Je voudrais dire merci à Angie450 pour son avis sur l'histoire au fur et à mesure que l'on travaille sur la Balade des défunts.
Elle arrive à suivre mes deux délirium en même temps alors chapeau ma belle !
Je vais essayer de poster un chapitre par semaine de Non-Coupable jusqu'au final, ça sera une fanfiction courte (entre 4 et 15 petits chapitres pas plus). Puisqu'il est question de raconter la mort d'un personnage et toute la préparation de celle-ci j'ai porté mon choix sur un rating T. Certain(e)s trouveront cela excessif, mais je préfère prévenir que guérir. Et puis comme je n'ai pas fini d'écrire l'histoire qui sait si ça ne sera pas à grand coup d'hémoglogine dégoulinante et autre coups de couteaux...
À la semaine prochaine...
Indo
Chapitre I - Sur le bout des doigts.
Comme je disais et sans vouloir me vanter, je suis née avec un cerveau extraordinaire. Tout apprentissage était pour moi simple. Je parlais à l'âge d'un an et demi en ayant marché à neuf mois. Je lisais déjà à l'âge de deux et "c'est là que tout a commencé monsieur le juge". Tous les livres sur lesquels je mettais la main je les dévorais, c'est une image, ne me prenais pas pour une gloutonne… Je les connaissais par cœur dès la première lecture. Je me suis passionnée pour les mythologies avec une petite préférence pour l'antiquité grecque et romaine.
Au départ je ne pensais pas être différente des autres, mais arrivée à l'école quelle ne fut pas ma déception. Aucun d'eux ne savait lire, certains accusaient même se sévère retard de langage pour ne pas parler de tout ce qui se rapportait aux connaissances générales et à la logique. Sont venues avec ces déboires mes premières frasques magiques, mais personne ne voulait me croire à l'époque. Alors j'ai fait comme si ce n'était pas vrai, en tout cas tel était mon comportement aux yeux de tous. Je n'ai pas pu m'empêcher de me lancer dans des recherches. Mes toutes premières recherches secrètes, mais aussi mon premier délit. Avec quelques pièces que j'avais chipées dans les portemonnaies de mes parents je me suis offert ma première carte de bibliothèque. On est loin du grand banditisme je l'avoue, mais tout de même, à cinq ans qui peut se vanter d'être déjà une petite voleuse ?
À l'école je m'ennuyais prodigieusement, alors je faisais le travail demandé sur l'heure en cinq minutes d'une manière irréprochable puis j'ouvrais discrètement les livres empruntés à la bibliothèque. Pas besoin de prendre de notes, tout était su sur le bout des doigts. Je découvrais avec délectation les histoires de Merlin, Morgane, Carabosse qui au départ ressemblaient plus à des contes, Mais ma persévérance paya car je pus mettre un jour la main sur un livre très ancien grâce auquel j'eu des informations bien plus poussées sur de grandes figures emblématiques des légendes de magiciens tant Merlin qu'Agrippa.
Mes plus belles avancées, je les dois à un étourdi. Déambulant comme souvent dans la section "Goétie, Nigromancie et Mageia" à la recherche de nouveaux livres, j'entendis un jeune homme pester contre la classification aléatoire de je cite "cette vieille bique moldue de bibliothécaire incompétente". Moldue ? J'avais déjà lu cela. Il ne me fallut pas plus de cinq secondes pour savoir comment j'allais arriver à mes fins. Je me suis approchée de lui du haut de mes huit ans et demi, je l'ai scruté, il a trouvé soudain beaucoup d'intérêt pour ses souliers. Je me suis approchée encore un peu plus de lui, je le frôlais déjà. J'ai posé ma main sur la sienne, sorti mon regard le plus innocent du monde et je lui ai dit qu'une pauvre moldue ne pouvait savoir démêler le vrai du faux des livres et grimoires sans un peu d'aide. À l'éclat dans ses yeux, j'ai su de suite que lire "L'Histoire de Poudlard – Édition 1764" avait été l'une de mes plus belles initiatives de l'année précédente.
On s'est assis à une table toute proche et je lui ai expliqué que j'avais lu tout ce qui se faisait comme ouvrage dans cette partie du monde, mais que ma soif de connaissances n'était toujours pas étanchée. Il m'a alors regardé de haut pour une seule et unique fois, il a ri, m'a dit qu'il n'avait rien à faire avec une moldue trop curieuse. Il a voulu partir. Bizarrement lorsqu'en claquant des doigts j'ai fait voler les livres jusqu'à nous, il est revenu prendre place à côté de moi. Il m'a demandé si je faisais souvent ce genre de chose. Je l'ai toisé. Puis j'ai répondu. Il m'a alors ouvert les portes du monde sorcier.
Personne ne connaissait notre relation, si on peut appeler cela ainsi. Disons qu'au départ il fut mon professeur, puis il devint pour moi un documentaliste. J'avais encore deux ans et demi à attendre avant d'entrer à Poudlard, dont je connaissais déjà tout. Il m'apportait des livres d'une boutique sorcière et je l'aidais sur ce qu'il appelait ses devoirs de fin d'études. Personne n'a jamais su que la petite Hermione Granger, fille de dentistes, était en relation continue avec un ancien de la maison Serdaigle de Poudlard, qui fut un fabricant émérite de balais volants, mais qui refusant de mourir pour apprendre toujours plus devint fantôme errant des bibliothèques. Il oublie souvent qu'il n'est plus humain et que son Lancechêne 79 il l'a créé en 1879 et non pas en 1979. Il n'est jamais retourné à Portsmouth, pas même à la bibliothèque. Mais le plus drôle, c'est lorsqu'il oublie complètement qu'il est un fantôme. Sacré Elias.
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