Bonsoir les gens me voici avec un nouveau chapitre il était censé arrivé plus vite mais une méchante petite dent m'a fait passer un méchant week end ! Donc le dentiste l'a tué. Mouahahah et maintenant je revis !
Merci tout particulièrement à la super Bree la number ooone ;) et à Jazz parce que je suis une intime et ouaiiiis. ( je veux lire tes histoires d'ailleurs ! ) ^^et à Livy du 50 qui a pensé à Duracel comme moi tu vas le voir assez vite )
Merci aussi aux autres vos reviews me font vraiment très plaisir et ça m'a vraiment motivé =) D'ailleurs pour répondre à KristenSwan33, Edward arrive au chapitre quatre ! L'arrivée du fils prodige.
Merci à tous ceux qui m'ont rajouté en fav ou en alerte =) Je vais essayer de continuer à vous plaire :D
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— Tu vois ce salon il est immeeeense. Au départ j'avais un avis partagé je trouvais la décoration un peu trop louis XIV si tu vois ce que je veux dire, il a fallu que j'en parle une seule fois à Esmée pour qu'elle modernise tout ça. On a fait les boutiques ensemble à la recherche de bibelot et d'objets de décoration diverses. C'était vraiment super. J'ai hâte qu'on re décore notre chambre et qu'on refasse une journée comme cella là. Tu vas voir Esmée est super et elle écoute notre avis. D'ailleurs que voudrais-tu voir dans notre chambre ? J'avais des idées mais il faut que ça te plaise ! Poursuit Alice sans s'arrêter. Viens, on retourne dans le hall.
Une fois arrivé au hall elle fait une ou deux remarques sur le style de l'escalier ou encore sur le fameux lustre immense au-dessus de nos tête avant de passer derrière les marches et de me montrer la porte à notre gauche.
— Entres !
J'obéis et ouvre a nouvelle fois la porte avec appréhension. Une fois que j'ai pénétré la pièce je l'observe attentivement. Elle est, elle aussi, pleine de luminosité, elle est composé en deux partie, la première est la salle à manger avec une grande table blanche entouré de chaise de couleurs différentes, bleu, rose, jaune et j'en passe. Un bouquet de lilas trône au milieu du meuble. Je me rappelle en avoir beaucoup vu à la maison étant petite... A droite se trouve une grande arche suivit de deux petites marches descendant sur une véranda bordé de l'extérieur par des plantes et fleurs de toutes sortes. En descendant dans la pièce je me retrouve comme subjuguée. En face de nous, devant la vitrerie se trouvent de grands canapés aux allures plus que confortable, et une fois entrée, en me retournant vers Alice je vois les bibliothèques en blanc laqués sur lesquelles sont entreposés des dizaines et des dizaines de livres.
— Tu fais la même tête que quelqu'un que je connais. Dit Alice apparemment amusé de ma réaction. Tu es donc une adepte de la lecture toi aussi ?
— Je ne suis pas la seule ?
— Il faut croire que non. A commencer par Carlisle, même si ce n'est pas pour lui qu'Esmée a imaginé cette pièce. Bon tu viens on a encore beaucoup à voir !
Elle me prend par le bras d'un coup sec et m'emmène avec elle de force. Qui croirait qu'un aussi petit corps puisse avoir autant de volonté. Nous revenons vers le hall et traçons tout droit. Alice tape deux fois à la porte et un « Entrez » lui répond sans attendre. Elle entre d'un pas vif en souriant, toutes dents dehors.
— Recoucou Carlisle je fais visiter la maison à Bella !
Elle se tourne vers moi et me révèle ce que j'ai cru comprendre seule.
— C'est le bureau de Carlisle ! Carlisle est médecin et il doit souvent travailler en rentrant à la maison. Il est très réputé et on lui donne beaucoup de boulot mais ça en vaut la peine car il sauve des vies et en aide beaucoup d'autres. C'est le meilleur médecin du monde pour moi!
Je me demande si Alice peut détester quelqu'un. Si parfois il y a quelque chose qu'elle n'aime pas… Carlisle se lève de derrière son grand bureau en merisier qui se trouvait devant deux grandes portes vitrées cachées par des rideaux écru, et vient nous faire face.
— Je pense qu'Alice n'est pas très objective en ce qui concerne les membres de notre famille. Mais je fais du mieux que je peux en tant que médecin et il est vrai que je m'en sors plutôt bien.
Il regarde ensuite Alice avec des yeux pleins d'étoiles et lui passe la main dans les cheveux en un geste affectueux. Si je n'avais pas été au courant je n'aurais jamais cru qu'elle n'était pas sa fille. Il avait les mêmes attentions envers elle, que les autres familles qui je croise parfois dans la rue ou que j'ai vu à la télévision. Mais je n'arrive pas du tout à me dire qu'un jour je pourrais être a sa place. Ça m'effraie, en fait, ça me terrifie totalement. Ce n'est pas que je ne le voudrais pas. Mais quelque chose bloque. Carlisle semble déceler ma gène car il retourne à son bureau pour y poser les lunettes qu'il avait sur le le nez.
— Il parait que ce soir c'est croque-monsieur ?
— Je ne savais pas quoi choisir… Dis-je gênée
— C'est un très bon choix Bella j'en connais un ou deux qui en raffole dans cette maison. Et ce n'est pas bien difficile à faire donc c'est parfait. Je vais aller rejoindre Esmée dans la cuisine et lui filer un coup de main je vous laisse continuer la visite.
Nous acquiesçons et repartons vers la porte quand Carlisle me rappelle
— Au fait Bella, sens toi libre de venir me voir ici quand tu le veux. Tu n'as pas besoin d'avoir de raison particulière. Et si jamais tu as besoin de quelques choses n'hésites pas à demander, que ça soit à moi Esmée ou même à Lili, Emmett et Jazz. Il aura toujours quelqu'un pour te répondre.
— Merci Carlisle. J'en prends note.
Et c'est vrai, mais nous savons tous autant que nous sommes que je ne ferais jamais cela. Aller parler avec quelqu'un… Comme si c'était mon genre. Je ne suis pas une bavarde, je ne m'étends pas sur ma vie, sur mes problèmes. Si vraiment je dois rester ici je sais que je devrais faire des efforts mais rien ne m'oblige à me livrer ou à m'attacher, je peux tout simplement parler de chose commune répondre normalement aux questions qu'on me pose et rester brèves sur le reste. Oui c'est ce que je ferais, comme je le fais d'habitude. Parce que la seule fois où je ne l'ai pas fait…
— Bella ?
Alice passe sa main devant mes yeux à allure rapide, vraisemblablement nous n'avons pas le temps de penser non plus avec elle. La visite avant tout ! Nous repartons de plus belle à l'étage mais tournons dans le couloir de gauche au lieu d'aller dans celui qui mène à notre chambre. C'est le coté des garçons ! Elle ouvre la porte à la volée de la première chambre et nous retrouvons un Jasper pas le moins du monde étonné qu'une fusée rentre dans son antre sans même taper à la porte. Cette chambre était différente de la nôtre, plus petite, et en forme rectangulaire basique. Elle était carrément coupé en deux niveau décoration le côté gauche était bleu ciel avec un grand trait de peinture à mi mur de couleur blanche et l'autre coté en négatif totalement blanc avec un gros trait de bleu ciel. C'est original, en fait j'aime bien. Même si Jasper n'avait pas été là j'aurais facilement deviné son côté : le côté blanc, immaculé, propre, un lit bien fait, un bureau rangé. Neutre mais sympa. L'autre côté par contre est un peu plus désordonné, enfantin, la housse de couette décoré d'avion n'aide en rien avouons-le. Mais que ça soit d'un côté ou de l'autre c'est chaleureux.
— Comment se passe ta visite Bella. Me demande Jasper avec un ton amusé.
— Très bien. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer. En fait je pense qu'Alice est croisée avec une pile Duracel.
Celle-ci me regarde en souriant encore plus et me prend rapidement dans ses bras.
— C'est gentil Bella, je suis contente que tu me voies comme une fille enjouée !
Pourquoi n'a-t-elle pas comprit que ce n'était pas obligatoirement un compliment ? Cette fille vit dans le pays des bisounours… Je vois d'un œil Jasper se retenir de rire et lui envoie un regard mauvais qui le fait rire encore plus. Il s'est changé depuis tout à l'heure il ne porte plus son habit de baseball mais un jean avec un tee shirt blanc. Assorti à la chambre quoi.
— Donc comme tu le vois cette chambre et celle de Jasper. Me dit-elle en me montrant le dit garçon mais aussi celle de notre petit Max que tu vas bientôt rencontrer. Ce garçon est trop mignon c'est une vraie tête et en plus il est marrant, tu ne peux pas ne pas l'aimer.
— On verra ça.
On sort de leur chambre et longeons le couloir jusqu'à la prochaine porte, en total symétrie à la nôtre de l'autre côté du couloir.
— La chambre d'Emmett.
On pénètre dans ce que j'appellerais dorénavant : la Taverne. Tel l'Ours qui y vit, qui y dort, qui y mange peut être des gens qui sait. Un vrai capharnaüm impossible. Allure bois, poutre apparente, des posters affichés partout : baseball, filles dénudées, voitures. Des vêtements entreposés ci et là, que dis-je entreposés, froissés, balancés… Il y a même de la nourriture posée sur le lit.
— Je sais. Me dit Alice tout d'un coup taciturne. On a tous essayé de changer Emmett. Mais Emmett reste et restera toujours Emmett. Il faut s'y faire !
J'hoche la tête encore choquée par un tel désordre et porte mon regard sur le reste de la chambre, qui, comme la nôtre, est en forme de L et abrite derrière le mur une autre partie de chambre.
— Emmett n'a pas de colocataire ?
— Si, mais juste le weekend end ou pour les vacances. Tu le verras surement demain. Edward Cullen est adorable.
— Cullen ?
Est ce qu'ils avaient tous récupérés le nom de leurs tuteurs ? Non c'est impossible. Certains on peut être été adopté ?
— C'est le fils biologique d'Esmée et Carlisle. Il est à la fac est vit la bas la semaine pour ne pas passer son temps dans les trajets et pour pouvoir mieux travailler. Ses parents pensaient qu'il serait surement plus au calme là-bas qu'ici. Ce n'est pas de tout repos de partager la chambre d'Emmett…
Je ne pus m'empêcher de rire. Imaginer quelqu'un d'autre de sain d'esprit dans cette chambre et devoir tolérer cela à longueur de temps… Il en faut du courage. Cet Edward Cullen devait effectivement être adorable.
— Pourquoi avoir recueilli d'autres enfants s'ils en avaient déjà à eux ?
Le regard d'Alice pèse sur moi comme deux tonnes de plomb. En la regardant dans les yeux je vois que je l'ai en un sens vexé. Comme si elle était personnellement attaquée.
— Ce n'est pas méchant ce que je dis… C'est une simple constatation la plupart des foyers ou famille d'accueil sont des personnes stériles il est beaucoup plus rare qu'ils aient déjà des enfants, même si cela arrive. Il y a toujours une bonne raison… Donc je me demande c'est tout.
J'ai l'impression de me rependre en excuse. Moi Bella Swan je m'excuse devant un petit brin de fille surexcité. Je me sens mal d'avoir pu la blesser. Ce n'est pas mon genre.
— Le mieux c'est que tu leur pose la question. Me repond Alice. Sache qu'il y a beaucoup de chose à apprendre de chacun d'entre nous. Comme il y en a beaucoup à apprendre sur toi. Car nous avons tous un passé, une histoire. Je vois dans tes yeux que tu n'es pas une fille qui parle beaucoup d'elle. Mais nous, nous te répondrons au maximum pour que tu puisses comprendre que tu peux avoir confiance en nous. J'espère juste qu'au bout d'un moment, tu te livreras aussi un peu. J'aimerais apprendre à te connaitre Bella, m'en laissera tu l'opportunité ?
— Je…
Je ne sais pas quoi dire. C'est la première fois qu'on me parle franchement comme ça, c'est la première fois qu'on me pose la question. En fait, c'est un peu la première fois qu'on me demande en quelque sorte mon avis, mon autorisation. Que je sens que la requête de me connaitre n'est pas totalement feinte. Ou alors elle joue très bien…
— Sincèrement Alice, je ne sais pas.
Et là, ça ne devrait pas m'étonner après tout, elle sourit. Ce sourire je le trouve attachant, je m'y fais et je lui souris en retour sans même le vouloir. Un vrai et franc sourire, crée par mes lèvres à moi.
— Un je ne sais pas n'est pas un non.
Et nous ne disons rien d'autres pendant quelques secondes, avant de sortir de la chambre toujours dans ce moment de complicité partagé. Une fois dans le couloir elle se met devant moi en marche arrière.
— J'ai quelque chose à te proposer, tu n'es pas obligé d'accepter, mais ça serait sympa dis-toi que c'est comme un jeu.
— Dis toujours…
— Pour apprendre à nous connaitre je me suis dit que chaque jour nous pourrions toutes les deux poser une question un minimum personnel à l'autre. Mais pour que cela soit plus facile pour toi, je te poserais deux questions et tu choisiras à laquelle tu veux répondre. Une des deux sera beaucoup moins intéressante comme « qu'écoutes-tu comme musique » l'autre pourrait être « Comment t'es-tu retrouvé ici. »
— J'adore beaucoup de style diffèrent. J'aime le classique mais aussi le rock alternatif.
Elle s'arrête net sur son chemin et je manque de lui rentrer dedans.
— Donc tu es d'accord ! Je suis contente. Mais bien évidemment c'était un exemple donc celle-là ne comptait pas.
Je soupire en pensant à ce que je n'avais en vérité pas réellement accepté de faire mais que je n'avais pas refusé non plus.
— La dernière chambre de notre étage, celle des petites chipies Denali. Kate et Irina.
En rentrant dans la chambre j'ai une vision d'Alice petite. Tout est rose pailleté, il y a deux petits lits séparés seulement par une lampe de chevet en forme de crapaud. Des décorations de princesses un peu partout, et une grande moustiquaire rose entoures les deux lits. Un coin avec des poufs, un tableau, des feutres, une petite table. Le paradis des soirées pyjama si j'en crois la télévision.
— Tu as emménagé cette chambre pas vraie ?
— Moque-toi… Dit-elle amusée. Elles adorent leur chambre. Kate et Irina sont des fausses jumelles. Elles ont un caractère assez spécial et sont quelques peu capricieuse. A première vu on pense qu'elles ont les mêmes personnalités mais à force d'apprendre à les connaitre on remarque une véritable différence. Comme dans la plupart des jumeaux l'une a l'ascendant sur l'autre. Tu le verras assez vite.
Et nous ressortons de l'entre des fées quelques minutes plus tard.
— Ou se trouve la chambre d'Esmée et Carlisle ?
— Au rez de chaussée je t'y emmènerais après mais d'abord, tu dois voir la salle de bain.
Nous avançons vers notre chambre mais nous arrêtons deux portes avant Alice m'y montre la fameuse salle de bain avec une douche, une baignoire un meuble avec deux vasques et un grand miroir rectangulaire plus un miroir à pieds.
— Les garçons ont à peu près la même de leur coté en bien moins entretenu…
Nous ressortons et elle m'emmène vers la porte d'à côté ou elle me montre les toilettes. Pièce vitale malgré tout. Nous descendons ensuite et repassons par la cuisine ou se trouve toujours Esmée avec son mari. Ils nous regardent passer en souriant, je leur donne un bref signe de tête en suivant Alice qui est déjà arrivé à la porte à côté du réfrigérateur. Elle donne sur une toute petite pièce carrée qui mène elle aussi à trois portes. A gauche les toilettes, à droite l'immense dressing rangé à la perfection et tout droit la chambre parentale des Cullen. Planché en bois clair, murs beige, grand lit, tête de lit en cuir blanc capitonné et en face surélevé par une marche une grande baignoire en bois entouré de bambou avec lavabo dans le même style zen. Bref vraiment jolie. J'aimerais bien prendre leur chambre si jamais ils me le proposent. Mais bon sois pas bête Bella, ça sera pas le cas !
— J'aimerais avoir cette chambre… Soupire Alice.
On est sur la même longueur d'onde ma petite Duracel, la même ! On ressort comme on est arrivé, pensant la visite finie je m'arrête au niveau des parents Cullen et m'assois sur une chaise mais Alice me fait un regard incompréhensif.
— Il reste le cellier et tout l'extérieur !
Que quelqu'un me vienne en aide, j'ai les pieds en compote, cette maison est immense, j'ai perdu déjà assez de calorie comme ça en la visitant… Pitié
— Bella pourra aller visiter tout le reste plus tard Alice. Nous voulons lui parler un instant, si cela ne te dérange pas de nous laisser seule un moment ?
— Non bien sûr. Je vais dans notre chambre Bella, si tu me cherches.
Elle me sourit et s'en va en sautillant. Cette fille est en fait un vrai rayon de soleil. Je ne pensais pas que les gens comme ça existait réellement. Ca paressait surfait.
— Alors comment trouves tu la maison ?
Esmée semble attendre ma réponse avec appréhension, est-elle sérieuse ? Peut être réellement croire que j'ai quelque chose à redire sur leur habitation ? Déjà ils m'accueillent chez eux, donc, en partant de là je n'ai pas à me plaindre… Ensuite il y a un grand espace, on n'est pas tous entassé dans vingt mètre carré. Certes, je dois partager ma chambre avec Alice, mais dans certains endroits c'est pire que ça… Il y a plusieurs salles de bains, ou WC pas besoin de faire la queue pendant des heures. Tout le monde à l'air pour le moment sympathique, la décoration est top même si cela m'importe peu à la base. Alors qu'est-ce que je peux répondre à part la vérité.
— Tout est très bien. Merci.
— Tu n'as pas à nous remercier Bella. Nous aimerons savoir si tu as des questions ou des commentaires à nous faire en premier ? Me demande Carlisle.
— Je ne sais pas vraiment… Je me pose des tas de questions et en même temps aucune n'a réellement d'intérêt. Je pense que c'est un peu tôt… Mais j'aimerais bien savoir combien de temps est-il prévu que je reste ici ?
Leur yeux perplexe me détaillent étrangement, ils se lancent un regard et se reconcentrent sur moi.
— Ici dans la cuisine ? Me demande Esmée
J'ai envie de rire. Oui dans la cuisine bien sûr, je voulais savoir si je devais emmener mon duvet et si je pouvais allumer le four en guise de chauffage d'appoint ! Quelle idée.
— Non pas dans la cuisine… Chez vous. Dans cette maison. Jessica m'a juste lâché ici sans réellement me dire dans quelles circonstances vous avez été mis en contact ni combien de temps il était établi que je reste avec vous. Quelques semaines, quelques mois… Je n'aime pas être prise au dépourvue et je préfèrerais le savoir de suite pour gérer en conséquence.
Une fois Jessica m'a laissé dix jours dans une famille plutôt sympa… Mais dès le début il était prévu que je n'y vive que pour ce temps imparti, jusqu'à ce qu'une autre famille entre de vacances… Tel un chat qu'on met dans un refuge.
— Je crois que nous devons parler plus sérieusement. Déclare Carlisle.
Ils s'avancent tous les deux table et s'asseyent sur les chaises d'en face de la mienne, leur mains liés sur la table.
— Reprenons depuis le début… Reprend Carlisle Je ne sais pas si tu en as entendu parler mais nous avons un fils, Edward. Celui-ci était ami avec Emmett à l'école. Emmett vivait avec sa mère, son père l'ayant abandonné à la naissance. Sa mère était très malade, il s'occupait d'elle tout le temps, en plus de ses études qui du coup on en pâti. Sauf qu'Emmett à cette époque n'avait que quatorze ans. Il n'en parlait à personne et ne voulait pas que ça se sache. Mais un jour Edward s'est inquiété pour lui, et il a découvert la vérité. Il nous a tout raconté et nous avons dû prendre des décisions. Ils se sont fortement disputés. Bref tout ça pour te dire que nous ne pouvions pas laisser Emmett seul face à cela, nous l'avons hébergé ici. Sa mère est décédée peu de temps après. Dans une lettre qu'elle avait laissée sur son lit de mort elle avait demandé à ce qu'on s'occupe de son fils. Et c'est ce que nous avons tenu à faire. Emmett est resté ici depuis, et il le restera jusqu'à ce qu'il en ai besoin, même si c'est pour devenir un Tanguy et être toujours ici a quarante ans. Il est devenu comme notre fils.
— Après cela. Enchaine Esmée. Il y a eu Jasper et Alice. Leur histoire étaient encore plus compliqués, et cela a été dur de pouvoir légalement les garder avec nous mais nous y sommes arrivé et ils ont pris place dans la famille. Sont ensuite arrivé Max, puis Kate et Irina. Ils ont tous une histoire différente qu'ils te raconteront peut être à un moment venu. Mais nous considérons chacun d'entre eux comme nos enfants, nous les éduquons de la même manière, leur donnons autant d'amour, d'argent de poche, de cadeau de noël. Tout est pareil. Notre fils pourrait te le confirmer.
Je me demande bien comment celui prend la chose d'ailleurs il était certainement d'accord pour Emmett si celui-ci était son ami, mais tous les autres… Il est passé de fils unique à tout autre chose…
— Tout ça pour dire, que tous les enfants, adolescent ou jeune adultes qui sont ici, le resteront le temps qu'ils le décideront. Et même une fois partie faire leur vie, ils devront encore venir nous voir, nous donner des nouvelles, et pour moi, leurs enfants seront mes petits-enfants. C'est ainsi. Car nous le ressentons comme ça, et eux aussi.
En gros, ils offrent, un toit, une famille, toute une vie à recomposé grâce à eux… Mais n'est-ce pas étrange ? N'est-ce pas malsain, falsifié ? Ce serait mentir aux fameux petits enfants. Même si pour eux il serait plus joyeux d'avoir une famille, même si elle n'est pas de sang.
— Bien entendu si l'un d'entre vous ne veut pas de ça, nous le comprendrons. Nous ne forçons personne, et si tu ne veux pas de ce genre de relation nous l'accepterons parfaitement, mais sache que nous sommes habituellement ainsi, et que les autres le sont aussi. Ils vont te considérer comme une nouvelle sœur, peut-être pas tout de suite mais ça finira par arriver. Si ce n'est pas ce que tu veux il ne faudra pas leur donner d'espoirs. Ils ont eu assez de problème comme ça.
— Donc si je comprends bien… Dis-je. La réponse à ma question de base c'est que je ne serais jamais obligé de partir d'ici ?
— C'est ça.
Ce n'est pas la première fois qu'on me le dit… Et ça n'a jamais changé, j'ai toujours finit par partir, pourquoi cette fois je devrais y croire ? Parce qu'ils sont riches ? Parce qu'ils ont l'air sympa ? Car je ne serais pas la seule fille abandonnée par ses parents à être à la tête de l'affiche ?
— Ne te prend pas la tête Bella. Me lance Esmée en souriant. Vis ta vis ici au jour le jour. En sachant que tu es ici chez toi et que personne ne t'en chassera. Fais toi des amis, apprend à nous connaitre et les choses viendront d'elle-même. Tu n'es la que depuis quelques heures. Nous devions avoir cette discussion pour te transmettre nos intentions mais nous ne te demandons rien en retour. Nous comprenons ta réserve envers nous ainsi que tes doutes. Nous espérons juste qu'ils s'atténueront avec le temps.
La discussion s'arrête là, je vois Esmée se relever et crier des prénoms. Quelques instants plus tard trois petites têtes arrivent dans la cuisine, deux petites filles blondes et un petit garçon brun avec des lunettes.
— Bella voici Max. Il a onze ans et a de grandes capacités intellectuelles. Il est plutôt réservé mais c'est le plus adorable de cette maison.
Elle le regarde avec cette même tendresse qu'il y avait dans les yeux de Carlisle tout à l'heure quand il regardait Alice. Le petit garçon a un air impassible mais ne semble pas pour autant hostile.
— Bonsoir. Me répond il tout simplement. Et bienvenue.
— Merci Max.
Je l'aime bien, il n'est pas électrique comme Alice, il parait calme, un peu comme Jasper, mais avec plus de retenu.
— Et voici Kate et Irina. Nos princesses.
Les deux jeunes filles sourient à Esmée avant de tourner en même temps leurs yeux sur moi. Ils paraissent curieux, ils me détaillent. Une des deux parait plus douce que l'autre son visage est plus ouvert.
— Salut Bell's. Dirent-elles en même temps.
Bell's ? Elles me connaissent depuis moins d'une minute et elles m'accoutrent déjà d'un surnom ? Qui veut dire cloche qui plus est. Peut-être qu'elles ne le savent pas tu me diras…
— Salut…
— Nous allons tous passer dans la salle à manger. Déclare Esmée. Il est temps de commencer notre premier repas tous ensembles ! Dit-elle en claquant des mains avec un sourire à la Alice.
Les jumelles se lancent un regard complice, Max frotte ses lunettes d'un geste professionnel, et j'entends les pas lourd d'Emmett descendre l'escalier. Alice arrive en sautillant derrière un Jasper qui rigole et Carlisle les regarde tous un à un avec un air content en finissant par moi. Je vais devoir m'habituer à tous ces gestes, car ils allaient faire partie de mon quotidien à partir de maintenant… Peut-être même que je pourrais m'y faire.
