Bonjour les amis :) Voici le chapitre quatre j'espère qu'il vous plaira !

Merci à manondaems54, LaskaDavel et bien sur Bree =) pour leurs reviews super sympa !

Merci aussi à some, so06 et grazie ainsi que tout mes nouveaux followers :D

• 4 •

Il y a neuf chaises autour de la grande table. Quatre d'un côté, trois deux l'autre et une à chaque bout de table. Carlisle s'assoit sur la chaise à la place du père. Elle est orange. Alice se met sur la chaise jaune à coté de Jasper qui se place sur la blanche et Emmett sur la rouge. De l'autre côté les jumelles s'assoient sur des chaises violette et pourpre. Max lui s'installe sur la bleue.

— Demain nous iront t'acheter une chaise ! Pour ce soir tu prendras celle d'Edward.

Elle me montre d'une main la chaise verte se trouvant à coté d'Emmett, avant de s'assoir à son tour sur une de couleur rose pale.

— C'est un peu le rituel à l'arrivée d'un nouveau. Me dit Emmett. On va choisir sa chaise colorée au magasin pour la mettre autour de la table et nous ne la quitterons jamais, car la couleur reflète en vérité notre personnalité. Enfin c'est ce qu'Esmée raconte à chaque fois... C'est ça Esmée ?

— Oui Emmett, tout à fait.

J'hoche à tête en me disant qu'effectivement j'y voyais un lien. Le jaune vif d'Alice, le blanc neutre de Jasper, le rouge caractériel d'Emmett. L'orange joyeux du père, le rose de la mère. Les jumelles dans le pays des princesses avec leur violet fillette, et Max et le bleu. Comme sa chambre. Je me demande ce que je pourrais bien choisir… Tout est pris finalement, et quand bien même… Ces couleurs ne me correspondraient pas. Noir peut être… Marron… Je regarde d'un œil le vert sur lequel je suis assise. Je me demande à quoi correspond ce vert… La nature ? L'armée… ? Ou peut-être la couleur de l'eau verte des lacs marécageux. A quoi peut ressembler le mélange d'Esmée et Carlisle Cullen ? Blond comme son père ? Ou les cheveux châtains aux reflets cuivrés de sa mère ? Les yeux bleu ou noisette ? Grand ou de taille moyenne ? Réservé ou Extraverti ? Va-t-il être comme ses parents et être sympathique avec moi ou va-t-il ne pas apprécier une nouvelle arrivée dans sa petite famille agrandie.

Le repas commence après que Carlisle nous ai souhaité un bon appétit. Je vois tout le monde sauter sur la nourriture comme des bêtes affamées alors que je reste la sans bouger un peu choquée. Je vois Esmée me servir un croque-monsieur dans mon assiette, elle me regarde attendri.

— Emmett saute sur la nourriture car il a faim. Les autres sautent dessus pour avoir à manger avant qu'Emmett n'avale tout.

— Je vois…

Je plains la future femme de ce garçon. Elle devra obligatoirement savoir cuisiner à mon humble avis. Et lui devra avoir un métier qui rapporte pour acheter autant de courses. Le repas se passe dans une ambiance joviale. Tout le monde explique comment s'est passé sa journée et Esmée prend la parole pour nous expliquer ce qui ai prévu demain.

– J'ai pris ma journée de demain pour la passer avec Bella et Alice. Si vous êtes d'accord bien entendu.

— Je suis d'accord ! Hurle Alice.

Ça m'aurait étonné aussi qu'elle dise non, mais de là à nous fendre un tympan…

— Que va-t-on faire ?

— Si vous êtes d'accord je pensais qu'on pourrait s'occuper de votre chambre ? Choisir la peinture qui vous plairez, les meubles, la décoration… Et comme ça à la fin du weekend end, grâce à l'aide de nos grands gaillards ici présents… Fait-elle en montrant Jasper, Emmett et Carlisle. Vous pourriez avoir enfin un endroit tout beau tout neuf dans lequel dormir. Qu'en pensez-vous ?

Je m'attends à entendre Alice ouvrir la bouche et crier mais non. J'en suis tellement étonnée que je me sens obligé de la regarder. Elle me fixe attendant vraisemblablement une réponse de ma part.

– En fait, vous savez… Ça ne me dérange pas si on ne change rien à la chambre…

— T'es sérieuse là ? S'outrage Emmett. Je ne te pensais pas fan du rose Bella.

— Ce n'est pas ça… C'est juste que je trouve ça dérangeant de dépenser autant d'argent pour ça. On y sera que pour dormir après tout et la nuit nous n'y voyons rien donc... Je n'ai pas vraiment d'argent. Alors je comprendrais si Alice voulait faire des changements mais je ne peux pas réellement me le permettre.

Un grand silence se fait autour de la table, personne n'ose bouger ou prendre la parole. La plupart des regards sont sur moi, d'autres gênés fixent leurs assiettes. Je n'ai pas honte de ce que je viens de dire. Je n'ai pas d'argent, je n'ai pas d'argent… Pas faute d'avoir voulu travailler, mais sans domicile fixe ce n'est pas vraiment facile.

— Bella, penses-tu vraiment que nous allons te demander de payer ? me demande Carlisle.

— Non. En fait, même si je suis là que depuis quelques heures, j'ai cru comprendre que vous étiez des gens très généreux. Et il ne m'étonnerait pas que vous vouliez m'acheter tout ça sans rien me demander en retour. Mais je ne veux pas. C'est contre les principes que je me suis auto inculquée. Je me sentirais redevable et gênée. Ce qui en réalité est déjà le cas depuis le moment même où je suis arrivée et ou vous avez proposé pleins de choses. Comme l'achat de cette chaise coloré autour de la table. Comme je viens de le dire je ne suis là que depuis quelques heures, je ne comprends pas ce genre de réaction. Ce n'est pas méchant contre vous, c'est juste que je n'ai pas l'habitude, et je n'arriverai pas à gérer cette attention. Alors je ne veux pas que vous dépensiez autant pour moi alors que vous ne me connaissez pas encore, vous pourriez peut être le regretter après.

La tension est palpable, le moment un peu critique on est d'accord ? Alors pourquoi le rire tonitruant d'Emmett résonne tout à coup à mes chastes oreilles ? Je le regarde d'un œil je ne vois pas très bien ce que j'ai pu dire de drôle, ce garçon est quelque peu étrange je m'en suis déjà rendu compte mais bon. Les autres soupirs. Bon… Je ne m'attendais pas à ça.

— C'était, à quelques mots près, le même discours que Max quand il est arrivé l'année dernière ! Je suis impressionné !

Je fronce un sourcil perplexe et regarde le dénommé Max qui rougit, ses yeux habillés de lunettes braqués sur son croque-monsieur. Il a seulement onze ans, et pourtant selon Emmett, il a eu la même réaction que moi en arrivant ici. Je ne suis pas la seule à ressentir ce que je ressens, pas la seule à être passé par là, je les regarde tous et prend enfin conscience qu'ils ont été comme moi, et que je pourrais devenir comme eux.

—Et qu'est ce qui s'est passé Max ?

Je suis curieuse, qu'a-t-il décidé de faire finalement ? Je vois bien que sa chambre est rénovée, c'est donc qu'il a laissé faire.

— J'ai refusé. Et dix jours après je suis rentré à la maison et la chambre était totalement refaite. Ils s'étaient tous mit à me suivre partout et m'espionner pour savoir mes gouts. Mais certains d'entre eux n'étaient pas vraiment discret… Dit-il en regardant Alice et Emmett. Ils ont profités d'une journée ou je n'étais pas là pour s'y attaquer. Le matin la chambre était tapissée d'orange, le soir elle était bleue et blanche. Et tout le monde à fait comme si rien ne s'était passé.

— Selon Jasper il est resté debout à regarder les murs pendant une heure.

Jasper frappe l'arrière de la tête d'Emmett des que ses mots sortirent de sa bouche.

— On t'en pose des questions ? Lui demande le blond.

— C'est ma première chambre. Déclare Max. Là où j'étais avant je dormais dans la cave.

Je le regarde, et mon cœur se met à battre bizarrement. Quelque chose comme de la pitié. Je n'ai jamais eu pitié pour personne, jamais eu de peine pour les autres. Mais je vois ce sentiment dans toutes les personnes se trouvant autour de la table, et tout ce ricoche sur moi. Max est impassible, il ne parait pas triste, pas joyeux, il dit ça sur le ton de a discussion. Il a l'air sérieux, je ne crois pas que cela soit un mensonge. Qu'a-t-il pu arriver à ce gamin ?

— Alors j'étais un peu perturbé. Continue-t-il. Mais content. Donc je n'ai rien dit. Je les remercie comme je peux, à ma façon. Et un jour je les rembourserais.

Je vois Carlisle secouer la tête de gauche à droite avec un air vaincu.

— Qu'est-ce qu'il est têtu.

Je souris. Il est têtu oui, comme moi. J'aime bien ce garçon, il est calme mais parait garder beaucoup de chose pour lui. J'ai l'impression qu'il me ressemble un peu.

— Donc si j'ai bien compris, dis-je, si je dis non vous allez me coller au basque et faire de toute manière ce que je vous ai demandé de ne pas faire ?

— C'est ça. Déclare Alice.

— D'accord… Dans ce cas je choisis la même option que Max. Je voudrais trouver un travail pour gagner un peu d'argent et vous rembourser. Par contre je préfèrerais donner mon avis demain, pour ne pas vous avoir sur le dos à longueur de journée.

Certains se mettent à rire, Esmée et Carlisle sont contraints d'accepter et Max m'envoie un semblant de sourire que je lui rends directement. La discussion repart alors sur la couleur des rideaux, des murs, sur le fait qu'on ait besoin de deux bureaux mais qu'Alice n'aurait plus de place pour ses vêtements. Jusqu'à ce que Carlisle pose la question qui fâche.

— Bella, ou en es-tu d'un point de vue scolaire ?

Le silence revient. Damné silence. Pourquoi tout le monde est si intéressé par ma vie ?

— Comme je le disais tout à l'heure à Jasper j'ai l'âge pour être en première.

Peut-être que ça suffirait ? Peut-être qu'il ne va pas me demander d'allonger ma réponse. De donner des détails ou de m'expliquer ?

— Mais ?

Ou pas…

— Je prends des cours par correspondance. C'est devenu une évidence au moment où je changeais de résidence tous les mois. Du à l'ennuie j'ai fait tout ce que l'année de première demandait de faire en quelques mois. Donc j'ai enchainé sur la terminale…

— Oh… Lâche Carlisle. Nous pensions te faire rentrer au même lycée que Jasper, Alice et Emmett… Nous sommes en mai, nous pensions donc que tu aurais pu faire ta rentrée d'ici quelques jours et finir ton année de première avant d'entamer la terminale en septembre, mais du coup ça me parait être une moins bonne idée.

— Je ne tiens pas spécialement à aller au lycée. En vérité je préférerais travailler.

S'en suit une discussion sérieuse sur l'avenir professionnel, la faculté, les perspective d'embauche sans diplôme et tout le toutim. En vient au final une décision qui a coupé la poire en deux.

— Nous allons donc voir si tu peux passer les examens de fin de terminale avec Jasper et Emmett. Si tu les réussis nous aurons une nouvelle discussion pour savoir si oui ou non tu veux continuer tes études. En attendant tu peux trouver un petit boulot à mi-temps, ce qui te permettra de réviser, de découvrir un peu la ville et notre famille mais aussi de toucher un peu d'argent comme tu le voulais. Ça te va ?

Pas besoin de réfléchir, clairement que ça me va. Pas besoin d'aller au lycée avec pleins de jeunes de notre âge grouillant partout, me regardant avec yeux de merlan frit débile, pas besoin de me coltiné les potiches peroxydées, pas besoin de me taper des cours que j'ai lu vingt fois. Et je pourrais travailler ! Avoir enfin de l'argent gagné par moi-même… Pouvoir en mettre un peu de coté au cas où, une fois que j'aurais remboursé les Cullen… Etre ici ne sera surement pas si horrible que ce que je pensais, pour le moment, tout se passe bien, les nouvelles sont bonnes, je vais avoir une jolie chambre, un boulot… Je n'ai pas vraiment à me plaindre. Pas vrai ?

— Ça me va !

Le repas s'est finit sur un nouveau gâteau au chocolat d'Esmée. Tout le monde parle joyeusement, tout se passe bien. Après cela nous montons à un a un dans la salle de bain. Je vais prendre les affaires dans mon sac dans la chambre et prend une bonne douche chaude. Mes muscles se détendent peu à peu, je sens le sommeil arriver sur moi. Je retourne dans la chambre et vois Alice en chemise de nuit déjà allongé dans son lit. Elle me sourit et je vais dans mon propre lit. La lumière est encore allumée.

— J'ai donc droit à ma première question ! Me dit Alice.

J'avais presque oublié. Je regrette d'avoir laissé Alice gagner sur ce jeu-là.

— As-tu déjà eu un petit copain ? Est-ce que tes deux parents sont morts ?

Je regarde le coin du plafond qui n'était pas illuminé, sombre, ténébreux. Elle n'y va pas dans la dentelle avec ses questions. Je croyais qu'il était censé il y en avoir une de simple ? Pour moi les deux sont à controverse

— J'ai déjà eu un petit copain.

Et ça m'arrache la gueule de le dire. Dans ma tête il n'existait pas. Il n'a jamais existé, jamais été là et je n'ai jamais embrassé personne. Ce n'est pas la vérité mais c'est plus facile à encaisser. Sa réalité sera donc effacée de mon esprit dans deux minutes.

— D'accord. Me dit Alice. A toi.

Je réfléchis. Qu'est-ce que je pourrais bien lui poser comme question ? Ce n'est pas vraiment mon style de rentrer dans la vie privée des gens… Mais c'est le jeu. Et elle, n'y vas pas de mains mortes.

— C'est toi qui est allée vers Jasper en arrivant ici ?

J'ai bien vu, et elle m'a bien fait comprendre, qu'ils étaient proche, les meilleurs amis du monde, le duo de choc. La question ne me semble pas trop grave. Pourtant la réponse n'est pas du tout celle que j'aurais crue.

— Non. En fait Jasper et moi sommes arrivés ici ensemble.

Ensemble ? Mais ils ne semblent pas être frère et sœur. Non elle m'a bien dit que c'était son frère de cœur, mais rien d'autres… Sans m'en rendre compte je me relève dans le lit et la regarde avec des points d'interrogation partout autour de mon visage.

— Nos parents étaient très amis. On se voyait tout le temps depuis notre naissance. En fait Jasper ne me portait pas obligatoirement dans son cœur au début… Surement ma personnalité trop excessive. Nous partions en vacances tous ensembles chaque année. Cette année-là ils avaient décidé de faire du tourisme, de visiter la ville… Je n'étais pas très bien. Je suis restée dans l'appartement qu'ont louaient, Jasper s'est proposé pour rester avec moi car mes parents n'aimaient pas me laisser seul. Il y a eu un accident… Ils ne sont jamais revenus.

— Je suis désolée…

Ce sont des mots qui ne servent à rien, des mots que je regrette pratiquement d'avoir dit car c'est si peu. Etre désolé ne lui enlèvera pas sa peine. Etre désolé ne suffit pas…

— Nos parents n'étaient pas partis seuls…

J'aurais voulu savoir ce qu'elle voulait dire par là, mais quelqu'un toque à la porte, quelques secondes plus tard Esmée entre et me demande si je suis bien installée.

— Oui merci…

Je n'ose pas regarder Alice, j'ai pu voir ses yeux briller avant qu'Esmée n'intervienne. Je ne veux pas la voir pleurer, c'est trop personnel. Ma question n'a pas été la plus intelligente finalement, mais je ne pouvais pas le savoir. Quelques minutes plus tard, Esmée est repartit, la lumière est éteinte, le silence complet. J'entends la respiration calme d'Alice.

— Bonne nuit Bella.

— Bonne nuit.

Et je me suis endormis comme une souche dans la moelleux de mon coussin, la couette entourée autour de moi, dans une chambre qui sera désormais la mienne pour un temps indéterminé.

C'est le bruit des oiseaux qui me réveille, commençant doucement il s'intensifie de secondes en secondes. J'entends Alice remuer dans son lit et ouvre les yeux en baillant. Je pars à la recherche du son et voit ma colocataire appuyer sur son téléphone portable. Le silence redevient de mise. J'aurais pu m'attendre à pire comme réveil connaissant Alice.

— Quelle heure est-il ?

— Neuf heures. Me répond-elle.

J'hoche la tête, j'ai passé une très bonne nuit, une nuit sans rêve. C'est rare, très rare même. C'est réparateur, je me sens en forme pour commencer cette journée. Je vois Alice s'afférer à choisir des affaires et commence à faire de même.

— Bella ?

Alice s'est approchée de moi dans son pyjama jaune en soie brillante avec les sourcils froncés.

— Ou sont le reste de tes affaires ? Me demande-t-elle.

Je regarde mon sac de voyage. Il n'est pas très grand c'est vrai. Il y a deux livres, deux pantalons, trois tee shirt et un pull. Ma paire de chaussure ainsi que ma brosse à dent et un déodorant. Mes affaires quoi.

— Je n'ai rien d'autres.

Je vois son visage s'affaisser de plus en plus, sa bouche s'ouvre et elle sort en courant de la chambre. Je crois même l'entendre descendre les escaliers. J'hausse les épaules et prend mon jean et un tee shirt, ma paire de tennis et part dans la salle de bain. Je suis prête en environ dix minutes et descend dans la cuisine. Ca sent bon. Sur la table se trouve deux verres de jus d'orange et une tasse de café fumante, je vois Esmée en train de préparer des pancakes. En me voyant elle sourit en m'invite à m'assoir autour de la table.

— Ou est Alice ?

Je suis quasiment sur qu'elle est descendu mais elle n'a pas déjeuné, son assiette est encore impeccable.

— Elle est montée se préparer.

Elle pose des pancakes dans mon assiette ainsi que le nutella et le sirop d'érable à côté, un tas de confiture aux gouts différents trônent déjà devant moi.

— Elle a réagi bizarrement dans la chambre. Dis-je.

— Je sais elle est venue me voir.

Elle sert l'assiette d'Alice avant de se servir elle-même et de s'assoir à côté de moi. Elle met du sucre dans son café et le touille dans le sens des aiguilles d'une montre. Elle était joliment habillée. Elle avait une robe marron avec un joli sautoir argenté ainsi que des chaussures à talons. Madame Cullen doit faire des jalouses.

— Alice aime beaucoup les vêtements et la mode en particulier. Voir que tu as si peu d'affaires l'a premièrement choqué mais en plus attristé. Car pour elle ça serait vraiment un grand malheur d'en avoir si peu. Je peux comprendre que tu n'es pas comme ça. Mais d'après ce qu'elle m'a dit tu n'as vraiment pas beaucoup d'affaire. Cela te dérangerait-il qu'on aille en acheter ? Tu sais on touche des subventions pour chacun d'entre vous et c'est notre devoir de vous acheter le nécessaire pour vivre. Je comprends que tu veuilles nous rembourser pour la chambre, même si je ne suis pas vraiment d'accord, mais les vêtements je veux te les payer. Et dis-toi qu'Alice nous harcèlera tous jusqu'au dernier tant que tu n'auras pas de vêtements…

— Je n'aimerais pas vous faire endurer ça c'est vrai.

Il faut que je me décoince un peu, ça leur fait plaisir de m'acheter des affaires, de me faire des cadeaux. Je pense que n'importe qu'elle fille aimerait ça. Faut que je passe par-dessus mes peurs et mon mauvais caractère, je peux faire des efforts, j'ai dit que je ferais des efforts. Je dois faire comme Max compenser c'est tout. Si ils font ça pour moi, en contrepartie j'aiderais Esmée du mieux que je peux, je ferais le ménage, même à manger. Je pourrais aider Carlisle aussi même si je ne sais pas opérer je pourrais peut être classé ses papiers… Des trucs du genre.

– Je suis d'accord. Mais en contrepartie j'aimerais faire à diner ce soir.

Et j'ai fait d'Esmée Cullen une femme comblée. Vraisemblablement personne dans cette maison ne sait faire à manger. Ou du moins rien de digeste. Alice descend peu de temps après habillée d'une jolie robe blanche ainsi que de ballerine ouvertes. Quand on lui annonce qu'on va faire les boutiques elle se met à taper des mains et à me regarder tout sourire.

— J'ai pleins d'idée pour toi !

Super. Merveilleux.

Nous mangeons nos pancakes avec appétit, j'écoute Alice me réciter des noms de boutiques qui me sont toutes inconnues. Ça n'en finit jamais Elles enchainent sur une tonne d'accessoires. Headband ? Qu'est-ce que c'est que ce machin-là ? Quoi il existe des craies pour se teindre les cheveux ? Ils sont très bien mes cheveux pas touche… Du maquillage ? Bon je veux bien concevoir qu'à mon âge je dois commencer à en porter dans certaines circonstances mais là Alice veut carrément me faire tomber dans un pot de peinture si on l'écoute. Bla bla bla talons hauts. Bla bla bla Sac à main. Bla bla bla lingerie. Hein ?

— Tu ne choisiras pas ma lingerie. Tu ne viendras pas acheter de la lingerie avec moi !

— Pourquoi ?

— Parce QUE. Je ne veux pas que tu me regardes à moitié nu entouré de dentelle rose fuchsia et ressembler à une princesse porno.

— Qui ressemble à une princesse porno ?

Vous connaissez des personnes qui ont une belle voix ? Vous savez ce genre de voix différente qui pourrait passer à la radio, une voix qui sonne comme de la musique. C'est une voix comme ça qui vient de dire le mot porno…

— Edward !

Je me tourne et vois Alice et Esmée sauter sur un jeune homme, il fait bien une tête de plus qu'elles et les prend dans ses bras dans un câlin collectif.

— Tu ne devais arriver que ce soir !

— Mes cours ont été décalés du coup…

Elles le lâchent à tour de rôle et j'ai dorénavant l'occasion de l'observer attentivement. J'ai tout à coup toutes les réponses à mes questions. Il est grand, et il n'a ni les yeux du père, ni les yeux de la mère. Je comprends aussi pourquoi sa chaise est verte. Ses iris ont cette même couleur pénétrante, ils sont clairs et intense. Aucun doute, Edward Cullen mérite sa chaise verte. Ses cheveux sont comme sa mère mais en plus cuivré tout de même. Son sourire par contre ressemble beaucoup à celui de son père. Il a un corps élancé mais des épaules quand même carré. D'accord on peut le dire, le fils Cullen a du charme. Un ricanement machiavélique me vient de la gauche. Alice me jauge avec intérêt et me fait un clin d'œil.

— J'ai lu en toi, Bella. Ce n'est pas joli joli.

Tout ça parce que j'ai regardé un garçon pendant cinq minutes. Je sens que je vais en entendre parler longtemps.

— Edward voici Bella, je t'en ai parlé au téléphone. Dis Esmée

Alors comme ça on parle de moi au téléphone ? Pour dire quoi ? Que savait cet Edward sur moi ? Moi je ne sais rien de lui… Ce qui n'est pas grave, cela ne m'intéresse absolument pas. Je me reconcentre sur le jeune homme, il me regarde en souriant malicieusement.

— Enchanté Bella. J'ai cru comprendre que vous alliez faire les magasins, je viens avec vous. Ce ne te dérange pas ?

Euh… Si. Si ça me dérange. C'est déjà assez gênant de passer pour une poupée Barbie qu'Alice va utiliser toute la journée, je n'ai pas vraiment besoin que quelqu'un assiste au spectacle. Me ridiculiser n'est pas vraiment mon fort ni quelque chose qui me fait atrocement plaisir. Cela dit Esmée et Alice semble réjouie à cette idée, et qui suis-je pour leur enlever ça ?

— Non bien sûr.

— Bien. Dit-il en souriant. J'ai entendu parler de lingerie de princesse, j'ai hâte de voir ça !

Dans ma tête le démon sur l'épaule de Bella prend une arme et tire sur le démon qui se trouve sur le bras d'Alice. En vrai je me contente de me griffer l'intérieur de la paume de ma main avec mes ongles. Je pensais en me levant que j'allais passer une bonne journée. Mais en fait ça tourne au cauchemar. Voilà que je vais faire du shopping avec Edward Cullen…

Alors que pensez vous de l'arrivée d'Edward ?