Chapitre 3 : Le faire ou mourir.
Auteur : Bouddha (Steleamaria)
Disclaimer : Comme d'habitude. Le récit est à moi, les personnages à Square Enix.
Résumé : Le faire ou mourir. Parce que le faire, c'est pas ça. C'est pas comme ça. Parce qu'il y a souvent toute une réflexion avant. Et parce que, souvent, on n'a pas toujours le choix.
Rating : K.
Je tiens à remercier Yumeless, Tsuki-neesan (j'adore discuter avec toi !), chut (merci beaucoup ! Ça change de d'habitude, en effet. En tout cas, je suis contente de te retrouver parmi mes lecteurs =) ), Ariani Lee (franchement merci), emokami et Alvine (c'est vraiment gentil, merci beaucoup) pour leurs reviews. Merci beaucoup pour vos encouragements.
Note : A vrai dire, j'avais prévu de poster un autre thème avant celui-ci. Mais alors que je me morfondais de n'avoir plus aucune inspiration, je me suis allongée en arrière et j'ai fermé les yeux.
Les mots sont arrivés à une vitesse folle dans ma tête. En une vingtaine de minutes, voici ce qui en a découlé. En espérant que vous apprécierez la lecture.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Sous les yeux des nuages.
S'étirer en arrière, sur le dos, offrir ses côtes ouvertes au ciel. J'ai toujours aimé faire ça. Fermer les yeux, un sourire aux lèvres. Savourer l'instant, laisser glisser ses doigts, toucher son corps. Passer une main à plat sur son torse, la taille, le ventre. Apprécier le relief des côtes, deviner la cage thoracique sous ses phalanges. Caresser une éventuelle rondeur sous le nombril. Sembler vouloir offrir son corps à l'Olympe, là-haut. Se mettre à nu sous les nuages, désirer la caresse de leur regard.
Je voulais qu'on me regarde.
Oui, j'étais frustré.
Passer sa vie à observer les autres, prendre part à leur assurance d'un regard désireux, rester en retrait face à leurs acrobaties. C'était ça, ma vie. Rien de franchement intéressant, je le concède. Moi aussi, je n'en pouvais plus. C'était tous les jours la même chose.
Soupirer face aux bêtises de Vanitas qui, dans la cour du lycée, jouait au bélier qui frappe pour qu'on le remarque. Regarder d'un air blasé Riku qui préférait le rôle du pigeon, ou du paon, se gonflant de virilité pour plaire. Observer son meilleur ami faire la course, essayer de se faire remarquer aux yeux de sa promise, le voir se tuer à la tâche. Hayner, arrête, tu es ridicule. Olette ne te regarde pas. J'arriverais à battre le record, Rox, tu verras ! S'asseoir, invisible, près de son cousin qui riait, n'ayant besoin que de naturel pour plaire. Suivre les rougissements des filles, femelles animales qui gloussaient en laissant les mâles se battre pour leurs yeux de biche. Pour s'offrir, ensuite ? Imaginer la parade nuptiale, grimacer de dégoût. Porter le regard sur son jumeau, y discerner la même gêne intéressée. Avoir carrément envie de mettre fin à ses jours. Enfin, c'était une façon de parler.
… J'étais entouré d'animaux, la cour de lycée n'était qu'une basse-cour grouillante d'hormones.
Grogner dans son coin, puis lever les yeux au ciel. S'aveugler un instant entre l'éclat du soleil et le bleu du ciel. Sourire, bêtement. Ne surtout pas remarquer qu'un regard nous suivait.
À la fin des cours, j'irais dans les collines. Cette fois encore, je m'allongerais sur la pelouse, parmi les herbes folles et les coquelicots couleur grenat. Je m'étirerais en arrière.
J'offrirais mon corps au regard du ciel. Sous les yeux des anges. Pour, un peu, me sentir exister.
Regardez-moi.
Une fois encore, merci d'avoir lu =) C'est court et aussi étrange que d'habitude, que voulez-vous... XD
Je serais ravie d'avoir vos commentaires.
À très bientôt : )
