Merci à loupa4, ClaireM, livydu50, BellouPattinson, Horryael, gaellezjey, kristenswan33, grazie, ma Bree adorée :) , et manondaems54 pour vos reviews ! ^^

J'ai répondu aux commentaires d'un guest dans les reviews il y a quelques jours, même si il n'était pas des plus positif je la ou le remercie quand même car il faut les avis de tout le monde pour évoluer. J'espère que ce chapitre vous plaira.

• 5 •

C'est ainsi que quelques minutes plus tard nous montons dans la grande voiture familiale d'Esmée Cullen et partons vers le centre commercial. Pendant le trajet j'entends le fils Cullen raconter sa petite vie d'étudiant à sa mère ainsi qu'à Alice qui ne l'écoute en vérité que d'une oreille.

— J'ai envie de m'acheter des talons compensés…

Tant mieux pour toi ma ptite Alice, personnellement je n'ai pas dans mes projets de m'acheter des échasses avec lesquelles je chopperais des ampoules en moins d'une heure… Nous arrivons bien vite à destination, le petit démon brun saute de la voiture à toute vitesse, pendant que nous, personnes normales, y descendons comme des gens civilisés.

— Alice à l'air d'aller bien. Constate Edward.

Il parle à sa mère, je ne réponds donc pas à sa phrase même si j'aurais bien envie de lui demander si cela était habituel qu'Alice ne soit pas bien…

— Il y a des jours avec et des jours sans. C'est un jour avec.

La réponse d'Esmée me rend encore plus sceptique. J'ai du mal à imaginer cette fille malheureuse, même si je me doute bien que cela doit arriver vu son passé, qui est similaire à tous ceux vivant dans cette maison. Cependant elle semble respirer la joie, je croyais que c'était une fille enjouée constamment, me serais je fais des idées ? Les Cullen ont dû remarquer mon questionnement interne car le jeune homme me regarde et me dit :

— Elle t'en parlera quand elle s'en sentira prête.

Oui d'accord, mais me parler de quoi ? Parce que je partage ma chambre avec elle, mine de rien, donc si c'est une psychopathe ou si elle est somnambule il faudrait peut-être me prévenir… Non ? Tant pis.

Le premier magasin que nous faisons est une enseigne dans laquelle je suis déjà allée et que j'ai toujours apprécié. On y trouve de tout. Des vêtements, des rideaux, des jouets pour les enfants, de la vaisselle. De plus c'est LE magasin bon marché. Alors oui, certes, ce n'est peut-être pas du pur cashmere tiré sur une chèvre vierge qui mange bio… Mais rien de vaut un bon tee shirt qui se déforme au bout d'un an et qu'on mettra donc ensuite pour dormir. J'appelle ça la technique du « je prends un teeshirt qui peut faire pyjama » n'en déplaise à Alice. J'apprends en faisant les rayons qu'Alice a hérité d'une assez belle somme de ses parents. C'est pourquoi son pull fait le prix de mes trois teeshirt basique unis et du short qu'Esmée m'a en quelques sorte poussé à prendre, car je vais crever de chaud cet été. Je prends un parfum à trois euros, qui sent bon, même si je me doute qu'au bout d'une heure et il ne sentira plus rien, et une paire de chaussure ouverte que je peux mettre en toutes circonstances. Sauf pour un banquet ou un mariage, mais il n'est pas prévu que je participe à une telle chose de toute façon.

Quand je regarde un peu autour de moi, je remarque qu'Edward n'est plus avec nous.

— Edward n'aime pas faire les magasins vraisemblablement.

Esmée me sourit, toujours avec une paire de collant à la main.

— Ce n'est pas ça, c'est juste que j'ai une tendance à m'éterniser dans celui-ci. Il a dû aller au magasin de musique.

Un magasin de musique… Pas que je m'ennuie avec Alice et Esmée, mais j'ai fini mes achats, et je suis bien contente de m'en sortir avec une note si faible, je me promets de garder fidélité envers ce magasin dès que j'aurais besoin de quelques choses. Mais en attendant, ne voulant pas craquer sur un truc qui me serait inutile, il ne serait pas stupide de sortir d'ici.

Bon d'accord, j'ai surtout envie de voir les instruments…

Et de fuir Alice.

— Est ce que ça vous dérange si je vais le rejoindre ? J'aime bien les magasins de musique.

Elle semble hésiter. Peut-être que je n'aurais pas dû demander, peut-être qu'elle prend ça comme un manque d'intérêt alors qu'elle m'aide à m'acheter des vêtements. Je la vois reposer son collant dans le rayon et prendre son téléphone.

— Je vais demander à Edward de venir te chercher.

— Ça ne sert à rien de le déranger. Si c'est dans la galerie marchande je ne devrais pas avoir de mal à le retrouver. Je ne risque pas de me perdre vous savez…

Mais à ses yeux suspicieux je comprends une chose. Elle n'a pas peur que je me perde, pas peur qu'il m'arrive quelque chose, elle a peur que ça soit moi le problème. Que je m'en aille, que je fuis.

— Envoyez-lui un message pour lui dire que j'arrive. Et je lui dirais de vous en envoyez un, une fois que je serais là-bas. Comme ça vous n'aurez pas à vous inquiéter et je n'aurais pas besoin d'une baby sitter pour faire cinq cent mètre. Ça vous va ?

Elle hoche la tête, pas vraiment sure d'elle, et pianote quelque chose sur son téléphone. Je me retourne sans lui dire quoi que ce soit d'autres et sors du magasin. Alors ça va être comme ça maintenant ? Je vais être épié constamment ? Est ce qu'il y a aussi des caméras dans la baraque ? Est-ce que le père Cullen nous matte pendant qu'on prend notre douche ? Nous parce qu'on ne sait jamais. Les gens parfait ça n'existe pas, et ils me paraissent un petit peu trop propre sur eux. Je me demande ce qui va encore me tomber sur la tête. J'en ai fait des familles, et je suis tombée sur de drôle de phénomènes, mais je m'en suis rendu compte dès le début, le problème des Cullen c'est qu'ils cachent bien leur jeu, impossible de savoir ce qui va arriver… Qui vivra verra comme on dit.

Je longe les magasins en regardant les vitrines, un magasin de musique sera facilement repérable. Je passe le magasin de cuisine, celui lingerie, de chaussures, de bijoux, le toiletteur pour chien, le magasin culturel, et hop nous y voici nous y voilà. Je m'arrête et observe, attentive, le violoncelle derrière la vitre. J'adore regarder ces instruments… Les bois brillants, les formes arrondies et le son. Que ça soit le violon, violoncelle, piano, guitare, tout me plait même si j'ai mes préférences. Je trouve la guitare un peu banale. Et je n'ai pas vraiment d'attirance pour la flute traversière. Je pénètre dans le magasin, la fille à la caisse me lance un bonjour joviale avant de me regarder et de me lancer les pires yeux moqueur que je n'ai jamais vu. Ok… Je ne suis pas habillée comme Kate Moss et ça se voit sur moi que je n'ai pas l'argent pour être dans un tel magasin, merci. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir le droit d'y jeter un œil non ? Garce…Je ne suis peut-être pas à l'apogée du style mais mes cheveux sont naturelles et soyeux pas comme les tiens qui sont peroxydés et ressemble à de la paille pour poney, espèce de fausse blonde. Je passe mon chemin et regarde entre chaque rayon si j'y vois une chevelure cuivrée. Ce n'est qu'au fond du magasin que mon radar se met en marche et que je le vois. Je m'avance doucement et me met à côté de lui. Il regarde les partitions. Du Jazz.

— Tu dois envoyer un message à ta mère pour dire que je suis bien arrivée à destination. Que ma route a été longue et sinueuse, que j'ai rencontré des enfants mourant de faim, que j'ai dû donner un rein pour sauver l'un d'entre eux, ainsi que me battre contre un crocodile, mais que j'ai gagné et que je suis là avec toi.

Il sourit en ne relevant pas ses yeux des feuilles blanches ou les notes s'enchainent les unes aux autres. J'y jette un œil, ça n'a pas l'air facile. Je sais lire les partitions. J'ai appris avec Monsieur Odgins chez qui j'ai séjourné avant qu'il ne meurt d'une crise cardiaque. Et que sa garce de femme, qui le trompait avec le voisin, ne me vire. Il jouait du piano. Et très bien. Il a voulu m'apprendre. Mais je ne suis pas d'une rigueur extraordinaire. De plus j'aime jouer, mais je préfère écouter. Edward ne bouge pas d'un pouce et je commence à me demander s'il m'a entendu.

— Je t'ai vu arriver. Me dit-il en me montrant le haut de l'étagère qui est faite de miroir, je lui ai déjà dit que tu étais là. Mais je penserais à lui envoyer ton récit la prochaine fois.

— Merci bien. Puis je me balader dans le magasin ou dois-je obligatoirement me déplacer avec toi ?

Il ferme le livre qu'il tenait dans sa main et le passe sous son bras. Ses yeux se fixent aux miens quelques instants et il semble y chercher quelque chose. Mais le pauvre n'y trouvera rien. Mes yeux ne sont pas le reflet de mon âme. Sinon la plupart des gens serait déjà mort, et la terre ne serait plus qu'un remake de i am legend.

— En fait j'ai fini, j'ai trouvé ce que je voulais. Donc je peux venir avec toi. Et étant donné que tu vas dorénavant vivre avec ma famille, il est, je pense, normal de faire connaissance. Pas vrai ?

Non. Je te verrais peut être une fois le weekend, weekend que je peux passer enfermée dans la chambre, conclusion je te verrais au moment des repas. Moments où nous n'avons pas besoin de nous connaitre. Moment ou comme le dirait Esmée, je devrais me battre pour survivre et pouvoir me nourrir face à Emmett. Donc il n'est pas obligatoire de faire connaissance. Voici ma réponse. Sauf que, il ne serait pas très sympa de lui répondre ça. Donc je procède autrement : je ne réponds pas. Et je pars vers le rayon violon.

Je vois son ombre me suivre à la trace silencieusement. Arrivée au rayon qui m'intéresse j'entends une exclamation étonnée que je préfère ne pas relever, car ça mènerait à une discussion. Discutions qui mènerait à en dire un peu plus sur moi et je ne connais ce garçon depuis quoi, une heure à tout casser.

— Tu joues du violon ?

— Non.

Mon ton n'est pas froid, mais pas chaleureux non plus. En fait je ne suis pas très à l'aise car tout à coup il s'approche et il est à côté de moi. Beaucoup trop proche, je ne trouve pas que ça soit une limite raisonnable. De plus ce garçon est beaucoup trop grand. Je me sens minuscule et insignifiante.

— Tu aimerais jouer du violon ?

Il me regarde à nouveau avec ses yeux verts perçant et je sens son souffle sur mon front. Vraiment beaucoup trop proche… Je recule de deux pas et fais semblant de m'intéresser à ce qui se trouve plus loin.

— Non.

Je l'entends soupirer et me suivre à la trace, qu'est-ce qu'il peut être collant non de Dieu.

— Donc, tu viens dans un magasin de musique, spécialement dans ce rayon, mais tu n'aimes pas le violon et n'aimerait pas en jouer ? Dit-il perplexe.

— Bien vu Watson. Tu diras à Sherlock de te donner d'autres cours de devinette car t'as encore beaucoup à apprendre.

— Est ce que t'es toujours comme ça ?

— Sournoisement intelligente ? Oui

— J'allais plutôt dire, fermée et frôlant le désagréable.

Je sens le rouge me monter aux joues. D'accord je suis peut-être un peu « désagréable » avec le fils Cullen. Mais je ne le fais pas totalement exprès… C'est plus fort que moi. Pourquoi ? Parce qu'il a le physique parfait du mec parfait. Et ces gens-là c'est vraiment les pires… Et puis pourquoi cette envie d'apprendre à me connaitre ? Il va devoir se mettre dans la tête que je ne suis pas sa nouvelle petite sœur.

— Je n'aime pas qu'on me force à parler de moi, de ce que j'aime ou n'aime pas. SURTOUT quand on vient à peine de se rencontrer. Je ne suis pas comme Alice, je ne suis pas sociale, enjouée, pleine de vigueur. Je suis Bella, je n'aime pas parler de moi, je n'aime pas être le centre de l'attention et je n'aime surtout pas qu'on se force à me parler. Si je n'habitais pas chez tes parents tu ne m'aurais jamais adressé la parole et tu restes avec moi seulement car ta mère te l'a demandé. Alors non je ne suis pas obligatoirement toujours comme ça.

Ça jette un froid. Et cette fois c'est lui qui recule. Il passe sa main dans sa crinière de feu et baisse les yeux aux sols. Je l'ai blessé ? J'y suis peut être allé un peu fort. J'espère qu'il ne le dira pas à sa mère… Je ne veux pas de problème.

— Je suis désolé.

Contre toute attente ce n'est pas de ma bouche que ces mots sont sortie, non, mais bel et bien de la sienne. Je le jauge de haut en bas, il a l'allure du repenti.

— Mais je tiens quand même à dire, poursuit-il, que même si ma mère m'a demandé de rester avec toi cela ne me posait pas de problème. Et que si jamais tu n'habitais pas chez mes parents il est vrai que jamais je ne t'aurais parlé car tu ne m'en aurais jamais laissé l'occasion. Réfléchis, tu me rejettes dans cette situation, alors dans une ou nous n'aurions aucun lien ce n'est même pas imaginable. Je m'excuse si je t'ai étouffé, ce n'était pas mon intention. Mais dis-toi une chose, tu vis avec les personnes les plus importantes pour moi. Il est normal que je veuille apprendre à te connaitre pour savoir avec qui ils vivent quand je ne suis pas là.

— Je ne les tuerais pas dans leur sommeil si telle est ta question.

Il soupire à nouveau et secoue la tête de gauche à droite.

— Laisse tomber Bella. Je voulais juste qu'on apprenne à se connaitre et peut être après qu'on devienne ami… Mais ce n'était apparemment pas une bonne idée.

Il part vers les caisses du magasin et moi je reste là. Je soupire à mon tour et prend cinq minutes pour observer ce que j'étais venue voir, les violons. Il y a les traditionnelles et les électriques. Pas du tout le même genre mais les deux me plaisent. Je les touche du bout du doigt. J'ai déjà entendu la fameuse phrase « touche avec les yeux » mais ce n'est pas comparable.

En revenant vers la sortie, je me rends compte qu'Edward ne s'est pas ennuyé pendant ce court instant sans moi. Je le vois accoudé à la caisse, la blondasse devant lui, le regardant avec des yeux carrément carnivore. J'ai carrément l'impression qu'elle regarde un Big Mac. Je n'ai vraiment pas envie de me mettre au milieu, même si regarder ce spectacle me dégoute quelque peu je m'adosse à la vitrine à l'extérieur et attend que Monsieur ait finit de draguer. Quand il daigne me rejoindre à l'extérieur, avec son petit sac en plastique je ne peux m'empêcher de lui rétorquer ce qui passe en boucle dans ma tête depuis les dix dernières minutes.

— Vu la tronche de tes amis, je suis bien contente de ne pas en être une.

Et je reprends ma route dans la galerie marchande avant que celui-ci ne m'arrête et m'attrape par le bras. Ce qui dans la situation ne me plait pas du tout, je n'aime pas qu'on me touche.

— Si tu la juges seulement sur son physique c'est que tu n'es pas mieux qu'elle Bella.

Et il s'en va comme ça, en me laissant derrière lui. Tu la sens Bella ? La grosse claque que tu as pris dans ta tête ? La douleur de la repartie qui marche ? Edward : 1 Bella : 0. Je n'aurais pas dû dire ça. Mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que cette fille n'est très certainement pas sympathique. Et qu'elle s'est ouvertement foutue de moi à mon entrée dans le magasin et que donc ce n'est pas une personne bien. Donc je ne l'ai pas jugé sur son physique en priorité. Donc Edward Cullen a tort. Et c'est pour cette raison que je le rattrape.

— Si elle ne m'avait pas regardé comme une moins que rien quand je suis rentrée dans le magasin je n'aurais peut-être pas dit ça. Cette fille m'a jugé parce que je porte des vêtements usés, et j'en suis désolé. Tu ne devrais peut être pas te montrer avec moi ! Tu vas avoir honte envers tes amis.

J'entends un énième soupire venant de sa part, je crois qu'il réapprend à respirer depuis qu'il a fait ma connaissance. Si vraiment je suis sa nouvelle sœur de cœur, je suis la chiante, celle qui fait mener la vie dure, celle qu'on évite. Celle qui n'aurait peut-être pas du naitre finalement.

— Je n'ai pas honte de toi. Tes vêtements sont normaux. Certes, ne ne sont pas les derniers à la mode mais je m'en fiche, il n'y a rien de honteux à marcher à tes cotés. Tu n'es pas bossu ou autre que je sache. Et tu es même plutôt jolie, même si ton fichu caractère gâche l'ensemble !

Je me renfrogne et croise les bras, à cet instant je ressemble vraiment à une gamine. Rien de la Bella mature qui a grandi trop vite de d'habitude. Il me rend folle.

— Et Tanya n'est pas mon amie. C'est juste une fille qui craque sur moi. J'ai juste essayé de voir si je pouvais user de mes charmes pour avoir un prix sur ma partition… Je sais ce n'est pas vraiment classe. Mais je suis étudiant et la moindre économie est la bienvenue…

— Heu…

Et là je me mets à rire. Il a un air d'enfant prit en flagrant délit de vol de gâteau. Ce mec vient d'essayer d'avoir une remise en utilisant son physique. Ce n'est pas typiquement féminin ca normalement ?

— Est ce que c'est considéré comme vendre son corps contre de l'argent ?

Ma question ne parait pas lui plaire vu le regard foudroyant qu'il me renvoi, ce qui me fait deux fois plus rire.

— Si tu as des problèmes tu peux en parler à tes parents… La porte du bureau de ton père sera TOUJOURS ouverte.

— D'accord Bella, j'ai compris. Un point partout, balle au centre. Mais tu ne gagneras pas…

Je le regarde très sérieusement. Est-il en train de me défier ? Moi Bella ?

— Tu veux vraiment jouer à ce petit jeu avec moi Cullen ?

— Pourquoi t'as peur…

Et là il se retrouve con, car il ne connait pas mon nom de famille. Et ouais, ça a cassé tout son effet et ca m'amuse.

— Swan… Bella Swan.

— T'as peur Swan ?

Je les regarde dans les yeux, et ne peux m'empêcher de sourire malicieusement. Oh que non je n'ai pas peur. Vous vous souvenez quand j'espérais que Jessica m'emmène dans une famille qui avait un fils que je pourrais torturer ? Et bien mon rêve a été exaucé. Edward Cullen est ma nouvelle cible. Sa vie sera un enfer. Et cet enfer s'appellera Bella.

— Tout les coups sont permis ?

— A la limite du raisonnable. Me répond-il. Mes parents ne doivent pas être au courant.

Ça parait logique, que dirait les Cullen en chefs si ils apprenaient que leur fils est en guerre avec leur nouvelle protégée, et inversement proportionnel et égale.

— Marché conclu.

Il me tend sa main, je prends sur moi et tend la mienne à mon tour. Le contact n'est pas trop désagréable, il ne sert pas comme un fou, non, sa poignée est douce.

— Bella !

La petite voix d'Alice fait son apparition tout à coup. Je me retourne et la voit se diriger vers nous avec Esmée, des sacs pleins les mains. C'est grâce à des personnes comme elles que les magasins font des bons chiffres d'affaires.

— Tu ne devineras jamais tout ce que j'ai trouvé, je te montrerais quand on sera rentré !

Je n'ai pas hâte de rentrer du tout pour le coup.

— Mais on a encore pleins de magasins à voir pour toi Bella. Ajoute-t-elle.

— J'ai trouvé ce qu'il me faut Alice. Mes tee shirt, une bonne paire de chaussure et un short. C'est largement assez pour moi. De plus je ne suis pas une folle du shopping donc si réellement vous avez finit je pense qu'on peut passer à autre chose…

Elle tente de me faire changer d'avis, mais ça marchera pas, du coup elle boude. Et Edward se moque d'elle. J'ai aussi envie de me moquer d'elle mais je partage ma chambre avec Alice, il ne faut pas non plus me la mettre trop à dos. Un refus de ma part suffira. Esmée propose qu'on aille au magasin de bricolage et de décoration pour voir quelle peinture nous pourrions acheter pour la chambre, alors nous partons tous d'un pas assuré. Arrivé sur place, nous voilà confronté à un énorme choix. Il existe en fait une palette énorme de couleurs. Et de couleurs dérivé de couleurs. Du taupe, du lie de vin, du camel… Pour moi tout s'arrêtait aux couleurs de l'arc en ciel… Je me trouve tout à coup très peu cultivé. Alice ne fait que parler et montrer des peintures, à côté d'autres peintures en donnant son avis que j'ai parfois du mal à suivre. Au bout de dix minutes quelqu'un semble perde patience.

— Quel est ton avis Bella ? Demande Edward en coupant la parole à la fée clochette.

Heu… Vraiment, la comme ça ? Non parce que pour tout avouer… Je n'en sais rien du tout. D'accord j'inspire un bon coup et prend le cahier ou se trouve les échantillons de peintures et les regarde une à une. Je ne veux pas quelque chose de trop coloré, ni de trop sombre, mais je n'aime pas le blanc… En sort au final un beige et un fameux taupe, car oui en plus il y a plusieurs taupes.

— J'aime bien ces deux-là. Après c'est comme vous voulez…

Mais Alice est emballée. Par les deux. Donc le plan, si j'ai bien compris et de colorer certains murs en beige et de couper en n'en mettant d'autres en taupe. Esmée choisit de la monocouche et en prend plusieurs pots car pour masquer le rose il va falloir en mettre une bonne dose ! Après cela nous allons au rayon décoration, et nous choisissons des rideaux taupes (mais pas le même taupe attention…) avec des motifs de branche de bambou dessus. Et ensuite une housse de couette chacune. Une fois arrivée à la caisse, Esmée eu droit à un prix. Et oui quand on est décoratrice d'intérieur et qu'on achète beaucoup chez eux, et bien ils vous en remercient en conséquence. Résultat on s'en tire avec une facture plus qu'honorable.

Pendant le trajet du retour, Edward me propose de récupérer son bureau qu'il a dans sa chambre. Ne vivant plus ici à l'année et révisant surtout à son université. Je me retrouve obligé de le remercier, sans oublier tout de même qu'il est mon nouvel ennemi. Une fois arrivée chez les Cullen, je vois Alice monter tous ses sacs avec fracas dans l'escalier et soupir de soulagement en me disant qu'elle m'a oublié, et avec moi l'idée de me montrer chacun de ses achats un à un.

— Alice ?

Je regarde Edward, qu'est ce qu'il fou bon sang j'étais si près du but ! Celle-ci se retourne, non sans mal et le regarde interrogative.

— Tu ne voulais pas montrer tes vêtements à Bella ?

Attentat à l'Alice. Le terroriste est toujours vivant, la cible, elle, est foutue, je répète la cible est foutue. La pile électrique me regarde en souriant grandement elle m'invite à monter à sa suite sans plus attendre. Je monte quelques marches et elle me passe deux sacs à porter dans la chambre. Je reporte mon regard vers le traitre. Ses yeux verts pétillent et son sourire est grand et franc.

— Un point de plus pour moi Swan… Un point de plus.