"You really are an automaton,—a calculating-machine!" I cried. "There is something positively inhuman in you at times."
The Sign of the Four
Un jour alors que Holmes était sorti pour je ne sais quelle raison, je dus aller vers 17 heure auprès d'un patient qui avait une santé particulièrement fragile et que je connaissais depuis de nombreuses années.
Lorsque j'arrivai chez lui, son épouse m'expliqua que son état de santé avait rapidement chuté depuis hier mais son mari n'avait pas voulais me déranger pensant que cela n'était rien. Je tentai de la rassurer quelques instants la trouvant particulièrement pâle puis j'allai rejoindre le patient dans sa chambre. C'était un homme d'une quarantaine d'année mais malheureusement ses nerfs et sa santé était très délicate, raison pour laquelle il avait été dispensé du service militaire.
Malheureusement, sa femme avait eu raison dans ses pressentiments, son état était critique, il était pale comme la mort, son pouls était lent et tout son corps été assujetti à des tremblements violents. Une pneumonie aigue fut mon diagnostique après avoir étudié rapidement les symptômes. Durant la nuit, Il délira et j'eu du mal parfois, à mon étonnement, à le maitriser lorsqu'il se débattait sous l'emprise de la fièvre. Je pensai que le pire allait arriver quand il se mit à cracher violement du sang pendant une de ces épisodes, alors que je le fis assoir pour qu'il puisse tousser dans une bassine que m'avais donné sa femme, il tacha mon gilet avec son sang.
Je tentai de lui procurer tous les soins que je pouvais. Je ne fermai pas les yeux un instant pendant cette longue nuit, j'étais réellement inquiet par son état qui avait besoin de soin constant.
Vers 7 heures du matin, son état s'améliora, la fièvre tomba. Je le fis amener à l'hôpital et après avoir parlé des détails avec un médecin, je rentrai à Bakerstreet, vidé physiquement mais surtout émotionnellement. Perdre un patient est la pire chose qui puisse arriver à un médecin et je pensais qu'en ma qualité de soldat, j'avais vu assez de mort dans ma vie. Je voulu donc que m'endormir profondément dans mon lit et laisser mon esprit se vider. Mais avant cela, surtout je voulais me changer, je me sentais particulièrement sale avec ce sang et la légère odeur qui titiller mes narines.
J'entrai silencieusement dans le hall essayant de retirer mon manteau et chapeau sans faire de bruit. Je montai les escaliers sur la pointe des pieds, Holmes avait un sommeil très léger et il faisait partie de ces hommes qui quand ils sont réveillés impossible pour eux de rendormir. Je ne pensais pas avoir les nerfs suffisant pour entendre un Holmes tourbillonner dans le salon toute la matinée et de mauvaise humeur.
Je ne sus pourquoi, après avoir monté l'escalier et fis quelques pas dans le couloir, je m'arrêtai devant la porte du salon fermée. Je restai là quelques secondes, j'aurais pu continuer mon chemin et aller à ma chambre pour m'endormir tranquillement. Mais encore une fois, le destin en décida autrement, sur une impulsion j'ouvris la porte. Peut-être que si je n'aurais pas ouvert la porte, mon histoire prendrait fin là. Il n'y aurait rien à dire de plus au sujet de Holmes ou de moi ou de notre relation, peut être que notre amitié serait resté au stade de simple amitié jusqu'à la fin de notre vie.
Lecteur, lorsque j'ouvris la porte, je vis Holmes debout dos à moi observant la rue froide et sombre. Je fus surpris qu'il fût leva aussi tôt, inquiet qu'il soit arrivé quelque chose pendant mon absence. La cheminée n'était pas allumée, la pièce était donc froide presque glaciale. Je fis un pas hésitant vers Holmes :
« S'est-il passé quelque chose Holmes? »
Holmes ne prit pas la peine de se retourner pour me réponse et le ton qu'il prit, hautain et dure, me fit l'effet d'une gifle ou peut être d'une douche froide.
« Vous moquez vous de moi Watson ? Vous pouvez sortir avec toute les filles des rues que vous voulez mais ayez au moins l'obligeance de prévenir si ce n'est moi, Mme Hudson qui a préparé un diner pour deux qui a fini à la poubelle »
J'étais littéralement choqué par les mots que je venais d'entendre, les battements de mon cœur s'accéléraient et je sentais mon pouls taper dans mes temps. J'étais incapable de répondre pour me défendre tellement mon esprit ne pouvait croire à ce que je venais d'entendre. Mais Holmes n'en avait pas finis, il continua sur le même ton froid, toujours dos à moi, comme si il ne voulait pas prendre la peine de me regarder en me parlant :
« Que comptiez-vous faire Watson ? Monter dans votre chambre comme si de rien n'était, pour me faire croire que vous n'aviez pas découché ? »
Je pris une lente respiration pour garder mon calme, mais en réalité je voulus m'assoir peu importe où. C'était comme si l'adrénaline qui m'avait gardé éveillé toute la nuit chuter d'un coup, je pouvais à peine tenir sur mes jambes. Holmes à ce moment-là se retourna et il me regarda comme si il faisait une inspection de ma personne. Je ne sais ce qu'il vit mais il s'approcha de moi et ses yeux gris acier se fixèrent sur les miens.
"Mais regardez-vous, vous étés complément débraillé, vous n'avez pas eu le temps de vous rhabiller convenablement…vous a-t-elle fait perdre la tête à ce point ? »
La raillerie de sa voix moqueuse mais dangereusement froide, me fit détourner le regard. Sa présence aussi proche de moi me rendait nerveux. J'avais l'impression qu'il était un autre homme et si je n'avais pas vu que ses yeux n'étaient pas dilatés j'aurais pu penser que la cocaïne était la cause d'un tel comportement.
Je connais intuitivement Holmes, je pouvais ressentir son humeur du moment, j'avais appris à remarquer les petits détails, les petits gestes qu'il faisait lorsqu'il était nerveux ou au contraire détendu, je pouvais juste à ses yeux connaitre la teneur de ses pensées. Lorsqu'elles étaient mélancoliques, ses yeux était d'un doux gris vert et quelque chose de vaporeux émaner d'eux, lorsqu'il était nerveux, dans une enquêtes, ses yeux était d'un gris acier, une étincelle d'énergie intelligente briller en lui, lorsque la colère le prenait, chose très rare, ses yeux était d'un gris foncé, dur et sans faille.
Cette nuit-là, je ne vis nulle colère dans ses yeux Lecteur, mais une violence dure et froide. J'ai comparé il y'a quelques année Holmes a un félin et c'est exactement que j'eu en face de moi en ce moment-là un félin élégant mais puissant. Je sentis jusque dans mon sang, la violence de ce regard posé sur moi.
Je pris à nouveau une lente respiration et tourna ma tête pour le regarder, je ne sais de quelle manière j'ai dû le regarder, je ne sais pas non plus ce qu'il avait vu dans ce regard mais je vis alors la tension entre nous deux exploser d'un coup, Holmes me plaqua violement contre la porte. Je fus surpris par sa force, par ses mains puissantes qui agripper mes bras et les serraient mais rien ne me choqua plus que par la colère noire que je vis dans ses yeux, quelque chose de sombre et profond. Je pense que pour la première fois depuis que je le connaissais, j'avais peur de Holmes. Sa voix était acérée et même une violence en ressortais, ses mots étaient prononcés sur un ton amère :
« Vous me fuyez encore, et vous vous jetez dans les bras de n'importe qui tant que c'est une femme! ...répugnant »
A ces mots, il exerça une pression pour me bloquer contre la porte du salon. Les paroles de Holmes me bouleversèrent mais j'étais toujours incapable de parler, comme si les mots m'étaient devenus un langage inconnu mais surtout mon esprit n'était qu'incohérence et chaos. Je ne sus pour quelle raison, mais sans doute mes nerfs me lâcha après ces longue journée et sous le coup du comportement de Holmes, mais des larmes se mirent à couler. Il me regarda étonné un instant puis se mit à sourire
« Allons bon, vous êtes découvert, n'agissez pas comme un lâche »
Alors qu'il essaya de m'ouvrir mon gilet, je posai mes mains sur les siennes qui tremblaient malgré moi. Il leva son regard sur moi, et je vis que cette chose violente et folle de colère n'en avait pas fini, il me dit sur un ton dégouté, comme si les mots lui en coûter :
« Retirez vos mains de là ou je serais capable du pire »
Je le regardai choqué par ces mots, mes yeux s'écarquillèrent sous le coup de la menace mais je ne lâchai pas ses mains, il continua
« Ne me touchez pas avec les mains avec laquelle vous l'avais touché »
Je ne retirai toujours pas mes mains, et le supplia du regard de ne pas ouvrir le gilet mais il sourit cruellement :
« Ne vous inquiétez pas, contrairement a elle, je sais refermer un gilet »
Au moment où il l ouvrit le gilet, je sentis une larme glisser sur ma joue pour tomber de mon visage.
Son visage pris une expression horrifié et il regarda chaque détaille de ma chemise puis il reposa son regard dans les miens, la colère laissa place à l'incompréhension et à l'horreur, ses yeux observa ma chemise puis mon gilet et plus les secondes s'écoulèrent plus les traits de son visage devinrent plus pâle :
« Du sang ... que s'est-il passé ? »
Je ne répondis rien, abasourdi encore par tout ce qu'il venait de me dire, par son ton, par sa voix et ses regards. Il se mit à crier, choses qu'il ne faisait jamais et son regard revinre à mes yeux, je sentis la nervosité dans son ton :
"Qu'est que cela signifie! Répondez !"
Je tentai de me calmer mais mes nerfs ne voulaient pas s'apaiser, je dus faire un effort pour enfin lui parler d'une voix vide et lointaine, une voix que je ne reconnaissais pas :
" Un ...patient à moi a fallu mourir "
Il recula de moi horrifié et se mis à regarder ses mains. A ce moment je me laissai glisser vers le sol, sentant le poids de cette nuit s'écrouler sur moi, trop épuisé pour prendre la peine de chercher une chaise. Je mis mon visage dans mes mains, essayant de faire abstraction a ce qui m'entourer, voulant me reprendre, mais je remarquai à nouveau les tremblements dans mes mains.
Au bout de quelques minutes, il s'accroupit en face de moi et après sans doute un moment d'hésitation, je sentis qu'on effleura ma tête. Je relevai ma tête et gifla sa main pour ne pas le laisser continuer puis des mots sortirent tout seul de ma bouche, toujours vide d'émotion :
« Ne me touchez pas »
Après un long moment de calme, ou j'entendis seulement les battements de mon cœur, j'eu assez de force pour me lever, je n'avais pas encore le courage de le regarder alors je me tournai pour ouvrir la porte et aller à ma chambre mais il me prit le bras fermement et me tira en arrière
« Watson »
Il avait prononcé mon prénom fort mais sans toutefois crier, il garda le silence et continua d'une voix plus calme que je reconnu enfin car c'était le ton dont j'étais habitué après toute ces années.
« Watson, ne faites pas cela »
Je me retournai vers lui sentant l'énergie revenir en moi mais je sus qu'elle était due à cause de la colère. Je ne compris pas ce que Holmes avait voulu dire par ses mots ou peut être que si, peut-être avait-il vu dans mon comportement avec son regard aiguisé quelque chose dont je n'avais pas conscience mais peut m'en importer à ce moment-là, je répondis d'une voix calme mais au bord de la colère
« Apres m avoir humilié vous prenez ce ton avec moi. Puisque je suis si répugnant arrêtons tout ça… je n'en peux plus. Vous êtes allé trop loin cette fois-ci »
Je sentis ma vue se brouiller à nouveaux et je m'en voulais de laisser mes nerfs agir sur moi, j'essuyai mes yeux de mes doigts légèrement tremblants. Il se rapprocha de moi et me murmura d'une voix calme presque douce et coupable :
« J'en suis incapable Watson et vous aussi n'est-ce pas ? »
Horrifié je tentai de libérer ma main mais il me la serra et fis à nouveau un pas pour se rapprocher de moi, ses doigts fins me caressèrent légèrement ma joue brulante. Une seconde après, il se rapprocha à nouveau, au point que nos corps s'effleuraient et descendis ses doigts sur mes lèvres, alors qu'il rapprocha lentement mon visage du mien, je le poussa violement. Etonné il ne put pas contrecarrer mon mouvement, je lui dis choqué et horrifié par son comportement :
« Vous osé jouer avec moi en ce moment, vous aimez tant que ça m'humilié ! Votre arrogance et vos manières commence à m'exaspérer. »
Alors qu'il allait répondre, je lui dis plus froidement que je n'avais encore jamais fait :
« Taisez-vous ! Je ... Mon gilet est souillé par le sang de mon patient, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit pour lui prodigué des soins et vous osez vous amuser après m avoir traité de la pire des façons : comme le dernier des hommes ! Mais quel genre de personne ferait cela ? »
Puis je baissai les yeux vers le sol et me détourna aussi tout pour quitter cette pièce mais avant de sortir, je prononçai ces mots sans avoir conscience de le faire
" Aucun être humain ne ferait cela... Non seul une machine sans émotion est capable de cela »
Puis je montai me doucher laissant la porte ouverte derrière moi. Dans la salle de bain, j'ouvris à fond les robinets et m'assis par terre en serrant mon visage entre mes mains. J'étais fatigué mais ce n'était rien comparé à la douleur de mon cœur: jamais je n'avais parlé ainsi à Holmes, jamais il ne m'avais traité ainsi lui aussi, qu'étions nous devenu ? Des inconnus.
En pensant cela les tremblements de mes mains redoublèrent. Je n arrêtai pas de me demander si cela n'avait pas été une erreur de revenir vivre ici : à l'époque cela avait été quelque chose de naturel, de logique, je ne m'étais même pas poser la question et Holmes ne me l'avait même pas propos, sans doute que pour lui les choses devait lui paraitre tout aussi naturel.
Mais maintenant, tout cela semblé être la pire des choses que j'aurais dû faire, notre relation n'était-elle pas à son terme en ce moment ? Comment pouvez nous continuer à être lié avec les atrocités que nous nous étions dites ?
Je me réveillai gêné par le froid glaciale du carrelage de la salle de bain. Je ne sais combien d'heure j'étais resté ainsi. J'eu du mal à me lever, l'eau de la baignoire été froide elle aussi. Exaspéré Je la vidai et m assis au bord de la baignoire, je me sentais vide et épuisé. Je ne voulais penser à rien.
Lorsque je sortis enfin de la salle de bain il été 11 heure passé. Je rencontrai Mme Hudson dans le couloir avec aux mains des draps propres. Le regard qu'elle posa sur moi était inquiet, je ne voulais pas la laisser commencer la discussion alors je pris les devants en la rejoignant :
« Mme Hudson, veuillez m'excuser pour ne pas vous avoir prévenu de mon urgence médicale hier »
Elle sourit et sa voix refléter la tendresse de cette femme lorsqu'elle me répondit :
« Ne vous inquiétez pas, je sais que le métier que vous exercez peut avoir des horaires irréguliers Docteur »
Puis comme si elle hésita continuer elle se tut un instant et fit mine de lisser les draps blanc plier puis elle releva la tête et repris en parlant plus doucement
"Mr Holmes était très inquiet, il n'a pas cessé de faire les cents pas et n'a touché a rien à son diner. Il faudrait que vous lui parlez Docteur »
Je hochai la tête et je ne sus comment elle le vit mais j'avais remarqué depuis longtemps que Mme Hudson était une femme intuitive, et avec les années qui s'étaient écoulés depuis notre emménagement, elle nous connaissait bien, Holmes et moi, sans doute mieux que nous le pensions, sa voix pris une tournure concerné lorsqu'elle reprit :
« Oh vous vous êtes déjà parlé et cela ne s'est pas passé très bien passé »
Je tentai de sourire mais mon sourire me parut vide de sens. Je descendis les escaliers, sans même aller dans le salon dont la porte était fermée, je décidai d'aller voir l'état de mon patient.
Arrivé à l'hôpital, son médecin m'informa qu'il avait frôlé la mort, voyant mon inquiétude il continua :
« Sans vous il serait mort sans doute, pour un simple médecin vos compétences sont qualifiés, cela change de certain médecin qui sont des charlatans »
Je tentai de sourire et le remercia. Je rendis visite à mon patient, qui me sourit en me voyant entre, ce qui me fit le plus grand bien. Il était toujours pale et fatigué mais son regard montré qu'il avait de la force en lui.
« Merci Docteur, je vous serez éternellement reconnaissant de m'avoir sauvé la vie »
Je souris rassuré et m'approcha de lui, sa femme était assise dans un siège prés de son lit et elle lui tenait la main. Ses traits du visage révélaient un état de fatigue, son chignon état à moitié défait et sa robe violette était chiffonnée mais pourtant j'avais l'impression que jamais je ne l'avais vu plus heureuse qu'en cet instant.
« C'est mon métier ne vous inquiétez pas, il faudra vous reposez maintenant. Le médecin m'a dit que demain vous pourriez retournez chez vous auprès de vos enfants »
« C'est une très bonne nouvelle et ne vous inquiétez je tenterais cette fois-ci de prévenir les symptômes d'une crise, ainsi je vous dérangerais à des heures plus humaines Docteur »
Pendant une fraction de seconde je pensai à Holmes et me remémorai la scène violente qu'il y avait eu à mon retour. Son épouse se releva se son siège toujours en serrant la main se son mari et sa voix inquiète interrompit mes pensées :
« Allez-vous bien Docteur ? Vous semblez fatigué tout d'un coup »
« Oui très bien. De plus, ne vous inquiétez pas à l'heure à laquelle vous avez besoin de moi, je suis votre médecin depuis des années maintenant alors appelez-moi dès qu'il le faut, je suis nullement dérangé lorsqu' un patient a besoin de moi »
Il me sourit et hocha la tête. Apres avoir parlé de ses enfants quelques instants, je pris congé laissant le couple seul. Pendant le trajet de retour, je sentais la fatigue s'abattre sur moi, m'empêchant de penser avec cohérence sur ce matin, seul les mots et les regards me revenaient à l'esprit.
En rentrant, je pris plus de temps qu'il en faut pour retirer mon manteau chapeau et posé mon parapluie. Je voulais faire abstraction à la nervosité qui monté en moi. Je montai les escaliers lentement pour me préparer à la confrontation mais lorsque j'allai dans notre salon il était vide. Après quelques minutes, Mme Hudson me dit en me servant mon déjeuner
« Mr Holmes s'est absenté tôt ce matin »
Je hochai la tête et tenta de penser à autre chose. Je passer mon après-midi à lire les journaux et une revue médicale qui parler d'un nouveau domaine considéré comme une para-science inauguré par un certain Freud. Ensuite je rangeai mes notes, je n'avais pas encore fini de rédiger l'affaire des diamants volé mais Holmes hésiter encore à publier l'affaire.
IL était 19 heure lorsque Je montai dans ma chambre, Holmes n'était toujours pas rentré mais cela ne me surprenais pas réellement, il lui arrivait souvent de rentrer tard lorsqu'il était sur quelque chose. Etrangement, je m'endormis facilement et rapidement, je n'eus même pas conscience de fermer les yeux pour tomber dans les bras de de Morphée.
Le lendemain, je me levai vers 8 heures, c'était dimanche. Apres m'être préparé, je descendis dans le salon. Holmes n'était pas encore levé. Je m'assis sur une chaise que j'avais rapproché de la fenêtre et l'ouvris pour laisser passer une légère brise agréable qui caresser mon visage. Je me mis à fermer les yeux pour en profiter pleinement et laisser mon esprit vagabondé librement en faisant abstraction aux même pensées qui tourner en moi depuis hier.
Je repris conscience de la réalité en entendant la porte de la chambre de Holmes s'ouvrir, je vis qu'il était 9 heures passé de quelques minutes. Nos regard se croisa une fraction de second, je détournai le mien et ferma la fenêtre, connaissant la sensibilité de Holmes au froid, c'était un geste qui tenait plus de reflexe que d'une réelle réflexion sur son bien-être.
Il se mit à table en entendant les pas de Mme Hudson montait le petit déjeuner. Alors qu'elle posa le plateau sur la table pour allumer la cheminée, elle me regarda pour me dire :
« Allons bon Docteur, ne faites pas comme Mr Holmes, hier vous n'avez quasiment rien avalé, il vous faut prendre des force »
Je me leva et m assis à table pour clore la discussion, puis après nous avoir jeter un regard mi inquiet mi tendre elle sorti nous laissant tous les deux avec un silence pesant .
Apres qu'il prit une gorgé e de thé et sans même me regarder il me dit avec le même ton calme
« Hier en rentrant, j eu la désagréable surprise de ne pas vous voir endormis sur le sofa, d'habitude lorsque je rentre tard vous veillez »
Je levai le regard vers lui, il posa le sien sur moi. D'une voix neutre je lui répondis
« Vous n'êtes plus un enfant Holmes, et vous n'étiez pas sous ma garde, si vous voulez rentrer à des heures incongrues, faite comme bon vous semble »
Apres quelque instant de calme alors que son regard me toisa, sans doute ne s'attendais il pas à une réplique venant de ma part, il me dit comme sur un ton presque autoritaire :
« Mangez, je ne suis pas d'humeur a appelez un médecin si vous faite un malaise »
Agacé, je repoussai l'assiette en avant lui faisant comprendre que je me moquais de ses remarques et que je ne toucherai rien à l'assiette. Je me leva je n'eut pas le temps de faire un pas, qu'il m'avait déjà pris le poignet puis d'un ton impatient qu'il utilisait très rarement avec moi mais avec le étrangers qui l agacé au plus haut point il me dit :
« A quoi jouez-vous Watson? Je n'ai nulle envie que nous disputions »
Enervé par son arrogance, en essayant de me libérer de sa prise ferme, je lui répondis en le regardant droit dans les yeux :
« Mais nous nous sommes déjà disputé, alors peu importe qu'il y en est une autre. Que croyez-vous que je vais faire comme si de rien ne s'était passé après les atrocités que vous m'avez dites ? »
Puis je tenter de reprendre mon calme et me tourna face à lui en laissant les mots sortir de ma bouche
« Mais pour qui me prenez-vous ... Pour votre fidèle chien ? Pour un vulgaire meuble ? Quoi ? Hier je n'étais pas là à vous attendre comme l'idiot que je suis d'habitude et vous étiez senti vexé pour cette baliverne…dois-je être à vos petits soins ? Aurais-je du rester auprès de vous ce soir-là à vous regarder et laissez un patient mourir pour ne pas à supporter cette crise de violence que vous m'avez faite hier? Est-cela que j'aurais dû faire pour que nous nous ne disputions pas ? »
Son regard était à la fis froid et exaspéré, il se rapprocha de moi et me dit en serrant un peu plus fort ma poignet :
« Vous saviez a quoi vous en tenir lorsque vous étiez venus revivre avec moi et jusqu' a présent cela ne vous dérangez en rien… certes mes propos d'avant hier été disproportionnés mais ne remettant pas tout en cause à cause de cela »
Je souris exaspéré par sa trop grande confiance en lui :
« Une amitié se remet en cause à chaque jour, rien n'est acquis Mr Holmes, et si cela signifie que je dois quitter ce lieu, je le ferais. Vous être trop imbus de votre personne. Des propos disproportionnés ? Est-ce cela pour vous ? Une dispute comme une autre alors que vous m'avez blessé ? »
Je tentai de me reprendre pour ne pas laisser les émotions me submerger. J'avais beau lui intimé de me libérez, il me serra plus fort le poignet et me bloqua contre la table pour ne pas que je m'échappe :
« Vous ne partirez pas Watson et si vous le faites ne prenez pas cette dispute comme excuse car la réalité serais moins glorieuse pour vous. Vous ne partiez pas vous fuirez comme vous l'avez fait la première fois »
Enervé je me mis à rire :
« Ah oui ? Et dites-moi donc ce que je fui, dites le moi ! »
A ce moment, nous étions si proches que je sentais son souffle froid sur mon visage
« Moi. »
A ces mots je sentis mon cœur rater un battement et je le regardai choqué. Mes mains tremblèrent à nouveau, je réessayai de partir mais il me serra mon poignet :
« Non, vous n'irons nulle part tentez de cacher ces larmes comme vous l'avez fait avant hier »
Je le regardai choqué, alors il leva sa main mais s'arrêta devant mon visage et son ton était presque solennel lorsqu'il me dit :
« Vous m'êtes précieux Watson et à chaque fois qu'il est question de vous, je deviens incohérent et fous »
Surpris de l'entendre parler ainsi, il continua d'une voix douce et apaisante mais abaisser sa main de mon visage :
« Mes propos étaient abjectes et toute ma vie je les regretterais de les avoir dit…toute ma vie, je sentirais une douleur au plus profond de moi-même pour vous avoir blessé de la sorte.»
Je ne sus quoi dire, touché malgré moi par Holmes, il fit un pas de plus, j'eu du mal à respirer par cette intimité et je sentis la chaleur de mon corps augmenta violement. Il posa une main sur mon épaule et son ton était celui qu'il utiliser il me parler de chose personnelles :
« J'essaye d'être patient Watson mais vous le savez que ma patience n'est pas mon fort, Ne me rendez pas plus fou Watson, je vous en conjure, cessons cette dispute. Je vous présente ... » puis il s'arrêta quelques secondes pour fixer son regard dans le mien comme pour me prouver qu'il était sincère et honnête :
« Mes excuses mon cher Watson»
Alors que je n eu pas le temps de complètement assimiler les mots qu'il venait de me dire, il se pencha vers moi et posa délicatement ses lèvres sur la commissure miennes, ce geste ne dura à peine qu'une fraction de second et pourtant tout mon corps ressenti des frissons. Je n'étais même pas sûr que cela soit la réalité mais plutôt le fruit de mon imagination. Ce geste avait été si doux, jamais une caresse ne m'avait mis dans un tel état.
Puis comme si il ne s'était rien passé, il se recula de moi mais nous étions encore prés et il me dit d'une voix sérieuse :
« Votre réponse »
Ne comprenant plus de quoi il été question, je ne prononçai pas un mot et je pense que je devais avoir l'air d'être complétement perdu car il me répéta impatiemment cette fois ci
« Acceptez-vous mes excuses Watson ? »
Gêné je tentai de reprendre le contrôle de moi-même rapidement :
« Les mots que vous m'avez dit m'ont fait du mal. »
Il me regarda avec une pointe d'inquiétude, enfin ce que je pris pour de l'inquiétude, mais je continuai :
« Vous savez que depuis…sa disparition je n'ai plus eu aucune relation avec une femme »
Holmes se rapprocha de moi et continua de me regarder. Je soupirai et passa une main sur mon visage :
« J'étais tellement perdu et épuisé en rentrant ce matin-là, lorsque je vous ai vu encore éveillé, je me suis inquiété au point que j'en avais oubli mon épuisement...Certes j'aurais dû vous laisser un mot mais sur le moment je n' ai pas pensé ... je n'ai jamais voulu vous inquiétez de la sorte Holmes »
Je m'appuyai sur la table de derrière et baisa un instant les yeux en pensant à ce que je lui avais dit, ma culpabilité n'avais cessé de me hanter toute la journée d'hier :
« Et les atrocités que je vous ai dit sont loin de la vérité ... Vous n'êtes pas une machine Holmes, vous avez tellement fait pour les autres …et pour moi »
Je m'en voulais tellement d'avoir traité Holmes ainsi, lui qui m'avait fait confiance comme jamais il ne l'avais fait avec quiconque. Alors qu'il remarqua que je m'égarai dans mes pensées, il posa une main sur mon avant-bras pour me faire revenir dans la réalité
« Watson, ne vous en voulez pas »
Je souris gêné et lui dit avec un air plus léger :
« Je vous pardonne Holmes mais ... je vous en conjure ne recommencez plus. Je ne veux plus jamais être traité de la sorte, je ne pense pas que je pourrais le supporter »
Il me regarda quelques instants et hocha la tête, je me rassis et lui aussi, puis il me dit :
« Mangez mon cher ami et chassez cette mine faible et pâle, reprenez vos couleurs »
Gêné je lui souris et mangea les œufs brouillés qui avaient refroidis mais qui me sembla être le plat le plus délicieux que je ne n'ai jamais mangé après ces derniers jours, alors que je buvais mon thé à la fin du repas il me dit avec le ton qu'il prenait lorsqu'il réfléchissait en regardant par la fenêtre :
« Malheureusement, c'est une manière de parler, certaines personnes puissantes de milieu plus ou moins trouble, en grande partie la pègre, voudrait me voir mort ou au moins me faire mal d'une manière ou d'une autre »
Attendant la suite, je posai ma tasse et l'observa, voyant son regard brillé d'une lueur sombre et tourmenté, il continua en abandonnant la vue de dehors pour me regarder
« La seule manière qu'il aurait pour me faire du mal serait qu'il vous arrive quoi que ce soit ...cela je ne me le pardonnerai jamais et j'en deviendrai sans doute fou ...c'est pour cela que je n'apprécie guère vos retards lorsque vous rentrait de votre cabinet ou de vos visites ou lorsque vous ne me prévenez pas de vos absences »
Je ne m'attendais pas à ses propos, le silence revint et sans que je comprenne la raison qui me pousser à parler, j'ouvris la bouche pour prononcer un seul mot
« Merci »
Il me regarda surpris par ma réaction puis il se mit à sourire d'un air narquois. Gêné je détournai le regard et termina de boire mon thé. Puis Holmes se leva et s'assit sur son fauteuil. Je fis de même en m'asseyant sur le mien. La cheminée avait complétement réchauffé notre salon et je profitai de cette ambiance chaleureuse.
Nous parlâmes de sujet plus léger, il m'expliqua que son absence d'hier soir était dû à une affaire liée à la pègre sicilienne à mon tour je lui parlai de mon patient. D'habitude, il trouvait ennuyeux mes bavardages sur mon cabinet et sur mes patients mais cette fois ci il se tût et ne dit pas une seule réflexion agacée, il écouta silencieusement et lorsque j'eu finis mon histoire par la visite à mon patient à l'hôpital, il hocha silencieusement la tête.
Toutefois j'eu droit à ce même sourire amusé de la part de Holmes toute la journée.
Je sais je n'ai pas tenu mes délais mais j'ai tellement de truc à l'esprit… J'ai vu Skyfall hier et ce film est juste génial ! Je le conseille vraiment de le voir en VO. Je ne vais pas commencer à parler de la relation de 007 et de Q. Je pense que je vais passer mon weekend à lire des fics sur eux deux.
J'espère que vous avait appréciez ce chapitre, qui m'a aussi bien torturé à corriger.
