Tadam !
Le lundi c'est permis, alors le lundi on lit...
Voici donc le chapitre nouveau arrivé, il a meilleur goût qu'un beaujolais, enfin je crois...
Apple: Merci pour ta review. Je suis contente que l'histoire te plaise. J'espère qu'il en sera de même avec la suite. À bientôt j'espère.
400 visiteurs sur l'histoire et seulement deux review, snif snif snif :s
Tant pis... Snif
Chapitre 4 – Rapproche toi de tes ennemis.
Dans mon emploi du temps de ministre, que je n'étais pas, ne suis pas et ne serai jamais, il me restait encore un créneau à aménager… Le créneau Drago Malefoy. Je devais devenir proche de lui, car il ne fallait pas que le mobil de mon acte soit flagrant. Me reprocher ma rancune devait s'avérer chose impossible.
Fidèle à moi-même avant tout, j'avais commencé par des recherches. Ses habitudes, son entourage, ses goûts. Je devais être incollable sur lui pour éviter ne serait-ce qu'un seul faux pas. Jouer la comédie et feindre la surprise n'étaient pas un souci pour moi, accumuler toutes les informations le plus discrètement du monde et surtout sans trace fut un jeu d'enfant dès le moment où je me rendis compte qu'il continuait de voir certains de ses anciens amis serpentards. Alors pour préparer le terrain j'ai commencé à essayer, officiellement, d'aplanir les angles relationnels qui existaient encore avec eux. Officieusement bien entendu, je n'en pensais pas moins de cette bande de lâches imbus d'eux-mêmes et juste bons à être enfermés ou pire, mais je n'avais pas le droit à l'erreur.
Fervente actrice pour la défense de toute vie sur terre, il ne leur paru pas hors contexte que je cherche à nouer de nouvelles relations avec eux. Un nouveau départ. Au commencement, Pansy fut la moins septique et Théodore celui qui me rit au nez. Au final, ils ont tous fini par m'adorer je crois car ils trouvaient toujours un moment pour passer du temps avec moi. Parfois il était là. Mais à aucun moment il n'a fait preuve de repentir ou n'a montré son envie de se rapprocher de moi. Alors je me suis mise à jouer à la douche écossaise en quelques sortes. Lorsqu'il était là je ne m'y intéressais pas. Lorsqu'il était absent, j'interrogeais tout le monde sur lui et faisais mine d'être déçue par le vide qu'il laissait.
Mais ce qui me mit la puce à l'oreille ce fut qu'aucun d'entre eux ne savait ce qui occupait chacun de ses mercredis soirs, il était introuvable pour eux. Sherlock Hermione fut la plus maligne une fois de plus. Monsieur, pour se racheter une conduite, allait faire la lecture à Sainte-Mangouste, aux orphelins, aux estropiés et aux victimes de la grande guerre.
Obtenir le reste des informations nécessaires fut alors un jeu d'enfant au sens littéral du terme. Le polynectar, à force de la boire, on ne sent même plus son si horrible goût. Il faut dire aussi, que j'avais un peu modifié sa composition, d'une part pour une efficacité plus longue et quelque peu altérée, amis également d'autre part pour le goût immonde. À présent avec une seule et unique fiole, je pouvais prendre forme pendant près d'une semaine. Si je ne buvais qu'une demi-gorgée, cela équivalait à une demi-journée. L'effet pouvait être stoppé à tout moment par un simple sortilège de stupéfix de force minime. Qui aurait l'idée de lancer un stupéfix à une enfant handicapée de huit ans qui a vu et vécu la Grande Guerre Magique ?
Suite à cela, je devais tomber sur lui par le plus grand des hasards, entamer la conversation et me lier enfin d'amitié avec lui et plus si affinité comme on dit. Là encore, ce fut aussi facile que d'apprendre à lancer un wingardium. Toujours aussi fier de lui, il n'avait que peu changé son comportement extérieur face à ses anciennes connaissances. Cependant, j'avais noté à l'hôpital qu'il était prêt à venir en aide à tout le monde, surtout ceux qui pleuraient et cherchaient à n'être vu de personne. Sur le trajet entre l'hôpital et la zone de transplanage, il y a justement un parc avec des alcôves de verdures qui permettent en général aux amoureux un peu d'intimité dans ce lieu public. Ce jour-là, l'alcôve située en sortie de parc fut le réceptacle des pleurs d'une jeune femme solitaire.
Devinez qui, sans blanc destrier, est arrivé pour sécher les pleurs de cette pauvre jeune femme en larmes ?
Ce fut si facile, un véritable jeu d'enfant. Je salivais d'avance du bonheur de voir fonctionner mon plan, mais lorsqu'il s'est empressé de me rejoindre, qu'il a fait tout pour me réconforter même avant de connaître la cause de mon chagrin tout aussi fictive que mes larmes elles-mêmes, alors à ce moment-là je jubilais intérieurement. Je lui ai joué le chapitre de la jeune femme perdue dans ses sentiments. Je ne savais quoi faire ni que penser de lui. Il était toujours si distant avec moi alors que je m'efforçais de faire pour que tout aille mieux entre nous. Plus je l'appréciais et plus je le voyais partir loin de moi. J'étais perdue dans le trouble de mes sentiments à son égard et lui ne m'accordait aucun regard… Un Caliméro en puissance. Sans vouloir me lancer des fleurs c'était du grand art. J'aurai pu je crois à cet instant prendre le rôle principal dans la pièce Andromaque de Racine et remporter en France un Molière, en Russie un Masque d'Or et en Angleterre un Laurence Olivier Award…
Si, si je vous assure. Il a agi comme prévu et même mieux que ce que l'on peut voir dans les films. Il a avancé sa main droite pour caresser ma joue. Il a fait pour attacher son regard d'acier à mes prunelles chocolat. Il a de son pouce essuyé les larmes qui coulaient encore. Il s'est approché de moi. Son souffle s'est interrompu. Ses lèvres se sont posées sur les miennes.
Mon plan avançait. Lentement, mais sûrement et même prudemment. Première partie, être toujours entourée de mes amis et disponible pour eux. Seconde partie de mon plan accomplie, me rapprocher de mes ennemis et m'en faire des amis. Dans le parc de l'hôpital, la troisième pierre à l'édifice de ma vengeance venait d'être posée : faire tomber Drago Malefoy sous mon charme.
