Note de l'auteur : Ceci n'est pas une prestation supplémentaire. C'est un bonus. L'inspiration m'étant venue au cours de la publication, j'ai décidé de combler un peu le temps d'attente avant les résultats qui seront publiés à la date annoncée précédemment.

J'espère que ce petit bonus vous plaira.

Bonne lecture !

Lili.


Bonus 1 : Les mouettes savent toujours tout !

Dans le village de Konoha, tout le monde attendait les résultats du marathon citronné. Certains avec anxiété, comme une certaine Tsunade qui a parié sur son couple favori avant de se souvenir qu'elle perdait toujours. Elle se dépêcha donc de parier sur ceux qu'elle avait le moins aimé. Et maintenant, elle se rongeait les ongles craignant d'être soudainement devenu chanceuse. Ce serait bien sa veine, tiens !

D'autres vivaient l'attente avec bien plus de calme, comme Ibiki qui, en fait, ne voyait nullement l'intérêt de la chose et donc, s'en foutait royalement. Il avait des prisonniers à torturer et cela lui suffisait largement. D'ailleurs là, maintenant, il avait une séance d'interrogatoire avec Obito et Orochimaru. Ces deux là étaient des traîtres au village, et le fait d'être membres du jury ne leur accordait pas de passe-droit pour autant.

Jiraya mettait, lui, à profit cette pause pour écrire un nouveau roman érotique spécial Yaoi. Afin d'être le plus proche possible de la réalité, il harcelait son élève préféré, un certain Naruto, pour avoir des détails croustillants, arguant qu'en tant que disciple il lui devait bien ça. Après tout, il lui avait enseigné tout ce qu'il savait, ce n'était que justice que le blond lui renvoie l'ascenseur. Malheureusement pour lui, Naruto n'était pas enclin à étaler son intimité dans les livres douteux de son maître.

L'écrivain s'était donc rabattu sur son plus grand fan : Kakashi qui se fit un plaisir de lui fournir tous les détails qu'il souhaitait. Ce que les deux hommes n'avaient pas prévu, c'était l'arrivée inopinée d'un Iruka furax qui poursuivit son amant en vociférant les tortures qu'il lui ferait subir quand il l'attraperait. Quelques minutes suffirent pour que Jiraya ait une démonstration en direct-live de l'amour fou que se portait le couple.

Dans le salon de Sakura, les demoiselles s'étaient réunies en urgences et étaient en pleine remise en question profonde et existentielle face à ce triste constat : Tous leurs amis étaient gay. Mais qu'est-ce qui n'allait pas avec elles ? Elles débattaient du problème avec des munitions en grande quantité : glace, chocolat, chantilly, alcool en tout genre. Elles avaient de quoi tenir pour au moins la soirée toute entière.

Loin de toute cette agitation, perchées sur les têtes gravées dans la pierre des Hokages du village, les mouettes discutaient, échangeant les informations exclusives qu'elles détenaient de source sûre : elles-même. Lisette, notre journaliste dévouée, a escaladé la montagne pour vous traduire, à vous chers lecteurs, la conversation mouettienne.

- Bonjour chers lecteurs ! Afin d'apporter un nouvel éclairage sur cette compétition acharnée dont le résultat dépend de vous, moi Lisette, j'ai risqué ma vie en effectuant la périlleuse ascension du mont Hokage...

- Lisette, vous saviez qu'il existe un chemin parfaitement sécurisé n'est-ce pas ?

- Ah ? Ben non ! Merde vous auriez pu me le dire Cat ! Je me suis cassée un ongle dans l'ascension moi !

- Désolée Lisette, on se cotisera pour vous offrir une manucure, promis.

- Merci Lili. Mais je ferai passer ça en note de frais. Bon, revenons-en à la raison de ma présence ici. J'ai donc risqué ma vie pour surprendre ce que peuvent bien se raconter les mouettes quand elles se regroupent. Parce que tous les fans de Yaoi le savent : les mouettes voient et entendent tout ! Oui TOUT !

- Et comment va-t-on comprendre ce qu'elles disent Lisette ?

- J'ai piqué un traducteur électronique à Tsunade, Cat. Allons-y... Chers lecteurs, en exclusivité : les potins des mouettes !

- Mouaaa...

- Moua... Moua...

- Euh Lisette ? On comprend rien, là.

- Pardon Lili, je me suis trompée de bouton. On recommence donc : les potins des mouettes !

- Moua... hier j'ai fienté sur le cul d'une perruche noire !

- C'était Sasuke !

- Je t'assure que c'était une perruche !

- Un cul de canard tant que tu y es aussi. Je te dis que c'était le petit Sasuke. D'ailleurs tu as bien vu qu'il était avec Naruto qui se foutait de lui, non ?

- Ah... ça explique pourquoi d'un coup j'ai eu le feu aux plumes arrières.

- Ben ouais. Non mais qu'elle bécasse celle-là ! Pas savoir faire la différence entre un cul de perruche et Sasuke.

- Faut reconnaître que vu du dessus, ça se ressemble vaguement. Et tu sais qu'elle est myope comme une taupe.

- Elle a cassé toute l'ambiance romantique en se lâchant comme ça.

- Oh ? Ils étaient sur le ponton ?

- Oui, au coucher du soleil et ils regardaient le feu d'artifice. Il ne manquait que la petite musique qui va bien et on était dans un Yaoi des années quatre-vingt.

- Ah ça me rappelle quand Kiba s'est déclaré à Néji...

- Oh ? Vous y étiez ?

- Évidemment ! C'était très romantique !

- Racontez-nous !

- C'était dans les onsens. Kiba se délassait dans le bain quand Néji est arrivé. Ils se sont salués amicalement et Néji a voulu entrer dans le bassin mais il a malencontreusement glissé.

- Oh !

- Oui. Il a atterri dans l'eau la tête la première, on ne voyait plus que ses fesses qui dépassaient de l'eau !

- Et là Kiba lui a sauté dessus ?

- Ben non, c'est un homme civilisé quand même. Il a d'abord éclaté de rire. Néji s'est redressé et ils se sont battus. Mais allez savoir comment ils s'y sont pris, ça a dégénéré. Ils ont fini par copuler à même le bassin et c'est là que Kiba s'est déclaré.

- En plein acte ?

- Voui voui !

- Et qu'est-ce qu'il a dit ?

- Il a dit : "Bordel Néji ! Je t'aime ! Maintenant que tu es à moi, t'avises pas d'aller voir ailleurs sinon je te jure que je donne ta cousine à bouffer à Akamaru !"

- Quel romantisme ! Et qu'a répondu Néji ?

- "Ta gueule Kiba ! Si tu me trompes, je te jure que c'est ma cousine qui bouffera ton chien !"

- Ohlalala... Trop kiki !

- Mouais, c'est banal une déclaration dans un onsen. Kakashi a fait les choses bien mieux que ça.

- Vraiment ?

- Il a couvert Iruka de fleurs et de poèmes d'amour. Il allait chanter avec sa petite guitare sous la fenêtre de la chambre de son chéri. Il a persévéré même quand Iruka lui a balancé des kunais pour qu'il se taise. Rendez vous compte qu'il avait été jusqu'à piéger les alentours de son appartement pour que Kakashi ne s'approche pas !

- Nooonnn !

- Mais Kakashi n'a pas lâché, il a déjoué tous les pièges et traquenards et finalement Iruka a cédé.

- Oh ?

- Oui ! Un soir que Kakashi chantait devant sa porte, il est sorti de chez lui et lui a roulé la pelle du siècle. Après il lui a dit : "Ok, on sort ensemble mais par pitié ne chante plus jamais !"

- Ouah !

- A ce stade chers lecteurs, je me sens obligée de vous préciser que les mouettes ont toutes les yeux qui brillent.

- Et que leur définition du romantisme diffère légèrement de la notre.

- Oui Lili. Mais on apprend des choses intéressantes.

- Oui, chut Cat. Lisette à vous...

- Merci Lili. Retournons à nos mouettes...

- ... Moi je sais tout sur Itachi et Yahiko.

- Hé ! Mais t'es pas une mouette toi, t'es un corbeau ! Tu es le corbeau d'Itachi !

- Non. En fait je suis une mouette déguisée. Je me teins les plumes en noir pour pouvoir l'espionner au plus prés.

- Oh ! Et alors ?

- C'était lors d'une soirée à l'Akatsuki.

- Ils faisaient des soirées ?

- Oui, Pein disait que c'était important pour la cohésion du groupe.

- Ah d'accord. Et donc ?

- C'était une soirée karaoké. Itachi a dû chanter en duo avec Yahiko : Besoin de rien envie de toi.

- Hein ?

- Mais si, vous connaissez forcément ! se met à chanter, parce que oui, les mouettes chantent. Besoin de rien envie de toi, comme jamais envie de personne, tu sais l'amour c'est à Veronne qu'il ressemble.

- Ah oui !

- Et donc, à la fin de la chanson les autres membres du groupe les ont encouragé pour qu'ils s'embrassent. Comme ils avaient bu, ils l'ont fait et bien plus même...

- Oh ? Dés le premier soir ?

- Oui, ils ont passé la nuit à chanter des chansons paillardes en boxer debout sur la table. Ils ont même dansé le syrtaki sur la musique de Rabbi Jacob. Ils étaient ronds comme des queues de pelles !

- Ah, j'ai crû qu'ils avaient copulé.

- Si, si ils ont copulé ! Mais avec la gueule de bois ils ne s'en souvenaient pas le lendemain matin... Il a fallu attendre trois semaines encore pour que Yahiko se déclare.

- Et comment il a fait ça ?

- Simple. Il a regardé Itachi et il lui a dit : "Je t'aime". Itachi lui a répondu : "Hn..." Yahiko a dit : "on est en couple ?" Itachi a répondu : "oui". Et voilà c'était fait.

- Ah ben au moins ça a été rapide. Comme Shikamaru et Shino.

- Oh ? Vous les avez vu ?

- Et comment ! Je passais par hasard au dessus des toits et j'ai vu Shikamaru qui rêvassait en regardant le ciel. Shino est arrivé et l'a salué. Shikamaru a répondu, puis il lui a dit : "Bon Shino, je suis amoureux de toi. Je pourrai te faire la cour et tout, mais c'est trop galère. Alors dis-moi si tu es intéressé et comme ça on en parle plus".

- Du Shikamaru tout craché !

- Oui hein ?! Et Shino a juste dit : "Je suis intéressé. Rendez-vous ce soir chez moi". Et voilà.

- On sent les grands gestionnaires. Ils économisent leur temps et leur salive.

- C'est sûr. Pas comme Gai et Lee qui ont passé trois heures à se déclarer leur amour réciproque.

- Oh ? Et qu'ont-ils dit ?

- Parce que vous croyez que je me souviens de tout ? Trois heures de déclarations grandiloquentes, j'en pouvais plus moi ! Mais je crois qu'à un moment il était question de fougue de la jeunesse et de printemps.

- Avec eux, il y a toujours une histoire de fougue de la jeunesse et de printemps. Et comment ça a fini ?

- Dans les bras l'un de l'autre, en larmes et braillant des "Gai-sensei !" Et des "Lee !". J'avoue que je suis partie après ça.

- Ben pourquoi ?

- La branche, sur laquelle j'étais, était toute sale... Trois heures ! Vous arrivez à vous retenir aussi longtemps vous ?

- Ben non. C'est comme ça que j'ai pas pu me retenir et j'ai fienté sur la chips de Choji.

- Ouhla ! Et vous êtes encore de ce monde pour le raconter ? Comment un tel miracle est possible ?

- Killer Bee est arrivé à ce moment là.

- Et ça a suffit à vous sauver les plumes ?

- Oui, mais c'est parce qu'il était en string.

- Un string ?

- A l'effigie d'une grande marque de chips... Y'avait le logo devant... du coup Choji s'est jeté sur lui et j'ai pu me carapater.

- Et ben vous l'avez échappé belle !

- C'est vrai que parfois être une mouette c'est risqué. L'autre jour, j'étais avec Eurêka, et Sai a voulu nous peindre. Vous savez comment était Eurêka ? Toujours à faire sa belle et à vouloir attirer l'attention.

- Oui, elle criait toujours au moment le plus important. Combien de choses importantes avons nous raté à cause d'elle ?

- Trop ! Comme la fois où on n'a pas pu entendre ce que Kabuto avait de si important à dire à Shizune et qu'on a juste vu Shizune rougir avant de lui sauter au cou ?

- Oui, exactement. Donc forcément, elle a fait sa belle. Elle s'est pavané devant Sai pour qu'il la peigne. Mal lui en a pris : Gaara est arrivé.

- Oh ?

- Il a fait une crise de jalousie à Sai à cause d'Eurêka...

- Oh ?

- Oui. Il accusait Sai de lui préférer une vulgaire mouette ! Eurêka ne l'a pas bien pris.

- Oh ?

- Elle s'est mise à crier et Gaara l'a fait taire.

- Oh ?

- Un tombeau du désert. Paix à son âme.

- La pauvre. Et après que s'est-il passé ?

- Gaara a puni Sai... en lui confisquant ses pinceaux.

- Quel sadique !

- Je ne vous le fais pas dire.

- Oh regardez ! Du poisson !

- Où ça ? Où ça ?

- Là !

- A moi ! A moi !

- La dernière arrivée est une dinde !

Toutes les mouettes s'envolent d'un seul coup.

-Lisette ? Lisette ?

- Chers lecteurs je crains que nous n'ayons perdu notre valeureuse journaliste lors de l'envol massif des mouettes.

- Ah bordel de cul ! Elles m'ont chié dessus !

- Ah ben non Lili, elle est vivante !

- Lisette ?

- Oui ? Oui, je suis là ! Vivante ! Mais ces foutus oiseaux de malheur m'ont baptisée ! Je ressemble pourtant pas à une perruche !

- C'était Sasuke, Lisette !

- En tout cas nous vous remercions pour ce reportage édifiant ! Grâce à vous nous en savons un peu plus sur nos concurrents. N'est-ce pas Cat ?

- Oui tout à fait. Sauf sur Naruto et Sasuke finalement.

- Voyons Lili, Cat ! Tout le monde sait qu'ils se sont sautés dessus au terme d'un énième combat.

- Bien sûr que non Lisette. Naruto a accepté de devenir l'amant de Sasuke pour qu'il revienne au village.

- Quoi ! Mais vous n'y êtes pas du tout Cat ! Ni vous Lisette ! C'est connu comme le loup blanc : Sasuke était amoureux de Naruto déjà au temps de l'académie. Il a suivit Orochimaru parce que celui-ci menaçait de s'en prendre à Naruto si Sasuke ne le suivait pas. Puis il a intégré l'Akatsuki pour les détruire de l'intérieur et protéger Naruto qui était leur cible.

- Bien sûr que non !

- Bien sûr que si !

Pendant que deux commentatrices et une journaliste se disputaient pour savoir comment le couple Uzumaki-Uchiwa s'était formé, les mouettes dévoraient un festin à base de poisson pas très frais. Elles seules détiennent la vérité... Parce que les mouettes savent toujours tout. Oui TOUT ! Alors un conseil amis lecteurs... méfiez-vous des mouettes !

à suivre...


Commentaire de l'auteur : Oui je sais je suis désespérante. Ma bêtise m'atterre ! Mais comme je n'aime pas désespérer seule je vous la fait partager. Vous êtes contents hein ?

Et pour ceux qui se demandent pourquoi des mouettes... Disons que c'est à cause d'un vieux Yaoi où il y a des mouettes et d'une obsession soudaine pour ce volatile... Yzanmyo pourra vous le confirmer !

Yzanmyo qui passait par là en catimini s'arrête un instant et se tourne vers le lecteur.

- Je confirme, je plaide coupable. Un Yaoi édifiant... pour ses mouettes... que j'ai eu la bêtise de montrer à Lili... mais bon... ça vaut bien une petite review tout ça, non ? Allez...

Yzan fait ses yeux de chien battu au lecteur avant de se rappeler que personne ne peut la voir. Déçue, elle marmonne tout en repartant :

- Bon, c'est pas tout ça... on a des personnages à tortu... à fanfiker... tu viens Lili ?

- Mouaaa ! (cri de mouette... oui ben vous arrivez à l'écrire vous ? ).