Titre Anglais : Fudge's Fudge
Titre Français : La bêtise de Fudge
Auteur : Janara
Chapitre traduit par : Cab
Bêta traductrice : Rémus James Lupin
Bêta Correctrice : Enishi-Haru
Rating : M
État de la fic en anglais : Fini (3 chap + Épilogue)
État de la fic en français : Fini
Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction
Résumé : Comment résoudre un problème lorsque celui ci s'appelle Harry Potter ? C'était l'unique pensée qui occupait l'esprit de Cornélius Fudge ces derniers jours. Le morveux devait être réduit au silence et Cornélius Fudge était l'homme de la situation.
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03 - Longue vie au roi
« Harry, l'heure est venu, mon amour. » annonça une voix profonde et chaude.
« Je le sais bien, mais tu avoueras qu'il y a quelque chose de terriblement amusant à les regarder se disputailler comme ça. » médita Harry, regardant le Magenmagot sombrer dans le chaos.
Au milieu de cette tempête se tenaient Dumbledore et Fudge. Et Merlin comme le vieux fou tournait en ridicule cet idiot bafouillant. Quel dommage que ce soit trop tard, pensa Harry amusé, bien qu'il fut divertissant de regarder la teinte de rouge particulière qu'avait pris le visage du directeur. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait vu cette couleur que sur le visage de son oncle Vernon.
Les autres membres du Magenmagot se tenaient debout autour des deux adversaires, et Harry trouva amusant d'observer leurs réactions face aux différentes accusations de Dumbledore et aux explications de Fudge sur le pourquoi de ses agissements. Celles ci, édulcorées de toutes fanfaronnades, se résumaient au fait qu'il était le Ministre de la Magie, et en tant que tel, libre de faire ce qu'il voulait.
Il était particulièrement intéressant d'observer qui était d'accord avec cet idiot, et qui ne l'était pas. Les sorciers étaient ils finalement si arrogants ? Si ignorants ?
« Ce n'est pas pour t'ennuyer Harry, mais nous avons un devoir à accomplir. Qu'importe combien ces autochtones sont amusants. » statua une seconde voix en ébouriffant doucement les cheveux noirs d'Harry pour faire bonne mesure.
« Oui, oui. Riez autant que vous le voulez, ce n'est pas vous qui avez reçu cette mission. » se lamenta Harry qui ne reçu que deux rires en réponse à ses plaintes.
« Bien. » Harry fit la moue, puis appela à lui la magie qui flottait dans la pièce et la fit résonner comme un coup de tonnerre. Cela eut le mérite de faire taire toutes les personnes présentes qui s'aplatirent incertains.
« Qui va là ? » Ordonna Dumbledore, regardant autour de lui avec colère. Il paraissait puissant et menaçant. Au moins comparé à cette assemblée de mouton. Personnellement Harry le trouvait plutôt ridicule, mais il n'allait pas dire cela au vieil homme.
« Moi. » Répondit sereinement Harry, ouvrant publiquement un portail par lequel il entra, suivi de ses deux compagnons.
« Et qui êtes vous ? Ceci est une séance privée. Vous n'êtes pas les bienvenus. Je vous demanderai donc de bien vouloir quitter la salle. » dit Dumbledore, considérant les étrangers avec son air de juge de cours magistral.
« Plus pour longtemps, je suis là pour clore cette session. » Dit Harry calmement, ignorant les deux gémissements qui se firent entendre derrière lui et le vrombissement insulté du Magenmagot
« Pardon ? Comment osez vous ? Vous n'avez –» tempêta Fudge, secouant son chapeau melon rapiécé vers Harry alors qu'il ne trouvait plus les mots pour exprimer sa fureur.
« Je n'arrive pas à le croire. Vous ne me reconnaissez même pas, n'est-ce pas ? » demanda Harry stupéfait alors qu'il observait les regards sur lui du Magenmagot. Il savait qu'il avait changé, mais autant ?
« Dites nous simplement qui vous êtes jeune homme, et pourquoi êtes vous ici ? » demanda une vieille femme, faisant de son mieux pour adresser un sourire encourageant à ces étrangers, mais échouant lamentablement à cause du stress accumulé et de ces faits déplaisants qui l'avaient bombardées toute l'heure précédente.
« Je suis Harry Potter et je suis votre nouveau dirigeant. » statua Harry toujours aussi calme, regardant avec plaisir la salle exploser dans un vacarme sans pareil.
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« Tu l'as fait exprès, » accusa Lucius Malefoy alors qu'il s'asseyait sur une chaise.
« Bien sur, » répliqua Harry en gloussant, adressant au blond un sourire effronté.
« Harry, comporte toi convenablement ! » Grogna Severus en lançant un regard noir à son compagnon, alors qu'il riait. Après tout ce temps, il y avait encore des jours comme celui là, où le Maître des Potions désespérait de comprendre son Lié.
« Calme toi, mon amour. Tu sais que tu m'aimes et que je t'aime en retour. C'est suffisant, non ? » le rassura Harry, envoyant mentalement à son compagnon irrité une étreinte.
« Vous deux pourrez roucouler plus tard, Harry doit d'abord s'occuper du Magenmagot avant que nous ne soyons arrêté et que les choses tournent mal. » dit Lucius, un regard attentif sur la foule qui se formait. S'ils n'agissaient pas rapidement, les choses pouvaient réellement tourner au vinaigre.
Soupirant, Harry reconnu toute fois la vérité, se leva et appelant de nouveau à lui la magie qui flottait dans l'air cria « Silence ! » d'une voix amplifiée par le pouvoir, qui s'éleva non seulement dans la chambre du Magenmagot mais jusque dans le Ministère de la Magie tout entier.
« Je vous remercie. Comme je vous le disais, je suis Harry Potter, et je suis ici pour prendre le pouvoir sur vous tous. »
« Tu ne peux pas ! Je suis le Ministre de la Magie et je ne le permettrai pas. »
« Il y a un petit problème dans cette affirmation, » répliqua Harry, que son calme n'avait pas quitté.
« Et qu'est ce que c'est ? » demandé Fudge en ricanant.
« C'est que je l'ai déjà. »
« Qu'est ce que tu as déjà ? » demanda Dumbledore sentant la crainte s'installer au fond de lui.
« Le Pouvoir bien sûr, » répliqua Harry avec un sourire distinctement Serpentard.
« Excusez moi, mais vous ne pouvez être Harry Potter, » dit une veille femme qui s'était avancée jusqu'à l'endroit où se trouvait Harry.
« Et pourquoi pas ? » Demanda Harry, trouvant la situation hilarante. Comment pourrait-il en être autrement alors qu'il avait face à lui tous les leaders d'Angleterre frustrés et confus ?
Derrière lui, Severus et Lucius partagèrent un regard avant de sourire piteusement. Salazar Serpentard et la Magie avaient eu une très mauvaise influence sur leur moitié. Harry n'avait pas seulement embrassé ses pouvoirs, mais avait appris à aimer semer le chaos et la discorde. Tous deux blâmaient résolument et complètement Dumbledore pour ça, et ils allaient prendre un grand plaisir à lui faire payer les nombreux maux de crâne que leur avait causés Harry depuis leur Lien forcé.
« Car Harry Potter a le même âge que mon petit fils. Et Neville n'a que quinze ans. Et vous semblez en avoir une vingtaine? Donc, à moins que vous ne soyez déguisé avec un sort ou une potion, vous ne pouvez pas être Harry Potter. » statua simplement Augusta Londubat
« Un argument intéressant, madame » dit Harry en accordant à la matriarche Londubat un sourire resplendissant. « Mais il y a une erreur dans votre raisonnement. » ajouta t-il narquois, une lueur malicieuse dansant dans ses séduisants yeux verts.
« Vraiment, jeune homme ? Et laquelle est ce ? » demanda la Lady hautaine.
« Le fait que vous ayez tellement tout raté avec moi, que la Maîtresse a été obligé de me conduire dans une autre réalité pour me soigner et réparer ma magie, expliqua simplement Harry. Peut être que cela fait quelques heures pour vous que ce bouffon a placé son bracelet maudit à mon bras, mais pour moi cela fait beaucoup plus longtemps. Tellement plus longtemps. »
« Maîtresse ? À qui as-tu donc juré ta loyauté Harry ? Et où est Tom ? » demanda Dumbledore, son mauvais pressentiment grandissant. Quelle folie avait bien pu faire Harry ? Qui avait réussi à prendre le contrôle du pion et de l'arme principale de Dumbledore ? L'enfant idiot n'avait il rien appris au contact de Voldemort ?
« Amusant que vous demandiez ça, » dit Harry dans un sourire provoquant, se tournant vers le vieux Directeur. « Voldemort... Voldemort a eu le malheur de déplaire à la mauvaise personne ? Ce fut très triste, vraiment. » conclut Harry avec un soupir rhétorique et en essuyant une larme imaginaire.
« Que lui as tu fait, Harry ? Et comment as tu pu ne pas sombrer dans la folie après avoir tué un de tes compagnons choisis par la magie ? » demanda Dumbledore, fixant son pion avec attention. En vérité, le garçon n'avait jamais paru plus rayonnant. Albus ne put s'empêcher de frémir de plaisir quand la magie de Harry toucha accidentellement la sienne. Les pouvoirs de Harry Potter avaient indubitablement grandi, et le garçon était plus fort que Dumbledore avait osé en rêver ou même l'espérer.
Et ce garçon inconscient avait juré fidélité à quelqu'un d'autre !
Harry renifla et tourna le dos délibérément au Directeur, regardant autour de lui pour voir où ses compagnons étaient assis, commentant mentalement tout ce qu'ils voyaient. Habituellement, Harry ne se serait pas soucié pas de leurs remarques venimeuses, mais aujourd'hui elles le gênaient. Sans compter qu'il ne pouvait les rejoindre pour ajouter quelques paroles pleines de fiel à son tour.
« Vous connaissez Albus Dumbledore depuis plus longtemps que moi, A t-il toujours sauté aux conclusions comme ça ? » demanda Harry à ses amants, pointant Albus de son pouce par dessus son épaule, pour qu'il soit doublement clair de savoir de qui il parlait.
« Albus m'est toujours apparu comme un homme qui aimait jouer ses cartes tout contre son torse. Sans parler du fait que l'homme prend plaisir à paraître omnipotent, mais sauter aux conclusions ? Non, ce n'est pas l'impression que j'ai eu. Severus ? Tu as travaillé pour lui, qu'en penses tu ? » interrogea Lucius en se tournant vers son camarade Serpentard.
« Albus n'est certes pas connu pour cela, mais il a effectivement tendance à sauter rapidement aux conclusions, en effet. » répondit doucement Severus l'air pensif.
« Vraiment ? » demanda Harry en bondissant légèrement. Il adorait se moquer de Dumbledore depuis quelques temps. Il semblait prendre un plaisir particulier à détruire petit à petit la réputation de l'homme en pointant ses très, très, nombreux défauts et ses erreurs.
« Enfin, Severus, tu sais bien que ce que tu dis est faux. » le réprima Dumbledore, lui jetant un regard blessé espérant ainsi freiner la langue de Severus dans ses révélations qui ne devaient pas être dévoilées au grand jour.
« Peut être avez vous raison, Albus, mais vous ne pourrez pas nier que vous avez ... disons une légère tendance ? À ignorer les faits qui ne viennent pas confirmer vos théories. Sans oublier le fait que vous soyez aveugle aux faits et aux événements qui vous arrangent. » répondit sèchement Severus, fixant son ancien employeur d'un œil mauvais.
Albus se refusa de rougir ou à donner une quelconque indication que les mots de Rogue avaient fait mouche. Au lieu de cela, il laissa les mots glisser sur lui assez facilement grâce à sa longue habitude de ne jamais laisser les vérités inconfortables le déranger. Il préféra s'occuper de la situation la plus urgente, c'est à dire s'occuper de la décision aussi téméraire que stupide d'Harry de vouer sa loyauté à cette mystérieuse maîtresse.
« Harry, mon garçon, à qui as-tu promis ton allégeance ? Et comment as-tu réussi à éviter le contre coup du meurtre de Tom ? Peut-on utiliser la même méthode pour te sauver de Severus et de Lucius ? » demanda Dumbledore, un espoir prenant place dans son cœur. Peut-être n'était il pas trop tard pour récupérer son pion, et même si Harry était un peu fou , ... Tant qu'il obéissait à Albus, sa santé mentale importait relativement peu.
Avant qu'il n'ait pu planifier plus, Albus Dumbledore se retrouva face à un Potter enragé et à deux mains rougeoyantes. Par Godric Gryffondor, le garçon avait aussi réussi à maîtriser la magie sans baguette ? Cela ne plairait certainement pas au Magenmagot, de telles capacités étaient considérées comme de la magie noire de nos jours.
« J'étais sur le point de vous autoriser à survivre, vieil homme, » siffla Harry furieux, mais vous avez signé votre arrêt de mort. Comment osez vous m'accuser de la mort de Tom Jedusor ? Et comment osez vous suggérer de faire subir le même sort à Lucius et à Severus ? »
« Calme toi, petit, il n'a plus le pouvoir de te blesser. Il ne peut plus blesser aucun de nous, tu le sais, Harry, alors calme toi avant que ta Magie ne nous enterre vivants, encore. »
« Hey ! Ce n'était pas de ma faute si j'ai accidentellement fait descendre cette caverne. » protesta Harry, se tournant vers Severus pour l'assassiner du regard pour avoir ressorti cette vieille histoire.
Severus ne laissa pas à Harry la chance de proclamer son innocence plus longtemps. À la place, il prit doucement le jeune dans ses bras et l'embrassa, sachant que c'était la le moyen le plus rapide, mais aussi le plus sûr de calmer la fureur de son partenaire.
Quand il se détacha finalement, pour remplir d'oxygène ses poumons affamés, Lucius était là et entraîna Harry dans un autre baiser à faire tourner la tête.
« Ahem, est ce que quelqu'un aurait l'obligeance de me dire ce qu'il vous est arrivé à tous les trois ? Et qui est Tom Jedusor ? Et pourquoi Albus semble convaincu que Monsieur Potter l'a tué ? » demanda Augusta, brisant la bulle de calme que les trois liés avaient réussi à créer malgré le chaos qui régnait autour.
Soupirant profondément, Harry se tourna et fit face à la foule. Soudain fatigué, il était pressé d'en finir avec cette immense mascarade.
« Bien, de ce que j'ai pu entendre, Fudge et Dumbledore vous ont déjà expliqué ce qui s'était passé à Poudlard un peu plus tôt. » dit finalement Harry qui avait besoin d'un point de départ à ses explications, et celui ci n'était pas plus mauvais qu'un autre.
« Nous avions besoin d'un endroit plus privé pour en discuter, un endroit où j'aurais eu la certitude que nous ne serions pas interrompu. » ajouta Harry, adressant un regard sombre à Dumbledore. Harry ne se faisait pas d'illusion sur l'issu de cette assemblée si Dumbledore était parvenu à l'interrompre.
« J'ai pensé que la Salle sur Demande était aussi sûre et privée qu'on puisse en rêver, alors j'y ai emmené les autres. » continua Harry, sans expliquer ce que la Salle sur Demande était. Si le Magenmagot ne savait pas ce que c'était, ils n'avaient qu'à lire l'histoire de Poudlard et le découvrir par eux même ! Il n'allait pas tout faire non plus.
« Voldemort ne pouvant bien sur pas faire les choses calmement, cela ne prit pas longtemps avant que nous en vînmes à débattre sur le pourquoi de cette guerre. Jedusor s'étala longuement sur le fait d'accomplir les vœux de son ancêtre, et nous nous sommes disputés à ce propos. » dit Harry dans un haussement d'épaules. Pour lui, cette discussion avait eu lieu il y a des années, et pour tout dire, il avait presque oublié cette confrontation avec le Lord Noir auto proclamé. Après tout, pourquoi aurait il retenu les gesticulations stupides de Tom Jedusor ? Des choses beaucoup plus importantes avaient eu lieu ce jour là, et Harry ne s'occupait plus des choses sans importance, la vie était trop courte pour cela.
« Est ce à ce moment là que tu as tué Tom, Harry ? Ta colère a peut être pris le dessus et ... »
« Pour votre information, Albus Dumbledore, Harry n'a pas tué Jedusor, quelqu'un d'autre l'a fait. » siffla Rogue, sa baguette pointée sur le vieux sorcier. « Et si vous osez émettre ces accusations stupides une fois encore, je m'assurerai que ce soit vos derniers mots. Vous avez été prévenu. »
Albus observa Severus avec attention, réalisant que le Maître des Potion pensait chaque mot qu'il venait de dire. Prenant l'avertissement à cœur, le vieux sorcier recula, inclinant la tête, s'assurant de garder sa bouche close. Il ne pouvait simplement pas risquer d'être tué avant d'être certain de la disparition définitive de Tom Jedusor.
« Du calme, mon amour. » dit Harry doucement, plaçant sa main sur le bras rigide de son compagnon, le pressant silencieusement d'abaisser sa baguette.
« Comme je le disais avant d'être impoliment interrompu, Voldemort et moi étions en désaccord sur Salazar Serpentard et ses vœux. Grâce à la nature même de la Salle sur Demande, un portait de Salz apparut – »
« Mais c'est impossible ! Il ne reste aucun portrait de Salazar Serpentard. Ils ont tous été détruits il y a des années. » interrompit cet idiot de Fudge avant de souiller ses bas alors qu'il ressentait le pouvoir qui s'échappait de Potter et de ses compagnons. Il était finalement entré dans le crâne épais de Fudge que ces trois là ne ressentiraient jamais pour lui ni amour, ni pitié. Et comme il n'était pas encore complètement fou, en tout cas pas en ce qui concernait sa propre survie, Fudge se recula immédiatement derrière Dumbledore, faisant confiance au vénérable sorcier pour le protéger en cas de besoin.
« Pour prévenir toute interruption ultérieure, disons simplement que la Salle sur Demande est une pièce très particulière construite par les Fondateurs, celle-ci est capable d'à peu près n'importe quoi. » expliqua calmement Lucius, parcourant la pièce du regard, mettant au défi les sorciers et sorcières rassemblés d'interrompre encore une fois son amant.
« Salazar ne fut pas impressionné par son héritier. Ils se sont disputés à leur tour. Je raccourcis cette histoire car elle est déjà fort longue, mais aussi parce que je ne me souviens plus exactement des détails car trop de choses se sont passées depuis. Le point important est que ce jour là, la Maîtresse revint dans notre monde. »
Le Magenmagot frissonna nerveusement à ces mots. Tous voulaient savoir qui était cette mystérieuse maîtresse, mais aucun n'était assez brave, ou assez fou pour poser la question à voix haute.
« Il s'est avéré que la Maîtresse dont Salazar parlait était la Magie elle même. » continua Harry, souriant légèrement alors qu'il repensait à toutes les merveilles qu'Elle lui avait faites découvrir au fil des ans. « La Magie n'était pas contente de la manière dont vous l'avez oublié. Ou pour ceux qui s'en souviennent encore, de la manière dont vous avez totalement et complètement négligé ses cadeaux.
- Elle a vu Jedusor et est entré dans une fureur noire lorsqu'elle a réalisé combien il s'était corrompu et perverti lui-même pour devenir Lord Voldemort. Pour ses erreurs impardonnables, la Magie l'a détruit. Totalement.
- Vous voyez Albus, ce n'est pas moi qui ai tué votre précieux Tom Jedusor, c'est la Magie. » dit Harry sarcastique, regardant méchamment Dumbledore pour l'avoir cru capable du pire.
« La Magie nous a ensuite emporté tous les trois dans une autre réalité où elle a pu réparer toutes les horreurs que vous avez fait subir à ma magie. Vu la façon dont elle jurait, il semble que ce soit un miracle que j'ai été capable de l'utiliser tout court, avec toutes les différentes barrières et autres sorts bloquants qu'on y avait posé. Apparemment Albus Dumbledore n'est pas le seul à avoir perturbé mon noyau magique, mais je ne sais pas qui d'autre l'a fait à part lui. » dit Harry, souriant doucement alors qu'un soupir de soulagement balayait la salle.
« Lucius et Severus le savent, bien évidemment, et je comprends leur intention d'avoir une petite ... discussion avec les coupables. » sourit Harry alors que cette fois-ci des gémissements se faisaient entendre avant d'être étouffés rapidement. Il ne savait réellement pas qui avait embrouillé sa magie, et il ne s'en souciait plus, sûr qu'à présent plus personne ne le blesserait. Pour l'instant, cela lui suffisait.
« Furieuse la Magie était prête à tous vous effacer pour avoir trahi ses cadeaux. Mais je lui ai fait part de mon idée, pointant le fait qu'il y avait de nombreux innocents qui n'avaient rien fait pour me blesser moi ou les miens.
- Finalement, la Magie fut d'accord avec moi, mais elle n'était pas prête à vous laisser sans surveillance plus longtemps. Ainsi me voila. La Magie a décidé que vous étiez trop corrompus, avides et assoiffés de pouvoir pour être autorisé à vous auto diriger plus longtemps. Elle a donc désigné une personne pour vous gouverner.
- Moi.
- C'est pourquoi à compter de ce jour je suis votre dirigeant, et ce jusqu'à ce que la Magie décrète que vous soyez de nouveau apte à vous gouverner vous même. Je vous conseille de vous faire rapidement à l'idée, car nous sommes là pour rester et rien de ce que vous pourrez dire ou faire ne pourra nous faire partir.
- Ah oui, cela me fait penser, à partir de ce jour des lois justes seront mises en place et chacun, j'insiste, chacun devra les suivre. Si vous n'êtes pas d'accord avec cela, vous pouvez faire une pétition pour la Magie pour faire modifier la loi. Soyez prévenu cependant, si la Magie estime que votre plainte est insignifiante ou que vous avez gaspillé son temps, elle a promis de vous enlever votre magie et de vous forcer à vivre en Moldu pour le restant de vos jours. » finit Harry, gloussant doucement alors que le Magenmagot explosait en une cacophonie de protestation, leur indignation et leur colère surpassant leur peur.
Harry s'installa dans les bras de Severus, s'empara de la main de Lucius et attendit que la fureur se calme.
« Harry, quelle merveilleuse nouvelle, je suis très fier de voir comment tu as réussi à retourner la situation, dit Dumbledore en s'approchant des trois puissants sorciers. Je suis certain que tu ne laisseras pas tes nouvelles responsabilités te tourner la tête, et que tu ne feras pas de favoritisme avec tes amis. À vrai dire, je suis certain que tôt ou tard tu auras besoin d'aide pour revisiter certaines de nos vieilles lois et je serais ravi à ce moment là de me mettre à ta disposition. Je sais comment fonctionne le monde magique et je ... »
« Cela suffit, Dumbledore, nous n'avons pas l'intention de vous laisser créer votre utopiste Plus Grand Bien. » dit Lucius fermement, voulant tuer l'idée de l'homme dans l'œuf. Il savait parfaitement que s'ils ne s'occupaient pas de Dumbledore maintenant, le vieil homme les distrairait dans leur mission. Harry n'avait pas besoin de ça, pas plus que Severus ou lui même.
« Pensez vous honnêtement que créer le monde que Tom Jedusor voulait soit une meilleure idée ? » demanda Albus, incapable de dissimuler son mépris alors qu'il dévisageait le calme Serpentard. Oh, comme il détestait Lucius Malefoy à ce moment même. Mais la victoire de Lucius serait de courte durée, Albus allait s'en assurer. Harry avait jusqu'à peu, ardemment suivi les ordres de Dumbledore, ce ne serait pas trop difficile de lui rappeler à qui il se devait d'offrir obéissance.
Harry ne put s'empêcher de rire.
« Et vous, croyez vous honnêtement que nous voulons accomplir le rêve de Voldemort ? Si c'était le cas, pourquoi prendrions-nous la peine de nous déranger en venant ici ? Vu vos agissements, cela ne devrait pas prendre plus de cinquante ans pour que sa vision ne devienne réalité. »
Dumbledore fixait son ancien pion la bouche ouverte, refusant d'y croire. Pas après tous ses efforts et ses sacrifices pour créer un monde où chacun pourrait prospérer.
« Regardez la vérité en face, vieil homme, vous avez perdu. Vous avez eu votre chance d'accomplir quelque chose de grand, quelque chose d'important, et vous l'avez laissé filer. Votre temps est révolu et je suis celui dont on se souviendra pour avoir fait de ce monde un monde meilleur, et cela, si ce n'est pour toujours, pour très, très, longtemps. » dit Harry, regardant avec pitié le Directeur de Poudlard devenir pâle et se mettre à trembler comme si le monde s'ouvrait sous ses pieds.
« Non, dit Dumbledore doucement, faiblement. Non, ce n'est pas possible. Non, tu ne sais pas. Tu ne comprends pas. Harry, il y a quelque chose que je dois te dire, quelque chose que j'ai tardé à t'avouer, mais je sais à présent qu'il le faut. Harry, mon garçon, il y a une prophétie ... » commença Albus, pour être interrompu par un geste négligeant d'Harry.
« Je suis au courant. La Magie m'en a informé. Mais Albus, elle m'a aussi appris que celle ci avait déjà été accomplie. »
« Non ! Ce n'est pas possible, Harry, tu dois m'écouter, je suspecte Tom d'avoir créé plusieurs ... »
« Oui, oui, oui, cet idiot a créé des horcruxes, faisant d'Harry l'un d'entre eux, par erreur bien entendu, le coupa Severus avec impatience. Quelle partie de : la Magie a fait disparaître cet imbécile, n'avez vous pas comprise, Albus ? Pensiez vous que la Magie ne s'en serait pas rendu compte ? En réalité, ce fut même la chose qui la fit sortir de ses gonds et qui la fit détruire Voldemort pour toujours. Honnêtement, Albus, n'aviez vous donc rien de mieux pour reprendre Harry dans vos filets ? » demanda Severus, un regard incrédule pour son ancien employeur. Albus Dumbledore était habituellement beaucoup plus subtil dans ses actions que cet imbécile maladroit qui se tenait devant lui.
« Calme toi, mon amour, l'homme n'a pas l'habitude de voir son monde bouleversé comme ça. Il est plus enclin à s'asseoir imperturbable et intouchable, détruisant les autres au nom du Plus Grand Bien. Ce vieux manipulateur n'a jamais connu la situation inverse. » fit Lucius avec un rire méchant. Il prenait secrètement un plaisir incroyable à voir son vieil ennemi mis à genoux métaphoriquement. Oh, bien sur, Dumbledore ne s'en relèverait jamais, Severus et lui s'en assureraient. Plus jamais le vieux fou ne s'en prendrait à eux. Et Lucius voulait bien être damné s'il laissait Dumbledore s'approcher d'Harry à nouveau.
« Vous croyez vraiment être capable de vous auto proclamer dirigeant du monde magique ? » demanda Madame Londubat, regardant Harry pensivement.
Harry ne fit pas attention au scepticisme qu'il ressentait chez la grand-mère de Neville. Il savait qui il était à présent, et cela ne le blessait plus depuis que la Magie avait réussit à le guérir de la majorité des conséquences des abus des Dursley.
Il n'atteindrait probablement jamais la taille qu'il aurait dû avoir, mais cela ne le blessait plus. Au contraire, Harry était plutôt heureux de voir comment il pouvait se blottir encore plus près de ses compagnons, en sécurité, aimé, et protégé lorsqu'ils l'entouraient de leur bras, le cachant au reste du monde par leur étreinte.
La Magie avait réussi à corriger sa vue, ce qui était de l'avis de Harry, bien plus important que sa taille, laissant ses yeux verts brillants encadrés par ses épais cils charbon.
Ajoutez à cela ses cheveux noirs corbeaux qui lui coulaient sagement jusqu'en bas du dos, une peau sans défaut, ah oui, cette ennuyante cicatrice avait disparu, Harry savait qu'il était beau.
Des transformations similaires s'étaient opérées chez ses compagnons, les faisant paraître des années plus jeunes. Harry était pleinement conscient de l'effet que tous les trois faisaient au Magenmagot.
Les vieux sorciers pouvaient se plaindre, mais Harry savait qu'ils n'étaient guère plus que des moutons, et que dans quelques temps ils se rangeraient en ligne, autorisant celui qui se montrerait fort à les conduire sans qu'ils ne posent trop de questions.
C'était une chance pour la Grande-Bretagne magique que cette fois-ci ce serait un leader juste qui s'occuperait du bien être de tous.
« Tu n'as pas le droit de faire ça, garçon ! Tu ne peux pas arriver et te déclarer notre chef ! » cria l'un des sorcier, ignorant les supplications de ses compagnons pour qu'il se taise.
« Ah non ? Vous n'aimez pas ma prise de pouvoir ? Vous refusez d'admettre que la Magie est réelle et qu'elle est à présent votre dirigeant ultime ? » demanda Harry, presque en ronronnant, partageant un regard amusé avec ses compagnons. « Alors peut être auriez vous du faire quelque chose avant que Fudge n'ait été assez délirant au point de penser qu'il pouvait me piéger, moi, et tenter de me contrôler en contrôlant mon compagnon.
- Fudge n'aimait pas que je dise au gens que Voldemort était de retour, alors il avait imaginé le plan parfait. Il a volé un bracelet au Département des Mystères, et l'a utilisé pour appeler mon âme sœur.
- Si Fudge n'avait pas fait ça, s'il m'avait laissé tranquille, alors il serait encore Ministre de la Magie, et vous seriez encore membre du Magenmagot, dit Harry, balayant de son bras la foule assemblée.
- Mais parce que Fudge avait trop peur de la vérité, il a fait ce qu'il a fait, déclenchant cette réaction en chaîne. Et la chaîne arrive bientôt à sa fin, et à la fin, il y a moi et ceux à qui je suis lié, et nous sommes vos nouveaux dirigeants. Faites avec. » déclara sèchement Harry, s'emparant de ses amants, se préparant à les transplaner à la maison.
« Lord Voldemort n'est plus. La prophétie a été accomplie. Vous n'avez plus aucune excuse, remerciez Fudge pour ça. Maintenant tout ce qu'il vous reste, c'est moi ! dit Harry avec un regard méchant alors qu'il disparaissait avec les hommes de sa vie.
« Ce n'était pas très gentil. » le réprimanda Lucius, s'autorisant à s'effondrer dans la chambre. Après cette confrontation, ils pouvaient s'autoriser un peu de distraction avant de retourner s'occuper du Ministère de la Magie.
« Hey, je n'ai jamais dit que j'étais gentil. » se plaignit Harry alors qu'il se dévêtait lentement. « En plus, combien de fois toi et Severus m'avez vous dit que vous n'étiez pas gentils ? Et comme j'ai bien l'intention que vous vous occupiez de moi ... » s'interrompit Harry suggestif alors qu'il grimpait sur le lit, exposant son séduisant postérieur au regard.
« Soit gentil Lucius, pour ma part je l'aime sombre et méchant. » dit Severus, se déshabillant en un temps record, impatient de rejoindre son amant, ayant grand besoin d'évacuer tout ce stress.
Lucius soupira exaspéré, mais c'était principalement pour être dramatique. Non, Harry n'était pas gentil ces jours-ci, mais il n'était pas maléfique non plus. Il était Harry, et Lucius ne l'aurait pas voulu autrement.
Faisant disparaître ses vêtements, Lucius bondit sur son amant impatient, clamant ses lèvres appétissantes dans un baiser brûlant. Oublié le ministère et ses idiots, Lucius avait ... des obligations plus pressantes dont il devait s'occuper.
A suivre…
