Tout d'abord je tiens à m'excuser pour le retard. Et oui, j'ai pas été très très gentille sur ce coup là ! Je vais faire en sorte que ça ne se reproduise plus, parole de Scout. ( je ne suis pas scout mais croyez moi quand même :P )Ensuite je remercie Kyssou ( ta review m'a bien fait rire ), lili6213, little-library, shihanna09, gaellezjey, grazie, livydu50, KristenSwan33, Laura (merci beaucoup pour ta review ca m'a touché), Glee4, bwanamarielle, lola1560, fidou, et les Guests ! ( plus particulièrement celle qui m'a laissé une review aujourd'hui qui m'a motivé ^^) Vous êtes de plus en plus nombreux à me donner votre avis et ca me fait vraiment plaisir. Merci aussi a tout ceux qui m'ont ajouté en alerte et en favoris.

Maintenant place au nouveau chapitre !

6

C'est a cause de Cullen que je me retrouve assise sur le lit d'Alice avec des vêtements qui me tombent sur la tête un par un. « Et regarde celui-ci qu'il est mignon » « et regarde celui-là ne respire-t-il pas la féminité ?Je t'en donnerais moi de la féminité… Est ce qu'elle comprendra un jour que je ne m'attarde pas sur la mode pour la simple et bonne raison que cela ne m'intéresse pas ? Pour moi c'est comme manger, on en a besoin pour vivre. Mais je ne suis pas obligée d'aduler ça autant qu'elle… Je pense qu'elle a du sang de Prada en elle, un truc du genre.

— Et toi tu as vu des choses intéressantes ?

Quoi ? Elle me parle ? Elle s'intéresse à moi tout à coup ? La folie lui ai passé. C'est peut-être pas plus mal me direz vous

—Pas vraiment.

On ne peut pas dire que j'ai vraiment eu la tranquillité nécessaire pour regarder ce qui m'intéresse et ce que je voulais venir voir à la base. Ça aurait pu être le cas si une certaine personne n'était pas venue foutre son nez là où on ne lui avait pas demandé de le mettre. M'enfin j'aurais peut-être la possibilité d'y retourner un jour, et de voir la tronche de cette Tanya. Peut-être même que je pourrais la pendre avec des cordes ?

— Vraiment ? Fait Alice sceptique. Même pas un certain garçon aux beaux yeux verts ?

Ah non ! Elle ne va pas commencer… Il est hors de question que j'ai le droit à ce genre de petite réflexion stupide de collégienne en manque de ragot. Hors de question que je doive subir ça tous les jours, ou ne serait-ce que le week end. Il va falloir arrêter ca tout de suite, à la source.

— Alice. Dis-je d'un ton clair. Tu vois ce à quoi tu es en train de pensée et auquel tu fais allusion ? Tu le prends, tu le mets dans un sac plastique, que tu fou dans un sac poubelle, fermé par un nœud à triple tour, que tu mets dans une malle de vingt tonnes, qu'on jette dans l'océan d'accord ? Et crois-moi aucun marin pécheur ne pourra le retrouver. Pourquoi ? Parce que tu te fais des idées sur des choses totalement idiotes et impossibles. Je ne sais même pas pourquoi tu y crois en fait. Je suis arrivée ici depuis à peines quelques poignées d'heure, je ne suis pas une fille normale qui craque sur n'importe quel garçon qui passe, et Edward Cullen n'est pas mon style. Alors oublie tout ça veut-tu.

Bon d'accord mini mensonge sur le fait que ce n'est pas mon style, y a pas à dire il est beau gosse. Faut pas cracher dans la soupe Cullen, ils ont tous des physiques plus que potable. Mais il vaut mieux mentir à la petite Alice si j'avais dit la vérité je ne m'en serai sortie. Déjà qu'en l'observant je vois son regard plus que perplexe et sceptique… Mais elle se tait et plie ses vêtements un à un. Aurais-je arrêté son flot de parole totalement ? Aurais-je neutralisé la bombe Alice ?

— Mmh… Dit-elle. On en reparlera.

Epic Fail. Les miracles n'existent pas, je le sais pourtant. N'empêche qu'elle en reste là pour le moment. Du coup je ne rajoute rien et en profite pour descendre silencieusement. Je file directement dans la pièce qui hante mes pensées depuis hier, la véranda. Ses canapés, ses livres et cette vue sur les fleurs colorées de l'extérieur. Je me vois déjà y passer des heures à bouquiner, dans la tranquillité absolue sans personne pour me déranger. Enfin personne…

— Fais-tu exprès d'être partout où je veux être ? Dis-je à Edward quand je le vois affalé sur les fameux canapés qui me faisaient fantasmer jusqu'alors.

Il relève la tête de son livre et je remarque qu'il a des lunettes sur le nez. Et que cela reste entre nous mais ça lui donne un coté intellectuel très sexy. Cela dit ça ne change rien au fait qu'il soit agaçant.

— C'est toi qui me suit partout Swan, déjà dans le magasin et maintenant ici. Je te plais tant que ça ?

J'ai envie de lui retirer son sourire malicieux, et de le balancer contre le mur. Mais c'est impossible donc je me contente de prendre sur moi et de ne pas être violente, après tous les parents Cullen ne doivent pas apprendre nos relations.

— Dans tes rêves.

Quelle repartie Bella. Wouaou. Il hausse les épaules et reprend sa lecture. J'essaie d'analyser la couverture du livre pour voir quel est le style du garçon mais ses grandes mains empêchent toutes inspection. Alors quitte à être là avec lui, autant faire ce que je déteste qu'on me fasse.

— Qu'est-ce que tu lis ?

Il me regarde à nouveau et ferme son livre tout en le gardant caché sous ses bras.

— Rien.

— Des choses à cacher ?

— Tu aimerais, pas vrai ?

Ça pourrait rendre les choses intéressantes effectivement. Si ça se trouve il lit des romans érotiques. Je pourrais lui mettre une honte monstre si j'arrive à bien utiliser l'information.

— J'ai une idée. Me dit-il. Tu me dis quel genre de livre tu aimes, et je te dirais quel est le mien.

Hmm… Son idée consiste à me dévoiler, chose qu'il sait que je n'aime pas faire. Je pense qu'il l'a bien comprit vu comment je lui ai parlé précédemment. Sauf que cette fois il me met un objectif. Ma curiosité est titillée. Je suis un âne et il me fait avancer avec une saleté de carotte.

— Le genre fantastique. J'aime la magie. Les robots. Les histoires sur la fin du monde. J'ai des gouts de mecs. Satisfait ?

Il hoche la tête de haut en bas avec tout de même un air étonné. Quoi ? il s'attendait à ce que je lise des histoires d'amour ? Des histoires de midinette ? Eh bien non moi j'aime Transformers, pirate des caraïbes et le seigneur des anneaux. Chacun son truc. Il sort son livre de sa cachette et me le tend. Je le récupère et ne peux m'empêcher de rire.

— Orgueil et préjugés…

— Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ? Me demande-t-il.

— J'ai des gouts de mecs, et toi de filles. Mais après réflexion je ne suis pas bien étonnée...

Il se lève, me prend le bouquin des mains, sans délicatesse et braque ses yeux puissants dans les miens. On pourrait le croire énervé mais il n'en a pas l'air. Il est amusé. Pourquoi ce garçon est toujours amusé ?

—As-tu lu ce livre Bella ?

— Non. Mais je n'en ai pas eu besoin pour tirer cette conclusion. Il est de notoriété public que c'est un livre pour les jeunes filles.

Il soupire maintenant. Brusque changement de comportement. Et le voilà qui commence à faire quelques pas pour partir en trainant des pieds.

— Je pars du principe qu'on ne parle pas de quelque chose qu'on ne connait pas. Encore une fois Bella, tu as jugé sans savoir. Sache que ce n'est pas honorable. Toi qui a l'air de ne pas apprécier les gens qui te reluquent ou ceux qui te parlent de sujet à ton propos alors qu'ils ne te connaissent pas… En vérité tu es comme eux. Peut-être que tu devrais faire un travail sur toi avant de demander aux autres de changer.

Et il s'en va comme ça. Il ne s'était même pas retourné. Il ne m'avait pas regardé dans les yeux. Il ne m''avait laissé que la vue de son dos. Il était resté droit comme un i, il avait parlé et il était parti. Et moi je n'ai pas eu l'occasion de répondre, pas eu l'occasion de lui manifester une quelconque émotion vu qu'il ne pouvait pas la voir. Et le pire c'est qu'il y a une part de vérité dans ce qu'il dit. Et ça m'énerve, ça me fou la rage. Pourquoi est-ce qu'il essaye de me décoder. Pourquoi il me donne des leçons de moral alors qu'on lui a rien demandé. Ce type c'est vraiment une grosse épine dans mon pied.

Je reste là un temps indéfini, avant de m'assoir là où il était assis avant que j'arrive. Je regarde, surement les mêmes endroits qu'il a regardé tant de fois. Ce garçon est une plaie, il est partout où je veux aller. Il a toujours quelque chose à redire sur mon comportement ou sur mes paroles. Je souffle profondément. Il doit sortir de ma tête, je veux plus penser à lui, il faut que je me calme sinon ça va retomber sur tout le monde et les autres n'ont rien fait et ne mérite pas ma mauvaise humeur.

Je regarde à l'extérieur, et pense au fait que je n'ai toujours pas vu le jardin. Je vois Esmée avec des gants en train de tailler des rosiers un peu plus loin. Je regarde aussi une cabane en bois à la lisière de la foret. Ainsi que ce qui me semble être la piscine. Ce jardin est vraiment beau, bien entretue. Esmée a du sentir mon regard sur elle, car son sourire est rivé sur moi, je lui rends sans même y faire attention et elle me fait signe de la rejoindre. Je me lève et sort de la pièce sans un regard en arrière. Tout compte fait je ne sais pas si je passerais beaucoup de temps dans cette véranda. Je passe par la cuisine et par le cellier, même si je n'y jette qu'un léger coup d'œil. En quelques pas me voilà à côté d'Esmée, elle avait troqué sa robe pour des vêtements de jardinage. Mais même dans cette tenue elle ne fait pas ridicule. C'est vraisemblablement son talent d'être belle en toute circonstance.

— Tu vas bien Bella ? Me questionne-t-elle tout en aspergeant ses fleurs d'un liquide inconnu.

— Ça va. Merci.

Je continue à la regarder faire quelques instants, elle était avec ses fleurs d'une extrême délicatesse, elle en prend soin, coupe la moindre feuille qui ne parait pas saine à ses yeux. En fait on dirait qu'elle les prend pour ses enfants, elles aussi.

— Je tiens à m'expliquer par rapport à tout à l'heure dans le magasin. Me lance-t-elle. Sache que ce n'était pas à proprement parlé un manque de confiance en toi. J'avais effectivement une réserve à te laisser partir seule… Jessica nous a beaucoup parlé de toi, et de ta difficulté à t'intégrer dans une nouvelle famille. Alors oui, j'ai eu peur que tu t'en ailles. Et ça peut être dangereux pour toi, je m'en voudrais énormément qu'il t'arrive quelque chose.

— Mais je ne comptais pas partir.

J'aurais pu, mais je n'avais pas de raison valable pour le moment. Ils ne m'ont pas brutalisé, ni rabaissé, ils n'ont pas encore fait preuve d'une idiotie tellement énorme que je ne peux la supporter, ils ne font pas d'esclavage d'enfants ni d'animaux. Bref. Pas de raison.

— J'ai compris oui. Mais promet moi une chose Bella.

Elle s'arrête, enlève ses gants et prend mes mains dans les siennes en me forçant à la regarder dans les yeux. Je n'aime pas ses instants là. Ou un lien se forme pour un petit moment. Un moment qu'on me force à vivre.

— Si un jour tu veux t'en aller. Dis-le nous. Ne t'enfuis pas.

Tout ça me parait vraiment étrange. D'habitude on me fou dehors même quand je dis rien, alors qu'aujourd'hui on pense que c'est moi qui vais décider de partir. Je n'ai rien fait, rien dit et ses gens en font tout un fromage.

— D'accord.

Et oui. Que voulez-vous que je dise d'autres. Elle me sourit, et m'explique ensuite tout un tas de chose sur ses rosiers, ainsi que sur les pétunias un peu plus loin. Cela ne m'ennuie pas plus que ça. Ce n'est pas une véritable passion à mes yeux mais certaines choses sont intéressantes. Et surtout il est agréable de voir que tout est si bien entretue. Nous sommes rentrés d'un même pas vers la cuisine. Esmée se met à préparer le repas et je propose mon aide. Nous ne sommes que quatre à midi et Emmett n'est pas là donc les portions seront plus raisonnables que d'habitude. C'est ce qu'Esmée me dit quand je vois les trois congélateurs pleins dans le cellier en allant y chercher de la viande haché. Il est décidé qu'on fera des lasagnes à midi. Pendant que je prends mes repères dans la cuisine, Esmée commence à m'expliquer les gouts des uns et des autres. Alice adore les agrumes, Jasper déteste ça. Emmett aime globalement tout ce qui se mange et parfois même ce qui ne se mange pas. Les jumelles ont des gouts bien distincts car l'une ne supporte pas les légumes alors que l'autre adore les carottes. Et Max aime les lentilles à la tomate. Concernant les Cullen il semblerait que Carlisle ne soit pas très fan des framboises alors que c'est le fruit préféré de sa femme. Et pour finir Edward déteste plus que tous les champignons. Chose qui, bien entendu, ne tombe pas dans l'oreille d'une sourde.

— Après mangé j'aimerais qu'on re sorte toi et moi. Ce matin au magasin j'ai remarqué que les chaises n'étaient plus en vente. Vraisemblablement elles ne se vendent pas si bien que ça. Pourtant elles ont du style… Enfin bref. J'ai téléphoné ci et là pour savoir où on pourrait s'en procurer et j'ai eu une adresse un peu à la sortie de la ville.

Les chaises ? Il me faut quelques minutes pour comprendre de quoi elle parle. Ah oui les chaises du salon. Les chaises du pays des barbapapas… J'avais presque oublié. Non j'avais oublié en fait avouons-le. Le fait qu'Esmée tienne à ce que j'ai « ma » chaise colorée à moi pourrait être adorable si elle ne me forçait pas encore à sortir avec elle dans un magasin. Surtout qu'une fois sur place je sais très bien que je n'aurais aucune idée de laquelle choisir, car de toute façon toute les couleurs de l'arc en ciel trônent déjà autour de leur salle à manger. Enfin je dis ça, je ne dis rien mais si elle veut continuer sa petite coutume il va falloir arrêter d'inviter des gens ou virer certains gosses d'ici… Mais pas Max. Non j'aime bien Max…

Esmée me fixe semblant attendre une réponse à sa question. Je peux dire non ? Oui. Et je resterais debout pour manger j'imagine… Je peux dire que j'ai mal au pied ? Non. Elle risquerait de me racheter des chaussures. Ai-je vraiment une excuse valable à donner au final ? Non aucunement. Alors je hoche la tête de haut en bas comme une gentille fille. Mais j'imagine qu'elle décèle quand même mon regard de chien battu. Cependant elle n'en fait pas cas.

— Bien. Est-ce que je peux te laisser mettre les lasagnes au four ? J'aimerais aller changer de tenu.

Je lui réponds que oui, et mon petit diable rouge revient se poser sur mon épaule, tout trident en main. Qu'Esmée Cullen aille se changer pour la troisième fois de la journée, on peut s'occuper du four. Oh oui. Et on peut s'occuper de gagner des points en même temps ! C'est donc ainsi que je me rapproche du cellier en écoutant le moindre bruit. Je n'aimerais pas qu'on me prenne en flagrant délit. Dans le feu de l'action je me mets à rire toute seule. Je me réjouis déjà de la façon dont va se passer le repas. Arrivée devant les congélateurs j'ouvre celui du milieu et y découvre avec joie l'objet de mon désir.

— Bonjour les Cèpes vous allez bien ?

Et oui, je parle à des champignons congelés. Mais ils le méritent. Ils vont faire du trèèèèès bon boulot pour Bella Swan. J'ouvre le sachet et en prend une bonne poignée. Pour raison d'hygiène je m'étais lavé les mains avant, je suis méchante mais tout de même. Je retourne dans la cuisine, les doigts à moitié congelés mais contente. Esmée avait saupoudré d'emmental râpé une part des lasagnes, car je cite « Edward adoooooore le gruyère sur les lasagnes. » Oh oui, je suis sûr qu'il va l'apprécier son gruyère. A l'aide d'une fourchette, je relève une couche de pâte et y glisse les cèpes une à une. Et je reproduis l'opération de chaque côté. Une fois fait, je tape dans mes mains et ne peux m'empêcher de faire un check au démon Bella de mon épaule. Et oui, on est une bonne équipe qui gagne que voulez-vous. J'ouvre la porte du four qui a déjà préchauffé et y glisse le plat du bonheur. Oui, les lasagnes seront désormais mon plat préféré.

Une grosse demi-heure plus tard c'est prêt. Alice et Edward mettent la table et je les regarde faire de loin en sortant le plat du four. Je prends note des endroits où se trouvent les assiettes, le sel et toutes ses choses que l'on doit poser sur la table car ici tout le monde doit participer. Chose normal. Et vu que je ne suis pas sûre de faire à manger à chaque repas et que je n'aime pas faire la vaisselle, mettre la table me parait un bon compromis.

— Ça sent bon. Cri Alice à coté de mon oreille.

— Tu sais que je suis à coté de toi, j'aurais entendu même si tu n'avais pas élevé la voix.

— Peut-être mais j'ai faim. Et quand j'ai faim je cri.

Entre Emmett et Alice je commence à avoir peur. Peut-être que la plupart des personnes ici ne sont pas mince pour rien… J'espère qu'ils mangent bien à la cantine le midi. Mon Dieu Emmett à la cantine… Pauvre école.

Quelques minutes après nous étions tous à la table de la cuisine. Je me demandais pourquoi on ne mangeait pas tous dans la salle à manger mais quand je me suis mise à nous imaginer tout les quatre autour de l'énorme table qui accueille plus du double de personne d'habitude, je comprends. On aurait l'air stupide. Une fois installée, je devance Esmée et prend l'ustensile pour servir tout le monde. Elle me sourit et me remercie, surprise que je veuille aider autant. Ne te fais pas tant d'idée maman Cullen. SI je fais ça c'est pour servir Edward en fonction des champignons et pour éviter que tout le monde y fasse attention. Et oui, vigilante jusqu'au bout. Je sers tout le monde, en le gardant pour la fin. J'essaie de garder un visage impassible mais ne peut m'empêcher de rigoler intérieurement quand je le vois se lécher les babines a là vue de son assiette.

— Bon appétit ! Dit-il avant d'attaquer son repas toute fourchette devant.

— Bon ap' Edward ! Que je lui lance avec un énorme sourire machiavélique collé sous mon nez.

Et je ne peux m'empêcher d'attendre sa réaction, je n'arrive pas à ne pas le regarder. Je prends mon couvert pour quand même faire un minimum intéressée par mon assiette et entend Esmée et Alice commencer une conversation sur une série quelconque que je ne connais pas. Edward lui prend une bouchée et avale tellement vite que je me demande si il a mâché. Sa tête à ce moment-là est juste légendaire. Il prend sa serviette en quatrième vitesse et la met devant sa bouche. Je pense qu'il est à la limite de vomir. Je ne peux empêcher un léger rire de sortir de ma gorge. Heureusement les filles sont trop absorbées dans leur échange pour y faire attention, mais le principal intéressé lui…

— Toi… Murmure-t-il.

Et là je lui montre mon pouce et le retourne vers moi pour qu'il comprenne bien : un point pour Bella Swan mon coco. Et les règles sont les règles, les parents ne doivent pas être au courant donc on peut s'amuser encore plus. C'est pour ça que je prends ma voix la plus innocente pour lui demander :

— Tu n'aimes pas les lasagnes Edward ?

Et je l'avais dit juste assez fort pour que sa mère soit interpelée. Celle-ci regarde son assiette d'un air embêté et fait une moue des plus adorables.

— Tu n'aimes plus la nourriture de ta mère ?

C'est une défaite cuisante pour le fils Cullen. Y a pas à dire, j'ai bien joué mon coup. Et dire que la partie ne fait que commencer. J'exulte.

— Si, si… Répond t-il d'une drôle de voix. J'ai juste… Pas très faim.

— Je peux te les mettre de côté pour ce soir dans ce cas si tu veux.

— Non ! Non c'est bon, je vais les manger maintenant…

Et il donne un petit coup de fourchette incertain avant de tout mettre dans sa bouche et de forcer un sourire qui se vaut que très peu convaincant.

— En tout cas, moi, je les trouve très bonne Esmée. Fis-je en souriant gentiment.

J'arrive à voir les éclairs sortir des yeux d'Edward du coin de l'œil. S'il pouvait il me tuerait sur place, mais il ne peut pas. C'est ça qui est drôle.

— C'est gentil à toi de m'avoir aidé. Et je n'oublie pas que c'est toi qui fais à manger ce soir !

– Quoi ? Hurle Edward en s'étouffant à moitié avec ses champignons.

Mouhahahahaha. Et oui, ce n 'était que le premier acte d'une pièce dont tu vas te souvenir toute ta vie le rouquin. A l'intérieur je m'esclaffe, je sautille à la Alice et je chante ensuite mon contentement. Mais en vrai je feins l'indifférence. Ou la perplexité. Qui n'aimerait pas la cuisine d'une pauvre petite orpheline qui se propose en plus ?

— Bella a proposé de cuisiner pour tout le monde ce soir. J'ai hâte de gouter à ses talents de cuisinière. Pour une fois que quelqu'un aime cuisiner dans cette maison.

— Ce me fait plaisir Esmée. J'ai déjà pensé à ce que j'allais faire.

— De la mort aux rats en sauce tomate ? Grommèle doucement Edward.

Maintenant que tu me le dis ça aurait pu être une possibilité. Mais c'est quand même un peu trash. Trop définitif. Le but n'est pas de gagné en un seul coup. Je veux gagner chaque partie, chaque défi, chaque confrontation. Et je le ferais. Mais c'est sans compter sur Alice. Qui me regarde avec un air sceptique et des points d'interrogations dans les yeux. Elle a remarqué qu'il se trame quelque chose, et elle va me harceler. Je le sens. Mais n'y pensons pas pour le moment. Profitons de cette victoire pleinement.

— Bella et moi sortons après. Je pensais, qu'Alice, tu pourrais commencer à trier les affaires de ta chambre et à la vider avec l'aide d'Edward. Et si tu as le temps Edward je pensais que tu pourrais commencer à peindre le coté de Bella qui est déjà quasiment vide et enchainer sur celui d'Alice. Si on s'y prend assez tôt elles pourront y dormir ce soir. Même si je doute que tu es le temps de tout faire, les garçons t'aideront à finir demain.

— Ne t'inquiète pas maman. J'aiderais Alice, et je vais m'appliquer au plus HAUT point, pour faire du coté de Bella un havre de paix… Sois en sûre.

Oh Oh… Il n'oserait pas ? Il ne va pas utiliser un moyen x ou y pour gâcher mon côté de la chambre ? Non il ne peut pas de toute façon vu que ses parents vérifieront le travail et qu'il se ferait engueuler s'il faisait ça… Alors pourquoi est-ce qu'il me regarde avec ce sale sourire de vengeance ? Pourquoi est-ce qu'il mange ses lasagnes tranquillement en me regardant dans les yeux ? Les minutes passent et son sourire ne disparait pas de ses lèvres. Il parle à sa mère de tout et de rien guilleret. Quand sonne la fin du repas et qu'on s'apprête à débarrasser, je lui envoie un regard d'avertissement. Pas Ma Chambre. De plus ce n'est pas que ma chambre c'est aussi celle d'Alice il ne peut pas faire ça… Je ne pourrais même pas lui faire pareil puisqu'il ne vit plus ici ! Et je ne sais pas où elle se trouve moi son université. Et même si je le savais, on ne me laisserait pas y aller.

— Je m'occupe de débarrasser maman, vous avez qu'à y aller.

Mais oui bien sûr, fais le fils prodige on y croit tous Cullen. Je me lève de table tout en continuant à le regarder d'un mauvais œil alors que sa mère, elle, semble très attentive à la nouvelle couleur de vernis à ongle d'Alice.

— Et ne t'inquiète pas Bella, ta chambre est entre de bonne mains !

El là il me montre ses mains avant de les fermer et de laisser que les pouces en l'air. Et de les ramener vers lui. C'est bien ce que je pensais. Il va me faire un sale coup, et il utilise ma méthode pour me prévenir. Et je ne peux rien faire à part suivre Esmée et attendre le dénouement tragique. Enfin si je peux faire quelque chose, réfléchir à un plan encore plus tordu. Tiens-toi près Cullen, la partie n'est pas finie.