CHAPITRE 3


- Draco ! S'exclama une petite tornade blonde qui jaillit dans ses appartements avant de lui bondir dessus.

Le serpentard avait quitté secrètement le manoir familiale pour se refugier dans sa vraie maison, ici, et cela faisait deux bonnes heures environ qu'il venait d'arriver. C'était vraiment un soulagement intense de franchir les barrières, de sentir ce picotement magique le faire frissonner de plaisir, lui annonçant sans détour qu'il pouvait enfin se détendre à présent, il était chez lui, enfin.

Franchissant le hall d'entrée en souriant de bonheur, le blond ne s'étonna pas de voir les lumières allumées et monta silencieusement jusque dans sa chambre, souriant de plus belle avant de sauter sur son lit, comme un gosse insouciant. Elle était dans les tons bleus, toutes sortes de bleus en fait : un bleu pastel pour la salle d'eau et un bleu plus classique pour le reste de sa chambre. Son lit était en bois couleur miel et les tentures étaient d'un bleu turquoise alors que sa couette était en accord avec sa moquette : bleu nuit. C'était vraiment reposant et le plus important : c'était à lui, c'était chez lui.

Il rangea ses affaires à leur place avant d'enfiler un pyjama en baillant style hippopotame, se glissant dans ses couettes avec délice et tendant son doigts pour éteindre la lumière : il verrait Mère après une bonne nuit de sommeil. Mais… Une boule d'énergie lui bondit dessus, coupant court à ses envies de doux sommeil.

- Marie ? Dit-il avec incrédulité avant de l'enlacer, souriant avec indulgence.

- Mère m'a dit que tu étais enfin rentré à la maison ! Je suis si contente de te revoir ! Tu m'as manqué ! Gazouilla-t-elle en se blottissant étroitement dans les bras du blond.

- Marie, ça ne fait même pas une semaine que je suis partit je te signale, fit-il en jouant avec les boucles de la fillette. Dis-moi, tu ne devrais pas être ici normalement, non ? Il est tard et tu es censée être au fond de ton lit, et déjà au pays de Morphée, rajouta-t-il en fronçant les sourcils tout en tirant son menton vers lui pour qu'elle plonge son regard dans le sien.

- Mère m'a envoyée chercher un nouveau perdu, ce qui fait que je suis encore debout, lui répondit-elle en faisant la moue, frustrée. Et puis je suis une grande fille je te signale !

- Oui Marie, oui, rigola-t-il en tapotant la petite tête blonde. Qui est le nouveau ?

- Hm… Harry Potter, finit-elle par dire en se serrant contre lui.

Quand il entendit la réponse de la fillette, Draco se sentit encore plus blanchir, déjà qu'il était bien pâle, et ses mains se mirent à légèrement trembler.

- H-Harry Potter ? Fit-il d'une petite voix.

Il en revenait pas : le plus Griffy de tous les Gryffondors était devenu un perdu ce soir. Il était chez lui, dans ce manoir, en ces lieux… Où était-il d'ailleurs ?

- Dans quelle chambre l'as-tu déposé ? Demanda-t-il en la regardant fixement, fébrile et impatient.

-Pourquoi ? Dit-elle interloquée bien que se doutant qu'il voulait vérifier si c'était vrai, qu'il voulait le voir de ses yeux.

- Marie, ma chérie, s'il te plaît, dis-moi où il se trouve ! Fit-il en se faisant de plus en plus pressant.

-… La chambre verte du troisième étage, souffla-t-elle en se mettant debout, abattue.

Dès qu'il sut ce qu'il voulait savoir, le blond bondit hors du lit et ouvrit sa porte à toute volée, la faisant cogner brusquement contre le mur, puis disparut dans le couloir, le bruit de ses pas décroissant peu à peu alors qu'elle restait là, seule.

- Je te hais vraiment Harry Potter, finit-elle par dire en éclatant en sanglots déchirants avant de courir jusqu'à sa chambre au second étage, désespérée.

Alors que la jeune demoiselle noyait ses larmes dans son oreiller, un autre blond de notre connaissance courait dans les couloirs comme si sa vie était en danger, cherchant avec une avidité angoissée la fameuse porte de la chambre verte du troisième étage. Soudain, il s'arrêta en voyant sa Mère qui semblait l'attendre, juste devant la pièce qu'il cherchait précipitamment et impatiemment.

-… M-Mère ? Bredouilla-t-il en se rapprochant lentement d'elle.

Tant de questions et d'émotions dans un mot prononcé de façon si hésitante mais que la jeune femme comprit instantanément.

- Il va bien : les plantes que j'ai été cueillir dans le jardin ont pu soigner le plus grave de ses blessures, le reste s'effacera avec du temps et de l'amour ainsi qu'avec du sommeil et de la bonne nourriture, dit-elle en lui souriant avant d'embrasser tendrement le front du blond, marchant tranquillement vers ses appartements à elle. La potion de sommeil ne fait pas encore effet, il est éveillé, rajouta-t-elle innocemment, un sourire mystérieux jouant sur ses lèvres quand elle entendit la porte de la chambre claquée doucement.


Prochain chapitre publié: Dimanche 13 Novembre 2011