Bonjour la compagnie, comment allez-vous ?

Comme d'habitude je remercie les personnes qui m'ont mise en alerte ou dans leurs favoris ainsi que Grazie, ploiuiu, Livydu50, Jazz ) , Gaellezjey, Shihanna09, manoushka3, KristenSwan33, Fidou, Mastellou et les Guest.

Et pour répondre aux questions : Est ce qu'ils vont se réconcilier ? Et quand ? Vous vous doutez bien que oui ! Quand ? Et bien en répondant a cette question je réponds aussi à celle-ci : Je voulais savoir combien ta fiction comporte de chapitre si possible?

Et là, roulement de tambours :

Je n'en sais rien ! Pourquoi ? Tout simplement car j'écris cette histoire au fur et à mesure (ne m'envoyez pas des tomates dans la tête) j'ai toujours fonctionner comme ça. Ca me stimule. Dans tous les cas j'ai encore beaucoup de chose à faire vivre à mes personnages et beaucoup d'idée et je sais globalement la trame que je veux lui donner donc à partir de là, je pense qu'il y a aura encore beaucoup de chapitre ^^ mais du coup je ne peux pas dire précisément quand ils vont se réconcilier car je ne sais pas encore comment je vais écrire certain passage. Suspense pour vous et pour moi :D Mais on sait tous qu'entre la haine et l'amour il n'y a qu'un pas…

Dernière question ou plutôt demande: On peut avoir un mini pov de Edward juste pour voir à quoi il pensait durant le souper.

Je n'avais jamais pensé à faire un POV Edward. Et je me trouve stupide de ne pas l'avoir fait ! Du coup pour le plaisir, j'espère, de certains lecteurs ce chapitre sera un POV Edward des premiers chapitres vu par Bella.

Bonne lecture !

• 7 •

POV EDWARD

Je suis content de rentrer à la maison plus tôt. Les week end passent toujours trop vite. Alors que les semaines elles, sont affreusement longues. J'aime l'université, y a pas à dire. Mais c'est beaucoup de boulot quand on fait un cursus comme le mien. Et ma famille me manque ainsi que mes amis. Emmett devrait être avec moi. On a le même âge, mais il a loupé ses études à cause de son passé. J'ai certains potes à la fac, mais c'est diffèrent, Emmett c'est Emmett. C'est mon meilleur ami, mon frère. Il y a aussi mes parents. Ils me manquent. J'ai toujours été habitué à être proche d'eux. Même si, comme tous parents, ils sont parfois agaçants. Puis il y a les autres. Alice, ma fée clochette. Cette fille c'est un don de Dieu. Personne n'est comparable à Alice. Elle a un cœur énorme, un courage sans nom, une force inimaginable. Et elle a Jasper. Ce mec c'est son garde du corps perso. Je sais qu'il est entré dans notre famille seulement pour veiller sur elle. Mais il s'est intégré. Je l'apprécie, il est calme et posé. Tout comme Max. Ils font bien de partager leur chambre ces deux-là. Et les pots de colle, Kate et Irina. Les deux chipies sont apparemment tombées amoureuse de moi au moment même où elles ont passé la porte. Elles ne manquent jamais une occasion pour avoir mon attention, ce qui à la longue, avouons-le, peut être assez gênant. Mais on s'y fait. Du coup j'adore rentrer. Les retrouver. Leur parler, savoir comment s'est passée leur semaine. Le trajet n'est pas très long ce n'est qu'a une heure. J'aurais pu rester vivre avec eux. Mais après y avoir réfléchis, prendre une chambre sur le campus est devenu plus ingénieux. Pas de perte de temps dans les trajets, et plus de calme pour réviser. Je ne dois pas rater mes études, j'ai envie de réussir

Ma mère m'a appelé hier soir, me racontant l'arrivée d'une jeune fille s'appelant Bella. Vraisemblablement celle-ci a un caractère assez développé. Mais à aussi certaine similitude avec Max. Je suis curieux de la rencontrer. De voir ce nouveau membre à part entière de ma famille. J'espère, comme à chaque fois que quelqu'un débarque, que c'est une personne bien. Mes parents font beaucoup pour aider les gens, j'ai toujours peur qu'ils tombent sur une personne qui leur ferait du mal. C'est aussi pour ça que je veux avoir un peu à l'œil Bella. Ma mère m'a dit qu'elle partage sa chambre avec Alice, ce qui peut être une bonne comme une mauvaise chose. Reste à voir ce qui en découlera.

Donc une fois arrivé chez moi, quand j'entends des voix féminines venir de la cuisine, c'est à pas rapide que je m'y rends. Alice et ma mère finissent dans mes bras tandis que la troisième me regarde d'un air que je ne peux définir. Je lui dis que je suis enchanté de la rencontrer, je m'invite quelque peu à leur sortie entre filles et en attendant sa réponse je l'observe. Elle a un visage fermé, tendu. J'ai envie de lui tirer la peau des joues pour qu'elle se détende. Je me choppe un mal de crane rien qu'à essayer de me contracter comme elle. Ses yeux sont noisettes, et en forme d'amandes. Ils sont beaux mais vides... Aucune émotion à l'intérieur. Son corps est plutôt frêle, il lui manque quelques kilos. Ses fringues ne sont pas de touche fraicheurs. Et la première chose que je me demande c'est « est-ce que quelqu'un s'est un jour occupé de cette fille ? » Je ne montrerais pas que j'ai un peu de pitié envers elle. Ni que cela m'attriste. J'ai cru comprendre par ma mère qu'elle n'apprécie pas les élans de générosité. Je lui souris. Elle parait déstabilisée. J'ai envie de lui acheter un GPS pour qu'elle n'affiche plus cet air perdu. J'ai envie de lui offrir un big mac pour qu'elle grossisse un peu et surtout j'aimerais qu'elle s'éveille. Cette fille est morte de l'intérieur… Je ne sais pas ce qu'on lui a fait, mais je connais ce regard je l'ai déjà vu avant. Et ça n'annonce rien de bon.

On est tous parti faire les magasins, Alice à l'air bien, et je suis content. Je n'aime pas la voir mal, ça m'arrache le cœur. Je déteste quand je sais qu'elle est malade et que je ne suis pas là pour l'aider. Même si en fait, rien ne peut l'aider… J'observe d'un œil Bella. Elle suit sans vraiment dire quoi que ce soit. Avant d'arriver au rayon sous vêtement je prétexte d'aller au magasin de musique. Je n'aimerais pas la gêner avec ma présence. Alors je m'en vais, et de toute façon il y a une partition que j'aimerais trouver. La mauvaise surprise c'est de voir Tanya à la caisse du magasin. Cette fille est une plaie. Elle trempe sa tête tous les matins dans un pot de peinture et sort ainsi. Avec une voix haute perchée et des talons du même acabit. Je réponds à ses appels par un signe de main et part directement vers le fond du magasin. Qui a eu la mauvaise idée d'embaucher cette fille ici ? Surtout quand on connait ses gouts musicaux. C'est après des petites recherches que je trouve enfin l'objet de mon désir. Un seul petit coup d'œil et je sais que je vais l'acheter. Mais voilà quand je relève les yeux et m'apprête a partir je vois Bella arriver. En même temps je reçois un message de ma mère qui me demande si Bella est avec moi je réponds et ne bouge pas.

— Tu dois envoyer un message à ta mère pour dire que je suis bien arrivée à destination. Que ma route a été longue et sinueuse, que j'ai rencontré des enfants mourant de faim, que j'ai dû donner un rein pour sauver l'un d'entre eux, ainsi que me battre contre un crocodile, mais que j'ai gagné et que je suis là avec toi.

Je souris sans relever mon regard vers elle. C'est la plus longue phrase que j'entends sortir de sa bouche depuis mon arrivé. Même sa voix est éraillée. Tout en elle a l'air cassé. Je sens ses yeux fixer la partition que j'ai dans les mains. Sait-elle lire les notes ? Au bout d'un moment elle se racle la gorge. Depuis son arrivée je n'ai pas ouvert la bouche. Trop dans mes pensées pour y songer.

— Je t'ai vu arriver. Lui dis-je, je lui ai déjà dit que tu étais là. Mais je penserais à lui envoyer ton récit la prochaine fois.

— Merci bien. Puis je me balader dans le magasin ou dois-je obligatoirement me déplacer avec toi ?

Je ferme mon livre et le passe sous mon bras. Je la fixe quelques instants et cherche dans ses yeux une quelconque émotion. Quelle soit bonne ou mauvaise. Mais je ne vois rien. Et ça me rend fou.

— En fait j'ai fini, j'ai trouvé ce que je voulais. Donc je peux venir avec toi. Et étant donné que tu vas dorénavant vivre avec ma famille, il est, je pense, normal de faire connaissance. Pas vrai ?

Oui ça serait normal pour n'importe qui vivant sur cette planète. Mais apparemment pas pour la dénommée Bella. Non elle, elle s'en va d'un pas trainant vers le rayon d'en face sans même m'accorder un mot ou un regard. Elle n'est vraiment pas sympathique au premier abord… Mais j'ai de l'espoir. Elle finira par se dérider en ma présence. Alors je la suis, je pensais qu'elle était partie sans réel but dans cette direction mais je me trompais. Elle semble apprécier le violon. Elle le regarde avec intérêt.

— Tu aimerais jouer du violon ?

Je me suis approché d'elle pour essayer d'installer une ambiance intime et pour qu'elle n'hésite pas à se livrer à moi. Mais elle recule de deux pas et fait semblant de s'intéresser à ce qui se trouve plus loin.

— Non.

Je soupire et la suis à la trace, qu'est-ce qu'elle peut être bavarde…

— Donc, tu viens dans un magasin de musique, spécialement dans ce rayon, mais tu n'aimes pas le violon et n'aimerait pas en jouer ? Dis-je perplexe.

— Bien vu Watson. Tu diras à Sherlock de te donner d'autres cours de devinette car t'as encore beaucoup à apprendre.

— Est ce que t'es toujours comme ça ?

— Sournoisement intelligente ? Oui

— J'allais plutôt dire, fermée et frôlant le désagréable.

Non Edward… Il ne fallait pas partir sur ce terrain-là. Il faut être gentil avec les nouveaux venus. Faire des efforts car ils sont émotivement atteint. Car leur vie a été difficile. Il fait être patient. Et non commencer à s'énerver…

— Je n'aime pas qu'on me force à parler de moi. Me lance-t-elle. De ce que j'aime ou n'aime pas. SURTOUT quand on vient à peine de se rencontrer. Je ne suis pas comme Alice, je ne suis pas sociale, enjouée, pleine de vigueur. Je suis Bella, je n'aime pas parler de moi, je n'aime pas être le centre de l'attention et je n'aime surtout pas qu'on se force à me parler. Si je n'habitais pas chez tes parents tu ne m'aurais jamais adressé la parole et tu restes avec moi seulement car ta mère te l'a demandé. Alors non je ne suis pas obligatoirement toujours comme ça.

Ouais, ça j'avais bien comprit qu'elle n'aimait pas parler. Okay on essaiera plus d'avoir de discussion pour le moment. Mais était-elle obligée de s'exciter comme ça ? Les autres personnes dans les magasins nous regardent bizarrement et j'ai l'air d'un gros lourd dragueur qui s'est fait rembarrer. Je passe ma main dans mes cheveux et baisse les yeux aux sols.

— Je suis désolé.

Bin Oui. En plus je suis bien obligé de m'excuser car on se doute bien que ce n'est pas mademoiselle qui va le faire. Et que si mes parents avaient été là ils m'auraient dit que c'était ma faute que j'ai voulu aller trop vite et que je l'ai braqué… Mais il y a certaine chose fausse à ne pas dire.

— Mais je tiens quand même à rectifier quelque chose, poursuivis je, même si ma mère m'a demandé de rester avec toi cela ne me posait pas de problème. Et que si jamais tu n'habitais pas chez mes parents il est vrai que jamais je ne t'aurais parlé car tu ne m'en aurais jamais laissé l'occasion. Réfléchis, tu me rejettes dans cette situation, alors dans une ou nous n'aurions aucun lien ce n'est même pas imaginable. Je m'excuse si je t'ai étouffé, ce n'était pas mon intention. Mais dis-toi une chose, tu vis avec les personnes les plus importantes pour moi. Il est normal que je veuille apprendre à te connaitre pour savoir avec qui ils vivent quand je ne suis pas là.

— Je ne les tuerais pas dans leur sommeil si telle est ta question.

Je soupire, elle ne comprend donc rien à rien. Je n'ai pas peur d'avoir une serial killeuse à la maison. Mais j'ai peur que ma famille s'attache à une fille qui ne les laissera jamais percer sa carapace triple couche digne d'une tortue ninja. Voyant comment elle réagit j'ai de plus en plus peur de sa présence chez moi.

— Laisse tomber Bella. Je voulais juste qu'on apprenne à se connaitre et peut être après qu'on devienne ami… Mais ce n'était apparemment pas une bonne idée.

Je pars vers les caisses du magasin et la laisse là. Tant pis. J'aurais essayé de sympathiser, mais non, ça ne pourra pas marcher pour le moment. Je comprends certains comportements, mais elle pourrait parfois se d'entendre un peu et arrêter de voir le mal partout non ? En fait je crois que c'est physique… Elle m'agace. Elle m'agace à ressembler à un pantin vide qui ne sait que crier et rien ressentir d'autres que de la haine. Arrivée à la caisse, me voilà devant Tanya. C'est que je l'avais oublié celle-ci. Et je n'ai pas vraiment le courage de répondre à ses assauts. Mais voilà qu'une bien meilleure idée m'apparait. Et oui elle n'est pas reluisante. Mais bon quitte à se faire harceler, si j'y gagne une petite réduction ça ne fait pas de mal ! Une fois dehors je retrouve la petite Bella adossée au mur.

— Vu la tronche de tes amis, je suis bien contente de ne pas en être une.

Et elle reprend sa route dans la galerie marchande. Non mais elle est sérieuse là ? Elle est restée ici juste pour me dire ça ? C'est limite à se demander si elle ne serait pas jalouse… Non stupide réflexion Edward, cette fille n'aime rien ni personne.

— Si tu la juges seulement sur son physique c'est que tu n'es pas mieux qu'elle Bella.

Et PAF tiens Bella, une petite leçon d'humilité. Certes, Tanya est superficielle, certes, elle a un neurone qu'elle partage avec ses amies de la même trempe. Mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué… Faut que je me calme, je commence à penser n'importe quoi.

— Si elle ne m'avait pas regardé comme une moins que rien quand je suis rentrée dans le magasin je n'aurais peut-être pas dit ça. Cette fille m'a jugé parce que je porte des vêtements usés, et j'en suis désolé. Tu ne devrais peut être pas te montrer avec moi ! Tu vas avoir honte envers tes amis.

— Je n'ai pas honte de toi. Tes vêtements sont normaux. Certes, ne ne sont pas les derniers à la mode mais je m'en fiche, il n'y a rien de honteux à marcher à tes cotés. Tu n'es pas bossu ou autre que je sache. Et tu es même plutôt jolie, même si ton fichu caractère gâche l'ensemble !

Quoi ? Pourquoi j'ai dit ça moi ? Je la jauge deux secondes et l'imagine un peu moins tigresse et un peu plus chaton. Quoi ? Non mais ça ne va pas ! Ce n'est ni un chat, ni un chaton, ni une fille. Non je ne dois pas la considérer comme une fille. C'est juste… Ma nouvelle HORRIBLE sœur. Alors je reviens au sujet initial qui est Tanya. Qui, elle, est une fille. La plupart du temps.

— Et Tanya n'est pas mon amie. C'est juste une fille qui craque sur moi. J'ai juste essayé de voir si je pouvais user de mes charmes pour avoir un prix sur ma partition… Je sais ce n'est pas vraiment classe. Mais je suis étudiant et la moindre économie est la bienvenue…

— Heu…

Et là elle se met à rire. Et moi je ne comprends pas. Qu'est ce qu'il y a de drôle au fait que je n'ai pas d'argent ?

— Est ce que c'est considéré comme vendre son corps contre de l'argent ?

Je la foudroie du regard, en fait elle se fou de moi. Bel et bien.

— Si tu as des problèmes tu peux en parler à tes parents… La porte du bureau de ton père sera TOUJOURS ouverte.

— D'accord Bella, j'ai compris. Un point partout, balle au centre. Mais tu ne gagneras pas…

Elle me regarde sérieusement, et là je vois enfin ce que j'attendais depuis le début. Ses yeux se mettent à vivre. Dedans, se pointe une lueur de défi et d'amusement .Mêmes les traits de son visage paraissent tout à coup plus détendus.

— Tu veux vraiment jouer à ce petit jeu avec moi Cullen ?

— Pourquoi t'as peur…

— Swan… Bella Swan.

— T'as peur Swan ?

Elle me regarde dans les yeux, et sourit malicieusement. Je ne peux m'empêcher de relever qu'elle est vraiment mignonne quand elle sourit. Même si ce n'est qu'à cause d'un jeu. Même si ce n'est un pas un vrai sourire de bonheur. Peut être finalement que c'est comme ça, que je me lierais à Bella Swan. Dans une guerre sans merci.

— Tout les coups sont permis ?

— A la limite du raisonnable. Dis-je. Mes parents ne doivent pas être au courant.

Oui car si ils savaient ça… Ils me déshériteraient. Je suis en train d'enfreindre surement toutes les lois des Cullen. J'espère que ça en vaudra le coup.

— Marché conclu.

On se sert la main d'un comme un accord et c'est comme ça que commence notre histoire. Je sais très bien qu'on ne va pas réellement compter les points, que ça sera à celui qui aura le dessus sur l'autre. Je me promets de faire attention, ce genre de jeu peu aller bien plus loin qu'on veut le croire. Après cela on rentre tous. Je « gagne un point » en lui remettant Alice dans les roues. Et j'en suis bien content, même si c'est un peu trop facile. Ma mère part se changer pour aller jardiner, et moi je vais à mon endroit préféré : la véranda. Cette pièce je sais que ma mère l'a fait en pensant à mon père, mais en vérité je suis celui qui y a passé le plus de temps. Je récupère un livre dans la bibliothèque, mets mes lunettes et m'installe à mon aise. Il est temps de se détendre.

Mais ma détente n'est que de courte durée, car Miss Sympathique vient encore une fois ébranler mon calme olympien.

— Fais-tu exprès d'être partout où je veux être ? Me lance-t-elle peu amène.

C'est l'hôpital qui se fou de la charité ou quoi ? C'est ma maison, ma pièce fétiche, ma famille. C'est elle qui a débarqué sans que je lui demande après tout…

— C'est toi qui me suit partout Swan, déjà dans le magasin et maintenant ici. Je te plais tant que ça ?

Et oui si elle me cherche, elle va me trouver.

— Dans tes rêves.

Au moins c'est réglé Cullen, Miss Swan vient de te rembarrer bien comme il faut.

— Qu'est-ce que tu lis ?

Je la regarde étonné. Elle m'a posé une question ? S'intéresserait elle tout à coup a autre chose qu'a elle ? Je ferme mon livre en le gardant caché de sa vue.

— Rien.

— Des choses à cacher ?

— Tu aimerais, pas vrai ?

Et oui, un petit truc qu'elle pourrait retourner contre moi, mais non ça ne marchera pas comme ça.

— J'ai une idée. Lui dis-je. Tu me dis quel genre de livre tu aimes, et je te dirais quel est le mien.

Un prêté pour un rendu. Elle va me crier dessus j'en suis sûr. Avec son refrain de « je n'aime pas raconter des choses sur moi blablabla » mais au moins j'aurais eu la décence d'essayer.

— Le genre fantastique. J'aime la magie. Les robots. Les histoires sur la fin du monde. J'ai des gouts de mecs. Satisfait ?

J'hoche la tête, étonné. Étonné qu'elle ait répondu. Est-ce vrai je n'en sais rien. Mais gagnerait elle quelque chose à mentir je ne pense pas. Donc je prends sa réponse au sérieux et j'en suis, au final, pas bien étonné. Ce qui serait étonnant c'est de la voir aimer des histoires qui trainent en longueur ou à l'eau de rose, vu son tempérament. Je lui tends mon livre à mon tour, pas vraiment son style du coup j'imagine. Elle se met à rire, mais pas un rire naturel. Un rire limite méchant, construit exprès pour faire mal.

— Orgueil et préjugés…

— Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ?

— J'ai des gouts de mecs, et toi de filles. Mais après réflexion ce n'est pas étonnant...

Je me lève, lui prend le bouquin des mains, sans délicatesse et braque mes yeux puissants dans les siens. Mais je ne vais pas m'énerver, non ça ne sert à rien. Car finalement c'est ce qu'elle attend de moi. Alors je lui sors un sourire que je veux convenable.

—As-tu lu ce livre Bella ?

— Non. Mais je n'en ai pas eu besoin pour tirer cette conclusion. Il est de notoriété public que c'est un livre pour les jeunes filles.

Bon d'accord je n'arrive pas du tout à faire semblant. Je suis énervé contre elle. Elle me pousse à bout à dire n'importe quoi. Elle ne connait pas la littérature, moi oui. Alors elle devrait un peu se calmer. Elle est jeune, et vraisemblablement immature.

— Je pars du principe qu'on ne parle pas de quelque chose qu'on ne connait pas. Encore une fois Bella, tu as jugé sans savoir. Sache que ce n'est pas honorable. Toi qui a l'air de ne pas apprécier les gens qui te reluquent ou ceux qui te parlent de sujet à ton propos alors qu'ils ne te connaissent pas… En vérité tu es comme eux. Peut-être que tu devrais faire un travail sur toi avant de demander aux autres de changer.

C'était la leçon d'humilité numéro deux. Et sur ce je m'en vais. Plus envie de rester dans cette pièce après ça. Je monte dans ma chambre et y voit juste un bordel hallucinant du côté d'Emmett. Ce mec est vraiment affreux… Mais qu'est-ce que j'ai envie de le voir ! J'avance vers mon lit et voilà que couchée dessus, se trouve Alice.

— Que puis-je pour toi ?

Beh oui, je ne suis pas stupide, Alice ne vient pas dans cette chambre sans raison. Elle ne supporte pas le manque hygiène et de rangement d'Em. Donc elle a obligatoirement une idée derrière la tête.

— Comment trouves tu Bella ? Me demande-t-elle.

Terrain glissant. Cette fille me poursuit ou que j'aille c'est pas possible ! Je ne dois pas dire la vérité, et pourtant celle-ci ne me demande pas mon avis avant de sortir de mes lèvres.

— Très agaçante. Purement égocentrique. Immature.

Et-voi-la. On disait quoi déjà ? Que les parents ne devaient pas être au courant ? Et moi je commence à dire à Alice dit « la fouine » que je ne peux pas vraiment tolérer la nouvelle de la famille… Bien Ed, bien. Tu pourrais lui dire ou tu caches tes revus porno pendant que t'y ai.

— Je comprends. Me répond-elle. Mais tu sais je l'aime bien.

Aoutch. Double problème. Alice n'aime pas les personnes fausses, méchante et… Les gens a priori comme Bella. Donc, où celle-ci n'est comme ça qu'avec moi. Ou elle est comme ça avec tout le monde mais Alice prend ça pour un système de défense ce qui est certes possible mais qui n'excuse pas son total défaut pour l'appréhension des choses. Soit Alice est naïve et ne se rend pas compte que cette fille est un démon qui va faire exploser la famille.

— Je sais qu'elle est froide à première vue. Mais tu n'étais pas là à certains moments. Elle respecte tes parents. Et je crois qu'elle a du respect pour Max après avoir entendu certaines choses à son sujet. Je lui ai raconté comment je suis arrivée ici. Elle ne m'a pas harcelé de question, on n'en a pas reparlé en fait. Mais je ne prends pas ça pour du je-m'en-foutisme. Je pense qu'elle garde beaucoup de chose pour elle, et que c'est ça qui la rend comme ça.

— Peut-être, je ne sais pas.

Et je ne veux pas savoir maintenant que j'ai commencé ce jeu débile avec elle. Si je lui dis qu'on arrête de se battre je ne pourrais plus revoir cet entrain en elle. Et je ne veux pas. Elle m'agace, et pourtant je veux la mettre hors d'elle, je veux faire sortir tout ce qui est bloqué en elle. Bordel… Si on en suit mon raisonnement, je suis en train de dire qu'Alice à raison… Que quelqu'un me vienne en aide. Je suis totalement pommé.

— Je pense que vous avez des choses en commun, alors tu pourrais faire des efforts, être gentil avec elle et l'aider d'accord ?

Et là elle se lève, me claque un bisou sur la joue, me remercie et se barre. Et en gros moi je passe pour le mec qui a dit oui et qui va lui rendre ce service. Alors qu'en contrepartie je me suis engagé avec Bella… Pour qu'on se livre dans une bataille. Et je ne peux pas faire les deux en même temps. Donc je vais devoir mentir à Alice… Je n'aime pas mentir à Alice… J'y réfléchis quelques instants et trouve la solution. Devant Alice, je serais parfait. Attentionné et à l'écoute de Bella toujours à vouloir lui rendre service. Et quand elle ne sera pas là… Disons que ça sera vraiment très diffèrent. Héhé

Quand l'heure de manger vient, je me lèche les babines. J'ai cru entendre le mot lasagne. Et les lasagnes de ma mère sont une tuerie. Je pense que je pourrais payer pour en manger. Une fois à table et une fois servie par Bella, je me jette en une fraction de seconde sur mon butin. Et pourtant je pari que si je l'avais regardé ne serait-ce qu'une fraction de seconde plus tôt, j'aurais vu dans ses yeux la supercherie. Car une fois que la fourchette atteint ma bouche, une énorme envie de vomir m'assaille. Directement mon subconscient devine la chef du complot et mon regard se braque sur Bella Traitresse Swan. Je prends une serviette et, très peu délicatement, y recrache tout ce que j'y peux. Heureusement que ma mère ne me voit pas. Car bien évidemment, notre jeu est un secret, donc je ne peux pas me plaindre de ce coup tordu.

— Toi…

Et là elle me montre mon pouce et le retourne vers elle. Je comprends bien le message : Un point de plus pour elle Et en plus de ca elle prend sa voix la plus innocente pour me demander :

— Tu n'aimes pas les lasagnes Edward ?

Et la garce l'a dit juste assez fort pour que ma mère soit interpelée. Celle-ci regarde mon assiette d'un air embêté et fait une moue qui me donne envie de manger malgré moi.

— Tu n'aimes plus la nourriture de ta mère ?

Que répondre à ça ? Bien sûr que si mais ta traitresse de nouvelle fille essaye de me tuer…

— Si, si… J'ai juste… Pas très faim.

— Je peux te les mettre de côté pour ce soir dans ce cas si tu veux.

— Non ! Non c'est bon, je vais les manger maintenant…

Il manquerait plus que je doive manger cela devant TOUTE la famille. Cette fois c'est sur je serais démasqué en un rien de temps. Je n'ai pas le choix, je dois régler ca maintenant. J'avale une nouvelle bouchée en essayant de sourire à ma mère mais en fait j'ai juste envie de tout régurgiter sur Swan. Je ne dis rien, j'essaye de me concentrer pour continuer à manger et qu'est-ce que j'entends ? Elle doit faire à manger ce soir ! Non mais sérieusement ! Si ça continue je ne pourrais plus venir le week end… Je refuse de manger comme ça à chaque fois que je viens. Je ne pourrais pas toujours faire semblant.

— Bella et moi sortons après .Déclare ma mère Je pensais, qu'Alice, tu pourrais commencer à trier les affaires de ta chambre et à la vider avec l'aide d'Edward. Et si tu as le temps Edward je pensais que tu pourrais commencer à peindre le coté de Bella qui est déjà quasiment vide et enchainer sur celui d'Alice. Si on s'y prend assez tôt elles pourront y dormir ce soir. Même si je doute que tu es le temps de tout faire, les garçons t'aideront à finir demain.

Attendez voir, moi, Edward Cullen, je dois m'occuper de repeindre la chambre de Bella. La méchante traitresse Bella ?

— Ne t'inquiète pas maman. J'aiderais Alice, et je vais m'appliquer au plus HAUT point, pour faire du coté de Bella un havre de paix… Sois en sûre.

Je lui fais un sourire de vengeance. Et avale ce qui me reste de lasagne en la regardant dans les yeux sans même ciller. Je me met a parler à ma mère de tout et de rien. Je vois que les yeux de Bella se sont transformés en deux petites fentes, tel un serpent. Quand sonne la fin du repas elle me fait une grimace, qui a mon avis, est sensé me faire peur, mais qui en vérité m'amuse encore plus.

— Je m'occupe de débarrasser maman, vous avez qu'à y aller. Et ne t'inquiète pas Bella, ta chambre est entre de bonne mains !

El là je lui montre mes mains avant de les fermer et de laisser que les pouces en l'air, ensuite je les ramène vers moi pour bien lui faire comprendre que la prochaine partie c'est moi qui vais la gagner. Et qu'elle ne pourra rien faire contre ça. Car si la petite Swan à des idées, je n'en manque pas non plus. Et tant que ma famille devra supporter son sale caractère, elle, elle devra me supporter moi, son nouveau pire cauchemar.

Alors comment trouvez-vous l'esprit d'Edward ? Et par la même occasion, voudriez-vous d'autres pov Edward par la suite ? Merci de votre lecture, rendez vous au prochain chapitre !