"But I never knew him do anything yet without a very good reason"
The Adventure of the Naval Treaty
Le lendemain, je fus réveillé par les rayons du soleil qui traversaient ma chambre, épuisé au point que j'étais, la veille je n'avais pas pris la peine de fermer les rideaux. Je maugréais en sentant une migraine douloureuse. Je poussai les draps et m'assis au bord u lit puis pris ma tête entre mes mains.
Les événements de la veille revinrent à mon esprit, m'accablant de tout leur poids. Je n'avais nullement envie d'une confrontation avec Holmes qui aggraverait la situation. Je me levai pour chercher ma sacoche de médecin et pris un remède contre cette migraine.
Je pris mon temps pour m'habiller, voulant reculer l'inévitable. Je recassa ce qui s'était passé hier. Holmes n'était pas homme à agir de la sorte sans une idée précise en tête, toutes ses actions sont dictées par une réflexion longue et calculé. J'avais appris cela par expérience, en vivant avec lui et en l'observant pendant ses enquêtes Alors que cela pouvait-il signifier ? Holmes et moi n'avons jamais réellement eu des moments de tensions entre nous avant aujourd'hui d'où ma surprise à sa réaction d'hier soir. J'avais senti dans son ton quelque chose d'impératif, avec un autre homme j'aurais répondu mais avec Holmes, j'avais était coupé dans mon élan, trop étonné par le ton avec lequel il m'avait parlé.
Si Holmes avait quelque chose en tête en lien avec moi qu'est-ce que cela pouvait-il être? A cette pensée ma main s'arrêta de fermer les boutons de ma chemise et je regardai mon reflet dans le grand miroir. Je pris conscience du sens de mes mots, de leur portée. Je poussai un soupir. Absurdité. Je connaissais Holmes depuis plus de dix ans et même si cet homme reste et restera toujours en partie une énigme, je ne pouvais penser qu'il s'amusait à mes dépens.
Je descendis les escaliers en prenant mon temps, la porte du salon était ouverte. J'avais à peine passé la porte que l'atmosphère lourde et saturé de fumée de tabac me pris à la gorge et je toussai en allant ouvrir en grand la fenêtre. Je me retournai pour lui dire ce que je pensais de sa manière d'enfumer le salon de si bon matin mais je fus coupé par le regard de Holmes sur moi. Pendant un instant j'eu l'impression que j'étais incapable de penser prisonnier du poids de ses yeux
Mme Hudson entra à ce moment-là avec son plateau du matin. Elle maugréa au sujet de l'atmosphère saturée de fumée en posant son plateau sur la grande table puis jeta un regard agacé à Holmes assis sur son fauteuil.
« Docteur, vous avez mauvaise mine, était-ce une mauvaise nuit ?»
Je haussai les épaules
« Non rien de tel, juste un peu fatigué »
Elle se dirigea vers la porte
« Et bien il faut prendre soin de vous Docteur, entre vos patient et vos cas avec Monsieur Holmes vous n'avez plus de temps pour vous-même »
J'allais répliquer mais la voix irritée de Holmes m'en empêcha
« Merci Madame Hudson ça sera tout »
Elle me jeta un regard inquiet puis ferma la porte derrière elle. Je m'assis à mon fauteuil sentant la fatigue pesé sur mes épaules. Je fermai les yeux quelques instants. Je les rouvris en sentant l'odeur du thé, Holmes était face à moi, une tasse à la main qu'il me tendit. Son regard était neutre, maitrisé.
En prenant la tasse thé qu'il me tenait, je sentis nos doigts se frôlés et je ne pus m'empêcher de ressentir une sensation étrange. Il parut ne pas s'en rendre compte et s'assit sur son fauteuil, fumant une cigarette et s'abandonnant à l'observation des flammes de la cheminée : il sembla ailleurs, concentré par quelque chose.
Avant que je ne connus Holmes, je ne comprenais pas ceux qui disaient "Nous sommes si prés et pourtant si loin " maintenant je comprenais pleinement la signification de ces mots car c'était la sensation que je ressentais avec Holmes. Nous fauteuils étaient séparés que d'un pas ou deux mais pourtant comme nous étions loin ou plutôt comme l'esprit de Holmes me parut si loin de moi à cet instant. Je sentais à quel point il était ailleurs emporté par des pensées sombres à voir son regard lointain.
Pensait-il encore aux évènements hier ? Je me sentais tout bonnement ridicule de m'être emporté de la sorte envers Holmes et je me rendis compte que hier j'avais était une mauvaise compagnie pour Holmes, lui qui avait fait l'effort de sortir de sa dépression pour aller au restaurant avec moi, même si c'était pour amuser avec mes nerfs et ma patience, comportement que je n'avais toujours pas compris.
Alors que j'étais perdu dans mes pensées Holmes dit sans lâcher les flammes des yeux
« Suis-je un si bel objet d'étude Watson ? »
Je tenu ma tasse de thé plus fermement entre mes mains. Il tourna sa tête et posa son regard sur moi, je fis de même et pendant un instant nous nous ne lâchâmes pas du regard. Puis je cru voir un léger sourire se dessiné sur ses lèvres, ses yeux allumés d'une étrange lueur. Il continua d'une voix pourtant neutre
« Vous sentez vous mieux Watson? Il est rare de vous voir dans un tel état fatigue, est-ce la sortie d'hier qui vous a perturbé pour que vous ne puissiez détacher votre regard de moi ? »
Gêné je détournai mon regard vers la cheminée. Je tentai d'être indiffèrent à ses mots parce que je savais que si je montrais de la gêné au sujet d'hier, Holmes s'en amuserait à mes dépens. Je lui dis le plus calmement possible et sur un ton léger.
« Je vais bien. Il faisait frais hier soir et j'ai dû attraper un petit coup de froid en sortant juste après avoir fait ma douche, mais je me sens beaucoup mieux maintenant. Madame Hudson a la mauvaise habitude de toujours exagérer »
Il hocha la tête
« Mais pas moi, vous êtes pâle. Vous devriez prendre votre journée Watson »
« Je n'ai pas cette liberté Holmes. Les patients comptent sur moi, je ne peux prendre une journée de repos sur un coup de tête »
Il ne répondit rien mais m'observa un instant puis son regard revint à la cheminée.
La journée passa sans incident, j'allai travailler et lorsque je revins Holmes était au salon à classer ses notes aux milieux de dossiers et de feuilles éparpillaient autour de lui. La soirée se termina calmement.
C'est pour cette raison que j'eu la prétention de pensée que les évènements d'hier ne seraient plus jamais discutés et que ceux-ci faisaient dorénavant parti du passé. Encore une fois, je me trompai lourdement comme vont le prouver les évènements que je m'apprête à raconter.
Le lendemain en me levant, je vis que Holmes était absent, je fus étonné car je pensais qu'il n'était sur aucune enquête à ce jour. Madame Hudson m'expliqua qu'il avait reçu un télégramme et qu'il était parti rapidement vers neuf heures.
Je tentai de patienter jusqu'à son retour en lisant le journal. Il n'y avait rien d'intéressant, des articles sur la guerre en Afrique qui expliquaient que le coût des matières premières et des bijoux augmenteraient d'ici peu de temps. En lisant cela je me sentis sceptique envers la société qui ne pensait qu'a son propre confort. La guerre m'avait profondément changé et marqué. Dans ma jeunesse, j'avais était d'une plus grande naïveté et d'un plus grand optimisme comparé a aujourd'hui malgré ce que peut en pense et dire Holmes avec ses remarques sur moi.
Holmes revint vers treize-heure, il semblait perplexe. Je lui demandai si il avait une affaire en cours, il sourit amusé et me répondant
« Affaire rien de tel Watson. Mais dites-moi n'avez-vous pas un cabinet a dirigé. Il est 13h00 passé »
Je m'étais déjà préparé, j'avais juste a enfilé mon manteau. Avant de partir, je me retournai, voyant Holmes s'assoir sur son fauteuil.
« A ce soir Holmes »
Il hocha la tête et je compris qu'il ne prononcera pas un mot.
L'après-midi passa rapidement du fait du nombre important de patient à cause du temps presque hivernal et des températures plus basse qu'a l'habitude en ce mois de novembre.
En rentrant, vers 18h00, je fus surpris de voir que Holmes était encore absent, déçu je m'assis sur mon fauteuil, me demandant où il avait pu aller. Holmes éviter de sortir le plus possible, si il pouvait juste résoudre un cas sans sortir du salon il ne s'en privait pas donc ce cas était au moins important pour qu'il prenne la peine de quitter notre appartement.
Madame Hudson remarquant sans doute que je n'étais pas tranquille, me dit en me montant le thé
« Docteur Watson, est-ce l'absence de Mr Holmes qui vous rend si nerveux et moins calme que d'habitude. »
Je lui pris la tasse des mains en tentant de minimisé mon état impatient. Elle sourit et me dit
« Un homme est venue le voir vers 15h00, il avait l'air perturbé »
Je la regardai complétement étonné de cette révélation et j eu un mauvais pressentiment, d' habitude Holmes me laissa une note lorsqu' une affaire lui était confié mais je n'avais vu aucun message. Pour tenter de voir si mon pressentiment était juste je lui demandai à quoi ressemblé le client elle me dit sans doute contente de discuter avec moi
« Il devait avoir le même âge que vous, il avait les cheveux brun, un homme tout à fait banale Docteur. Mais Il avait l'air assez proche de Monsieur Holmes car je l'ai entendu dire " Vous n'avez pas perdu l'habitude d'être désorganisé Holmes " ou quelque chose comme ça. »
A ces mots, je sursautai presque, cela ne pouvait être qu'une personne : Miler. Je cru que mon cœur avait sauté un battement. Si c'était Miler alors cela expliquer son comportement étrange et alambiqué de ce matin. Il était allé le voir.
« Qu'avez-vous Docteur ? »
Je souris
« Merci Madame Hudson pour votre aide.»
Elle me salua et quitta le salon. Pourquoi je me sentais trahi ? Peut-être parce que en treize ans de relation jamais Holmes ne m'avais caché quoi que ce soit. Je me rendais compte à quel point j'avais eu raison, lorsque j'avais cru voir en ce Miler une manière d'être avec Holmes qui n'était pas commun. Holmes n'était pas homme à avoir des relations amicales et pourtant, c'est ce qu'il faisait en ce moment même.
Je me levai pour ouvrir la fenêtre en m'en voulant de penser ainsi, je ne voyais pas où était le problème, ne lui avais-je pas déjà sermonné plusieurs fois sur son incapacité à avoir des relations avec autrui ? Maintenant qu'il en avait je n'étais pas satisfait, n'était- ce pas au fond de l'égoïsme de ma part, ayant l'habitude que Holmes n'offrait son attention qu'à moi.
Je me rassis sur mon fauteuil pour tenter de me calmer en revenant à mon journal. Vers 19h30, Holmes rentra. Il posa rapidement son regard sur moi puis allant à sa chambre. J'entendis qu'il se laver les mains puis les portes de son placard être ouvertes. Il ressortit de sa chambre rapidement pour se mettre devant moi. Il porter comme à son habitude sa redingote noire qui l'affiner plus encore et lui donner une élégance indéniable.
« Qu'avez-vous Watson ? Est-ce coup de froid qui revient à la charge. Vous êtes une petite nature mon ami, vous étiez tout de même un soldat de notre chère armée »
Je levai mon regard vers lui, je ne sus ce qu'il y vit mais il prit sa pipe agacé et se remit face à moi, dos à la cheminée et posa son regard dans le mien
« Madame Hudson et son incapacité à tenir sa langue. Vous n'avez guère apprécié que ...que quoi au faite Watson car là je m'y perds un peu. Qu'ai je fais de mal pour avoir eu droit en rentrant à un regard autant en colère. Oui Miler m'a envoyé un télégramme pour un cas mineur, un cas et non une affaire - je tiens à le préciser- Je l'ai réglé tout à l'heure lors qu'il est revenu me voir en milieu d'après-midi, mais cela vous le savez déjà. »
Je tentai de paraitre calme et lui dit en faisant mine de lire le journal.
« Vous n'avez pas à vous justifier cela ne me concerne en rien »
Il sourit amusé et dit
« C'est plus sérieux que je le pensais. Watson ne perdons pas de temps, vous m'en voulez alors dites-moi que me reprochez-vous ? »
« Absolument rien Holmes. Vous avez fait votre travail »
Je me levai pour me servir du thé, évitant de passer près de lui. Le silence régna le temps que je thé fut versé dans ma tasse alors que j'allais revenir à mon fauteuil Holmes me dit
« C'est vous qui m'avez dit parce que je devais être plus sociable et maintenant vous voici en colère, je ne vous saisis plus»
A ces mots, je perdis patience et dit en posant agacé ma tasse sur la table
« Je n'ai jamais dit que vous deviez me cacher ces relations. Mais peut être saviez-vous que je n'apprécierais pas que vous rencontreriez encore cet ami et que vous l'avez fait parce que vous saviez que Madame Hudson aller me répéter la scène de cet après-midi, vous saviez qu'il allait venir à quinze heure et c'est pour cela que vous vous êtes, pour une fois, intéressé à mon cabinet »
Je sentais ma colère montée et mes main tremblaient lorsqu'enfin je levai le regard vers Holmes, je vis un sourire amusé se dessiné sur ses lèvres et son regard tout autant amusé, comme lorsqu' il se rapprochait du dénouement dans une affaire. Voyant que j'avais fait ce qu'il voulait- me mettre en colère - je me senti ridicule.
Il se rapprocha de moi, je ne lui laissai pas le temps et aller me diriger vers la porte pour sortir mais il ferma la porte en s'appuyant dessus. Surpris je lui dis
« Arrêté vos enfantillages, je suis lasse de tout ça »
Il sourit et me dit le plus calmement
« Vous êtes jaloux Watson, je ne vous connaissais pas cette facette ... J'apprécie »
Je lui jetai un mauvais regard et lui dit
« Vous m'avez menti Holmes »
« Ah non je ne crois pas, je n'ai pas dit que je n'allais pas revoir Miler »
« Mais vous ne m'avez pas dit l'inverse aussi. Un mensonge par omission est un mensonge Holmes »
Il sourit amusé ce qui m'exaspéra mais son ton devint plus sérieux
« Et vous ne m'avez-vous jamais menti ? »
Vexé je lui dis par le simple fait qu'il ose poser la question, ma voix devint acerbe
« Non jamais, j'ai la stupidité d'être loyale envers vous »
Tout à coup il se rapprocha de moi, je vis son regard devenir froid
« Voilà déjà un mensonge de plus à rajouter.»
Dégouté par sa mauvais foie, je voulu quitter à nouveau la pièce mais il bloqua toujours la porte
« Peu après notre rencontre, vous m'avez déclaré que vous resterez près de moi en tant que médecin mais surtout ami »
Je levai mes yeux vers lui surpris qu'il se rappelle de mes mots, mots qui remontent à plus de treize ans. Je sentis une douce vague de chaleur m envahir, mais je vis à ses yeux qu'il ne m'avait pas rappelé ce souvenir pour me faire plaisir, il continua d'une voix cassante
« Oui vous vous en rappelez n'est-ce pas ? Pourtant peu après vous m'avez quitté pour vous marié à la première venu et je n'ai eu droit qu'à quelque visite à teneur d'hypocrisie »
Je sentais tous mes forces me quitter et mon sang chuté tout en bas de mon corps. Je crus que je fus pris de léger vertige, en entendant les mots de Holmes et le ton de sa voix qu'il n'utilisé d'habitude jamais avec moi mais avec Lestrade ou d'autres personnes.
Je me détournai de lui et me dirigeât vers la table du salon, je posai mes main à plat dessus pour tenter de vider mon esprit de ses dernières paroles en regardant la pluie qui commencer à tomber.
Pendant quelques instants seul la pendule du salon empêcha celui-ci de tomber dans un silence de mort. Je senti mon corps trembler et un maelström d'émotion se battait en moi Je pris une profonde inspiration pour me calmer et lui dit sans bouger
« Comment osez-vous parler de cela Holmes...comment pouvez-vous vous servir de cela pour me faire du mal, je vous croyez moins bas Holmes mais là encore il faut croire que je me suis trompé. Comparé le mensonge que vous avez fait à ...mes paroles et mon mariage. Est-ce là l'homme que vous êtes ? »
Je sentis mes larmes me monter aux yeux mais les retint. Il se rapprocha de moi et me dit
« Oui voilà l'homme que je suis, voilà l'homme que vous côtoyer depuis treize ans, l'homme avec lequel vous avez vécu et vivait encore. Si vous venez de me connaitre à l'instant alors je me demande avec qui vous viviez tout ce temps. Vous m'avez menti Watson et cela je ne l'ai pas encore pardonné »
Je me retournai face à lui, dans un excès de colère que je n'avais jamais ressenti jusqu'à ce jour. Le sang cogné dans mes temps. Je pense ne pas être violent de nature mais cette fois ci je ne peux qu'avouer que j'eu l'envie d'en venir aux mains.
« Comment ? Me pardonner ? Arrêté votre cocaïne Holmes, vos propos sont incohérents. Mon mariage doit être pardonné ? Vous qui l'avez traitée comme si c'était votre ennemie, vous l'avez méprisée et vous osez parler d'elle. C'est plutôt moi qui devrait vous pardonnais pour l'attitude infecte et détestable que vous avez eu envers elle et mon mariage. Mais je crois en comprendre maintenant la signification égoïste »
Alors que j'allais quitter le salon, il me prit le poignet avec une telle force que je ne pus m'empêcher de pousser une plainte, il me fit le regarder dans les yeux, son regard étais d'un gris froid et sombre
« Ne me faites pas plus rire Watson. Ce mariage n'est qu'une hypocrisie de plus à votre longue liste déjà bien remplie Vous saviez ce que je pensais de votre mariage et de cette femme »
« De mon épouse » dis-je en le regardant presque avec mépris poussé par tous ces mots qu'il venait de prononcer.
Il sembla une fraction de seconde surpris en m'entendant prononcer ce mot puis il lâcha lentement mon poignet et son regard perdit toute colère en reprenant son visage froid et sombre.
Je sortis à l' instant même voulant être le plus loin possible de cet endroit. Je pris ma veste et décidais décida d'aller dans un endroit pour me changer l'idée. Je bus plus qu'à mon habitude pour tenter de repousser tous les sentiments. La scène du salon se répéta inlassablement dans ma tête. Maintenant que je n'étais plus pris dans le moment, j'avais du recul suffisant pour me rendre compte de la portée des mots entre Holmes et moi. Je comprenais leurs conséquences, leurs poids mais pas leur sens. Si Holmes pensait chaque mots comment avait-il put pendant des mois ne rien me dire ?
Le Lecteur ne sera pas surpris si je dis que lors de son retour, quelques mois auparavant, tout avait était si vite et tout paraissait irréaliste. Je n'avais ni rancune ni colère d'aucune sorte. Cela peut surprendre mais c'est l'unique vérité. J'ai ressenti juste de la déception que sa confiance en moi n'était pas assez forte pour me mettre dans la confidence. Mais après réflexion, je savais qu'il avait eu raison, je pense que j'aurais incapable de rester trois ans à Londres, continuer ma routine alors que je le savais à l'autre bout du monde, seul.
J'avais la sensation que tous les non-dits venaient d'être mis au grand jour. J'avais remarqué certains regards de la part de Holmes surtout au début de son retour, j'avais la sensation mainte fois alors que je lisais un livre dans notre salon que Holmes me regarde étrangement. Mais les rare fois où j'avais eu le courage de vérifier mes doutes, soit Holmes ne me regardait pas soit son regard était juste illisible pour moi.
En rentrant, je restai bloqué devant la porte cinq bonne minutes, le temps que je retrouve mes clés puis le temps je puisse me souvenir comment ces choses fonctionnées. Je tentai de monter en faisant le moins de bruit possible mais
Il me resta deux marches à monter mais j'entendu Madame Hudson d'une voix inquiète me dire
« Docteur Watson allez-vous bien? »
Je tentai d'utiliser une voix normale et calme
"Oui ...Madame Hudson merci "
Je n entendis pas sa réponse, j'avais déjà fermé la porte de ma chambre pour m'effondrer sur mon lit me traitant une nouvelle fois d idiot. Je n'étais pas homme à fuir dans la boisson comportement que je trouve lâche. Le lecteur connaît mon histoire familiale avec ce vice. J'avais eu recours à ce remède seulement deux fois dans ma vie : à la mort de Holmes et à la mort de Mary.
Les mots qu'avaient prononcés Holmes m'avaient touché parce que je savais qu'il y avait une part de vrai dedans comme d'habitude et par moment la vérité m était effrayante et insupportable. Par moment je me disais que ce besoin de dire la vérité quelle que soit les conséquences n'étaient qu'un moyen de se montrer supérieur aux autres, à moi. J'avais appris en côtoyant Holmes que la vérité était une chose puissante et dévastatrice.
Je m'endormis lentement abandonnant toute réflexion.
Désolé pour le petit retard qui est dû à une nouvelle qui m'ai tombé dessus soudainement. Donc voilà je pars quinze jours à Londres puis 15 jours à Edimbourg et tout ça à cause de la folie d'une amie. J'étais un peu trop choqué pour être capable de faire dans les temps toutes les corrections nécessaires à ce chapitre (et il y'en avaient pas mal), surtout que j'ai dû faire plein de truc pour préparer le voyage.
Sinon, je viens de me rendre compte en relisant tous mes chapitres qu'ils sont plutôt à la forme « brute » et que je dois les peaufiner et les corriger avant de poster.
Je pense qu'avoir le wifi ne sera pas un gros problème pour continuer de poster le weekend.
Lua j : Merci pour ton avis mais pour tout te dire, en le lisant j'ai eu une envie soudaine de supprimer ce chapitre et de le réécrire par crainte de décevoir.
