Aller, on change de personnage cette fois-ci ! Enjoy !
Je m'appelle Colin
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Bonjour. Je m'appelle Colin. Colin Crivey.
Je vis en Angleterre, étudie à Poudlard et ai un jeune frère Denis.
Dans la vie j'ai deux passions : la photographie et… Harry. Harry Potter.
Je pourrais passer des heures à vous en parler, d'ailleurs, j'ai réussi à combiner mes 2 amours, je suis le photographe « attitré » du Survivant. Bien sur, je ne lui ai jamais demandé d'autorisation, il ne voudrait pas, il est si modeste.
J'aimerais passer ma vie à le photographier. A chaque fois que je le vois c'est plus fort que moi, il est tellement parfait, tellement beau, sa peau accroche la lumière et ses yeux vous transpercent, il a une présence, un charisme si puissant, qu'il irradie la pellicule. Il a beau s'habiller n'importe comment, on dirait que cela ajoute à son charme. Rien ne peut l'enlaidir.
Je passe tout mon temps libre à l'observer, je ne m'en lasse pas, c'est comme ça depuis que je l'ai rencontré. Je n'aurais jamais cru éprouver ce genre de sentiments pour un autre garçon, mais voilà, je l'aime. C'est sans espoir, je le sais, il ne me voit pas, pour lui, je n'existe même pas… ou presque.
A force de le regarder, j'ai fini par bien le connaître, peut-être mieux que certaines personnes qui se disent ses amis. Je connais tous ces petits gestes du quotidien, quand il passe sa main dans ses cheveux par exemple, c'est qu'il est nerveux ou mal à l'aise, quand il remonte ses lunettes, c'est qu'il réfléchi avant de répondre. Je sais ce qu'il préfère manger, son dessert favori (la tarte à la mélasse), son extraordinaire habileté au Quidditch. Ses colères face à l'injustice, à l'intolérance, son combat inégal contre celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom...
Sa façon de rougir quand on le complimente m'émeut.
J'aime tous ses sourires, il faut le voir quand il est heureux, il est magnifique, malheureusement, cela ne lui arrive pas si souvent. La plupart de ses sourires sont tristes ou forcés, ils ne se reflètent pas dans ses yeux. Il est si mélancolique, ça a empiré quand son parrain est mort.
J'ai enquêté sur son passé chez les moldus, je sais ce qu'il a dû endurer, le placard, les privations, le mépris, la méchanceté…
Sa vie est difficile, je le sais, et comme j'aimerais en faire partie ! J'aurais tant à lui donner, j'effacerais ses larmes, le ferais rire, réchaufferais son cœur, je m'oublierais pour lui, il serait le centre de mon monde. Je le soutiendrais, l'aimerais, ferais tout pour lui, tout… mais cela n'arrivera jamais, si ce n'est dans mes rêves.
La plupart du temps, il parait éteint, écrasé par le poids des responsabilités qui pèsent sur ses épaules, pourtant, il lui arrive de s'allumer, de s'enflammer même, il devient si vivant que c'en est douloureux. Pourquoi ? Parce que c'est un autre qui ranime la vie en lui, oui un autre… beau, aristocratique, intelligent, arrogant, insupportable, un autre que j'ai envie de tuer dès qu'il apparaît. Tout le monde croit qu'ils se détestent, mais moi je sais que c'est faux. J'ai observé l'autre aussi, et c'est pareil pour lui, sa physionomie change quand ils sont ensembles, ses yeux s'illuminent immédiatement, ils brillent, mais pas de haine... C'est incroyable d'être aveugles à ce point.
Ils s'aiment et ne s'en rendent pas compte… surement qu'ils souffrent chacun de leur côté de se croire haï par celui qu'ils aiment. Parfois, je voudrais aller trouver Harry et lui dire que l'autre est dans le même état, lui dire qu'il doit le voir et lui avouer ses sentiments. Mais le plus souvent, je me dis que non, l'autre ne mérite pas Harry, ce sale prétentieux adorateur du mage noir n'est pas quelqu'un pour lui.
Comment peuvent-ils s'aimer ? Ils sont si différents, le yin et le yang, la glace et le feu, le mal et le bien… Je ne comprends pas ce qu'Harry peut trouver à ce sale type, franchement, il est détestable ! ça ne devrait pas être possible, Harry est trop pur, naïf, innocent, il le souille rien qu'en le regardant, alors ses mains sur lui... j'en frisonne de dégoût.
Je voudrais n'avoir rien remarqué, oublier ce que j'ai vu, ce que je sais. J'ai mal. Je ne suis rien, personne, juste cet « enquiquineur de Crivey avec son appareil photo », jamais je ne pourrais l'intéresser, je suis insignifiant, pas comme l'autre ! Je suis jaloux de lui, parce qu'il peut l'avoir si une fois il a le courage de faire un pas vers lui. Et je prie pour qu'il ne le fasse jamais. Harry l'oubliera, il ne peut pas être heureux avec lui, c'est impossible, impensable, pire : contre-nature.
Je devrais lui faire la peau à cet immonde Mangemort, nettoyer la surface de la terre de cette engeance que représente sa famille de sang-pur dégénéré. Je rendrais service au monde, c'est une certitude, mais il l'aime et jamais il ne me pardonnerait cela et je ne veux pas qu'il se souvienne de mon existence de cette façon.
Et puis surtout, même si l'autre était mort, ce n'est pas pour autant qu'il me tomberait dans les bras… même si je suis blond moi aussi, je ne suis pas lui. J'essaye de me faire une raison, mais mon cœur ne veut rien savoir. J'ai conscience d'être un égoïste, je devrais m'effacer devant l'autre puisque je veux son bonheur, mais je n'y arrive pas, je suis trop intimement persuadé qu'ils n'ont rien à faire ensemble…
Voilà, vous en avez appris un peu sur moi, c'est pitoyable, n'est-ce-pas ? Mais vous savez, j'aimerais être assez fort pour le conquérir, ou au pire l'oublier, c'est si douloureux d'être adolescent et amoureux d'une personne inaccessible…
