Disclaimer: Si One Piece était à moi, ce ne serait plus un shonen depuis longtemps.. En attendant, c'est la propriété de maître Oda.

Rating: T (pour le moment)

Pairing: ZoLu

Le mot de l'auteur: Je tiens mes délais ! C'est magnifique, hein ? (c'juste que je m'ennuie à 5h du mat, moi !) Enfin.. bonjour, bonsoir ! Je suis heureuse de vous revoir ! Merci pour vos commentaires qui me font chaud au coeur ! Je vous aime, bande de kiwi !

Fandeyaoi, voici mon paiement, un joli chapitre tout chaud ! Alors range cette batte ! -part se cacher- Merci pour ton joli review ! C'est vrai que je ne voulais pas faire dans le mélo-dramatique, et puis, c'est bien leur genre de déconner comme ça !

Note: Ce chapitre est un chapitre.. inutile ? -sort- Disons qu'il avait besoin d'être là pour la suite de l'histoire. En fait, je psychote un peu sur cette fiction aussi. Je veux que les chapitres aient à peu près la même longueur (entre 2500 et 3000 mots) donc pour le moment, le champ d'action est restreint, mais ça bougera dans un ou deux chapitres ! En attendant, vous en avait déjà un peu plus sur ce qui arrive à nos pirates préférés.

ENJOY IT ! :D


1

«- Le cœur de Luffy ne bat plus.»

Dans l'infirmerie, le temps sembla s'arrêter. Pendant un instant, aucun des membres des Chapeau de paille n'osa faire le moindre geste ou même respirer. Chacun fixait avec des yeux exorbités de surprise et d'incompréhension le jeune médecin. Avaient-ils bien entendu ce qu'il venait de dire ? Ils avaient peut-être halluciné? C'était très certainement faux. Après tout, leur ami était là, allongé dans le lit à quelques pas seulement d'eux. Il respirait parfaitement et semblait être tout juste endormi. Alors... C'était bien impossible que son cœur ne batte plus. Ça voudrait dire qu'il serait mort, et tout semblait indiquer que ce n'était pas le cas! Sa poitrine se soulevait à rythme lent et régulier, et Chopper venait de leur annoncer qu'il allait parfaitement bien.

L'éternelle cigarette de Sanji lui glissa entre les lèvres et tomba à terre. Il fit un pas en avant, et ouvrit la bouche, mais la voix qui sortit de sa gorge était celle d'Usopp, qui venait de lui couper la parole avant même qu'il ne la prenne.

«- M-Mais c'est impossible, voyons Chopper ! Comment quelqu'un pourrait vivre alors que son cœur ne bat plus ?»

Tous acquiescèrent. Le sniper venait de formuler à haute voix leur pensée. Bien vite, chacun des membres se répéta la même phrase. C'était tout bonnement impossible. Chopper devait leur faire une blague. De très mauvais goût, et pas drôle du tout, mais ce n'était qu'une blague. Un brouhaha s'éleva rapidement dans la salle de soin. Une partie de l'équipage se mit à ricaner nerveusement, l'autre essayait de se rassurer en se répétant que ce n'était pas vrai, et tous ensemble, presque dans le même mouvement, ils lui rabâchèrent ce que le canonnier venait de lui dire.. Mais, le silence fut restauré par le médecin de bord, qui bondit sur ses pattes pour prendre son apparence humaine.

«- Je sais tout ça ! Je sais que c'est impossible! Cria-t-il.»

Ses compagnons cessèrent tout piaillement et déglutirent en chœur alors que leur regard se fixait sur le plus jeune de la bande qui soupira longuement une fois le calme revenu.

Appuyée contre le bureau, Robin était la seule à être demeurée silencieuse. Ses yeux s'étaient posés sur les deux infirmes. Inconscients, blessés, perdus en forêt, en pleine nuit, un cœur qui arrête de battre mais un homme qui vit toujours, une corde liant deux poignets ensemble... L'archéologue passa en revue toutes les informations que Chopper leur avait données en même temps qu'elle installa son menton au creux de sa main, tout à fait pensive. Puis, quand le silence reprit la place qui lui était du, la brune releva la tête vers ses compagnons et, la plus sérieuse du monde, émit l'hypothèse suivante:

«- Peut-être que Luffy va se transformer en mort-vivant assoiffé de chair saignante.»

Usopp démarra au quart de tour.

«- Mais ça va pas de dire des trucs pareils?! Arrête avec tes idées morbides ! Rétorqua-t-il, n'appréciant pas tellement la plaisanterie de son amie. C'est qu'elle pouvait être réellement sérieuse parfois en disant des trucs comme ça.»

«- Pour la chair saignante, il en est déjà assoiffé. Ajouta Sanji en s'allumant une nouvelle cigarette.»

Il s'attira les hochements de tête positifs de tous ses compagnons. C'était vrai que côté viande, on faisait difficilement plus fan que Luffy et dire qu'il en était assoiffé était loin d'être un euphémisme. Il suffisait de voir la quantité de bave qui pendait à ses lèvres quand il était face à un magnifique gigot.

Alors qu'on ne lui portait plus d'attention, Robin haussa simplement les épaules, son petit sourire énigmatique toujours collé aux lèvres et se tourna vers le petit docteur.

Sérieusement... Comment pouvaient-ils tous plaisanter ainsi alors que leurs deux amis étaient allongés là, inconscients et qu'ils venaient d'apprendre que le cœur de Luffy ne battait plus ? Ils s'en fichaient ? D'un côté, il les avait bien préparés et leur avait assuré que le capitaine et le second de l'équipage étaient hors de danger, mais... Mais c'était pas une raison ! Même lui qui avait pourtant fait tous leurs bandages, qui avait examiné la moindre de leur blessure et qui savait plus que n'importe qui que leur vie n'était pas en jeu, il ne pouvait s'empêcher de se faire un sang d'encre pour eux. Certainement parce qu'il n'était pas totalement sûr que ses compagnons soient réellement hors de danger. Il y avait ce phénomène que lui et Brook avait découvert plus tôt et qui n'indiquait rien de bon. Et rien d'explicable non plus à vrai dire..

Chopper fut sorti de ses pensées par la belle archéologue.

«- Alors, tu as une explication à cela, Docteur-san ? Demanda-t-elle d'une voix qui se voulait neutre mais qui trahissait la pointe de curiosité qui l'animait à ce moment là.»

Il se pinça la lèvre et fit la moue un instant. Des explications... non il n'en avait pas. Il avait quelques hypothèses, qui n'avaient ni queue ni tête et qu'on aurait pu prendre pour vraies seulement en étant fou. Devait-il les exposer comme ça et peut-être inquiéter inutilement tous ses camarades qui semblaient déjà assez soucieux, en dépit de ce qu'ils laissaient transparaître? Ils avaient beau rire ainsi et sembler prendre la chose à la rigolade, le petite renne se doutait bien que dans le fond, ils n'en menaient certainement pas large, tout comme lui. Il le savait. Depuis tout le temps qu'il avait pu passer avec eux, il avait appris à les connaître. Alors même si leur apparente désinvolture l'agaçait, il était parfaitement au courant qu'ils faisaient juste la comédie pour que l'ambiance ne tombe pas à raz les pâquerettes.

C'était une des forces de cet équipage. On allait toujours de l'avant, à bien des moments avec le sourire aux lèvres et on essayait d'alléger les cœurs. Pourtant même en sachant pertinemment cela, même en étant un de ceux qui, généralement, affrontaient les épreuves le cœur gonflé, Chopper n'arrivait pas à se laisser prendre par l'atmosphère détendue que ses amis instauraient.

«- Eh bien, en fait... Commença le jeune pirate.»

2

Il eut l'impression que ses paupières étaient faites de plomb tant il eut du mal à les ouvrir. Et quand il y parvint enfin, un voile obscur obstruait sa vision. Vaguement, quelques murmures arrivèrent à ses oreilles, mais il n'en comprit pas le sens. Alors que le silence retombait autour de lui, il attendit patiemment de pouvoir voir clair. Et lorsque ce fut le cas, il se surprit à plisser les yeux face à la lumière du soleil qui l'inondait de ses rayons et réveillait au milieu de son crâne, un mal de tête désagréable.

Il grogna longuement en passant une main dans ses cheveux et eut à peine le temps de se redresser que sa vision s'ombragea partiellement. Le soleil qui l'aveuglait jusque là fut dissimulé par il ne savait quoi et une fine main qui s'agitait devant son regard lui fit lever les yeux.

«- Zoro! Enfin réveillé !»

Zoro resta interdit un moment, le temps pour lui de comprendre à qui appartenait la voix qu'il entendait et de l'associer au parasol humanoïde qui se dressait devant lui. Il grinça des dents. Il avait la désagréable sensation d'avoir trop dormi et il se sentait vaseux. Il fallut quelques instants à l'épéiste pour mettre un nom sur la personne en face de lui.

«- Qu'est ce que tu fous là, Kuina ? Grommela-t-il.»

Son amie d'enfance soupira longuement et roula des yeux avant de prendre la main du sabreur et de le tirer en avant pour le forcer à se relever.

«- Tais-toi et viens. Rétorqua-t-elle simplement.»

Une fois le vert sur ses pieds, elle tira à nouveau sur son bras pour lui intimer d'avancer alors que pour le jeune homme, le réveil était dur.

Il y avait quelque chose qui clochait, quelque chose d'anormal. Une sensation étrange l'entourait et, alors qu'il se laissait guider par la gamine au t-shirt blanc qu'il côtoyait quand il était gosse, Zoro regarda tout autour de lui. La lumière trop forte pour sa tête migraineuse lui faisait mal aux yeux, mais ce ne fut pas assez pour l'empêcher d'examiner l'endroit.

C'était le pont du Sunny. Rien de bien anormal. Mais le pont du Sunny était silencieux. Ça c'était louche. Aucun piaillement, aucun cri venant du bastingage qui lui indiquerait qu'Usopp, Luffy et Chopper étaient en train de pêcher ni aucun soupir de bien-être venant des transats des filles. C'était le calme absolu. Tout comme la mer qui entourait le navire. Elle était d'un plat parfait, à tel point qu'on aurait pu se croire sur Calm Belt, sans les monstres marins.

Puis au fur et à mesure de ses observations, son esprit s'éveillait complètement. Et de simples remarques, il passa à des constatations. Il était seul sur le navire. Avec Kuina. D'ailleurs, pourquoi était-elle là ? Elle était morte... Alors comment cela se faisait qu'elle était en train de le guider sur un bateau qu'elle n'était pas sensé connaître ? En plus, elle avait gardé son apparence d'enfant, celle qu'elle avait dans le dernier souvenir que le bretteur gardait d'elle. Il y avait un truc qui clochait. Définitivement. Où étaient les autres ?

Le temps de froncer les sourcils et d'ouvrir la bouche pour demander -ou plutôt exiger- des explications à son amie d'enfance, Zoro se retrouva à l'arrière du navire, prêt de la porte de l'infirmerie de Chopper. Kuina avait disparu.

Il se retourna, cherchant du regard la gamine qui l'avait sorti du sommeil et voulut même aller vérifier sur le pont quand il l'entendit distinctement.

«- Entre dans l'infirmerie. Il faut que tu y ailles.»

Son front se plissa un peu plus. Ce n'était pas seulement la voix de Kuina qui lui parlait. C'était comme si elle était accompagnée de quelqu'un d'autre. Une seconde personne qu'il connaissait parfaitement bien et qu'il n'eut aucun mal à reconnaître. C'était lui. Il l'identifia immédiatement. Après tout, il s'agissait de sa propre voix, comment pourrait-il passer à côté ? Quand bien même elle semblait plus jeune d'au moins une dizaine d'année, elle lui appartenait.

Mais qu'est ce qu'il se passait dans ce fichu navire à la fin ?! Il était en train de perdre totalement la boule ? Ou bien son mal de crâne était tellement fort qu'il était en train d'avoir des hallucinations ? A moins que ce ne soit une mauvaise blague de cette joyeuse bande de bras cassés qui lui servaient de compagnons de voyage ?

Non, c'était impossible. Ils étaient forts pour faire des blagues, mais pas de là à faire apparaître Kuina et réussir à lui faire entendre sa propre voix de môme trop chiant. Et ce foutu mal de crâne...

«- Tu vas ouvrir cette porte, oui ?! Il ne se réveillera que si tu l'es d'abord!»

Il était vraiment aussi emmerdant quand il était gamin ? Merde, il venait de se réveiller, il était vaseux, sa tête partait dans tous les sens et il ne comprenait absolument rien de ce qui était en train de se passer actuellement. Il ne pouvait donc pas être un tant soit peu indulgent avec lui même ?

Zoro grommela et se massa les tempes alors que son regard se posait sur la poignée de la porte en face de lui. Qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir de si important derrière pour qu'ils le pressent comme ça afin qu'il l'ouvre? Peut-être que tous les autres tenaient un meeting dedans?

Quelle bonne idée après tout, de prendre la pièce la plus petite de ce bâtiment immense pour réunir l'équipage! Il savait que ses amis n'étaient pas des plus brillants par moment, mais généralement quand ils avaient besoin de s'entretenir, c'était dans la cuisine.. Oh et puis merde ! Il verra bien ce qu'il y avait de si spécial dans cette pièce une fois dedans!

Alors, ni une, ni deux, il posa sa main sur la poignée et la tourna.

Puis ce fut le trou noir. Sa vision s'assombrit soudainement et il se sentit tomber en avant. Mais il ne toucha jamais le sol.

3

«- … c'est donc exactement le même phénomène que Brook quand il les a déplacé. Au début, je me suis dis que ce devait certainement être normal, après les blessures qui leur ont été infligées. Mais comme cela s'est déjà produit, dans les mêmes circonstances, je ne peux plus croire que c'est une coïncidence. Voilà ce que je sais. Pourquoi, je suis incapable de le dire. Il faudra attendre qu'ils se réveillent. Peut-être qu'ils sauront nous dire. Ou au moins nous expliquer ce qui s'est passé..

- Tu es en train de nous dire que si on les sépare, ils ne peuvent pas échapper à un arrêt cardiaque et donc, à la mort ?

- Oui. Je pense que ça a un lien avec l'arrêt du cœur de Luffy, mais je ne suis sûr de rien.

- M-Mais comment ça peut être possible?! C'est totalement insensé!

- Nami, calme-toi! Je sais que c'est incroyable, mais c'est ce que j'ai pu constater! Leur vie dépendent d'un simple contact.»

Quand Zoro reprit ses esprits, il souffrait toujours du même mal de crâne et se sentait étrangement léger, comme s'il était en train de flotter dans un océan obscur. Il ne voyait absolument rien et parvenait juste à entendre une conversation dont il ne comprenait pas le sens. Il reconnu vaguement la voix inquiète et tremblante de Chopper et celle plus nerveuse de Nami. De quoi parlaient-ils? Qu'est ce qui était arrivé à Luffy? Il était mort?! Puis comment ça «ils»? Quelqu'un d'autre était mêlé à tout ça? Qui était-ce ?! Qu'est ce qu'il se passait à la fin ?!

Bientôt, au fur et à mesure de ses interrogations, la sensation de flottement qui prenait l'épéiste de l'équipage s'en alla et se fut comme s'il venait de s'échouer sur une plage. Peu à peu, il prit conscience de ce qui l'entourait, sans le voir pour autant. Il sentait une présence à ses côtés, très proche et très faible en même temps. Une autre, un peu plus lointaine et puis tout un groupe, plus loin encore.

Il était allongé dans l'infirmerie. Cette odeur caractéristique de médicament ne pouvait pas le tromper. Il était sur le lit. Pour avoir tant été couché sur ce matelas, il le remarqua rapidement. Cela voulait dire que c'était lui, cette personne concernée par le «ils» ?! C'était lui qui était mêlé à tout ça ?! Mais comment ça se faisait ?! Qu'est ce qu'il se passait ? C'était quoi toute cette histoire ?! Il était encore en train de rêver ou quoi ?!

Finalement et avec peine, il réussit à ouvrir les yeux et fut à nouveau confronté à la lumière vive, bien que cette fois artificielle de l'infirmerie. Il fallait qu'il demande des explications au médecin sur ce qu'il venait d'entendre, là, tout de suite.

Mais, alors que Zoro portait une main à son front et à son crâne entièrement douloureux, tout ce qui réussit à franchir ses lèvres sèches fut un:

«- Oh bordel, ma tête...»


Sur ces mots très poétiques, mesdames et...mesdames, (s'il y a des hommes, montrez-vouuuuuus ! -sort-) voici le réveil du grand Roronoa Zoro ! Je sais que c'est pas drôle, mais ça m'amusait quelque peu, le fait qu'il ait des questions plein l'esprit que la seule chose qu'il arrive à sortir c'est ..ça ! (oui, il m'en faut peu, j'assume..). Je me suis aussi amusée à écrire la scène du rêve de Zoro (qui au départ n'était pas sensée être ça du tout, mais bon). D'ailleurs ceux qui se demandent pourquoi Kuina est là, baaaah, c'est une devinette (oui, elle n'est pas là par hasard). Je pense que c'est assez simple, mais ceux qui trouveront auront droit à... une place de choix dans le panthéon des citrouilles ? -sort-

Brrref, cessons de divaguer ! J'espère que ce chapitre, aussi peu intéressant soit-il, vous a plu !

A plus tard mes citrouilles !