Bonjour tout le monde!
Ce chapitre est court, mais je vais dire un truc nul pour me justifier : c'est mieux que rien.
(ouille les tomates! prenez des tomates mûres enfin, ça fait moins mal!)
En septembre je suis partie à Barcelone pendant ma seule semaine de congé avant la rentrée.
Juste en passant : J'AI REUSSI! JE SUIS EN 3e ET DERNIERE ANNEE! APRES LA LIBERTE MOUAHAHAH! (bon j'avoue que le néerlandais m'a un peu en*u*ée aussi mais je l'emmerde, cette fichue langue obligatoire en Belgique ne me fera pas échouer, c'est une promesse)
Ensuite, ça a été la pure folie. J'ai envie de dire à mes prédécesseurs de dernière année : SALES MENTEURS ! la 3eme, plus facile que la 2eme ? MY ASS ! Le mémoire, les travaux pour les cours et les examens, le stage – que j'entame aujourd'hui normalement mais je suis souffrante – les travaux de groupes, les visites, les entretiens, les sorties – je ne tiens pas à mourir asociale – et ma forte tendance à dormir ont contribué à mon silence prolongé de trois mois environ. Alors je suis désolée, mais je ne pouvais pas faire autrement. J'ai donc pondu ce chapitre hier soir et aujourd'hui, « profitant » de mon état de faiblesse.
Hum, ici j'introduis un personnage très très important pour l'histoire. Ce chapitre a été foutrement difficile à pondre, je ne sais pas pourquoi. Mais je suis arrivée au « cliffhanger » que je désirais :3
Résumé 2004 : Après s'être battu avec les forces spéciales de la garde Veela et les avoir battu à plates coutures (décidément, mes forces spéciales sont vachement nulles ahah), ils s'enfuient dans les bois. Draco décide alors de meubler le silence en posant des questions sur sa précédente venue ici, cinq années auparavant. Harry est très mal à l'aise, et est plutôt fuyant, ce qui met la puce à l'oreille de Draco. Que veut-il lui cacher ? Il décide de creuser un peu plus. Mais Harry lui révèle qu'en réalité, ses amis ont tenté de l'assassiner.
Résumé 1999 : Le groupe s'apprête à transplaner vers le Berceau grâce à Harry qui a rassemblé une quantité substantielle de magie, quand ils se font interrompre par les amis de Draco. Ils se font copieusement sermonner par Harry qui est dans une rage folle parce qu'il a failli tous les tuer s'il n'était pas parvenu à aspirer la magie qu'il avait déployée. Le temps manque et il n'a plus la force que pour faire transplaner deux personnes : lui-même, et Draco.
En attendant, priez Merlin avec moi chers lecteurs, l'un de mes chats de sept mois est entrée en chaleur, l'autre ne devrait plus tarder. C'est déjà l'enfer avec l'une, je n'ose pas imaginer deux chattes qui miaulent comme des demeurées toute la journée et toute la nuit. J'ai appris hier soir qu'une chatte pouvait détecter un mâle à six kilomètres. Faut pas faire dix mètres ici avant de rencontrer un chat nom d'un chien ! En plus, à force de se lécher les parties l'une de l'autre, on dirait des chats gouines T-T (précision : je n'ai rien contre les homos, si vous n'aviez pas remarqué, c'est juste perturbant d'assister à ce spectacle ahah)
Ce qui m'inquiète c'est qu'elles pourraient changer de comportement après leur opération. Mon chat précédent était aussi une femelle, et elle est devenue super agressive, craintive et méchante après son opération. Celles-ci sont des crèmes :(
Bonne lecture, en espérant que ce chapitre soulèvera quelques questions ^^
Je suis vraiment navrée pour les fautes de frappes et d'orthographe, je ne peux pas confirmer avoir les yeux en face des trous actuellement.
Enjoy!
26 mai 2004
La main d'Harry trembla en même temps que les soubresauts qui secouaient Draco alors que celui-ci était parti dans un fou-rire silencieux. Il carra les épaules, s'apprêtant à recevoir un torrent d'injures et de moqueries de la part du précédent Bel au bois dormant, sans pour autant ralentir. Il ne fit que fouetter les branchages avec une rage renouvelée.
« Pardon ? ils ont voulu me tuer ? Mais tu délires Potter ! Je l'aurais appris d'une façon ou d'une autre s'ils avaient tenté quoique ce fût. J'aurais alors brisé les liens qui nous unissaient, je ne suis pas suicidaire. Mais je me permets de mettre ta parole en doute, jamais ils ne m'auraient fait du mal, surtout pas d'une façon aussi peu subtile et inélégante. »
L'auror se retourna brusquement sans prêter attention à la grimace de douleur qui déforma l'expression sceptique du blond quand son poignet se tordit, y prenant presque plaisir, et chuchota furieusement :
« Ah oui ? Et comment tu appelles l'idée d'interrompre un rituel alors qu'un barrage avait été invoqué ? »
Chaque fois qu'il insistait sur un mot il secouait la main froide déjà bien malmenée emprisonnée dans la sienne. Malfoy ne se rendait pas compte qu'il avait failli y passer. Il n'avait rien vu du drame qui s'était produit autour de lui, enfermé dans son monde, à geindre et à hurler. Bien sûr que ce n'était pas de sa faute, mais il pourrait montrer un peu plus de confiance en ce qu'Harry lui relatait des évènements et faire montre d'un peu plus de respect pour ceux qui avaient risqué leur vie pour ce petit ingrat.
Il pensa voir les yeux de son interlocuteur cligner lentement à plusieurs reprises, traduisant un calme déplacé en ces circonstances, et cela ne fit que nourrir la fureur qu'il contenait depuis cinq longues années. Il mourrait d'envie de le secouer jusqu'à ce que ses dents claquent. Oui, il n'y avait bien que Malfoy pour réveiller ses plus bas instincts de violence.
« Pourquoi un barrage ? Généralement nous invoquons un bouclier lors d'un rituel. »
Harry aurait dû se douter qu'il allait se focaliser sur l'information la moins importante. « J'ai aussi été en cours Malfoy, je suis au courant. Par contre il semblerait que tu aies oublié que je suis une Source, et qu'à l'époque un accident aurait pu très vite arriver. »
Draco modifia sa posture, ce qui fit comprendre à Harry qu'il était vexé. « Impossible d'oublier ce détail, vu que tu ne cesses de me le rappeler. J'aimerais la fin de l'histoire si ça ne te dérange pas. Cela ne nous a pas tués, vu que je ne crois pas me tromper en prétendant parler à ton incarnation charnelle, et non à ton fantôme. Qu'ont-ils fait pour que tu te méprennes de la sorte ? »
Harry grogna, la bouche tordue de mécontentement, et parla à l'arbre sur sa droite. « Nous ne savions pas comment t'emmener au Berceau. Magda était injoignable, nous n'avions pas le temps d'attendre la permission d'entrer sur le territoire des Veelas. L'endroit étant incartable, seuls restaient les souvenirs de Narcissa. C'est ta mère qui a eu l'idée de transplaner. Nous étions nombreux, nous avions besoin d'énergie. »
« Vous vouliez transplaner à six ? Vous aviez perdu l'esprit ma parole. Cela ne m'étonne guère que Père ne m'en ai jamais fait part. Il a dû avoir honte d'avoir agi de la sorte. »
Harry ne prit même pas la peine de répondre à cette offense, et haussa les épaules. Draco dénigrait les gens qui étaient prêts à risquer leur vie pour lui. Grand bien lui en fasse, cela ne lui servirait à rien de s'énerver pour quelque chose qui ne s'était pas produit, alors il se força à se calmer en prenant de profondes inspirations.
« Tu as fini ton discours insultant ? Puis-je continuer ? » S'il ne faisait pas si noir, le brun aurait mis sa main à couper qu'il avait réussi à faire rougir le sorcier.
« Comment auriez-vous pu forcer la barrière anti-transplanage ? »
« Ton peuple est tellement arrogant qu'il n'avait pas installé ce genre de protection. Après cet incident, cela a vite changé. »
« Ce n'est pas mon peuple. Bref. Tu étais celui qui allais fournir l'énergie suffisante pour nous faire tous transplaner. Qui était le récepteur ? »
« Ton père. » Il garda le silence un instant, rassemblant ses pensées. « McGo devait faire en sorte que la magie ne fasse pas trop de dégâts si je venais à en perdre le contrôle. C'était extrêmement risqué et dangereux. Nous pouvions y perdre la vie, mais nous étions au pied du mur et désespéré. Chaque minute qui passait, tu lâchais prise. »
Il remonta machinalement ses lunettes crasseuses – les nettoyer ne servirait à rien vu qu'il faisait sombre, et qu'elles se saliraient bien assez vite – et renifla bruyamment :
« Agir sur un coup de tête a parfois du bon, et l'adrénaline m'a souvent sauvé la vie. Quoiqu'il en soi, nous y serions parvenu si tes amis n'étaient pas intervenus. Ils ont brisé le cercle magique, et j'ai failli en crever. »
« Et ensuite ? » l'encouragea Draco, constatant que le silence s'éternisait.
« La suite tu la connais. J'avais juste assez de force pour transplaner avec toi. Quand on est arrivé tu as immédiatement été pris en charge par les guérisseurs Veela, c'est tout. »
La voix du blond faisait transparaître sa suspicion : « Tu ne me dis pas tout. Il y a un trou de plusieurs jours encore. Je me souviens m'être réveillé aux alentours du dix juin. Que s'est-il passé ? Qu'as-tu fait pendant ce temps ? »
« Rien. Tu dormais, dans le coma. »
Harry avait la gorge étrangement nouée et sèche, et éluda délibérément la question. Sans s'en rendre compte, il s'était arrêté de marcher, alors il se força à continuer à un rythme plus soutenu encore qu'avant. Il savait bien que Draco ne pourrait plus parler et devrait se concentrer pour ne pas trébucher.
Il ne voulait pas aborder cette partie de l'histoire. C'était douloureux… et dangereux. S'il disait un seul mot de travers, Harry sentait qu'il perdrait Draco. Il entrerait dans une telle rage qu'il se laisserait dominer par la créature, et Harry ne savait pas s'il serait capable de la contrôler. Pour tout dire, il préférait ne pas savoir. Ils avaient déjà frôlé la catastrophe à l'auberge, et ce n'était clairement pas le moment de nourrir le doute de Malfoy alors qu'ils étaient en danger de mort.
Le silence étrange de Draco l'inquiéta. Était-il blessé ou en pleine réflexion ? Et puis, la main du blond dans la sienne était très froide, alors que lui mourait de chaud à force de courir. Il se décida à jeter un coup d'œil rapide derrière lui mais n'y vit goutte. Il se soucierait de sa santé plus tard, le plus important était d'atteindre le territoire des Ombres, échappant ainsi à leur ennemi.
Harry était conscient qu'ils s'en étaient sortis uniquement grâce à l'effet de surprise. Il était un très bon auror, mais il n'aurait jamais pu abattre dix guerriers de la force spéciale Veela, même dans ses meilleurs jours. Il avait réussi à en abattre trois d'un coup avec son premier sort, et deux contre sept était déjà plus équitable.
Draco était un bon combattant également, et savait mettre à profit le terrain. Il occupait tout l'espace, ne cessant de bouger. Il était connu qu'une cible mouvante et imprévisible était extrêmement difficile à atteindre. Il avait de fait contribué au chaos ambiant, et à desserrer les rangs adverses. Les soldats s'était désolidarisés, et avaient ainsi perdu le contrôle, ils ne bougeaient plus à l'unisson. Ils devaient faire attention à ne pas toucher l'un des leurs, et Harry avait été assez lucide pour en profiter. Mais plus le nombre des adversaires diminuait, plus les combats devenaient rapprochés. Lorsqu'ils étaient arrivés à du deux contre trois, l'issue de la bataille avait failli basculer en leur défaveur.
Mais à présent ils étaient sur leur garde, et ne répèteraient pas la même erreur une seconde fois. Ils devaient faire vite, mais sans moyen de transport plus rapide, il savait qu'ils étaient pratiquement condamnés.
« Harry, arrête-toi. » Mais il l'ignora. Pas pour longtemps : d'un coup sec qui fit un mal de chien à son épaule précédemment meurtrie, le blond tira sa main, qu'il lâcha. Déséquilibré, Harry fit un demi-tour sur lui-même, les yeux écarquillés de surprise, et tomba à la renverse, entraînant le blond dans sa chute. Une racine lui rentrait dans le creux du dos, il s'était cogné le coude et l'omoplate contre des pierres, mais par chance son crâne semblait intact. Alors qu'il reprenait son souffle et ses esprits, l'odeur de sang frais envahit ses narines.
« Fait chier Malfoy. T'aurais pas pu te la fermer et avancer ? Me dis pas que tu t'es encore blessé. »
Celui-ci siffla de douleur en grommelant dans sa barbe de nouveau-né. « Je me suis bêtement écorché les mains parce que Môssieur Sourdingue ici présent ne voulait pas me prêter attention une seconde. J'ai de la terre dans la bouche et dans le nez, sérieusement. Beurk. »
Le brun crut un instant qu'un poids mort s'était jeté sur son abdomen, mais non, c'était simplement l'hystérique qui le coinçait de ses hanches et qui appuyait de toutes ses forces sur son torse pour se redresser.
« Écoute-moi bien espèce de tas de muscles sans cervelle : Ils savent où nous sommes, alors autant utiliser notre magie pour fuir. Qu'en dis-tu ? »
Le brun lui se demandait où il devait placer ses mains, et se contenta de les poser sur les genoux du Veela qui s'enfonçaient douloureusement dans ses côtes. « Nous ne pouvons pas. C'est trop loin. Cette forêt fait des kilomètres carrés d'hectares. Je n'y suis entré et sorti que par un seul endroit, et il se trouve encore à des kilomètres. Notre seul salut, ce sont les Ombres. »
« Tu en es certain ? Envoie au moins un patronus pour demander de l'aide, je ne sais pas moi, fais quelque chose ! Je ne suis pas idiot Potter, je sais qu'ils nous rattraperont avant que l'on arrive à destination. Mais je suis épuisé, tu comprends ? Même si je veux continuer d'avancer, c'est mon corps qui va lâcher. »
« Alors je te porterai. »
« Ne joue pas au con, ce n'est pas le moment. Est-ce que tu veux bien envoyer un patronus ? »
« Il risque d'être intercepté par l'ennemi. »
« Il sait déjà où nous sommes, qui nous sommes, et combien de membre compose notre équipe. Nous n'avons plus rien à perdre Harry. Je suis déjà foutu, depuis longtemps. »
Le brun ne releva pas, et hocha lentement la tête. Couché par terre, dans l'humus glacial et humide, le froid commençait à pénétrer ses vêtements, et il ne préférait pas savoir ce qui grouillait sous sa nuque. Ses muscles tremblaient de fatigue, l'épuisement le menaçait aussi. Ils n'avaient pas assez dormi, n'avaient rien mangé depuis plusieurs jours. Il n'arrivait plus à réfléchir correctement, tout ce qui le guidait c'était son instinct qui lui hurlait de fuir à toutes jambes. Si lui, un homme entraîné, se retrouvait dans un état pareil, il se doutait que pour le blond, il avait largement dépassé son seuil d'endurance.
« Lumos. »
« Mais qu'est-ce que tu fous putain ! Tu vas nous faire repérer, arrête ça tout de suite espèce de cinglé ! »
« Silencio. »
Harry était en rage. Ce sale connard prétentieux avait osé le faire taire de force. Qu'il attende un peu qu'il retrouve sa baguette, elle n'avait pas dû rouler bien loin, et il saurait de quel bois il se chauffait. Mais il s'arrêta de se débattre soudainement. Le visage gris maladif et plein de terre de l'autre homme au-dessus de lui était alarmant. Mais surtout, il sut que l'homme avait perdu la tête. Il souriait de toutes ses dents. Pire : il exultait, sautillant pratiquement sur place, sanglotant presque de soulagement.
« Harry, il y a une femme là-bas. Oh Merlin, Harry, nous sommes sauvés, c'est elle ! Linda par ici, nous sommes ici ! »
Le sang d'Harry se glaça dans ses veines. « Non, ce n'est pas le moment. Je vous en supplie, pas Melinda. »
« Shölan Potter. Je vous ai enfin retrouvés. »
7 juin 1999
Harry crut qu'il allait mourir démembré lorsqu'il rencontra la barrière de protection des Veela. Il pouvait presque sentir ses os se déboîter un à un, sa peau se déchirer. Il ne savait pas où était Draco, dans quel état il était, s'il était tout simplement encore en vie. Parce qu'il sut qu'ils n'allaient pas y survivre, c'était trop loin, beaucoup plus loin que ce qu'ils avaient estimé.
Soudain, alors qu'il avait perdu tout espoir, le mur magique s'assouplit, et devint aussi fragile qu'une bulle de savon. La dernière chose que vit Harry avant de s'évanouir fut le spectacle le plus beau qu'il lui ait été donné de voir après celui de Poudlard. La nature dans toute sa splendeur.
Mais ce n'était pas ce qui avait ébloui Harry, non. C'était une menue jeune femme aux longs cheveux blond vénitien parmi un champ de fleurs, dont un seul regard éclipsait la beauté. Il n'avait jamais vu de femme aussi belle, une peau de perle, des yeux d'un bleu saphir qui soulignait un regard doux, des sourcils fins. Lorsqu'elle se pencha sur lui en masquant le soleil, il lui chuchota : « Draco. Je vous en supplie, aidez-le. Sauvez Draco. »
Il ne parvenait plus à apercevoir les traits sublimes, mais son odeur fraîche de lavande contrasta avec sa voix douce et chaude comme une brise estivale : « Comment vous appelez-vous jeune shölan ? »
« Harry Potter. Mademoiselle, aidez Draco. » Désespéré, il tendit une main suppliante. Elle rencontra un rideau de soie flamboyant.
« Mon nom est Melinda. Sur mon honneur, Shölan Potter, je vous fais la promesse de sauver votre ami. Reposez-vous maintenant. »
Il ne savait pas pourquoi mais il sentait dans ses tripes que cette femme allait jouer un rôle primordial dans sa vie. Et son cœur le lui dit aussi. Il perdit connaissance en retournant cette question en boucle dans sa tête : « Qui est-ce ? »
