Voici un nouveau chapitre !
Je tiens tout d'abord à m'excuser pour une erreur dans le chapitre un, en me relisant j'ai remarqué que j'avais écrit qu'Alice était blonde… Mais non elle est brune bien évidemment. C'est ca d'aller trop vite.
Ensuite je voudrais remercier JasperEdward21 et AnnaSky pour leurs reviews ainsi que Bree alias Canada02 qui laisse toujours une review après avoir lu un de mes chapitres, je t'en remercie beaucoup ! Alors merci à vous trois ça fait plaisir d'avoir des avis surtout aussi sympa et ça motive ! Merci aussi pour les personnes qui m'ont rajouté en favoris et en alerte ! C'est rien que pour vous tous que je poste ce nouveau chapitre ^^ j'espère qu'il vous plaira !
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Je suis Carlisle de pres tout en observant la décoration autour de moi. En revenant dans le hall je peux observer que la pièce continue derrière l'escalier et qu'une grande baie vitré donne sur l'extérieur. Je vois beaucoup de couleur, des fleurs, mais nous passons tellement vite que je n'ai pas le temps de regarder plus attentivement. Nous montons les escaliers et j'ai un frisson en posant ma main sur le marbre froid de la rambarde. Je m'imagine aussi essayer de descendre ces marches le matin en mode pas encore bien réveillée. Je vais me casser quelque chose c'est certain… Peut-être même vais je m'ouvrir la tête en deux, mettre du sang partout et ruiner la décoration des Cullen. Ça leur en foutrait un coup je suis sûre. C'est Jessica qui serait enlevé d'un grand poids, elle n'aurait plus à me trouver de famille d'accueil, ni à me supporter. Par contre je ne suis pas sûr que les Cullen écopent d'une bonne réputation. « Emmenez les enfants abandonné chez nous, ils leur suffit de prendre l'escalier et pouf, c'est réglé ». J'ai un léger rire et vois le patriarche me regarder avec interrogation.
— Rien que vous ne voulez savoir Monsieur. Dis-je en essayant d'enlever les drôles de pensées qui enveloppaient mon cerveau.
— Appelle moi Carlisle, nous allons vivre ensemble dorénavant, comme une famille, et m'entendre appeler Monsieur me fait passer pour un professeur !
Il me fait un énorme sourire digne d'une pub Colgate et m'emmène dans un couloir pour le moins atypique, la moitié est pour ainsi dire normale, mur, portes, photos aux murs. L'autre côté néanmoins n'est en fait que du verre. Une baie vitrée immense qui donne vu sur l'immense piscine qui se trouve dans leur jardin, ainsi que sur la forêt verdoyante un peu plus loin. Plusieurs questions se posent à moi : Nom de Dieu aurais-je gagné au loto ? Je passe du couple Johnson à la maison vieillotte à une vraie baraque de bourgeois. Deuxième question qui est la même à un détail prêt : Nom de Dieu ont ils gagné au loto ? Beh oui on peut se poser la question il est techniquement impossible à mon très humble avis d'avoir une maison comme ça sauf si vous êtes fils d'un roi ou un truc du genre. D'accord ils touchent très certainement des subventions pour garder des enfants qui ne sont pas les leurs mais de là à en arriver là… C'est qu'il y en a cent je ne sais pas… Troisième question et pas la moindre :
— Personne n'a jamais cassé cette vitre ? M'écriè je étonné en faisant des traces de doigts sur la surface translucide. Non parce qu'avoir cette installation, avec des gamins partout… Vous êtes courageux… Ou fou. Vous savez que des enfants arrivent à casser des fenêtres dans les écoles et sautent, ou plutôt se font pousser. Alors certes on est qu'au premier étage. MAIS si l'enfant est petit… Un plus un égale deux. Petit enfants plus premier étage à baie vitré égale hôpital… Ou alors vous savez voler.
Je le regarde très sérieusement. Non je ne suis pas paranoïaque, je ne suis pas du genre théorie du complot, ni du genre à voir des choses-là ou y en a pas… Non. Jamais.
— Bella.
Il pose ses deux mains de part et d'autre de mes épaules et me regarde dans les yeux.
— Sache que rien dans cette maison n'a été fait au hasard. Tout est sécurisé et fait pour le mieux pour que tout le monde se sente à l'aise. Ces vitres ne se casseront pas. Et le lustre du hall ne tombera pas non plus. De plus, malgré cela, sache aussi que les enfants ici ne sont pas des monstres et n'essaient pas de tout casser. Nous avons construit cette maison ainsi pour qu'elle soit fonctionnelle et lumineuse, c'est le travail d'Esmée, ma femme, elle est décoratrice d'intérieur et crois-moi elle connait son travail sur le bout des doigts. Elle a voulu que cette maison lui ressemble mais puisse aussi ressembler à ceux qui y résident avec nous. Et elle pensait que les esprits des enfants qui arrivaient chez nous étaient déjà bien trop sombres pour en plus vivre dans une habitation ténébreuse. Tu comprends ?
J'hoche la tête sans rien ajouter, c'est dingue comme je me sens stupide en ce moment précis. Je médite les phrases de Carlisle et ai tout à coup de l'envie de voir Esmée Cullen.
— Votre femme n'est pas ici ?
Il se redresse en me sourit gentiment.
— Elle travaille, je pense que tu es la première personne qu'elle viendra voir quand elle rentrera ! Elle a hâte de te rencontrer.
— Vraiment ?
J'étais plus que sceptique, cette femme ne me connait pas, une fois que ça sera le cas elle aurait beaucoup moins hâte de passer du temps avec moi.
— Vraiment. Allez suis moi.
Nous avançons jusqu'au bout du couloir, jusqu'à la dernière porte qui se trouvait contrairement aux autres face à nous. Il se pousse sur le côté pour me laisser passer avant lui. Gentleman ? Je tourne lentement la poignée ronde le cœur battant irrégulièrement. Et en entrant dans la chambre je manque de saigner des yeux. C'était rose. Trop rose. Beaucoup beaucoup trop rose. Je n'aime pas le rose.
— Je sais ce que tu te dis… Lance Carlisle.
— Rose. Répété je comme si il y avait un bug dans mon système.
Il se met à rire et avance dans la pièce.
— Ce côté de la chambre est celui d'Alice. D'où le rose très présent. Mais si tu t'avances un peu… Fait-il en attendant que je m'exécute. Tu verras que la pièce est en forme de L et se continue sur le côté de la porte.
En m'avançant je pris note qu'effectivement tout un espace à peu près égale à celui d'Alice était emménagé. D'où l'emplacement étrange de la porte dans le couloir.
— Alice était seule dans cette chambre elle avait donc pris ses marques et investi la totalité de la pièce nous lui avons donc demandé de… Ranger un peu… Si on peut dire.
J'arque un sourcil à la vue des portants pleins de fringues qui emplissait la deuxième partie de la chambre.
— Nous t'avons quand même installé un lit et le placard est vide. Tu es donc libre d'y mettre tes affaires. Toute la décoration va être refaite. Alice a grandi, et le rose n'est plus autant son truc qu'avant. De plus maintenant qu'elle ne sera plus seule à dormir ici tu auras aussi ton mot à dire et nous choisirons tous ensemble la meilleur façon de re décorer tout cela, Esmée fera le nécessaire.
J'avale toutes les informations une à une tout en regardant les photos sur les murs. Alice est sur la plupart d'entre elle avec un garçon aux cheveux blonds. D'autres photos sont occupées par des petits garçons aux grimaces étranges, ou encore des petites filles déguisées en princesse.
— J'ai demandé à Alice de ne pas venir te déranger pour le moment. Essais juste… De t'imprégner de l'espace. Et de te reposer.
— Quelle heure est-il ?
— Quinze heures. Dit-il en regardant sa montre. Il risque d'il y avoir du bruit vers dix-sept heures, certaines commencent à rentrer à cette heure-là. Si tu me cherches je suis dans mon bureau, c'est la porte de droite derrière l'escalier.
Il me fait un dernier sourire avant de sortir de la chambre. Et moi je me retrouve seule, debout comme un pantin au milieu du pays de Barbie reine de beauté. Je m'avance vers le lit et m'assois sur celui-ci. Ça rebondi. Sympa le matelas trampoline. Je m'allonge et engouffre ma tête dans l'oreiller, plutôt confortable en fait. J'observe le plafond, il y a des choses collées. Des étoiles. Je me demande si elles sont phosphorescente il y a trop de lumière qui filtre dans la pièce pour pouvoir le vérifier.
J'allais partager ma chambre avec Alice. Je redoutais cela. Elle avait l'air étrange, bi polaire. Le seul moment où je l'ai vu elle était passé de joyeuse à énervée en un dixième de secondes. J'espère qu'elle ne ronfle pas… J'espère qu'elle ne chante pas non plus… J'espère juste qu'elle me laissera dans mon coin en fait. J'en demande pas plus. Je ne pouvais pas me permettre de me faire virer d'ici. Même si je sais que ça va arriver, j'espère que ça prendra le plus de temps possible. Le temps que je trouve un boulot, comme ça une fois que je serais majeur on me laissera peut être me trouver une chambre quelque part… Seule, dans une chambre, à travailler pour vivre. Pour continuer à vivre. Pour continuer à être seule… Je ferme les yeux. Hors de question de penser à ça. Carlisle, je préfère penser à Carlisle, il est un bel homme, bien conservé. Il a l'air généreux malgré ce petit air strict que l'on reconnait à son froncement de front. Je me demande combien de personnes vivent ici. En un sens j'espère qu'il n'y en a pas beaucoup. Moins ils seraient moins j'aurais d'efforts à faire pour me faire accepter. D'un autre coté s'ils sont beaucoup je me fondrais plus dans la masse. Les pensées continuent à se bousculer une à une dans mon esprit confus. Jusqu'à ce que le flou les englobe, jusqu'à ce que ma respiration se ralentisse, jusqu'à ce que je m'endorme profondément.
C'est par l'entente d'un cri que je me réveille en sursaut, étonné de m'être endormi aussi facilement. J'ai des problèmes de sommeil. Peut-être est-ce à force de toujours changer d'endroit. De ne pas me sentir en sécurité ou à ma place là où j'étais, mais dormir me prenait toujours un temps affreux, pourtant cette fois il ne me semble pas que cela ait mit aussi longtemps. Je me relève doucement en trainant des pieds. J'appréhende de sortir et de rencontrer les autres. En vérité j'ai juste envie de rester ici et de ne jamais en sortir. Mais ce n'est pas raisonnable, il y a bien un moment où je serais obligé de me laver, et d'aller aux toilettes. Ou même encore de manger je n'ai rien avalé à midi avant l'entretien chez Jessica. Je n'aimais pas trop la nourriture des Johnson. Donc dans tous les cas je serais obligé de sortir d'ici. Tant qu'à faire autant se jeter tout de suite dans l'arène pas vraie ? J'inspire un grand coup et sors de la chambre. Personne en vue dans les couloirs mais des voix venant du rez de chaussé parviennent à mes oreilles, je descends silencieusement les escaliers et avance à pas très lent vers l'origine du bruit, en face du salon de l'autre côté des marches.
— Laisse-moi descendre gros balourd !
Alice crie et une fois arrivé à l'embrasure de la porte je comprends pourquoi. Un grand gaillard brun habillé en tenu baseball la fait tournoyer autour de lui en la portant comme si elle pèse aussi lourd qu'une plume. Un deuxième garçon que je reconnais comme le blond des photos qui sont accrochées dans la chambre est habillé de la même façon, un sourire en coin sur son visage.
— Ne la casse pas Emmett.
Le grand baraqué, qui est donc nommé Emmett lâche sa proie après avoir entendu son ami. Et prend tout à coup acte de ma présence. Comme tous les autres.
— Ah voici Bel…
Mais Alice n'a pas eu le temps de finir sa phrase que le garçon monté comme un ours me prend dans ses bras et me fait tourner à son tour comme une toupie.
— On a gagné ! On a gagné !
Je devrais lui dire que je n'aime pas les sensations fortes et que j'ai un estomac très fragile, oui je devrais lui dire qu'il prend des risques en prenant une inconnu dans ses bras et en la faisant bouger comme un manège. Mais je ne lui dirais pas car si je lui vomis dessus ça sera bien fait pour lui. Je suis partagé entre l'envie de crier ou de le taper mais rien ne vient. Il vient de prendre tout mon espace vital. Il vient carrément de me coller de tout son corps. C'est ce qui se rapproche le plus d'un câlin pour moi. Chose que je n'ai pas expérimenté depuis des années. J'en reste juste pantoise. Quand il me lâche enfin j'ai la bouche ouverte et respire très rapidement, lui il me regarde en rigolant. Un rire tonitruant.
— Je disais donc… Reprend Alice d'un air désespéré. Voici Bella.
Je tremble. Je me sens bizarre, nauséeuse.
— Et tu l'as rendu malade Emmett pauvre fauve !
Alice s'approche de moi et met sa main sur mon épaule. Qu'est-ce que c'est que leur habitude à toucher les gens à tout bout de champ bordel !
— Tu veux boire quelque chose, ou t'assoir ?
— Non c'est bon merci.
Je recule de quelques pas et m'éloigne d'eux. Ça peut paraitre malpoli mais je n'arrive pas à faire autrement. Ils sont beaucoup trop proches. Je vois Alice faire la moue mais se reprendre bien vite.
— Le grand babouin c'est donc Emmett. Il est très content car leur équipe de baseball a gagné le match aujourd'hui. Ne me demande pas pourquoi ceci le rend dans une joie folle, je ne pourrais pas t'expliquer ça me passe au-dessus.
— Tu comprends rien Lili. Décrète Emmett. Toi si il se s'agit pas de mode de toute façon…
S'ensuit alors une chamaillerie en bonne et due forme, le blond me sourit comme si tout cela était habituelle et qu'il ne fallait pas y faire attention.
— BREF ! Lance Alice. Je ne veux plus en parler.
Elle se retourne face à moi en soupirant et Emmett hausse les épaules comme pour indiquer que cela l'importe peu.
— Je ne t'ai pas présenté Jasper. C'est mon meilleur ami, mon frère de cœur, c'est un mec en or… Et en plus il a un blond naturel qui en fait pâlir plus d'un je te le dis. A part Carlisle. Parfois certaines personnes croient que c'est son fils biologique. Ca ne serait pas impossible, des vrais blond ça cours pas les rues et nous on en a deux !
— Ravie de te rencontrer Bella. Me dit Jasper en souriant.
Je me contente d'envoyer quelque chose qui ressemble à un sourire. Je ne suis pas doué pour ça, pour les présentations, pour les banalités, les phrases bateau emplies de gratitude et de joie…
— Chu ve Chato Ccola ?
Je me retourne vers le langage inconnu qui sort de la bouche d'Emmett celui-ci a essayé de parler la bouche pleine. Sa mère ne lui a donc pas apprit a…. Non bon…. Elle ne lui a sans doute pas apprit après tout.
— Pardon ?
— Tu veux du gâteau au chocolat ? Répète –il après avoir avalé. C'est Esmée qui l'a fait, il est délicieux.
Je veux dire non. Je ne veux rien qui vient d'eux. Mais encore une fois je suis stupide. Vais- je refuser de manger jusqu'à nouvel ordre ? Non. Mon estomac cri famine il frappe l'intérieur de ma chair avec une pancarte où il est écrit « Nous voulons à manger et être bien mieux payer » Je ne peux refuser cela à mes employés corporels. Ma main fait l'allée retour entre l'assiette et ma bouche en une fraction de seconde. Et il n'y a aucun mot pour définir ce que je pense de ce gâteau. A part peut être dire qu'il est en concurrence avec la Häagen Dazs pour avoir la première place dans mon cœur de sucre.
Emmett et moi finissons assez vite accoudé à l'ilot central à finir silencieusement le gâteau d'Esmée, pendant ce temps Alice et Jasper sont assis sur la table en ferme forgé juste à côté en train de potasser un bouquin de chimie.
– C'est facile : je-n'y-comprend-strictement-rien. Déclare Alice en soupirant.
Par curiosité je m'avance discrètement et regarde l'énoncé de la question. Je sais la réponse, mais je peux comprendre que quelqu'un ait du mal. Sans vraiment savoir pourquoi j'allais faire ça, je prend son stylo sa feuille et écris la réponse ainsi qu'une brève explication de celle-ci juste en dessous. Une fois fait je remets tout devant elle et reprend un bout de gâteau. Alice, elle, lit la feuille concentrée pendant quelques longues secondes et un cri de compréhension lui échappe des lèvres.
— Bella nous allons bien nous entendre. M'annonce-t-elle.
– Je ne ferais pas tes devoirs. Lui dis-je.
— Je ferais ta lessive.
— Non merci.
— Je t'accompagnerais faire du shopping.
— Non merci. Dis-je en riant.
Moi faire du shopping, dans quel monde on vit.
— Je te ferais à manger.
— Dis non Bella. Lance Emmett. Crois-moi, pour avoir expérimenté la chose, tu ne veux pas de ça.
— On t'a rien demandé Emmett. Alors Bella ?
Je la regarde me faire des yeux de chien battu digne d'un des meilleurs films de Beethoven, Beethoven le chien bien entendu.
— On fait un marché. Je t'aiderais à comprendre tes cours et à faire tes devoirs si en contrepartie tu me laisses tranquille dans la chambre quand je te le demanderais.
Elle semble y réfléchir quelques instants avant de sourire malicieusement comme si quelque chose était en train de m'échapper.
— Marché conclu.
Elle ferme son cahier d'un coup sec et se lève de sa chaise.
— Nous verrons donc tout ça plus tard après tout on est jeudi, demain j'ai pas cours, donc les devoirs pourrons attendre ce week end.
Elle n'avait pas cours cette après-midi elle n'a pas cours demain… Sympa l'emploi du temps.
— Tu es en quelle classe au fait Bella ? Me demande Jasper
— Théoriquement en première.
— Théoriquement ?
Je m'apprête à répondre quand la porte d'entrée se fait entendre. Le bruit de talons qui martèlent le carrelage aussi. Sans plus attendre une femme aux cheveux bruns pénètre dans la cuisine tout sourire.
— Je suis rentrée.
Alice sautille jusqu'à elle et lui claque les joues avec un baiser, pareil pour Jasper, Emmett lui la serre dans ses bras. Ça doit être une habitude. Je me sens gênée et de trop dans la pièce. J'ai envie de me transformer en une petite souris et de me planquer dans un trou.
— Vous avez gagné j'ai l'impression. Dit-elle en souriant à l'Ours Brun.
— Évidemment !
Elle s'avance ensuite vers moi et me prit les mains.
– Tu dois être Bella, je suis Esmée, je suis ravie que tu viennes habiter ici. J'espère que tu t'y sentiras bien et que tu arriveras à considérer cet endroit comme ta maison. Si tu as n'importe quel problème tu peux venir m'en parler, en fait tu me parler de tout. Il faudra que tu me dises ce que tu aimes manger et ce que tu n'aimes pas. Dit-elle en lâchant mes mains pour poser son sac sur une chaise. Si jamais tu es allergique à quelques choses aussi. Nous avons déjà Max qui est allergique au beurre de cacahuète. C'est fréquent apparemment.
— Je ne suis allergique à rien… Enfin je ne pense pas.
— D'accord ! Que voudrais-tu manger ce soir ? C'est ta soirée toi seule a le droit de choisir le repas.
Je me frotte les bras, gênée, ils me regardaient tous les quatre, attendant que je réponde quelque chose, mais que voulez-vous que je dise. Je ne sais pas moi… Je n'ai pas réellement de plat préféré. Les familles dans lesquelles j'ai été avant n'avaient pas réellement de talent culinaire. Le seul souvenir que j'avais était très enfoui, et pas très original.
— Je veux bien des croques monsieur…. Si cela ne vous dérange pas, sinon tout m'ira. Vraiment.
— Va pour les croques monsieur ! Fait-elle en tapant des mains. Je la regarde s'avancer derrière le plan de travail et enfiler un tablier. Emmett ça te dérangerait d'aller à l'école chercher les enfants.
— Nope. Pas de problèmes. Je me change et je vais chercher les demi-portions.
Je le vois partir dans le couloir avant de revenir à la charge.
— Au fait Esm', Bella a mangé tout le gâteau je n'ai pas pu en avaler une bouchée tu pourrais…
— Quoi ? M'écriè je.
Et je l'entends partir mort de rire et monter les escaliers, il est gonflé. Bon d'accord j'ai peut-être pas mal aidé à finir ce gâteau mais c'est lui qui en a mangé le trois quart.
— Ne t'inquiète pas Bella. Me dit Esmée en souriant. On a l'habitude que le ventre sur patte mette la faute sur quelqu'un d'autre. As-tu pu au moins gouter ce gâteau ?
J'hoche la tête et la complimente sur ses talents culinaires. Elle me demande ensuite si j'ai bien visité chaque recoin de la maison, chose qui n'était pas le cas. Alice se propose de me faire la visite. Je n'ai pas vraiment le temps de répondre qu'elle part déjà dans une pièce adjacente en vantant les mérites des hauts plafonds au style baroque du salon. Cette fille est une pile sur pattes. Jasper me souhaite bon courage et je pars en soupirant vers ma guide. Il est temps de découvrir l'intégralité de l'endroit où j'allais vivre à partir d'aujourd'hui.
