Cette décision s'était petit à petit imposée dans ses pensées, bien qu'il se refusât au début à la tolérer. Son échec le grignotait, le submergeait, le narguait, il ne pouvait pas à jamais nier les évidences. Son élève s'était perdu, il n'avait su lui indiquer la bonne route. Maintenant il était sur la mauvaise voie pour ne jamais en ressortir. La seule libération possible ne devait venir que de sa main, sa sentence irrémédiable était la fin d'un fardeau. Fardeau qui pesait Sayanel depuis la perdition de l'apprenti. La libération approchait. La libération était imminente. Le croissant jaillit, puis, tel un boomerang, revint avec comme message la fin d'une époque.