Chapitre 3 :

Hermione se sentait bien. Elle ne dormait pas mais n'était pas réveillée complètement non plus, profitant de cet instant de quiétude. Elle savait que dès qu'elle ouvrirait les yeux, elle devrait faire face à la réalité. Elle se concentra donc sur les sensations que lui renvoyait son corps : le moelleux de l'oreille où s'appuyait sa tête, la fermeté du matelas sur lequel elle reposait à plat ventre, la douceur des draps qui lui arrivaient au niveau des reins, le doux frisson d'un courant d'air et la chaleur d'un rayon de soleil sur son dos, la délicieuse caresse d'une main d'homme qui parcourait ses bras et sa nuque… Une main d'homme ? Aussitôt le charme fut rompu et dans un sursaut, Hermione ouvrit les yeux, toute quiétude disparut. Elle se releva en position assise et tira les draps vers elle pour cacher sa poitrine dévêtue.

La réalité l'avait finalement rattrapée et elle ne tarda pas à découvrir la personne responsable de ce brusque réveil : Severus Rogue, assis sur sa droite la fixant de son regard noir anthracite. De l'autre côté du lit se trouvait Lucius Malefoy, lui aussi l'observant avec minutie. Ainsi, elle se retrouvait cernée par les deux hommes tous deux aussi peu vêtus qu'elle. Ce constat fut suivi par des souvenirs des événements de la veille.

_ Oh non ! Non, non, non…

Tout en se lamentant et en rougissant, et sans jamais un regard vers les deux hommes, la jeune femme gigota jusqu'à disparaître complètement sous les draps. Une fois que son corps nu fut à couvert, elle entreprit de se diriger vers le pied du lit. Lorsqu'elle en émergea, elle attrapa le drap avec elle et s'en enveloppa.

_ Auriez-vous l'amabilité de nous expliquer ce que vous êtes en train de faire ? l'apostropha Lucius.

_ Il n'y a rien sous ce drap que nous n'ayons vu ou touché, la railla son ancien professeur.

Ce rappel heurta Hermione de plein fouet. Elle se laissa tomber sur le fauteuil derrière elle et se prit la tête dans les mains.

_ Olalala…

_ Pourquoi vous mettre dans un état pareil très chère ? N'avez-vous pas apprécié notre soirée ? Avons-nous fait quelque chose qui vous a déplut ?

_ Non, pas du tout !

Elle s'était redressée et observait les deux hommes dont elle pouvait voir les torses nus et rebaissa aussitôt la tête.

_ Seulement hier, reprit-elle, c'était hier. J'ai agis sous l'impulsivité et l'alcool m'a aidé. Et maintenant…

_ Maintenant quoi ?

_ Je ne sais plus quoi dire ni quoi faire ! Pas terrible pour une Miss-Je-Sais-Tout hein ?

Rogue ne put s'empêcher de sourire narquoisement à l'évocation du surnom qu'il lui avait lui-même donné et Lucius d'avoir un sourire mi-amusé, mi-compatissant.

_ Vous réfléchissez beaucoup trop Granger, remarqua avec justesse le brun. Seule une chose compte : avez-vous aimé ?

_ Oui, murmura la concernée en rougissant.

_ Voudriez-vous recommencé ? renchérit Lucius.

_ Oui, approuva-t-elle en baissant la tête.

_ Ne soyez-pas gênée Miss, lui conseilla le blond. Lâchez-vous, nous ne vous jugerons pas.

_ Peut-être pourrions nous réaliser l'un de vos fantasmes pour vous aider à vous détendre, proposa Severus.

_ Mes fantasmes ?

_ Oui Granger, un fantasme ! Vous savez ce que c'est ?

_ Parfaitement, se récria-t-elle avec vigueur devant la provocation du maître des potions. Mais je préférerais commencer par l'un des vôtres.

Sitôt ses paroles prononcées, ses amants –car oui c'est ce qu'ils étaient devenus !- échangèrent un regard complice et un sourire malicieux.

Plusieurs heures plus tard, Hermione se trouvait dans la bibliothèque de Poudlard. Pour l'occasion, elle avait revêtue son ancien uniforme de Gryffondor et lisait un manuel de potions avancées. Elle avait toujours aimé la quiétude et la solennité de cette pièce et eu un soupir de bien être : rien ne pourrait gâcher sa joie, enfin presque rien.

_ Tiens, tiens, tiens ! Mais qu'avons-nous là : Miss Granger. Quelle surprise de vous trouvez ici, et en train de faire des recherches qui plus est. Comme c'est original !

Hermione serra les poings. Pourquoi fallait-il qu'il vienne la poursuivre jusqu'ici ? N'avait-elle donc pas droit à un instant de répit ? S'il continuait à s'acharner à lui mener la vie dure, elle ne répondrait bientôt plus d'elle…

_ Tout comme c'est original de vous voir vous acharner sur moi…

_ Pardon ?

_ Vous êtes tout pardonné.

Severus Rogue plissa les yeux et pinça les lèvres en ne la quittant pas des yeux.

_ Vous allez trop loin.

_ Oh veuillez m'excuser si j'ai heurté votre sensibilité et votre orgueil mais j'en ai marre de vous servir de tête de turc. Trouvez-vous un autre souffre douleur, j'en ai ma claque !

Hermione s'était levée et faisait désormais face à cet homme mystérieux, ne retenant plus ses paroles. Elle faisait de grands gestes devant un Severus impassible. Ce manque de réaction l'irrita au plus haut point et elle s'apprêtait à le gifler mais il fut plus rapide. Il lui saisit le poignet et l'attira violemment contre son torse.

_ Je ne sais pas quelle mouche vous a piqué, mais vous allez le regrettez…

Sans lui laisser le temps de répliquer, il s'assit sur la chaise la plus proche et la força à se pencher en avant, le ventre reposant sur ses genoux.

_ Mais qu'est-ce que vous faites ? s'alarma la jeune femme.

_ Je vais vous faire regretter vos paroles et votre impertinence ! Ca fait trop longtemps que vous avez l'outrecuidance de dépasser les limites !

Ne comprenant pas où il voulait en venir, elle attendit avec nervosité jusqu'à ce que PAF ! Il lui administra une violente fessée. Hermione, après avoir poussé un cri de douleur et de surprise, tenta de se dégager de son étreinte mais il la tenait fermement, ne lui lançant aucune échappatoire.

_ Vous n'en avez pas eu assez n'est-ce-pas ? Et il la fessa de nouveau, sans prêter attention à ses exclamations. Il vous en faut plus, vous la Miss Parfaite –fessée-, la meilleure amie de Potter –fessée-, l'élève si studieuse –fessée.

Lorsqu'il s'arrêta enfin, Hermione avait les fesses endolories. Alors qu'elle pensait qu'il allait la libérée, il laissa sa main sur ses fesses et les massa, doucement mais fermement. Malgré toute la bonne volonté du monde, elle ne put s'empêcher de gémir.

_ Vous avez retenue la leçon ?

N'obtenant aucune réponse, il fit passer sa main sous sa jupe et continua de la peloter tout en la caressant à travers le tissu de son sous-vêtement.

_ Vous aimez n'est-ce pas ? Vous en voulez plus ?

Il fit glisser ses doigts le long du tissu et titilla sa féminité à travers le vêtement. Hermione ne retenait plus ses soupires et gémissements et ondula du bassin pour accompagner ses mouvements. Ce spectacle d'un érotisme torride fit grogner le brun. Il redressa la jeune femme et la fit asseoir à califourchon sur lui et posa brutalement ses lèvres sur les siennes.

La jeune femme sentit tout son corps s'enflammer. Il lui faisait un tel effet avec un simple baiser que la seule idée de ce qui allait suivre l'enivra. Elle se colla contre le corps d'homme de Severus et se frotta outrageusement à lui, toute retenue et pudeur disparue, une seule chose comptait : le désir qu'elle ressentait pour cet homme dont les mains lui parcouraient les hanches, les fesses pour passer dans son dos et terminer sur ses seins tendus par le plaisir.

Essoufflés par ce baiser des plus passionnés et empressés, ils furent contraints d'y mettre temporairement un terme et les lèvres du brun migrèrent vers le cou d'Hermione. Encouragé par ses jérémiades il alterna baisers, morsures et suçons. Lorsqu'il s'arrêta et regarda la jeune femme, qui avait passé ses mains dans ses cheveux, elle avait le souffle court, les joues rouges et les pupilles dilatées.

_ J'ai envie de vous professeur, susurra-t-elle en se mordant la lèvre inférieure, gênée par cet aveux qui rendit le concerné complètement fou.

D'une impulsion il se releva, la soutenant sous les fesses, et les conduits vers la table la plus proche. Il déblaya la table de ce qu'il l'encombrait d'un geste ample et l'allongea. En reprenant ses baisers, Severus commença à déshabiller la brune ne la laissant qu'en culotte et en cravate aux couleurs des rouge et or. Il voulut poursuivre sa tâche mais elle l'en empêcha. Elle se releva assise et détacha, tant bien que mal, la robe de sorcier de son ainé et s'attaqua à sa ceinture, le délivrant rapidement de son pantalon mais en lui laissant sa robe ouverte. Elle laissa échapper une légère exclamation en découvrant son impressionnant érection, encore prisonnière de son boxer. D'une main mutine, elle le masturba par-dessus le tissu noir, générant des grognements chez Severus. Ce dernier en voulant plus et tout de suite, la fit stopper d'un geste.

_ Tournez-vous et mettez-vous à quatre pattes, ordonna-t-il d'une voix rauque.

Docile et très excitée, Hermione obéit. Il pressa ses seins avant de faire descendre ses mains sur son ventre et de les faire dévier vers ses hanches. Il saisit chaque côté de sa culotte en coton blanc et la fit glisser langoureusement le long de ses jambes jusqu'à ses chevilles. Il ramena ses mains sur la paire des fesses offerte à son regard gourmand qu'il pétri avec enthousiasme, appréciant leur rondeur. Bien qu'appréciant ses caresses, la jeune femme piaffait d'impatience et d'envie, gigotant et ondulant du bassin dans un appel à la délivrance. En vain.

_ Professeur, je vous en supplie… S'il-vous-plait !

Satisfait, Severus se débarrassa de son boxer et la pénétra sans attendre. Il posa l'une des ses mains sur l'étagère la plus proche et l'autre sur la hanche d'Hermione et entreprit de la pilonner avec force et en rythme. Devant tant de vigueur, la jeune femme dû se tenir aux rebords de la table se laissa gagner par le plaisir intense. Les coups de reins de Severus se faisaient de plus en plus profonds et marqués, tant et si bien que la table grinça. Mais aucun d'eux n'y prêta attention, tout à leur plaisir.

_ Oh Merlin tout puissant… s'exclama Hermione. Ne vous arrêtez par professeur !... C'est trop bon… Ah ouiii ! Plus fort !

_ Vous l'aurez voulu Granger…

Il tendit la main qui n'était pas sur sa hanche vers ses cheveux et la tira brusquement en arrière, la forçant à se redresser. Sans cesser ses mouvements à l'intérieur de la jeune femme, il la colla contre son torse. Il posa l'une de ses mains sur un sein et l'autre sur son clitoris qu'il pressa doucement. Hermione passa l'une de ses mains derrière la nuque de Severus pour se trouver un appui et ce dernier l'embrassa à la base du cou.

_ A moi… Vous êtes à moi… En mon pouvoir…

Hermione ne put répondre, n'étant en mesure de produire un autre son qu'un cri de plaisir. Tremblante, elle sentait la délivrance proche et se colla davantage au brun qui redoubla de vitesse dans ses pénétrations et ses caresses clitoridiennes. Dans un ultime effort, il la sentit se contracter autour de lui, planter ses ongles dans sa nuque et hurler « professeur » tandis que l'orgasme l'emportait. Satisfait d'avoir atteint son but, il s'autorisa enfin à se laisser aller et relâcha son propre plaisir en lui mordant doucement la clavicule tout en grognant un « putain » étouffé par la peau de la jeune femme.

Ils restèrent immobiles dans cette position durant une longue minute avant de s'écrouler sur la table dont les pieds craquèrent sinistrement. Ils n'échangèrent pas un mot, reprenant leur souffle et leur idée. Ce fut finalement Hermione qui se tourna vers son amant et plongea son regard dans le sien.

_ Alors ? Ai-je été assez convaincante ? Je n'en ai pas trop fait ?

_ Non, la rassura Severus avec un sourire en coin. Vous étiez parfaite, comme d'habitude.

Sur ces mots, il l'attrapa par la cravate et l'attira à lui pour l'embrasser.