par le paiement d'honoraires plus élevé, l'attitude de mon ami passa de l'ennui à la froideur glaciale la plus extrême. Il aimait dire, lorsqu'il s'en donna la peine, que son travail avait une rémunération propre représentait par la solution du problème : « L'art pour l'art »

Mais je m'égare, lorsque mon ami étaient dans de telle humeurs, Madame Hudson malgré son courage téméraire n'osait entrer plus de deux fois dans notre salon le même jour. Notre logeuse était une femme d'une nature douce et avec une grande sollicitude mais elle savait se montrer d'une dureté effrayante face à certains clients qui n'avaient pas la patience d'attendre l'autorisation de mon ami pour entrer dans notre salon et j'ai encore en mémoire certaines rencontres qui fut bruyantes et intempestives. Je sus plus tard que du sang écossais coulait dans ses veines et je compris la raison d'un tel caractère. Toutefois comme je l'ai souvent dit, elle n'était pas femme à s'opposer à l'avis de Holmes, elle le respectait et avait un comportement révérencieux envers lui. Holmes m'a souvent dit après avoir railler le sexe faible que les femmes ont la faculté de sentir ce que nous homme, nous ne pouvons voir, il parlait d'intuition féminine. Je ne sais si c'est l'intuition de Madame Hudson au sujet de Holmes mais elle sut comment se comporter avec lui pour ne pas lui faire perdre patience et le mette en colère. Je prendrais l'exemple, pour en finir, les fois où notre logeuse s'était mise en tête de nettoyer notre appartement de fond en comble et comme toute écossaise qui se respecte, elle ne faisait pas les choses à moitié, rien n'était laissé au hasard et notre présence n'était guère la bienvenue.

Pourtant un jour, Holmes avait décidé qu'il n'en avait que faire, voulant passer sa journée à terminer une de ses expériences et l'écriture d'une monographie. Je crus que notre logeuse ne pouvait qu'abdiquer au vu du ton ferme de mon ami, qui n'acceptait aucune discussion. Pourtant, alors que j'avais décidé de mon plein gré de laisser l'appartement au bon soin de Madame Hudson, je n'avais pas fait plusieurs mètres dans la rue que Holmes me rejoignant la mine refrogner et en marmonnant. Je lui jetai un sourire amusé et il me répondit par une des répliques acerbes « Ah quelles créatures que sont ces femmes, elles et leur lubies !»

Voilà comment par moment notre très chère logeuse arriva à ses fins avec le grand détective alors que d'autre ne pouvait le faire fléchir.

Maintenant revenons aux humeurs de mon ami. Pendant ces jours, car ses humeurs pouvaient durer des jours ou des semaines, je le surveillai du coin de l'œil. Je ne peux qu'affirmer que l'état dépressif de mon ami me mettait moi-même dans une humeur tendue. Il lui arrivait de ne pas m'adresser la parole pendante plusieurs jours et d'à peine prendre conscience de ma présence. Il allait de sa chambre au salon récupérer du tabac lorsqu'il n'en avait plus et la fut les seuls moments où je pouvais le voir. Un après-midi, alors que je rentrais tôt de mon cabinet, je fus accueilli par une Madame Hudson à bout de nerf et dans un état d'agitation inhabituelle.

« Allons bon Docteur, cela ne peut continuer entre les coups tirés au mur et les horribles son qu'il fait avec son violon, je n'en peux plus. Et voilà qu'il s'est enfermé depuis le début de l'après-midi. Il est dans une telle humeur que je n'ose aller le déranger à nouveau »

J'avoue que rien dans le récit de Madame Hudson ne m'inquiétais par habitude mais lorsqu'elle m'eut dit qu'il s'était enfermer dans le salon, je courus à l'étage. Je tentai plusieurs fois d'ouvrir la porte du salon mais impossible, je l'appelai mais je ne reçus aucune réponse. Je passais donc et ce fut la seule, que je le fis, par sa chambre qui avait une porte connecté au salon.

Je fus surpris de la vision qu'on m'offrait : mon ami était allongé sur le sofa avec sa grâce habituelle, les yeux fermé et vêtu de sa chemise de chambre grise. Je m'approchai et ne put m'empêcher de sourire en le regardant ainsi. Il faisait froid en ce jours d'hiver et j'allai donc récupérer une des couvertures dans la chambre de Holmes alors que j'eu finis de le couvrir je vis ses lèvres prendre la forme d'un sourire et je reculai surpris en entendant sa voix pleinement éveillée.

« Allons bon mon cher Watson, votre sollicitude au sujet de mon bien être est toujours là malgré toutes ces années d'amitié »

Je pris le journal posé sur mon fauteuil pour me donner une consistance et éviter le regard perçant de mon ami.

« Toujours Holmes »

Il rit. Il n'était pas homme à rire et j'entendu de rare fois son rire. Son rire avait quelque chose de presque enfantin ce qui peut paraitre très contradictoire avec la nature de l'homme mais c'est l'unique vérité, le son était cristallin et ses yeux étaient animé par une lueur douce contrairement à d'habitude. Mais, je ne peux que concéder que la plupart du temps ses rires étaient moqueurs ou empreint d'une arrogance qui en agacé plus d'un.

Je crus entendre dans son rire à cet instant, les résonnances d'un rire moqueur et je lui tournai le dos presque vexé. Holmes soupira et s'esclaffa.

« Tous les crimes ont perdu de leur ingéniosité, où est donc cette intelligence criminelle qui peuplait notre ville ?»

Puis il s'esclaffa d'une manière théâtrale comme il le faisait souvent.

« Ah Londres ! Traitresse ! »

Je ne pus m'empêcher de sourire amusé par son comportement puis il referma ses yeux et murmura.

« Mais heureusement j'ai mon très cher Watson, que ferais-je sans vous mon ami ? »

Je me retournai et lui jeta un mauvais regard sentant dans son ton de la dérision et de l'amusement à mes dépens, chose que je n'apprécié guère et encore moins sur un tel sujet que l'amitié.

« Cela suffit Holmes »

Il se rassit laissant tomber la couverture et m'observa sans détacher ses yeux des miens.

«Qui y a-t-il donc ? Vous me reprochez sans cesse d'être une machine intellectuel sans sentiments et d'agir aussi froidement et voilà que maintenant je vous montrer mon ressenti vous vous irrité »

« J'ai dit ça suffit, je ne suis pas d'humeur à supporter vos jeux de mots. »

Il se tut et se laissa tomber en arrière dans le sofa.

« Cela ne peut continuer ainsi, comprenez Holmes, cela fait près de trois semaines que vous n'avez pas quittez notre appartement. Tout cela n'est ni sain pour vous ni pour ceux qui vivent en ce lieu »

« Vous parlez de vous »

« De Madame Hudson aussi »

« Mais aussi de vous »

Je m'assis sur un des fauteuils proches du canapé.

« Oui je parle de moi, je suis lasse Holmes de vous voir de la sorte. Il y'a près d'une dizaine d'affaires où on vous sollicite et vous les avez toutes refusées sans aucun ménagement »

Holmes tourna sa tête vers moi.

« Je choisis mes affaires et celle-ci ne sont en aucune façon des cas, les affaires de mœurs emplit de bassesse ne m'intéresse en rien »

« Holmes, votre santé.. »

« Est une chose pour laquelle vous avez le plus grand intérêt mais je n'en porte aucun »

Il ferma à nouveau les yeux et je cru reconnaitre cette lueur de rêverie qui les animer, je savais exactement ce que cela pouvait signifier. Je m'approchai de lui d'un pas ferme et vis une chose étincelait légèrement sous son fauteuil, je m'abaissai pour la ramasser.

« Holmes ! Qu'est ce... »

« La même que d'habitude, sept pourcent, vous ne voulez toujours pas essayer, je m'en douter aussi. »

Je posai la seringue sur la table. Tout mon être était en proie à une colère, toutes ces années à tenter de le désintoxiquer et voilà qu'à la première occasion il remettait cela. J'étais aussi déçu je pensais que notre discussion d'il y'a un deux mois avait suffi à le convaincre enfin.

« Allons bon Watson ne vous mettez pas dans un état pareil. »

Puis voyant que je ne voulais pas le regarder, il se leva d'un bond empreint d'une énergie que je ne lui crus pas capable, il se dirigea vers la cheminée et chercha des allumettes.

« Vous savez que il est vitale pour moi d'avoir une activité, je dis bien vitale, la monotonie ronge mon esprit, je ne suis qu'homme à résoudre des énigmes et ces derniers jours fut d'une banalité effarante à me rendre malade à juste titre »

« Cela n'excuse pas que vous mettez en danger un tel esprit »

Il sourit amusé en retournant vers moi.

« Auriez vous des allumettes mon ami, je ne trouve pas l'autre paquet »

Je lui tendis et je continuai

« Si au moins vous vouliez prendre un tant soit peu sur vous au lieu de vous laisser aller dans un tel état physique et morale »

Il alluma sa cigarette et se laissa tomber dans son fauteuil. Je vis son regard reprendre sa lueur habituelle de vivacité preuve que les effets de la prise de drogue s'estompaient. On frappa a la porte, je me levai rapidement en me rappelant que j'avais oublié de déverrouillé la porte du salon. Madame Hudson nous apporta de quoi nous revigorer et je lui en étais reconnaissante de son intention n'ayant pas eu le temps de déjeuner.

Elle jeta un regard à Holmes où y étaient mêlé l'inquiétude et l'hésitation puis nous quitta. Alors que je dégustai mon thé tout en lisant le journal, Holmes me dit

« Nous pourrions ce soir voir Miler »

Je fus surpris d'entendre un tel nom que je ne connaissais pas.

« Miler » répétais-je bêtement

Il hocha la tête et but une gorgée de thé.

« Je ne connais pas de Miler »

« Je pensais vous l'avoir déjà présenter mais j'ai dû commettre une erreur. »

Il sourit, reposa sa tasse et laissa sa tête reposé sur sa main laissant la fumée de cigarette l'entourait.

« C'est un ami d'université, je l'ai connu à la même époque que Trevor dont je vous ai déjà parlé. »

Je hochai la tête me rappelant parfaitement du jour où Holmes m'avait parlé de cette connaissance.

« Une de vos première enquête »

Il sourit paresseusement en fumant sa cigarette.

« Oui, quand à Miler, Edward Miler, il possède un grand restaurant chic dans le grand Londres. Il était destiner à une carrière d'avocat mais il changea d'avis et voulu se lancer dans les affaires. »

Il se leva pris une feuille et griffonna quelque chose puis appela Madame Hudson, au bout de la seconde fois on entendit les pas de notre logeuse monter les escaliers, Holmes alla à la porte l'ouvrit d'un geste brusque et bloqua la vue du salon.

« Ah Madame Hudson veuillez envoyer le garçon de l'épicier pour qu'il envoie le plus rapidement possible ce télégramme »

« Ce garnement »

« fera parfaitement l'affaire, merci Madame Hudson »

Puis il ferma la porte sans attendre de réponse et reposa son regard sur moi. J'étais habitué à son comportement alors je réussi à garder mon calme, il continua avec son flegme habituel.

« Miler est un homme intelligent et sociable je pense que vous l'apprécierez grandement.»

La manière dont il me décrit cet homme me surprit , il n'était pas habituellement à s'étaler sur les qualités des autres et j'avais toujours cru que Victor Trevor avait été son seule ami pendant ses études puisque Holmes n'était pas homme à se faire des amis ayant une nature solitaire. Mais j'étais très curieux comme à mon habitude lorsqu'il est question de son passé.

« Et à quelle heure sommes - nous attendu ? »

Il sortit sa montre gousset.

« J'ai prévenu que nous arriverons à vingt heure, ce qui nous laisse deux heures à nous »

Le trajet qui nous emmena au restaurant fut silencieux, je crus par moment apercevoir ici et là des sourires de la part de mon ami mais aussitôt ils disparaissaient donc je ne fus sûr de rien.

Le restaurant était comme je me l'étais imaginé, grand et cossu, toutes les tables étaient occupées par la haute aristocratie de notre pays. Au centre de la salle, un immense chandelier avec des cristaux brillant éblouissait l'endroit. Alors que nous arrivions devant la réception, un homme s'avança vers nous en souriant.

« Holmes ! »

Holmes se retourna et lui gratifia d'un sourire.

« Miler »

Ils se serrèrent la main et je vis que la poigne était ferme et chaleureuse de la part de Miler qui ensuite porta son attention sur moi.

« Oh et vous devez être le Docteur Wilson »

Je gardai mon sourire en lui serrant la main qu'il m'offrait

« Docteur Watson et c'est un plaisir de vous rencontrer »

« Moi de même, pardonnez mon erreur, Holmes pourrait vous dire que j'ai des difficultés à me souvenir des noms »

Puis il reposa le regard sur Holmes.

« Quand j'ai vu le télégramme je n'y croyais pas, je t'ai vu si rarement ces derniers années »

Holmes garda son sourire.

« J'ai était assez occupé ces dernières années »

« J'ai cru comprendre cela et je ne peux qu'avouer que je suis un grand lecteur de vos récits Docteur »

« Je suis heureux que vous les appréciez, mais je ne peux pas en dire de même de certaine personne »

Je lançai un regard à Holmes qui haussa les épaules. Miler tapa dans ses mains en s'esclaffant

« Mais je suis impoli à vous laisser ainsi debout, j'ai réservé une table pour vous »

Nous le suivîmes. Je vais tenter de décrire Miler le plus exactement possible mais cela est assez simple puisqu'il m'a fait une forte impression. C'est un homme qui dégage une confiance en soi, son regard est rieur, ses manières élégantes, il a le sens de l'humour et je dirais même qu'il apprécie rire au dépens des autres, il fait partie de ces hommes pour qui les ragots sont sources d'amusement. Il est agréable à regarder, il a dû être un fin athlète durant sa jeunesse car ses épaules sont bien bâti et son corps encore tonique.

Nous étions à peine installés que notre hôte se remit à parler en posant une main négligente sur l'épaule de mon ami.

« Tu t'es donc servis de ce truc que tu faisais à l'université pour vivre »

« Et je vois que ton restaurant marche très bien »

Miler nous sourit fièrement, fierté qui résonnait aussi dans sa voix.

« Je ne peux pas me plaindre, il n y'a pas une journée où une seule table soit libre. Docteur vous a-t-il raconté ses affaires de l'université ?

« Malheureusement non, je n'en connais que très peu »

Miler rit ce qui ne fut pas du gout de Holmes car il lui jeta un regard qui avait perdu de sa chaleur.

« Et bien vous ratez des choses parce que certains sont excellentes, tenez celle du style plume volé »

Je lançai un regard interloqué à Holmes qui reposa un regard ennuyé sur moi.

« Histoire en somme banale même si certains détails avaient quelques intérêts »

Miler commença à raconter

« Un stylo plume d'un étudiant de cinquième année avait été volé. C'était un cadeau de son père qui valait aux bas mots dans les deux-cent livres étant unique au monde car fait par une maison d'orfèvre à Paris à ce que nous sûmes ensuite. Nous étions en troisième année à l'époque si je ne me trompe pas. Je me rappelle que l'étudiant avait crié au scandale, beaucoup d'étudiant s'étaient mis à sa recherche, fouillant chaque chambre mais en vain. Holmes ne s'intéressa pas tout de suite à l'affaire »

« Un vol est souvent signe d'ennui » précisa Holmes.

Je souri amusé au commentaire de Holmes puis voyant que Miler s'étaient arrêté de raconté son récit pour me jeter un regard, gêné je lui demandai de reprendre.

«Et bien l'étudiant commença à tomber dans un état de quasi dépression. Lui qui était de nature enjoué devint renfermé et triste. Son père en personne, connu comme un homme au bon cœur et qui avait toujours chouchouté son fils étant son unique fils, lorsqu'il le vit ainsi lui proposa à ce qu'on raconta, de lui offrir le même stylo, mais le fils refusa car le stylo perdu avais acquis une valeur sentimental. Alors son père lui fit un chèque de la même somme du stylo »

« Etrange n'est-ce pas ? » dit Holmes sur un ton amusé

« Personne ne vint à en redire et c'est au moment que l'on crut que l'histoire serait clos que Holmes la réouvra de la manière la plus incroyable en retrouvant le stylo »

Surpris je regardai Holmes avec de grand yeux.

« Allons bon et pourquoi l'avoir retrouvé après seulement tout ce temps Holmes ?» demandais-je

Holmes ne répondis rien mais sourit et ce fut Miler qui donna une réponse.

« Il nous expliqua après qu'il avait déduit de je ne sais même plus quel élément et du comportement de l'étudiant que tout ceux-ci n'était qu'un leurre pour tromper son père. Holmes avait appris qu'il avait parié dans des combats de boxe et avait perdu plusieurs centaines de livres n'ayant pas osé tout avouer à son père, il avait trouvé cela comme subterfuge pour payer ses dettes »

« Quelle incroyable affaire ! »

Holmes me jeta un rapide sourire et alors que j'allai demander des détails a Holmes, son ami me coupa dans mon élan.

« Nous parlons nous parlons mais je ne vous ai pas encore laissé commander »

Il fit un geste envers un homme qui dinait à une table plus loin.

« Je vous laisse choisir en paix, en tout cas c'est un réel plaisir de te revoir Holmes »

Puis nous fumes seuls. Je continuai d'observer Miler avec ses clients, il resta tout aussi agréable, gardant son sourire. Je ne peux qu'avouer ma surprise que ce genre d'homme exubérant et sans réserve ait pu être un ami de Holmes lui qui appréciait la solitude. Alors que cet homme aurait pu tout à fait m'être très agréable, il y'avait un je ne sais quoi que je n'arrivais pas à m'expliquer qui me déranger. La familiarité qu'il avait avec Holmes me titiller, je vivais avec lui depuis plusieurs années et il me viendrait jamais à l'esprit de poser ma main sur son épaule de manière si importune, de plus mon ami n'était pas homme aussi à accepter ce genre de comportement familier.

Alors que j'en étais à la dans mes pensées j'entendis que Holmes prononça mon nom. Je sorti de mes pensées et posa mon regard dans le sien.

« Vous n'avez pas quittez Miler des yeux depuis tout à l'heure, l'appréciez-vous ? »

Gêné je bus une gorgée de vin pour tenter de trouver mes mots.

« Il est votre ami »

Holmes sourit à ma réponse mais semblais ne pas vouloir s'en accommoder car il continua

« Ce n'est pas une réponse consistante, cela ne me dis en rien de quelle manière vous le percevez. J'ai toujours vu que vous saviez tout aussi bien que moi cernez les gens à la première vue alors qu'avez-vous vu en lui ? »

Je jouais un instant avec le verre en faisait tourner le vin à l'intérieur.

« Ma réponse était claire, il est votre ami, en tant que tel mon jugement à peu d'importance, la manière dont vous me l'avez décrite semble correspondre à la réalité »

« 'Mais ', ne prenez pas de chemin alambiqué avec moi Watson »

Son regard était à la fois malicieux et déterminé d'obtenir une réponse de ma part. Chose que je ne souhaitai pas donner car plus j'y pensais, plus je senti ce sentiment de mal l'aise s'installer. Holmes s'approcha vers moi mais je reculai jusqu'à être collé au dos de mon siège. Je ne voulais pas jouer pas dans le jeu de Holmes.

« Je désire commander maintenant »

Il sourit et ne me lâcha pas du regard alors que j'essayais de comprendre le nom des plats aussi compliqué et incompressible n'ayant pas l'habitude d'aller dans ce genre de restaurant select, après quelques instant le sourire de Holmes devint moqueur, il ne s'était même pas donner la peine d'ouvrir la carte. Lorsqu'on vint prendre notre commande je perdu patience et commanda la premier chose que je vis sur la carte et Holmes commanda avec je ne peux que l'avouer plus d'élégance.

Alors que Holmes allait parler, Miler revint vers nous.

« Vous devez être un homme patient pour vivre avec un homme tel que Holmes, je me rappelle déjà de l'étudiant excentrique qu'il était mais dites-moi, depuis combien de temps vous connaissez vous »

« Huit ans» répondit Holmes sur un ton anodin

Je tentai de paraitre calme et de maitriser un tant soit peu la bouffé de chaleur du a la colère qui s'empara de moi.

« En réalité, treize ans »

Les yeux Miler clignotèrent un instant puis posa son regard sur Holmes puis sur moi, je lu de la gêne et presque de l'amusement dans son regard qui clôtura le sujet sur mon jugement de cet homme.

Holmes continua d'un ton léger qui ne me plaisait guère.

« Allons bon, le temps passe vite, je ne peux que faire confiance à Watson sur cette question-là »

Je lui jetai rapidement un mauvais regard qui ne passa pas inaperçue à l'hôte, les plats arrivèrent et Miler s'éclipsa pour nous laisser manger en paix disait-il.

Je commençai à toucher à mon plat sans jeter un regard à Holmes. Je tentais d'être indifférent et porta mon intention à ce qui nous entourait. A la moitié du repas, le cœur et l'envie n'y étais plus, j'avançai mon assiette signe que j'avais fini.

« Je fais l'effort de sortir avec vous ce soir et voilà que vous êtes muet. »

Je détachai un instant mon intention de la salle pour regarder Holmes puis revint à mon observation des autres clients.

« Vous inversez les rôles Watson »

Je ne répondis toujours rien décider à garder le silence face à Holmes. Je désirais rentrer à l'instant même ne voulant plus entendre parler de Miler ni retourner un jour dans ce restaurant. Je ne pense pas être homme qu'on peut blesser facilement et pourtant ce soir-là, je me sentis plus embarrassé que je n'avais jamais étais auparavant dans ma vie.

« Je souhaite rentrer Holmes si vous avez fini »

« Bien si c'est ce que vous souhaitez «

Il fit signe pour avoir l'addition mais Miler fut celui qui revint quelques instants plus tard. Il posa un instant son regard sur moi puis revint a Holmes pour lui parler d'une voix chaleureuse.

« Vous partez alors »

« Il semblerait que oui » répondit Holmes

Alors que Holmes sortait son portefeuille de sa poche intérieur, Miler posa sa main sur son bras.

« Allons bon, vous êtes mes invités et cela aussi longtemps que vous le souhaitez. »

Holmes sourit puis hocha la tête et se leva, je fis de même.

« Soit, c'était un plaisir Miler »

Ils se serrèrent les mains puis Miler se retournèrent vers moi et me tendis la sienne, je la pris et sentis quel athlète il avait dû être dans sa jeunesse à sa poigne ferme.

« J'espère aussi vous revoir Dr Wilson »

Avec le dernier reste de patience qu'il me restait je souris

« Dr Watson et c'était un plaisir de connaitre un ami d'université de Holmes »

Je lâchai sa main hocha puis sans porter un regard à Holmes je me dirigeai vers la sortie. La nuit était glaciale, Je hélai un cab et y entra rapidement pour attendre mon ami. Je pense que le Lecteur a droit à mon honnêteté, sinon ces écrits n'ont aucun intérêt et pourtant je ne saurais comment décrire les émotions qui m'envahissaient pendant les minutes d'attentes de Holmes. L'embarras, la colère et l'incompréhension étaient sans doute les sentiments qui me dominaient à cet instant pourtant j'étais décider à ne rien montrer a Holmes.

Il arriva quelques instants plus tard et je ne posai pas un regard sur lui. Le trajet de retour fut silencieux ce qui ne fut pas un grand étonnement, Holmes n'était pas un homme bavard de nature, il était rare qu'il commençait une discussion alors que nous n'étions pas sur une affaire. Par moment, j'avais la sensation de sentir ces regard sur moi mais je ne voulus par vérifier car j'aurais dû pour cela poser mon regard sur lui.

Je sortis en premier du cab et monta à ma chambre situé à l'étage d'un pas rapide et discret car Madame Hudson devais dormir, il était près de dix heure passé. Je retirai mon manteau en le jetant sur ma chaise, puis ma veste et déboutonna ma chemise au niveau de mes poignets. Les rideaux étaient ouverts et la lumière de la lune traverser ma chambre. J'ouvris la fenêtre pour laisser entrer un peu d'air frais et tenter de prendre du recul avec toutes les émotions qui m'envahissaient.

Puis je reculai et me laissa tomber sur le bord sur du lit. Holmes était un homme qui portais une grande importance à la précision, au détail de plus il se souvient de tout, d'une affaire qui remonte à des dizaines d'année à la manière dont est habillé Madame Hudson il y'a près d'une semaine. Il se fait un devoir de posséder une telle mémoire, cela faisait partie de son travail. Donc pourquoi ? Etait-ce réellement possible qu'il ne rappelle même pas de la date de notre colocation, du moment de notre rencontre alors que moi je me rappelle comme si elle était graver en moi.

Le lecteur doit sans doute penser et cela en partie à cause des remarquer de mon ami, que je suis un homme sentimental mais je pense que cela est exagéré. Lorsqu'on rencontre une personne qui a tant bouleversé notre vie il est normal de se souvenir du jour de notre rencontre.

Je me relevai sentant la frustration monter en moi, je ne comprenais pas pourquoi je faisais une si grosse affaire d'un tel détail. Car c'était un détail en réalité qu'importe s'il ne sait pas donner la peine de se souvenir de notre rencontre. Pourquoi est-ce que cela m'affecter autant ? Pourquoi je m'étais sentit embarrassé devant ce Miler, homme dont je ne connaissais absolument rien jusqu'à aujourd'hui ?

J'avais évité toute discussion avec Holmes parce que je savais qu'à ma colère, il répondrait par la froideur et le calme, pire il me tournerait en ridicule de m'emporter pour un tel détail.

Je refermai lentement la fenêtre tentant de reculer toute ses pensées de mon esprit quand j'entendis un léger bruit derrière moi, je me retourna et vis Holmes à l'embrassure de la porte. Je fermai rapidement la fenêtre. J'étais surpris, Holmes ne monta jamais à ma chambre ou de très rare fois lorsque qu'un élément inattendu était survenu lors d'un cas. J'avais du mal à apercevoir son visage

« Holmes allez-vous bien ? Est-ce que vous avez une migraine ?»

Je cherchai ma trousse de médecin, chose assez difficile seulement éclairée par la lumière de la lune alors que j'allai allumer ma lampe sur ma table de chevet, j'entendis son pas se rapprocher de moi.

« Rien de tel »

Je me retournai à l'intonation de sa voix et tenta de déceler l'expression de son visage pour comprendre la raison de sa venue à cette heure tardive. Je commençais à ressentir une nervosité dont je ne comprenais pas l'origine. Je pris sur moi pour maintenir une voix calme.

« Alors qu'est ce Holmes ? Il est dix heure passé »

« Vous êtes agité Watson et je souhaite comprendre la signification de votre comportement ce soir »

Je regardai au-dessus de son épaule, voyant la porte de ma chambre légèrement entre ouverte

« Madame Hudson dort, je pense que ce n'est pas le meilleur moment pour avoir une telle discussion avec vous »

Holmes se retourna ferma lentement la porte puis marcha quelque pas et s'arrêta au milieu de la pièce. J'étais surpris et ne sachant comment réagir à cela, je me mis dos à lui.

« Watson, il est de votre intérêt si vous voulez en finir au plus vite de répondre à ma question »

Je sentais une bouffée de colère prendre possession de mon être, je me retournai vers Holmes agacé par son calme et ses manières maitrisées.

« Comment pouvez-vous…Je n'arrive pas à y croire, vous, l'homme qui est capable de mémoriser les plus complexes formules de chimie vous tromper … »

« Alors c'est de cela dont il est question »

Je détournai mon regard de lui et m'assis à mon lit voulant mettre fin à la discussion.

Pendant un moment tout ne fut que calme et silence. Je ne comprenais toujours pas ce sentiment que je ressentais à cause d'un détail, d'un chiffre qui en réalité n'était qu'une chose insignifiante. Je passai une main sur mon visage me sentant encore un peu énervé. Je relevai mon visage pour dire à Holmes de me laisser me reposer mais je fus surpris en le voyant poser un genou à terre devant moi et j'eu presque le soufflé coupé a cette soudaine proximité.

« 12 octobre 1881, treize ans et un mois »

Je le regardai stupéfait, ouvrit la poche pour la refermer. Je n'y croyais, je cherchais la réponse à mes questions dans les yeux de Holmes qui semblait plus sombre qu'à leur habitude.

« Comment avez-vous pu douter de moi Watson ? »

Je voulu me lever pour mettre fin à cette proximité mais je n'en eu pas la force, mes jambes ne voulaient pas m'obéir. Je fus forcé à rester assis sas détacher mes yeux des siens

« Qu'est- que cela signifie ? Vous rendez vous compte de l'embarras, de la gêne, presque de l'humiliation que vous m'avez causé devant votre ami. »

Je ne voulais pas le laisser répondre, ma voix avait perdu son calme de tout à l'heure

« Holmes, comment avait vous put agir de la sorte? Vous amusez au dépend de ma personne, c'est… »

« Plus un mot »

Il ne détacha pas ses yeux des miens en répétant d'une voix plus maîtrisé

« Plus un mot Watson »

Je sentis qu'au ton qu'avez employé Holmes que si je lui répondais, la situation allais rapidement s'empirer. Holmes n'est pas un homme à s'emporter facilement et ceux qui l'ont rencontré et qui le connaissent le décrirons comme un homme froid et le parfait exemple d'un flegme anglais et pourtant par moment lors que nous étions sur des cas particulièrement intéressant, les yeux de Holmes étaient animé d'une telle passion.

Il se releva, resta un instant à m'observer puis ouvrit la porte de ma chambre et sorti sans un mot. Je restai un moment stupéfait par ce qu'il venait de se passer, par les mots de Holmes, par cette proximité soudaine, au point que j'avais sentis son souffle sur mon visage. Je ne comprenais rien au comportement de Holmes, il n'était pas homme à agir sans une bonne raison.

Je me laissai tomber en arrière me sentant tout d'un coup épuisé et pourtant incapable m'endormir avant minuit. Je cherchai en vain une explication au comportement de Holmes mais je ne trouvais rien. Pour la première fois, j'appréhender le lendemain matin et plus précisément le petit déjeuner avec mon ami.

Désolé pour la mise à jour tardive. Ce chapitre ayant disparu de mon pc j'ai dû le réécrire, l'écriture a vraiment était laborieuse surtout parce que je l'avais initialement écrit il y'a plus d'un an. Ce chapitre est donc légèrement différent de la version originale. Maintenant les mises à jour vont être plus rapides, une fois par semaine.

Autre précision, je m'aspire complétement de l'appartement de la série Granada, que je trouve vraiment fidèle à l'œuvre de A.C.D.

Une dernière précision, cette histoire a pour commencement l'année 1894, c'est-à-dire l'année du retour de Holmes à Baker Street, après l'épisode de Reichenbach.