Et voici le chapitre V, tout beau, tout frais, tout neuf...
Avec la fin de ce chapitre je fais passer le rating à 16+ par précaution.
Il y a un ou deux mots qui diffèrent du vocabulaire employé habituellement par votre servante...
NY0Z3KA: Merci pour ta gentille review. Désolée pour mon résumé un peu pourrave, faut avouer ce qui est avouable... J'espère que je ne te décevrai pas avec cette suite. J'ai eu peur un temps de faire un peu gnan-gnan avec la lettre d'Hermione à Draco. Mais je pense que j'ai évité le pire. J'espère que tu me diras cela ^^.
Apple : Merci de continuer à suivre cette histoire. Je vais essayer de poursuivre dans la même optique et de décrire Hermione, ses faits et gestes, sans oublier ses mots et paroles de la même façon que dans les chapitres précédents. Hésite pas à me rappeler à l'ordre si je me perds à un moment.
Je croise les doigts pour que ce chapitre ne déçoive personne. On se retrouve lundi prochain ?
Chapitre V - Et encore plus de ta Némésis.
Il devait être absolument sous mon charme, rien ne devait le faire douter de moi. Je jouais donc la jeune femme accro et jalouse. Je lui envoyais régulièrement un hibou avec de longs parchemins aux mots enflammés. Je me suis bien souvent épatée à lui livrer l'exacte contraire des maux gravés en moi par des mots que j'aurai cru destiner à l'homme de ma vie. Mais c'était décidé qu'il serait aux yeux de tous cet homme, alors je jouais le jeu que je m'étais imposée, en lui promettant silencieusement vengeance pour ses actes passés.
L'homme au cœur de glace avait dû découvrir le four micro-onde et sa fonction décongélation, car à chacune de mes lettres, je voyais une étincelle dans ses yeux lorsque nous nous retrouvions. Ses baisers emplis de passions ruisselantes avaient le goût de me donner des haut-le-cœur qu'il m'était de plus en plus aisé de cacher. Au départ, je lui fis croire à la surprise de ses gestes, puis le temps passant il n'y fit plus attention. J'en ai noirci des parchemins de phrases pleines de guimauves et dégoulinantes d'eau de rose. Je me souviens tout particulièrement de l'un d'eux où je lui fis croire n'avoir eu l'impression d'exister qu'à partir de ce baiser dans le parc.
"Mon trésor,
J'existe depuis ma naissance, depuis mon premier cri. Pour mes parents, j'ai commencé à exister neuf mois plus tôt. Pour toi, je n'ai existé que des années plus tard. Mais même à cet instant, pour toi je n'étais rien. Il t'a fallu plusieurs mois pour te rendre compte de moi. Alors en t'attendant, j'essayais d'exister, même si c'était pour d'autres.
Il y a eu ceux avant que l'un et l'autre de ne sache que l'autre était. Il y a eu ceux dès que ta main lâcha la mienne pour la première fois et jusqu'à ce qu'enfin pour toi je sois. Il y a ceux qui ne seront jamais car depuis je suis tienne. Les premiers m'ont forgé le caractère. Les seconds m'ont fait comprendre qui j'étais. Les premiers m'ont fait acquérir l'expérience. Les seconds ne furent que des expériences. Les premiers me manipulèrent selon leurs envies. Les seconds furent chacun un moyen de me sentir vivante. Les premiers ne sont que le passé. Les seconds sont d'amers regrets.
Mais on ne vit avec les regrets et les remords. Chaque jour à tes côtés les détruits et leur offre la mort. Je me libère de mon passé et j'efface mes erreurs, pour écrire notre futur et à toi me lier. La place est nette, la place est tienne. Je ne veux regarder en arrière car je souhaite oublier hier. J'avance avec confiance, car je ne vis plus dans l'errance.
Lorsque j'ai pris place en ton cœur, j'ai voulu stopper les heures. Il me fut difficile de vivre lorsque j'ai compris qui tu étais pour moi, mais que pour toi je n'étais rien. Je crus mourir mille morts avant que tes yeux n'expriment ce qu'aujourd'hui ils me crient. Je chéris chaque instant à tes côtés pour qu'aucun ne cesse de durer.
Exister avant d'être tienne. C'était comme un objectif dans l'attente d'enfin vivre. Car avant d'être tienne, pour moi je n'existais pas. J'errais. J'allais. Je survivais sans avoir réellement vécu. Comment peut-on survivre sans vivre ? Tu fus et restes mon plus impitoyable bourreau. Tu fus et restes mon plus grand bonheur.
Ayant connu la douceur de tes mains sur mon corps, mais n'ayant droit d'en demander encore, j'ai essayé de trouver un substitut avec les seconds. Peine perdue. Lorsque les mains de l'un venaient à se perdre dans mes cheveux, mes yeux se fermaient et chercher ta caresse. La réalité me rattrapait bien vite. Je gardais clos mes yeux pour qu'ils ne sachent ni de ma frustration ni de ma tristesse. Lorsque des lèvres prenaient possession des miennes, c'est ta douceur qui me manquait. Lorsque mon corps prenait place sous eux, jamais il n'a vibré comme avec toi. D'un mot, d'un geste, d'une parole, d'un acte. Tout me ramenait à toi. Inlassablement. Irrémédiablement. Douloureusement.
Aujourd'hui je suis, j'existe. Car aujourd'hui je suis tienne et pour rien au monde je ne voudrais que cela change. Tu fus et restes mon plus impitoyable bourreau. Tu fus et restes mon plus grand bonheur. Je sais que pour exister, il me fallait attendre d'être tienne. Aucun placebo n'aurait pu me donner cette sensation. Aucun placebo n'aurait pu te remplacer. Aucun placebo ne m'aurait permis de vivre et d'être.
Ton ange".
Quand je vous dis qu'il suffit d'être un peu agile avec des mots pour accéder au corps et au cœur d'un homme, même le plus froid et le plus distant de tous. Le plus difficile pour moi fut de lui donner accès à mon corps. Sentir ses mains sur ma peau, son souffle dans mon cou, ses lèvres me parcourir, tout cela me révulsait. Mais le pire sans aucun doute fut l'acte sexuel. Je ne peux pas parler de faire l'amour puisque cela n'était qu'un échange à sens unique entre nous. Contre toutes attentes simuler les sentiments ne me fut pas aussi ardu que simuler la jouissance.
Rien qu'en y repensant j'en deviendrai presque lesbienne. Sentir sa verge s'introduire en moi et devoir soupirer d'un plaisir feint à chacun de ses coups de reins. Je m'imaginais alors être un instrument de musique au lieu d'un instrument de vengeance, j'avais choisi le trombone à coulisse pour métaphore, ne me demandez pas pourquoi, mais l'image s'accordait à merveille. Il était le piston qui coulissait en moi, cherchant à me tirer chaque gémissement comme une note de la partition qu'il souhaitait jouer. Dommage pour lui, nos gammes n'étaient pas accordées…
Juste pour information, j'ai mis à jour les chapitres précédents avec quelques corrections tant orthographiques, synthaxiques, grammaticales qu'au niveau de l'histoire en elle même. Ces dernières sont mineures. Elles concernent des petites bêtises de ma part du genre oubli de précision ou faire de Élias à la fois un fantôme et un étudiant... Gourde que je suis... Mais c'est corrigé.
N'hésitez pas si vous voyez des boulettes du genre à me prévenir. J'interviendrais au plus vite pour remettre cela correctement.
À lundi prochain avec un chapitre intitulé "De Damoclès au couperet". À vos reviews...
