Bonsoiiiir! Welcome! Welkom!
Navrée pour cette longue période d'absence, mais j'ai eu des soucis avec mon notebook. Impossible de retrouver le chapitre neuf. Pour abréger, j'ai fait plusieurs tentatives pour le récupérer, puis me suis résignée. J'ai ensuite profité un peu de mes congés pour voir mes potes avant de devoir devenir une asociale de plus pour étudier comme une dingue. Entre temps, impossible de me connecter à , je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Donc impossible de répondre aux reviews, ça me rendait super malheureuse alors que j'avais eu le culot de vous sermonner à ce propos. Jusqu'à la review magique (pas possible autrement) d'Eliyah M. Tout s'est débloqué ! Mais là c'est le manque de temps qui a joué en ma défaveur. Je vous présente donc mes humbles excuses.
Mais ! L'histoire aura eu le mérite de murir dans ma petite tête de bibliothécaire-documentaliste mouahah ! Ça va être du joli mes amis :D
Ce chapitre est le plus long que j'ai écrit jusqu'à présent, avec près de 4000 mots (pour vous ça reste court, mais pour moi c'est énooorme !), alors ne vous attendez pas à un chapitre avant septembre (fin de mes examens et courte période de vacances avant la rentrée le 16, snif…)
Sans plus vous retenir, voici un petit résumé, et la suite, enfin ! (veuillez pardonner mes fautes, il me faudrait un relecteur ahah)
Et surtout : MERCI AUX MAGNIFIQUES REVIEWS ET COMMENTATEURS !
RÉSUMÉ : En 2004, Harry semblerait avoir secouru Draco d'une mort certaine, et ils sont maintenant en fuite dans les bois pour rejoindre les Ombres. Ils leur reste encore deux jours de marche avant d'être en sécurité, mais alors, qui les a rattrapés ?
En 1999, nos amis font une tentative pour transplaner à six en brisant les protections de la cité incartable qu'est le Berceau. Y sont-ils parvenus ? Les réponses dans ce chapitre.
Bonne lecture surtout !
26 mai 2004
Le sang de Draco se glaça. Ça ne pouvait être qu'un cauchemar, ils y étaient presque bon sang ! Il frissonna violemment et se maudit de montrer une telle faiblesse. Resserrant ses doigts autour de sa baguette, il déglutit et murmura inutilement, d'une voix éteinte :
« Harry, ce sont eux. »
« Et merde ! Qu'est-ce que t'as encore fait comme connerie pour nous faire repérer aussi vite ?! »
Il ne s'attendait pas à une réaction pareille et sursauta encore. Nom d'un chien, ce sale binoclard ne pouvait pas se contrôler un peu ? Il allait tout faire capoter ! Mais il supposa avec justesse que le brun se fichait maintenant d'être discret, ils étaient cernés.
« Et pourquoi ce serait toujours de ma faute ? C'est toi l'Auror responsable de ma sécurité, c'est entièrement de TA faute ! »
Il grimaça en voyant le tic qui crispa la mâchoire de son partenaire. Les tourments et la culpabilité d'Harry n'eurent pas le temps d'avoir raison de lui car ils furent interrompus par un toussotement insistant qui horripila l'Auror et lui fit retrousser le nez de dégoût. Trop de mauvais souvenirs associés à ce bruit.
Plusieurs ombres avaient profité de leur distraction pour sortir du couvert des arbres. La lune se refléta sur une dizaine de chevelures cendrées. La troupe spéciale à leurs trousses, carrément. On les reconnaissait aisément car les membres d'élites avaient les cheveux très courts, contrairement aux Veela civils. Cela donnait une prise de moins à l'adversaire et ainsi il y avait moins de risque qu'un opportuniste gredin en profite pour se procurer quelques précieux fils d'argent pour les revendre au marché noir. Mais au lieu de baguette, ils portaient des bagues. Cela servait de catalyseur pour les sorts très précis – les baguettes, c'était pour ces arriérés de sorciers. S'ils utilisaient la magie sauvage, ils risquaient de créer de gros dommage et tuer un ou deux membres de leur rang au passage en plus d'écraser les deux acolytes.
Draco s'en serait presque senti flatté s'il n'était pas sur le point de se faire dessus tellement il était mort de trouille. Mais il ne se rendrait pas sans se battre. Il rectifia légèrement la position de ses pieds qui étaient trop écartés, détendit ses bras et arqua les jambes, prêt à sauter d'un côté et de l'autre pour esquiver un sort. Mais sa respiration ne se calma pas d'un iota, erratique. Il sentit sa sueur, aigre, et plissa les yeux d'inconfort. La sueur de l'angoisse collait ses vêtements à sa peau, c'était dégoûtant.
Ce fut Harry qui lança les hostilités, les prenant tous par surprise, sauf Draco. D'un mouvement fluide de la baguette, tel un danseur, il en fit sortir un trait turquoise certes douloureux mais pas mortel. Juste de quoi handicaper leur ennemi et les ralentir, les mettre hors combat. Pendant ce cours laps de temps, Draco s'était accroupi en même temps que lui, connaissant par cœur la stratégie d'Harry. Il avait senti son épaule frémir contre la sienne une fraction de seconde avant l'attaque. Ils s'étaient battus l'un contre l'autre depuis l'adolescence, puis il l'avait observé de loin. Il voulait tout savoir du Sauveur. Absolument tout.
Les quelques secondes qui suivirent ne furent que chaos. Les sorts fusaient des deux côtés, et le jeune Veela n'était pas en reste, loin de là. Lui était plus vicieux. Heureusement qu'Harry était trop concentré sur le combat que pour le remarquer sinon Draco aurait passé un sale quart d'heure.
Il fut soulagé de ne pas sentir son côté bestial s'éveiller, malgré que son homme soit en danger. La créature en lui savait à quel point Harry était un homme capable, et un sorcier puissant et habile. Il lui faisait suffisamment confiance que pour le laisser se débrouiller seul, se concentrant sur les cinq ennemis en face de lui. Il tiqua un instant. Le sort à la sombre couleur violette l'avait raté de peu, et il jura. Sans plus s'en formaliser, il répliqua avec hargne. Sa peur le rendant rapide et impitoyable.
Il n'arrivait pas encore à penser que cette créature et lui ne faisaient qu'un. Il n'était pas schizophrène. Cette créature savait comment était Harry parce que lui-même savait tout d'Harry. Elle avait confiance, parce que lui avait confiance. Si ce combat était arrivé alors qu'Harry n'avait pas encore eu sa formation d'Auror, et que Draco n'avait pas été témoin de ses capacités et de sa chance de cocu, alors peut-être la créature aurait agi différemment et serait sortie prendre les choses en mains.
Mais avec les années, Draco avait observé, écouté, et appris. La confiance absolue et aveugle que ressentait la créature mythique était apparue au même moment que celle de Draco. Ils ne formaient qu'un. Mais le blond avait parfois encore honte de son comportement et de ses réactions. Il avait l'impression de ne plus être lui-même lorsqu'il était dans la même pièce que le brun, alors il se servait de cette excuse. Dissocier la créature de sa personne et lui mettre toute la faute sur le dos. Mais au fond de lui il savait. Avec Harry, il était libre de se comporter comme bon lui semblait, ou presque. Il ne ressentait ça qu'avec ses amis proches.
Mais soudain, le silence se fit et il revint à la réalité du combat. Draco se releva lentement, de la fumée s'élevant de certains corps, dégageant une odeur répugnante de brûlé. Il observa autour de lui, hébété. Ils les avaient vaincus.
« Tch. Ne te méprend pas. Ils nous ont sous-estimés, c'est tout. Les renforts ne vont pas tarder. Avance ! »
Machinalement, le blond obéit. Il avait une confiance aveugle en cet homme au dos large et puissant devant lui. Il jeta quelques regards en arrière, ne pouvant y croire. Harry était vraiment puissant. Plus qu'il ne l'imaginait. Comment était-ce possible ?
Comme il n'avançait pas assez vite au goût d'Harry, agacé, celui-ci lui saisit fermement la main en grognant et faillit lui arracher le bras, marmonnant des reproches dans sa barbe de trois jours.
La chaleur qui monta de leurs mains jointes pourtant glacées remonta jusque dans sa poitrine et s'étendit dans tout son corps. Sa gorge se serra d'émotion et de regret et il baissa les yeux sur ses chaussures. Il n'arrivait pas à regarder ce simulacre de complicité. C'était un cas de force majeure, pas besoin de se faire des films.
« Fais attention, on va dans les bois. Je ne sais pas si cela servira à quelque chose à ce stade-ci, mais on ne risque rien à essayer. »
À ces mots, Draco se crispa, mal-à-l'aise, et hoqueta presque sous l'effort de parler en marchant à toute vitesse. Mais comment faisait Harry pour rester aussi serein ? « Harry, nous sommes des créatures ma – argh ! – giques. Nous – nous vivons en symbiose avec la – la nature. Enfin, eux y parviennent, moi pas. Et ne va pas si vite, tu vas finir par me faire tomber ! »
Harry ignora sa demande et ricana moqueusement, accélérant encore plus le mouvement. « La Forêt Interdite hein ? Ouais, je te comprends. Je suis pas très à l'aise non plus dans ce genre d'endroit depuis cette époque. »
Ce n'est pas du tout l'impression qu'il donnait. Au contraire, Draco avait l'impression qu'il savait exactement où ils étaient, et où se diriger, malgré le noir que la lune ne parvenait plus à transpercer. Voler en balai entre les arbres était suicidaire. L'Auror n'aurait pu que les survoler. Alors comment faisait-il pour se repérer s'il n'était venu ici qu'une seule fois, et dans le noir le plus complet de surcroît ? À l'instant où cette pensée lui traversa l'esprit, il s'en voulut de tant de suspicion.
« Mais surtout, vous êtes des créatures diurnes. Le noir de la forêt nous sera peut-être utile. »
Ah. C'était donc ça, la source de son malaise. Draco, depuis quelques années, pour ne pas dire depuis toujours, craignait la nuit. Il faisait de nombreux cauchemars, et il avait besoin d'une veilleuse. Arrivé à Poudlard, les cauchemars avaient cessé, mais il déprimait en hiver, et tombait vite malade. Le retour des jours ensoleillés lui faisait le plus grand bien, et il rechargeait ses batteries par de longues promenades autour du lac.
Ce n'est pas qu'il aimait le soleil. Il avait besoin du soleil pour vivre. Et maintenant qu'il avait subi son Eveil, cette sensation s'était renforcée.
Ils se turent pendant de longues minutes, l'adrénaline leurs donnant l'énergie nécessaire à avancer en trottant. Mais bientôt les ronces et la fatigue commencèrent à avoir raison de Draco, au fur et à mesure que l'adrénaline quittait ses veines. Et puis son pantalon tout juste reprisé était à nouveau déchiré, et il restait parfois accroché, trébuchait sur des racines, et il commençait doucement à s'énerver parce qu'Harry serrait son poignet sans délicatesse et sa main dormait. Il se sentait perdre son souffle, presque à s'étouffer. Sa gorge était tellement sèche qu'il peinait à déglutir.
Il entra dans une sorte de transe, en pilote automatique, des pensées sans queue-ni-tête tournèrent dans son esprit tourmenté par la fatigue, se faisant tirer avec brutalité par un Harry en mode Auror traqué qui ne diminuait pas le rythme soutenu de sa marche.
On aurait dit un surhomme. Il avait suivi un entrainement poussé, bien sûr, il était formé à tenir un poste d'observation toute une nuit à moins vingt degrés alors qu'il neigeait et ventait, ou encore à courir pendant des heures lors des poursuites de criminels. Mais cela restait un exploit aux yeux du Veela. Lui n'était pas capable de faire ça. Harry ne pouvait pas essayer de le comprendre un peu ? Il ne pouvait pas un peu ralentir enfin !
Son cœur se serra. Tout ça à cause de cette malédiction à la con. Si elle n'avait pas existé, si personne n'en avait eu connaissance, alors Harry ne serait pas en danger ainsi par sa faute. De par sa propre existence même. Oui, si Draco n'était pas né, il n'aurait jamais mis l'homme qu'il aimait en danger.
Il se saisit. Mais qu'est-ce qui lui prenait d'un coup ? Dépressif et résigné comme ça, ça ne lui ressemblait pas. Il était méchant. Ingrat. Malhonnête. Hautain. Mais il était devenu combatif et réaliste. Ce qui était fait était fait, on ne pouvait pas changer le passé. Mais on pouvait améliorer le futur. Alors il se battrait pour ne pas être un poids pour Harry. Et il vivrait, quoiqu'il advienne, quelles que soient les souffrances à endurer. Il n'était peut-être pas formé comme un Auror, mais il avait quelques tours dans son sac, et il n'était pas une tapette sans défense. Il savait se battre. Harry lui avait appris, un peu. Il devait reprendre confiance en lui. Parce qu'avant d'être un Veela, il était le descendant de la glorieuse famille Malfoy, par Salazard !
Il se devait de faire honneur à ses parents et ses ancêtres, même s'ils avaient menti. Il les avait pardonnés. Oh, pas tout de suite, non. Cela avait pris du temps. Autant de temps qu'il en avait eu besoin pour tomber amoureux du Golden Boy. Après, il leurs avait presque été reconnaissant. Parce qu'il avait cette chance, et cette malédiction, de connaître l'amour, même s'il était à sens unique.
Il devait arrêter d'avoir peur. Enfin, la peur lui sauvait souvent les miches en fait. Mais il devait avoir plus d'assurance. Il était là pour protéger son compagnon. Son ADN était dévoué à cette tâche. Il était plus puissant qu'un sorcier moyen. Et il avait Harry.
Il carra les épaules et se reprit. Il vérifia s'ils n'étaient pas suivi mais se sentit ridicule parce qu'il n'y voyait goutte, et se résigna à écouter attentivement les bruits de la forêt. Elle était silencieuse, mais pas lourde de menace. C'était le silence des animaux qui se cachaient de ces intrus. Il osa alors ouvrir la bouche. Il avait besoin d'entendre sa voix, de se rassurer, et surtout, de le soutenir.
« Tu sais, je n'ai jamais su ce qui s'était passé lorsque j'ai été plongé dans le Sommeil de Cent ans. »
Harry fut tellement surpris qu'il le regarda par-dessus son épaule précédemment déboîtée, les sourcils tellement haut que ses lunettes avait glissé sur son nez cabossé.
« Pourquoi me demandes-tu ça ? » Mais le regard presque suppliant de Draco lui répondit.
« Tu veux vraiment savoir ? » Draco hocha fermement la tête, les lèvres pincées et les sourcils froncés. Harry regarda à nouveau devant lui, sa marche ralentissant sensiblement. Draco en soupira presque de soulagement. Ses pieds le faisaient terriblement souffrir, il avait des crampes aux orteils et ses mollets le piquaient tels des centaines de fourmis, une par coupure.
« Malfoy, c'est… difficile pour moi d'en parler. Ça a été très éprouvant, pour tout le monde d'ailleurs. D'abord, ton coma artificiel. Si je ne te touchais pas, tu sombrais dans la folie. Je t'avais laissé cinq minutes Malfoy. Vraiment pas longtemps. Ça a été si vite, je ne savais pas, je – je ne m'y attendais pas. Je regrette tellement. Mais j'avais besoin de sortir. Tu étais tellement chiant avec moi, j'avais besoin d'une pause. Mais tu étais juste toi-même. Je n'aurais pas dû réagir comme un gamin égocentrique. » Il s'interrompit, le temps de rassembler ses pensées.
« Et puis, ça a été la folie. Je n'avais jamais vu Pomfresh dans un état pareil. Elle était tellement paniquée et démunie. Jamais elle n'avait dû faire face à un cas aussi difficile. On est arrivé en courant et on a vu… l'horreur. Du sang partout sur les draps et le sol. Surtout sur toi. Je ne sais toujours pas comment tu as fait pour te mutiler ainsi. Tu ne sentais plus rien, tu n'aurais même pas dû pouvoir te saisir d'un objet contondant, et encore moins avoir su où taillader. On ne saura jamais ce qu'il s'est passé. »
Draco resta muet d'horreur. Il ne se souvenait absolument de rien. Il n'aurait pas su répondre aux interrogations douloureuses d'Harry, même s'il l'avait voulu de tout son être. Il lui pressa la main, l'encourageant à poursuivre son récit.
« Je ne pouvais pas te toucher. Si je le faisais, tu te réveillais, et tu avais mal. C'était… pénible de te voir comme ça. J'étais déchiré. Te sauver de la douleur ou de la folie ? La potion a été la seule solution. Ta mère et moi avons fomenté un plan pour t'emmener au Berceau, parce que personne ne venait te chercher, et le temps manquait. Et c'est là que tes chers amis de Serpentard ont voulu nous faire tuer. »
7 juin 1999
« NON ! ARRÊTEZ ! »
Cette exclamation suivait un bruit de verre brisé assourdissant. Le champ de force se disloquait autour d'eux. La première chose que vit Harry, ce fut le regard furieux puis paniqué de la directrice de Poudlard. La première chose qu'il sentit par contre, ce fut la douleur. Toute la magie qu'il avait rassemblée pour donner de la puissance à Malfoy senior menaçait de s'échapper. Le champ n'étant plus là pour catalyser cette puissance, elle fuyait par toutes les fentes.
Alors Harry devait la contenir, sinon tout le monde allait mourir dans un rayon de cinq cent mètres, ce qui englobait une aile du château. D'un coup, il ordonna à la magie sauvage de toute sa volonté de lui revenir. C'était comme quand le sang revenait dans un membre endormi. En cent fois pire. Il voulut hurler, mais ne put que tomber à genoux la bouche grande ouverte dans un cri muet, lâchant Malfoy qui tomba comme une marionnette sans fils sur le sol, dans une position étrange et surement inconfortable. Lui se contenta de se replier sur le flanc en une boule tremblante de sueurs froides.
Hermione le regardait, horrifiée. Ron la retint de le toucher et s'empressa de faire apparaître une couverture qu'il lança plus qu'il ne déposa sur Harry. Il savait ce qui se passerait. Lui-même avait failli mettre l'arme à gauche la première fois que c'était arrivé. Pendant ce temps-là, trois jeunes adolescents à la cravate verte et argent assistaient au spectacle, bouches-bée.
« ESPECES D'IMBECILES ! COMMENT OSEZ-VOUS INTERROMPRE UN RITUEL DE LA SORTE ! ETES-VOUS INCONSCIENTS ! NE VOUS AVONS-NOUS DONC RIEN N'INCULQUE APRES TANT D'ANNEES ENTRE CES MURS ! C'EST UNE REGLE DES PLUS ELEMENTAIRES A RESPECTER ! »
Pendant que Pansy, Blaise et Nott se faisaient remonter les bretelles par une McGo déchaînée, le monde d'Harry tournait et s'obscurcissait, se concentrant en un point de douleur ultime, comme un couteau planté en plein cœur. Harry n'avait jamais eu de couteau dans le cœur, mais il était certain qui si ça devait lui arriver un jour, cela ressemblerait surement à ça. Il avait froid. Puis terriblement chaud. Il avait tellement mal qu'il en avait la nausée. Il n'allait pas pouvoir tout récupérer, impossible. Il allait lâcher, et tout exploserait ! Oh Merlin, ayez pitié, il était sur le point de lâcher !
« Monsieur Potter ! Vous m'entendez ? Regardez-moi. Fixez mon doigt. Je sais ce que c'est. Fixez-le, cela va aller mieux. Concentrez-vous bien. Écoutez ma voix. » Et Harry, dans un état de semi-conscience, fit ce que Lucius lui dictait de faire. Peu à peu, il oublia la douleur, se concentrant sur quelque chose d'autre. L'homme devant lui faisait des mouvements lents de l'index, comme s'il désirait l'hypnotiser.
Harry ferma fort les yeux, et retint sa respiration. « J'ai réussi. Je l'ai fait traverser. » Il se détendit d'un coup. Le soulagement fut si intense que des larmes lui brulèrent les yeux. Tremblant de tous ses membres, il respira fort pour se calmer, et se leva. Narcissa avait posé sur ses genoux la tête du Veela endormi.
Furibond, il s'avança vers le groupe figé, ignorant les vitupérations de son professeur, et se jeta sur sa proie. D'un coup de baguette il ligota Pansy et la suspendit dans les airs, envoya Nott dans les orties d'un autre, et donna un coup de pied dans la rotule de Blaise, qui s'écroula. C'était le seul qui avait sorti sa baguette, c'était vraisemblablement lui qui avait lancé un sort contre le champ de force, et l'avait ainsi brisé. Ce champ était fait pour contenir quelque chose, l'empêcher de sortir. Pas empêcher quelque chose d'entrer, et c'était là sa faiblesse.
Harry était pâle de fureur, mais surtout, il était sous le choc. Il avait failli tuer tout le monde, et ce, à cause de ces idiots incapables. Ses poings tremblaient de colère, il s'étouffait de rage.
« Qu'est-ce que vous foutez là ? Vous savez ce que vous avez fait ? Vous venez de signer l'arrêt de mort de Malfoy avec vos conneries ! Alors ? Répondez ! Qu'est-ce qui vous a pris bon sang ! »
Il croisa le regard de chacun, attendant une réponse. Et elle avait intérêt à lui plaire, sinon il ne donnait pas cher de leur peau. Nott avait récupéré plus vite que les deux autres, et s'approcha doucement. Il s'accroupit auprès d'un Blaise gémissant, et l'aida à se relever, lui passant un bras sous l'épaule. Il fixa gravement Harry droit dans les yeux, les traits tirés d'inquiétude, mais le menton relevé en signe de défi, digne.
« Draco est notre ami. On ne le laissera plus tomber. Là où il va, on ira. Tu peux bien comprendre ça, Potter. »
Le silence qui suivit fut long. Puis Harry baissa sa baguette, très las. « Putain. Vous faites chier. » Pansy atterrit maladroitement dans le bras libre du Serpentard blond. Il tourna son regard vers ses deux meilleurs amis de toujours, et son cœur se comprima dans sa poitrine, y répandant sa chaleur. Il repensa à tous ses camarades qui l'avaient toujours soutenu, quoiqu'il advienne, même en ne sachant rien de ses activités. Ils avaient toujours cru en lui. Et il avait bien saisi la nuance dans les mots de Nott. « On ne le laissera plus tomber. » Parce qu'en sixième année, Draco avait été seul.
Hermione s'approcha craintivement, et il écarta les bras. Elle poussa un glapissement de joie et s'y jeta, le serrant fort. « Harry, ne me fais PLUS JAMAIS une frayeur pareille, tu m'entends ? Ce n'est pas maintenant que tu as échappé sept fois à la mort que tu dois t'imaginer avoir les neuf vies d'un chat. » Il sourit tendrement, lui soufflant un tendre « Oui Mione » à l'oreille, et respira profondément son parfum rassurant.
Sans la lâcher, il fixa les trois inconscients de son regard dur.
« Je comprends ça. Mais nous en parlerons plus tard. Je suis désolé de ne pas avoir pensé à vous tenir au courant de son état. Il ne m'en a jamais parlé. Il est… très malade. Je dois l'emmener dans le seul endroit où l'on puisse le soigner. Nous reviendrons bientôt, je vous en fais la promesse. Nous devons passez nos ASPICS après tout, n'est-ce pas Mione ? »
Elle se dégagea d'un coup d'épaule de ses bras, le fusillant du regard, mais avec le sourire aux lèvres. Puis elle fronça les sourcils, ses yeux se posant derrière Harry. Il savait ce qu'elle regardait avec angoisse. Lui-même n'osait pas se retourner, de peur de perdre le contrôle. Il inspira profondément, et se mit à reculer vers sa cible. Tout en marchant, il expliqua :
« Je ne peux plus prendre le risque d'assembler autant de pouvoir. J'ai été fragilisé par ce qui vient de se passer, je vais mettre trop de temps à récupérer et on ne peut pas se permettre d'attendre. Hey, les Serpentards. Ils vous expliqueront ce qui arrive à Malfoy. » Puis, se tournant vers Ron et Hermione, il ajouta un bref « Les gars, je suis désolé. »
D'un geste vif il se retourna et se saisit de la chemise de Draco Malfoy, le hissa sur son épaule, sa tête cognant douloureusement contre son dos. Il ignora le regard affolé de Narcissa puis se concentra sur sa destination, le feu de la magie courant à nouveau dans ses veines.
Dans un bruyant PLOP ils disparurent.
Alors ? Alors ? Qui vont-ils rencontrer dans les bois en 2004 ? Que s'est-il passé lors du transplanage d'urgence d'Harry en 1999 ? Oui je sais, ce n'était pas vraiment une tentative d'assassinat de la part des amis de Draco, mais c'était pour brouiller les pistes ahah xD
Enfin soit, que pensez-vous tout court ?
Encore pardon pour les fautes d'orthographe et de frappe, et à la prochaine !
Melow
