Titre Anglais : Fudge's Fudge

Titre Français : La bêtise de Fudge

Auteur : Janara

Chapitre traduit par : Cab

Bêta traductrice : Rémus James Lupin

Bêta Correctrice : Enishi-Haru

Rating : M

État de la fic en anglais : Fini (3 chap + Épilogue)

État de la fic en français : Fini

Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction

Résumé : Comment résoudre un problème lorsque celui ci s'appelle Harry Potter ? C'était l'unique pensée qui occupait l'esprit de Cornélius Fudge ces derniers jours. Le morveux devait être réduit au silence et Cornélius Fudge était l'homme de la situation.

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02 - Les conséquences

« Où allons-nous ? » demanda Lucius quand il devint évident qu'ils ne se dirigeaient pas vers le bureau du Directeur.

« Dans un lieu où nous pourrons discuter en privé. » répondit Harry sans s'arrêter jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés devant un certain mur vide.

Alors qu'il repassait devant trois fois, Harry formulait son besoin d'un lieu confortable et surtout absolument privé : un lieu où Dumbledore ne pourrait pas entrer donc. Harry n'était pas exactement d'humeur à écouter le vieil homme tergiverser pour l'instant.

Quand une porte apparu, Harry actionna la poignée, ouvrit la porte d'un air magistral et fit signe aux autres de pénétrer à l'intérieur, souriant vicieusement lorsque Dumbledore fut condamné à rester à l'extérieur de la pièce par un champ de force invisible.

« Harry ? « demanda Albus, confus de se voir refuser l'accès.

« Vous avez déjà eu de nombreuses occasions de m'approcher, monsieur le Directeur, et vous n'en avez saisi aucune. Vous ne parlez qu'en énigme, distillant au compte goutte votre savoir mais sans révéler quoique ce soit d'utile avant la fin de la tempête. Je pense que je pourrais me passer de ce genre d'aide pour cette fois. Après tout, il s'agit d'une conversation privée entre Rogue, Jedusor, Malefoy et moi. Je ne vois pas comment la situation pourrait être de votre ressort. Je vous conseille de retourner dans la Grande Salle et de gérer Fudge et son enseignante sociopathe, car je peux vous assurer que mes menaces n'étaient pas des paroles en l'air. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour gâcher la vie de cet imbécile, et il se trouve que mon champ d'action s'est vu étonnement augmenter ces derniers temps, ne trouvez-vous pas ? » demanda Harry presque gentiment avant de rejoindre à son tour la Salle sur Demande et de refermer consciencieusement la porte au nez de Dumbledore.

« Bien... » conclut Harry dans un soupir. Il continua alors qu'il se dirigeait vers un des confortables fauteuils que la salle avait fournis. «Que se passe t il maintenant ? »

« Une excellente question, Monsieur Potter. » dit Severus regardant pensivement l'adolescent. Comment, au nom de Merlin, qui que ce soit avait pu un jour penser que ce gamin était son parfait égal sur le plan intellectuel? Chacun sait que Potter aurait échoué dans chacune de ses classes s'il n'avait pas eu Granger pour le forcer à étudier.

« Vu la situation, je pense que vous pouvez m'appeler Harry, » proposa le garçon dans un autre soupir.

« Si tel est votre désir, Harry, » indiqua Lucius, « cependant, il y a malheureusement peu que nous puissions faire à nous quatre. Le sort de Fudge ne peut être rompu par rien d'autre que la mort, et encore... »

« Oh ? » demanda Harry avec curiosité, ne comprenant pas ce que cela impliquait.

« Dans le passé, plusieurs victimes du sort n'ont pas trouvé leurs compagnons à leur goût et ont tenté de mettre fin à leurs jours pour échapper à cette union qui leur était si défavorable. Ils moururent, mais n'atteignirent jamais l'autre côté et furent condamnés à accompagner la vie de leurs liés en tant que fantôme. »

« Aïe. » chuchota Harry en faisant le vœu secret que si les choses tournaient aussi mal, de s'assurer que la vie de ses compagnons prennent fin plutôt que la sienne. Vivre avec des fantômes était certainement plus supportable que d'en être un soit même, n'est-ce pas?

« Ce qui me trouble dans cette affaire est que Fudge ait trouvé le bracelet au Département des Mystères. » continua Lucius, inconscient des pensées de son âme sœur.

« Je suppose que c'est une mauvaise nouvelle ? » demanda Harry sèchement, pas sur de ce qu'il devait ressentir à ce stade de l'aventure

« Si le bracelet avait simplement été enchanté avec le Sort de Lien De Magie et d'Âme comme Fudge le proclamait, il n'y avait aucune raison pour les Langues de Plombs d'étudier ce bracelet.

« Merveilleux, vous pensez que quelque chose a été ajouté au sort de base? Ou qu'il a été modifié d'une certaine façon ? « demanda Harry en regardant dangereusement le bracelet d'apparence si innocente qui enserrait son poignet. « Puis-je l'enlever ? Ou vais je devoir le porter pour le restant de mes jours ? »

« Laissez-moi voir. » ordonna Severus en sortant sa baguette.

Il se saisit de la main du garçon, prenant garde à ne pas toucher à la Chose à son poignet, il invoqua tous les charmes de détection et sorts de diagnostique qu'il connaissait, laissant le soin à Lucius et à Voldemort d'utiliser ceux qu'il ne connaissait pas.

« Cela devrait être sûr de l'enlever. » dit finalement Lucius en lâchant la main du garçon.

« Génial ! » s'exclama joyeusement avant de se débattre avec le fermoir, pressé de se débarrasser de l'objet.

Finalement Rogue dû l'aider à déverrouiller le bracelet mais Harry s'en fichait tant que l'objet quittait son bras. Il frotta son poignet de nouveau libre.

« Puis je le brûler ? » demanda t il en regardant le bijou haï.

« Nous devrions l'étudier d'abord. Agir comme un Gryffondor tête brûlé et irréfléchi ne nous aidera certainement pas. Mais je suppose que c'est un peu trop que d'espérer vous voir atteindre de tels niveaux de raisonnement ? » dit Lucius dans une pique délibérément calculée pour faire enrager le garçon. Le garçon ainsi hors de lui, il serait facile pour les adultes de remporter haut la main les prochaines négociations.

Harry se moqua simplement : « Je vous en prie, ne commencez pas à ressortir ces insultes puériles. J'aurais pu m'attendre à devoir supporter ces bêtises de la bouche de Ron ou de Drago, pas de la votre ! »

Lucius haussa un sourcil mais ne commenta pas outre mesure. Voldemort le fit pour lui.

« Avez-vous réellement la prétention de vous croire capable de nous gérer tous les trois ? » demanda le Seigneur des Ténèbres sardonique. L'effet fut cependant amoindri par son manque cruel de sourcil à froncer méchamment vers Harry.

Harry renifla simplement et lui retourna son regard, avec des sourcils à froncer.

« Je ne suis peut être pas complètement capable de vous gérer vous, mais j'ai déjà pas mal d'expérience en la matière pour déjouer vos plans et ceux de Malefoy si on prend en considération nos confrontations. » répondit Harry en utilisant un ton suffisant qu'il trouva approprié.

« Petite vermine » hurla Voldemort en sortant sa baguette.

« Ça suffit avec ça, aboya Harry en adressant à Tom un regard noir. Vous voyez bien que nous allons nulle part en nous insultant et en nous moquant les un des autres. Fudge nous a mis dans cette situation. Pour une fois, aucun de nous quatre n'est responsable de quoi que ce soit. Je propose que nous travaillions ensemble pour mettre ce crétin à genoux et lui apprendre, ainsi qu'à tous les autres que se mêler de nos affaires est une très mauvaise idée.

À moins que vous ne souhaitiez que Dumbledore prenne tout en charge, utilisant la situation à son propre avantage ? Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais je ne peux pas dire que Dumbledore ait eu mon bien-être comme intérêt premier jusqu'à présent. Et d'une certaine manière, je doute qu'il commence à s'en soucier à présent que nous sommes face à ce ... désastre. » dit Harry en adressant un regard aiguisé à ses compagnons.

Merlin, il espérait que les trois Serpentards ne seraient pas difficiles. Sérieusement, on ne pouvait pas attendre de lui qu'il fut le seul à agir en adulte, si ? Jusqu'à présent les trois lui faisaient penser à Ron lorsqu'il rencontrait un Drago moqueur. Que Merlin lui vienne en aide, mais il refusait d'endurer ça. Hey, peut être pourrait-il se cacher dans la Chambre des Secrets ou ailleurs ? Personne n'avait dit qu'ils devaient rester en contact les un les autres. Avec un peu de chance, il pourrait se cacher quelques années en attendant que les choses se soient un peu tassées.

« Honnêtement, Potter, ne pourriez vous pas utiliser votre cerveau une fois dans votre vie? Vous ne pouvez pas vous cacher dans la chambre de Serpentard. Le sort nous force à passer plusieurs heures ensemble chaque jour ou à en risquer les conséquences. » grinça Rogue clairement dégoûté à l'idée.

« Personne n'avait jamais rien dit à propos de ça ! » se plaignit Harry. Il prit un air confus. « Comment avez vous su ce à quoi je pensais ? »

« Je suppose que le lien d'esprit est en train de s'établir. » dit Lucius dans un reniflement amusé.

« Pardon ? Voulez vous dire que ce bâtard sarcastique va être capable d'entendre toutes mes pensées ? » glapit Harry, paraissant décidément vert. Mais soudain il prit un air malicieux et envoya un regard sournois au Maître des Potions.

« N'y pensez même pas, Potter ! » grinça Severus entre ses dents serrées, son regard meurtrier fixé sur l'adolescent.

« Que prévoit il de faire ? » interrogea Voldemort, partagé entre l'amusement et la curiosité. C'était un côté de Harry Potter qu'il n'aurait jamais soupçonné.

« Pas grand chose, juste partager quelques fantasmes, peut être une ou deux blagues obscènes, sans oublier bien sur mes chansons favorites. » dit Harry avec nonchalance en s'asseyant de nouveau sur son siège avec un air studieux.

Severus renifla et envoya à l'adolescent un autre regard noir, ayant aperçu un éventail des possibilités que Potter avait pour le torturer.

« Ce sort est manifestement défectueux. Je refuse de penser que Potter et moi partageons le même niveau d'intelligence. Ce garçon est une catastrophe ambulante dès qu'il entre en classe de Po... »

« Neville est celui qui est une catastrophe ambulante. Et si vous aviez eu le souci de m'enseigner plutôt que de me punir pour avoir osé respirer, j'aurais peut être eu une chance de briller en Potion, mais vous n'auriez jamais fait ça, n'est ce pas ? Trop occupé à répandre votre haine pour mon père pour vous rendre compte que j'étais un individu à part entière. » gronda Harry, sentant son sang froid lui échapper à nouveau en repensant à tous les incidents que Rogue avait initié juste pour pouvoir déverser son venin sur lui.

« Assez ! L'enfant a raison, cela ne nous mène à rien. » dit Lucius avant qu'un combat sanglant n'explose entre Severus et Potter. Peu importe combien cela était irritant, ils avaient besoin de la coopération de Potter, sinon leur futur immédiat s'annonçait inconfortable, pour ne pas dire misérable.

Harry lui lança un regard sombre mais fit marche arrière à contre cœur, reconnaissant le bon sens des mots de Malefoy. N'avait il pas lui même dit la même chose aux autres auparavant ? Certes, mais cela ne voulait pas dire qu'il allait volontairement laisser passer l'opportunité de faire entendre ce qu'il ressentait pour l'homme lorsque elle se présentait. Merlin lui vienne en aide, mais si Rogue dépassait les limites d'un orteil, Harry le ferait littéralement exploser avec sa magie, dès qu'il aurait compris comment faire ça délibérément bien sur.

« Alors ... Que se passe t-il maintenant ? demanda Harry quand le silence commença à se faire oppressant. Apparemment, nous ne pouvons briser le sortilège. Ajoutons, que si ce que Rogue a dit est vrai, nous devons passer également passer du temps tous ensemble. Que faisons-nous? Et que faisons-nous à propos de la guerre? »

« La guerre est déjà gagnée, il n'y a rien dont nous devrions nous inquiéter. » dit Voldemort avec un geste négligeant de la main.

« Je vous demande pardon ? Qu'est ce qui vous fait penser ça ? » demanda Harry dans un froncement de sourcil, pas sûr d'aimer l'air suffisant sur le visage de Jedusor.

« Facile. Tu étais mon principal adversaire, maintenant que nous sommes liés, j'ai gagné. » dit Tom satisfait.

« Je n'en suis pas si sûr. » dit Harry sombrement, peu enclin à se laisser marcher dessus comme ça par le Seigneur des Ténèbres.

« Cela me fait penser : Pour quoi vous battez vous exactement ? » demanda Harry, voyant là une occasion en or de comprendre les raisons de cette guerre. Une chose qu'aucun des adultes qu'il avait interrogé n'avait pu lui expliquer, le peu de fois où il leur avait demandé. Amusant d'observer combien les membres de l'ordre étaient toujours trop occupés pour répondre à ce genre de question, le renvoyant toujours avec une gentille tape sur l'épaule et l'ordre de ne pas s'inquiéter car Dumbledore avait la situation bien en main.

« Merveilleux ! Ça n'a pas de prix, gloussa joyeusement Voldemort. Tu es en train de me dire que Dumbledore n'a jamais pris le temps d'expliquer à son golden boy pourquoi il se battait ? Par Salazar et tous ses descendants, toi, l'enfant de la prophétie, tu n'as pas le moindre indice de pourquoi tu batailles contre moi ? » Voldemort riait maintenant si fort qu'il ne pouvait plus parler. Ce qui était plutôt une bonne chose, si on prenait en compte le fait que le sang froid de Harry venait de nouveau de voler en éclat.

« Quelle prophétie ? » demanda Harry entre ses dents serrées.

Voldemort hurlait à présent de rire, bien incapable de répondre, pas qu'il ait voulu le faire bien entendu, il était tellement plus amusant de se moquer de l'adolescent.

« Quelle prophétie ? » demanda encore Harry, totalement énervé cette fois.

« Quelle putain de prophétie ? » hurla Harry en bondissant sur ses pieds. Après avoir reçu quelques maléfices, le Seigneur des Ténèbres arrêta de rire.

« Comment oses tu me lancer des sortilèges ? As tu une idée de qui je suis ? » cria Voldemort, brandissant sa baguette prêt à en découdre avec ce morveux qui avait osé le défier.

« Je sais qui tu es, Tom, répondit Harry. Votre jeune vous même n'était que trop heureux de partager son histoire. Vous étiez un arrogant petit con lorsque vous étiez adolescent, vous le saviez ? Mais, je n'ai toujours aucune réponse à pourquoi vous combattez dans cette guerre. »

Tom menaça le garçon de son regard noir pour son insolence, mais ne protesta pas quand Lucius posa une main apaisante sur son bras, abaissant doucement la baguette qu'il pointait.

Bien que ces yeux lancent toujours des éclairs, Voldemort répondit : « Je me bats dans cette guerre pour éradiquer tout le mal qu'ont apporté les Sang de Bourbe au monde magique. Salazar Serpentard avait réalisé le danger que représentaient les moldus et nés moldus faisaient courir à notre monde et avait essayé de nous sauver de leur influence. Malheureusement, les autres fondateurs l'arrêtèrent. Lorsque j'ai appris quel noble sang coulait dans mes veines, j'ai su. Je l'ai su. Mon devoir était d'accomplir le vœu de mon ancêtre. » Il brillait dans les yeux de Voldemort une dangereuse lumière fanatique.

Harry ne pouvait que se tenir là, incrédule et fixant le Mage Noir pas sûr de savoir à quel illogisme il devait répondre en premier.

Interprétant le silence de Harry comme la preuve que le garçon était rendu muet face à son génie, Tom continua à partager sa vision : « Une fois que j'aurais éradiqué tous les Sang de Bourbe et Traître à leur Sang, je rassemblerais mes fidèles serviteurs et nous nous débarrasserons de tous les moldus de la planète. Ces vermines qui osent menacer notre mode de vie. Nous sommes tellement supérieur à ces insignifiantes créatures, nous ne devrions pas à avoir à nous cacher d'elles. Nous devrions marcher parmi elles comme des dieux vivants, et pas tapis dans l'obscurité effrayés par nos propres ombres, déclara Tom brûlant. Je vais tous les éradiquer ! Je vais ... »

« Vous vous autoproclamez roi, j'ai compris l'idée merci. Croyez-vous réellement à ce que vous dites ? Êtes vous complètement dérangé ? demanda Harry avec un regard incrédule pour le Seigneur des Ténèbres. Bienvenue en 1996 ! Avez vous la moindre idée du nombre d'habitants, du nombre de moldus vivant en Grande Bretagne ? Plus de cinquante millions ! Et vous êtes en train de me dire que vous allez tous les tuer ? Dans quelle sorte de merveilleux monde imaginaire vivez-vous ? Et vous suivez vraiment cet idiot ? » demanda Harry à Lucius en tournant ses yeux incrédules vers le blond. « Je vous croyais plus intelligent que cela. » ajouta Harry à bout de souffle. Il secoua la tête de désespoir, bien incapable de comprendre que qui que ce soit se batte pour un tel objectif.

« Comment oses tu me traiter d'idiot Potter ? As tu la moindre idée de l'état pitoyable dans lequel se trouve le monde magique grâce aux nés moldus, aux traîtres à leur sang, et à leur culture qu'ils nous ont imposée ? Des influences et des idées qui n'ont rien à faire dans notre monde ! Nous sommes des sorciers ! Nous descendons de longues et nobles lignées comme celle de Serpentard, Merlin et Morgane, et chaque année nous sommes un peu moins nombreux. À cause des sang de bourbe et autres sang mêlés, le nombre de sang pur diminue chaque année. Et tu attends de moi de sagement m'asseoir et de regarder le monde magique s'auto détruire ? Qui est le fou ici ? » demanda Voldemort, brandissant à nouveau sa baguette.

Harry était là, debout, secouant la tête, incapable de former le moindre son alors que son cerveau incrédule s'acharnait à ne produire que des mots à demi formés.

Avec un grognement Harry s'affala dans son siège, passa un bras devant ses yeux et marmonna piteusement : « Grandiose, mon Égal en Magie est un sombre crétin. Y a t il un moyen de demander à la magie de rechercher à nouveau ? »

Voldemort l'assassina du regard alors qu'il cherchait un sort pour le faire littéralement, un sort douloureux de préférence.

« Arrêtez ça. » ordonna Lucius en mettant sa vie en jeu pour récupérer la baguette de la main de Jedusor, luttant pour la retirer des mains du Lord.

« Comment oses tu ? » hurla Voldemort, se tenant haut et fier face au blond non repentant.

« J'ose sans problème lorsque vous vous comportez d'une manière aussi irrationnelle. » rétorqua Lucius froidement, poussant légèrement l'homme pour le faire se rasseoir.

« Depuis votre retour vous n'avez cessé de vous comporter de manière irrationnelle et illogique. Je commence à me demander si vous n'avez pas fait une erreur en choisissant Pettigrow pour le rituel. Il est évident que ce rat pleurnichant a raté quelque chose pendant le rituel.

« Probablement, glissa Harry, ajoutant ses cinq noises à la discussion. Mais si vous voulez mon avis, je crois que c'est surtout le sang de licorne qui a tout bousillé chez lui. D'après Firenze, quiconque boit la vie d'une licorne voit la sienne maudite, forcé de vivre une demi vie, ou quelque chose comme ça.

Et je le demande encore, mais est il possible de demander au bracelet de recommencer sa recherche ? Parce que aussi improbable que Rogue et moi soyons égaux, je me refuse simplement à pense que cet idiot et moi soyons des Égaux Magiques ! » statua Harry fermement, fusillant Jedusor du regard.

« Du sang de licorne ? Vous avez bu du sang de licorne ? Avez vous perdu l'esprit ? » explosa Lucius de colère alors que Rogue aboyait : « Le sort a fait son œuvre Potter, il n'y a rien que nous puissions faire contre ça. Vivez avec, Potter ! »

« Nous perdons le contrôle de la situation, encore. » cria presque Harry, mettant ainsi fin au combat de hurlement entre Malefoy et Jedusor.

« Bien. Nous sommes coincé ensemble, fait établi numéro un. Nous ne sommes pas d'accord sur les raisons de cette guerre, fait établi numéro deux. » dit Harry en tournant en rond pour remettre un peu d'ordre dans son esprit.

Il était reconnaissant aux autres de ne pas l'avoir interrompu. Il n'était cependant pas conscient que la Salle avait décidé de l'aider en réduisant au silence Voldemort par magie pour qu'il cesse de rajouter de l'huile sur le feu.

« Voldemort s'est maudit lui même en tuant des licornes et en s'abreuvant de leur sang, fait établi numéro trois. Et, merci Fudge, je suis coincé avec vous tous, avec pour mission de mettre de l'ordre dans ce nœud de problème, fait établi numéro quatre. » Finit Harry avec un sourire amer.

« Ce n'est pas seulement de la faute de Fudge, dit Severus d'une voix calme. C'est l'objet de la prophétie. »

« Quelle prophétie ? Et pourquoi n'en ai je jamais entendu parler ? » Demanda Harry en adressant à Rogue un regard perçant.

« Albus voulait vous épargner et vous donner la chance d'avoir une enfance normale avant de placer le poids du monde magique sur vos épaules. Je ne connais pas le contenu complet de la prophétie, mais elle commence comme ça. » S'éclaircissant la voix, Severus récita les lignes qui avaient condamné Lily.

« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... »

La voix de Severus traîna et un silence inconfortable emplit la pièce, alors qu'Harry se tenait là, stupidement et sans bouger pour la deuxième fois de la journée.

« C'est pour ça ? » demanda Harry incrédule lorsqu'il eu retrouvé l'usage de sa voix. « Mes parents sont morts, et on m'a fait vivre un enfer pour ça ? Et vous suivez ce crétin ? Pourquoi ? » demanda Harry tournant ses yeux incrédules vers le seul blond de la pièce qui commençait à se tortiller légèrement.

« Il n'était pas comme ça au commencement de la guerre. » murmura Lucius, combattant l'envie saugrenue de rougir. Merlin, il ne s'était pas senti aussi stupide depuis qu'il avait sept ans et qu'il avait pensé qu'"emprunter" le nouveau balai course de marque de son père était une bonne idée.

Harry hocha la tête, reprit son calme en essayant d'oublier la grotesque mascarade qui se faisait passer pour sa vie.

« Soit. Je peux vivre avec ça, murmura Harry en faisant un autre tour dans la pièce. Bien. Tout ce bordel a commencé avec Tom Jedusor et son besoin urgent de satisfaire les vœux de son ancêtre. Le problème est que Salazar Serpentard est mort. Et ce, depuis des centaines d'années, alors comment Jedusor a t il pu deviner les vœux de Serpentard? Est ce qu'il avait laissé un journal intime derrière lui ou quelque chose ? » demanda Harry en reportant son attention sur Tom, réalisant alors avec stupeur que l'effrayant Tom Voldemort était en train de bouder, assis dans son fauteuil, les bras croisés sur la poitrine, avec une petite moue contrariée à faire rire Merlin.

Agitant la tête, Harry céda à son envie de hurler. « Arg ! Si seulement il y avait un moyen de lui demander directement ce que ces putains de vœux étaient ! » Harry grogna et passa violemment sa main dans ses cheveux.

« Quelqu'un souhaite me parler ? » demanda une voix, faisant sursauter les quatre hommes et dégainer leur baguette. Enfin, tous sauf Jedusor dont la baguette était toujours en possession de Lucius.

« Qui êtes vous ? » demanda Harry, regardant attentivement le portrait qui était soudainement apparu dans la salle. « La Salle Sur Demande, bien sur... Vous êtes Salazar Serpentard, n'est ce pas ? » demanda faiblement Harry, semblant soudain fragile.

Une lumière s'alluma dans les yeux de Severus, qui se déplaça prestement vers la peinture. Inspirant profondément avant de commencer à parler : « Lord Serpentard, Fondateur de la maison Serpentard, je vous présente mes respects. Je suis Severus Rogue, actuellement à la tête de votre noble Maison. Si votre cœur y consentait, je serais honoré de discuter Potions avec vous.

« Potion, eh? Et avez vous la moindre compétence en la matière? Je ne m'abaisse pas à partager mon savoir aux amateurs. Ils ne sont que d'incompétents imbéciles totalement incapable de saisir l'essence même de l'art subtil que sont les Potions ... »

Arrivé à ce stade du discours, Harry ne fut plus capable de retenir son fou rire.

« Vous trouvez cela amusant, enfant ? » demanda Salazar et levant un sourcil vers Harry.

« Je vous présente mes excuses, Lord Serpentard. Mais vous entendre parler des idiots incompétents de la sorte m'a rappelé mon premier cours de Potion. Rogue ne cesse lui aussi de ce plaindre à propos des imbéciles, et de notre incompétence à comprendre la subtile magie du frémissement d'un chaudron. » Réussit à dire Harry entre deux hoquets.

« Je peux vous assurer que Severus est plus que compétent en matière de potion. Il est le plus jeune sorcier à avoir atteint le degré de Maîtrise d'Angleterre, si ce n'est du monde magique ! dit Lucius dans une tentative de brosser Rogue dans le sens du poil. Cependant, nous ne sommes pas ici pour bavarder Potion. » ajouta le blond.

« C'est vrai. » concéda Severus, envoyant tout de même un regard mauvais à Lucius pour avoir gâché sa chance d'en apprendre plus sur son premier amour, les potions.

« Plus jeune Maître des Potions, hein? Je suppose que j'aurais le temps pour une conversation ou deux. Au moins pour savoir les progrès faits depuis mon époque, bien entendu. » dit Salazar pensivement, observant Rogue d'un œil affûté.

« Très bien. C'est merveilleux, dit Harry en frappant des mains. Mais nous avons désespérément besoin de votre avis sur les moldus et les nés moldus. »

Comme un seul homme, les trois Serpentard grognèrent de désespoir, Severus allant même jusqu'à se pincer les arrêtes du nez en ajoutant : « Montrez un peu de respect, insupportable enfant. 50 points en moins pour Gryffondor et une semaine de retenue. Voyons voir si Rusard peut apprendre la politesse à votre tête pleine d'eau. »

« Hey, pas la peine d'être méchant, répondit Harry, se sentant étrangement peiné par l'attitude de Rogue. Nous avons besoin de connaître les désirs de Serpentard pour redonner un peu de bon sens à Jedusor. À moins que vous ne vouliez sortir et aller massacrer quelques millions de vies innocentes ? » demanda Harry de nouveau en colère.

« Je pense que vous devriez me dire d'abord, pourquoi mon opinion est si importante. » Salazar s'installa confortablement, ayant le pressentiment que l'histoire qu'il était sur le point d'entendre serait longue.

De redressant avec importance, Tom gonfla son torse alors qu'il commençait son histoire, Poudlard ayant eu l'indulgence d'annuler le charme de silence qu'elle avait placé sur lui.

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« Vous avez sincèrement cru que tuer les étudiants de mon école me rendrait fier ? » cria presque Salazar qui regardait dangereusement un Seigneur des Ténèbres confus.

« Mais ... Mais, ils n'étaient rien d'autre que des sang de Bourbe, indigne du cadeau de la magie. » bégaya Jedusor, incapable de comprendre que son ancêtre n'était pas fier de ses actions.

« Écoutez vous ! Êtes vous arrogant au point de croire pouvoir remettre en cause les actions de la Maîtresse? » demanda Salazar avant de remarquer l'air confus de ses interlocuteurs.

« Vous savez à propos de la Maîtresse, n'est ce pas? Bien sur que vous le savez, vous êtes des sorciers, n'est ce pas ? » murmura Salazar, passant et repassant dans son tableau.

« Je ne sais pas, tenta Harry en levant la main. J'ai grandi dans le monde moldu, avec des moldus qui haïssaient la magie, donc je n'ai jamais appris ce qu'un Sang Pur apprend en grandissant. Et personne n'a jamais fait mention d'une Maîtresse devant moi à Poudlard, alors, euh, je ne connais aucune Maîtresse. » Harry rougissait intensément alors qu'il finissait son discours incohérent.

« Je ne peux pas le croire. Je ne peux même pas croire ce que j'entends, murmura Salazar qui joignait ses mains de désespoir. Comment le monde sorcier a t il pu sombrer à ce point ? Sans mentionner le fait que vous n'ayez pas perdu toute votre magie, la Magie n'aurait jamais accordé son soutien à des gens qui ne croient plus en Elle. Et vous, vous osez parler en son nom ? Vous osez prétendre pouvoir décider qui mérite son cadeau et qui ne le mérite pas ? Comment n'avez vous pas encore été frappé par votre propre ignorance ? » demandait à savoir Salazar.

« Vous parlez de la magie comme si elle était consciente, mais la magie est juste un don, ... un pouvoir. » tenta Lucius perplexe.

« Je ne vous parle pas du pouvoir qui coule dans vos veines. Je vous parle de la divinité qui nous insuffle ce pouvoir. Je vous parle de la Magie, bouffons ignorants. » expliqua Salazar impatient, forçant Harry à contenir un ricanement à la vue de l'expression insultée sur le visage de Malefoy. Qui aurait cru que Salazar Serpentard serait aussi divertissant ? Pendant un court instant Harry regretta que Ron et Hermione manquent ce moment fondamental.

Malheureusement, Ron et sa haine légendaire pour tout ce qui touche à Serpentard, n'aurait fait qu'empirer une situation déjà explosive. Quant à Hermione, trop obsédée à l'idée de pouvoir apprendre de nouvelles choses, elle n'aurait pas été d'une grande aide pour résoudre la tonne de problème qui menaçait d'ensevelir Harry vivant. Merlin, pourquoi ce genre de choses n'arrivaient elles qu'à lui ? Quelqu'un d'autre ne pourrait il pas avoir à gérer ces situations abracadabrantes pour une fois ?

« Donc la Magie est vivante, c'est noté. Y a t il un moyen d'en apprendre plus sur Elle ? Est il même possible de lui parler ? » spécula Harry, se demandant si la Salle Sur Demande pouvait leur apporter un tableau ou quelque chose comme ça. Si Poudlard pouvait créer une peinture de Salazar Serpentard, que pouvait elle faire encore? Soudainement, Harry ressentait le besoin d'en apprendre autant qu'il le pouvait sur le château qu'il appelait en secret sa maison. Peut être l'heure était-elle venue de lire l'Histoire de Poudlard ? Hermione l'avait manifestement adoré, sinon pourquoi le citerait t elle tout le temps ?

Revenant à la discussion entre Serpentard et les Serpentards, Harry poussa un soupir, combattant le besoin pressant d'ensorceler ses compagnons. Avaient ils vraiment besoin de parlementer autant ? Entre Malefoy vexé d'avoir été appelé bouffon, Rogue qui ne voulait rien d'autre que parler Potion, et tant pis pour la guerre, et Jedusor furieux de voir ses efforts non reconnus par son ancêtre. Harry était décidément bien accompagné. Ils se comportaient comme des enfants. Et Salazar était loin d'arranger la situation. Au contraire, il semblait prendre un plaisir inouï à se moquer des trois sorciers, les insultant, droite, gauche puis centre. Comment était il supposé obtenir ses réponses maintenant ?

Appelle moi.

Harry fronça les sourcils et secoua sa tête, pas certain si la voix qu'il entendait dans sa tête était réelle ou l'œuvre de son pauvre cerveau dépassé par les événements.

Appelle moi, je ne te veux aucun mal, mon enfant.

« D'accord, je vais le faire. Comment puis je vous appeler ? » demanda Harry doucement, se demandant s'il n'avait pas cédé à la folie. L'aurait-il seulement remarqué ?

Fais moi une offrande et j'apparaîtrai.

Harry fronça les sourcils confus. Quoi, c'est tout ? Faire une offrande ? Offrir quoi ? Bien, Harry n'allait certainement pas offrir son âme, encore moins son premier né, donc ...

Ne sois pas ridicule, enfant, je ne veux rien d tel. Fais moi goûter ce qui est déjà mien.

« Ce qui est déjà mien ? » songea Harry dans un chuchotement, ne voulant pas que les autres l'entendent mais incapable de réfléchir à cette énigme en silence.

Commençant à faire les cent pas, Harry repensa à tout ce que Serpentard leur avait dit sur la Magie, ce qui était peu. Puis il comprit. « Je ne vous parle pas du pouvoir qui coule dans vos veines. Je vous parle de la divinité qui nous insuffle ce pouvoir. » Harry sursauta en se rappelant ces mots. « Fais moi goûter ce qui est déjà mien. Mais bien sur ! »

Sans s'arrêter de réfléchir, Harry prit sa baguette pour se faire une légère coupure dans le bras, au dessus du poignet, prenant garde de n'être proche d'aucune veine trop importante.

« Voici, j'espère que vous trouverez satisfaction. » dit Harry tenant son bras qui saignait toujours.

« Mais qu'est ce que vous faites ? » cria Rogue, se tournant vers Harry, la baguette en main, un charme de soin au bord des lèvres. Mais avant qu'il n'ait pu soigner la blessure, une lumière blanche les éblouit, et quand elle s'atténua, une femme magnifique se tenait devant eux.

« Maîtresse ! Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas eu la chance de vous regarder. Mes chaleureuses et sincères salutations, puissent les lignes telluriques parcourir la terre. » dit Salazar, s'inclinant bassement devant la femme, comme s'il retrouvait une amie de longue date et qu'il accueillait une haute personnalité en même temps. Harry en fut le premier surpris, mais le Fondateur avait réussit à accomplir les deux en même temps.

« Salazar mon vieil ami, cela fait trop longtemps depuis notre dernière conversation. Tu sembles bien te porter. Mais encore une fois, j'ai toujours eu un faible pour cette peinture. » dit la Magie avec un sourire sincère pour Serpentard. Se tournant vers Harry, elle se saisit de son bras, et huma l'air alors qu'elle faisait glisser ses doigts sur le sang qui s'écoulait toujours de la faible entaille.

« Tu as su te montrer digne des cadeaux que je t'ai offert à la naissance, Harry James Potter. Mais il est triste de voir comment ces pauvres mortels t'ont traité. Mais, qu'est ce que cela ? Qui a osé te maudire ? » demanda la Magie outragée

« Mau ... Maudire ? » bégaya Harry, son esprit passant en revue toute les fois où il avait été en contact par un objet maléfique. De laquelle la Magie parlait elle ?

« Toi ! Tu as osé le blesser ? » demanda la Magie, se tournant vers Jedusor en grondant. Mais ce grondement se transforma en fureur pur et simple une fois qu'elle eu contemplé Tom Jedusor, actuel Seigneur des Ténèbres. « Douce Gaïa, Mais qu'est ce que tu as fais. Comment as-tu pu trahir mon cadeau pour toi avec de si vilaines choses. Sept en plus de ça ! A quoi pensais tu donc ? Et que fais tu donc ? Pour couronner ton pêché, tu bois du sang de licorne ? J'étais prête à vous aider depuis que mon doux enfant a été blessé, mais je refuse de te sauver. » statua la Magie, une grimace déformant ses traits.

« Je ne crains rien de toi. Je suis Lord Voldemort et le monde tremble devant moi. » Dit Voldemort avec importance. Il aurait continué encore longtemps sur le sujet si la Magie n'avait pas fait voler sa main dans les airs et fait disparaître Voldemort dans un nuage de poussière noire. La Magie renifla et invoqua un léger vent, puis il ne resta plus rien ni de Tom Jedusor, ni de Lord Voldemort.

« Je suis désolée Salz, je sais qu'il était ton descendant, mais ... »

« N'en dit pas plus. Apprendre toutes ces choses qu'il a fait en mon nom ... Je l'aurais fait disparaître moi même si j'avais pu. Que va t il se passer pour le petit ? Ne va t il pas être blessé par la perte de son Égal Magique ? »

« Aucunement, déclara la Magie avec un mouvement de tête, je ne permettrai pas qu'il arrive du mal à mon enfant. Je prends mieux soin des miens que cela, tu devrais le savoir Salz. » dit la Magie avec un regard de reproche pour le tableau.

« Je vous présente mes plus plates excuses, Maîtresse, pour avoir osé douter de vous. » dit Salazar en s'inclinant profondément.

« Suis je le seul à être confus ? » demanda Harry, se demandant ce à quoi il venait d'assister et ce qu'il était supposé faire à présent. Jedusor était parti ? Pour de bon ?

« À présent, tentons de remettre en ordre le gâchis que les mortels de ce royaume ont fait de ta vie. Nous allons donc tous nous asseoir et tenter de nous connaître mieux les uns les autres. » dit la Magie avec un sourire espiègle. Elle s'assit alors dans le trône magnifique qui était apparu de nulle part.

«Hum, d'accord. » dit Harry, laissant la Magie le faire asseoir dans un siège qui était apparu prêt de son trône.

« Je vois que tu as pris grand soin des pouvoirs que je t'ai offert, même si je dois admettre que c'est un miracle que tu aies toujours un brin de magie avec les atrocités que tu as dû affronter. Qu'as tu pu bien faire pour te retrouver avec du venin de Basilic et des larmes de Phœnix coulant dans tes veines ? » demanda la Magie en reportant son attention sur la blessure qu'Harry avait toujours au bras.

« Hum ... Et bien ... Vous voyez ... Il y avait ce monstre, et ... » bredouilla Harry se sentant complètement à côté de la plaque. Comment était on supposer réagir quand une divinité vous portait un intérêt si intime soudainement?

« Oh, mon enfant, je ne suis pas en colère contre toi, jamais. » dit la Magie doucement, portant son doigt ensanglanté à la bouche, le nettoyant.

Harry regarda les yeux de la Magie se perdre dans le vide, et la divinité devint immobile. D'une certaine manière, Harry doutait que ce fut une bonne chose.

oOo

Prenant une grande inspiration alors qu'elle retournait au présent, la Magie secoua ses cheveux en arrière avec un mouvement de tête.

« C'était réellement déplaisant. Ne t'inquiète pas, mon enfant, ce qui réveillent ma colère payent toujours les conséquences de leurs actes. Mais d'abord, nous devons parler de la malédiction que cet imbécile de Fudge a placé sur toi. »

« Malédiction ? » demanda Harry un peu rassuré. La Magie l'avait débarrassé de Jedusor, peut être pouvait elle en faire autant pour Rogue et Malefoy ?

« Oui, le bracelet qu'a utilisé Fudge contre toi était maudit. » expliqua la Magie, faisant venir l'artefact à Elle avec un geste de la main. L'ayant examiné, elle grimaça et écrasa le bijou dans son poing. « Quelle horrible moyen d'utiliser mes dons, son créateur est bien chanceux de déjà être mort. J'aurais pris plaisir à lui enseigner qu'il ne fallait pas gâcher mes cadeaux.

Au lieu de chercher le partenaire idéal en matière d'âme, d'esprit et de magie, le bracelet modifie le sort, de sorte qu'il cherche toujours les meilleurs partenaires possible, mais en s'assurant de ne regarder que parmi ceux qui éprouvent de mauvaises dispositions envers le détenteur du bracelet. C'est beaucoup plus insidieux, je suis contente qu'il n'existe plus. » expliqua la Magie, se perdant dans ses pensées un moment. « Peut être devrais je rappeler son créateur ? Je suis sure que je me sentirai mieux si j'avais la possibilité d'apprendre à ce fou arrogant une chose ou deux. Peu importe, je réfléchirai à cela plus tard. Je dois d'abord réparer ce gâchis. » déclara la Magie décidée en évaluant du regard les trois mortels.

« Ha ! Je savais que Potter n'était pas au niveau pour être mon véritable Égal d'Esprit. » dit Rogue béatement, s'enfonçant dans son fauteuil d'un air profondément satisfait.

« Au contraire, il est tout aussi intelligent que vous l'êtes Severus Tobias Prince Rogue, ne vous croyez pas supérieur à lui. » lui reprocha la Magie, ignorant les bredouillements du Maître des Potions.

« Bien que je déteste l'avouer, Rogue a raison. » dit Harry se tortillant inconfortablement sur son siège. Il ne voulait pas contrarier une déesse, ou quoi que puisse être la Magie, mais il ne pouvait pas supporter de voir cette mascarade durer plus longtemps. Il n'était pas aussi intelligent que Rogue, peut importe ce qu'il avait dit là dessus au bâtard graisseux.

« Bien sur que tu l'es mon enfant, simplement pas en Potion, dit la Magie en se saisissant de la main d'Harry. Tu ne le réalises simplement pas, et je maudis ta famille moldue pour ça. Mais ne t'inquiète pas mon enfant, tout va rentrer dans l'ordre. » lui dit doucement la Magie en lui tapotant gentiment la main.

Harry ouvrit la bouche, puis se ravisant, la referma avec un soupir résigné.

« Bien. Revenons à notre malédiction, voulez vous ? » demanda la Magie avec un sourire éclatant pour les trois sorciers.

« Peut il être rompu ? » demanda Lucius, pas particulièrement motivé à l'idée de partager le sort du Seigneur des Ténèbres.

« Hélas non. Je peux, cependant, le modifier, ce que je ferai bien sur dès que nous aurons fini notre conversation.

« Et à propos de la prophétie ? A t elle été accomplie ou Jedusor va t il revenir pour me hanter ? » demanda Harry vacillant. Il avait été maudit, lié à ceux qui le détestaient, comment était il supporter cela ? Sans parler de la prophétie ! Il n'arrivait pas à croire que Dumbledore ne lui en ait pas parlé plus tôt.

En fait, il y arrivait assez bien.

« Mon petit, ne t'inquiète pas pour cette chose ridicule, elle a déjà rempli son œuvre, même si je dois toujours toucher deux mots à Albus sur la façon dont il t'a traité. » dit la Magie, un froncement de sourcil barrant son visage.

« Que disait la prophétie ? » demanda Lucius curieux. Il avait toujours su que celle-ci existait, bien sur, mais il n'avait jamais appris son contenu exact.

«Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera, en fera ainsi son égal. Mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois... » récita la Magie, un sourire se dessinant sur ses lèvres. « Les Parques ont réellement fait un excellent travail avec celle ci, je n'aurais pas fait mieux. »

« Quel est le pouvoir qu'il ignore ? » demanda Harry l'esprit engourdi.

« Moi. »

« Uh ? » réussit à dire Harry, incapable de quoi que ce soit de plus que regarder la Magie, la bouche béante.

La Magie se pencha et referma gentiment sa mâchoire.

« Je suis le pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore. » expliqua t elle patiemment

« Mais ...Je ne le connais pas non plus. » réussit à dire Harry

La Magie protesta d'un léger mouvement du poignet.

« Cela n'a pas d'importance. »

« Mais » protesta Harry, pas sur de savoir s'il devait se sentir insulté ou non.

« Où est il dit que tu devais connaître ce pouvoir ? Ce qui importe est que Tom Jedusor l'ignorait. Que qui que ce soit d'autre le connaisse ou pas n'a aucune importance. » expliqua la Magie, faisant par là redoubler Serpentard de rire.

« Elle est excellente ! réussit à cracher le fondateur de la maison Serpentard une fois qu'il eu repris son souffle. J'ai toujours aimé votre sens de l'humour tordu, Maîtresse. »

« C'est vrai, et tu as toujours été le favori de mes enfants Salz. » dit la Magie avec un regard tendre pour la peinture.

« Alors la prophétie a été accomplie ? Même si c'est vous qui l'avez défait et pas moi ? » demanda Harry pour être sur qu'une part de son cauchemar avait pris fin.

« La prophétie avait déjà été accomplie. » dit la Magie, tapotant à nouveau la main d'Harry.

« Comment ? » demandèrent les trois sorciers dans un chœur approximatif.

« C'est très simple. Harry a vaincu le Seigneur des Ténèbres la nuit où ses parents sont morts. Tom Jedusor était supposé mourir cette nuit. Mais parce qu'il avait séparé son âme et qu'il avait enchaîné les morceaux à la terre, il ne mourut pas. Il devint une abomination, et cette nuit j'en ai fini avec lui. Je me suis assurée qu'il ne pourrait jamais revenir dans ce monde. »

Harry ressentit le besoin urgent de demander où était Voldemort à présent, mais il le combattit, pas sur de vouloir connaître la réponse. Le sourire de celle qui sait, que la Magie lui envoya le fit frissonner et promettre de ne jamais poser la question. Et de ne jamais, jamais, faire quoique ce soit qui déplairait à la Magie.

« Assez parlé de choses ennuyeuses. A moins que vous ayez des questions, je ferais mieux de réparer toute cette situation. » dit vivement la Magie, sautant sur ses pieds.

Severus et Lucius partagèrent un regard. Ils brûlaient tous les deux de questions, mais leur instinct de préservation les fit garder leur langue au fond de leur bouche. Potter était visiblement dans les bonnes grâces de la Magie, et aucun ne souhaitait s'attirer Ses foudres. Ils avaient le pressentiment que si cela arrivait, ils n'y survivraient pas. Hochant la tête, ils ne firent rien pour empêcher leur destin. Ils espéraient juste survivre à ce qu'avait prévu la Magie pour eux. S'ils étaient chanceux, ils pourraient même peut être s'enrichir auprès d'Elle, mais aucun des Serpentards ne comptait vraiment sur cette option.

« Parfait ! Alors allons-y les garçons. Salz, soit sur que je viendrai te rendre visite une fois que mon garçon sera en sécurité et heureux. » promit la Magie.

Puis enveloppant les trois mortels dans son pouvoirs, et les fit disparaître de Poudlard, du monde des mortels lui même pour être plus exact.

« J'attendrai ce moment avec impatience, Maîtresse, cela faisait réellement trop longtemps. » dit Salazar doucement alors que son portrait quittait petit à petit la Salle sur Demande laissant une salle vide avant de disparaître complètement.

À suivre…