Kurt s'admira dans le miroir de la chambre. Il était anxieux pour la soirée, d'autant plus que les évènements de plus tôt n'ont rien fait pour le rassurer. Il avait peur que Gary que quelque chose n'allait pas. Kurt soupira. Le baiser qu'il avait partagé avec Blaine lui avait envoyé des picotements dans tout le corps. Il avait éprouvé des choses qu'il n'avait jamais ressenti avec Gary. En parlant de Gary, celui-là allait bientôt rentrer à la maison et il devait s'assurer que le dîner allait être agréable.
Le son du claquement de la porte d'entrée lui indique l'arrivé de son mari.
-Chéri, je suis rentrée, cria Gary depuis le salon.
Kurt soupira une dernière fois pour se donner du courage.
-J'arrive.
Il quitta la pièce et rejoignit Gary qui enlevait son manteau.
-Hey, Gary accueilla en posant son manteau sur le porte manteau près de l'entrée.
-Tu arrives tôt, son mari dit en fermant la distance entre eux.
-J'ai pensé à ça toute la journée. J'ai quitté mon travail à 18 h et pas une minute de plus.
-Vraiment, demanda Kurt en souriant.
-J'avais envie de te prendre dans mes bras et t'embrasser. Un peu comme ça.
Gary attrapa son mari par les hanches et l'embrassa doucement. Kurt ne ressenti rien d'aussi fort dans ce baiser que celui qu'il avait eu ce-matin. Il se sentit coupable de penser à ça. Gary se retira.
-Alors, qu'est-ce-que tu nous as préparer pour le dîner?
-Suis-moi.
Il lui picora les lèvres et prit la main gauche de Gary et le guida vers la salle à manger-salon où une table pour deux personnes était dressée avec des chandelles allumées.
-C'est magnifique.
-Je sais, je suis assez fier de la décoration, dit son mari en appréciant sa table.
Il se tourna vers lui.
-Assieds-toi, je vais chercher les premiers plats.
Gary l'attrapa par les hanches.
-Qu'est-ce que tu nous as préparé pour le désert?
-Un délicieux fondant au chocolat. Je sais à quel point le chocolat est ton péché mignon.
-Même si j'adore le fondant, je crois que j'ai une autre envie pour le dessert, il dit en le regardant dans les yeux.
Kurt avala. Bien sûr, ils allaient devoir avec des relations sexuelles ce-soir. Après le baiser et sa journée chargée à préparer le dîner il n'avait pas eu le temps pour y repenser. Pourquoi décris-tu cela comme une obligation,pensa-t-il. Gary était son mari et il devrait aimer cette proximité entre eux.
-Chéri?
La voix de Gary stoppa ses pensées et il le vit en face de lui, à la recherche de son regard.
-Tu vas bien, demanda-t-il.
-Ouais, je pensais juste à quelque chose.
Quand Gary lui donna un regard interrogateur, il rajouta:
-Rien d'important. Installes-toi, je me dépêche.
Il part dans la cuisine pour éviter les quelques questions de Gary.
CCCCCCCCC
-C'était délicieux, dit Gary assis sur le canapé, un verre de vin rouge à la main.
-Je suis content que ça t'es plu, dit Kurt d'où il soufflait les bougies sur la table.
-Maintenant pour que le dîner soit parfait viens me rejoindre. On s'occupera du rangement après.
Kurt le rejoignit pendant que Gary avala sa dernière gorgée de vin avant de poser le verre sur la table basse devant le canapé. Kurt s'assit à côté de lui et Gary se redressa.
-Tu sais, je n'ai même pas eu le temps de te dire à quel point tu es magnifique ce-soir.
Il posa sa main derrière le cou de son mari pour rapprocher son visage du sien. Il l'embrassa doucement puis Gary commença à être plus rugueux dans le baiser.
-J'ai adore l'entrée et le plat principal, mais j'attends de goûter le dessert, dit-il en s'écartant.
Kurt déglutit.
-Tu veux le faire tout de suite? Parce qu'on a tout notre temps.
Gary le regarda intensément et se rapprocha de son oreille. Son mari frissonna de la proximité soudaine.
-J'ai passé tout le dîner à essayer de ne pas me lever et de t'arracher tout ces vêtements, il lui souffla dans l'oreille.
Kurt ne bougea pas, pas encore prêt à aller plus loin et Gary se recula pour être face à son mari.
-On pourrait commencer ici et finir dans la chambre. Je sais que tu n'aimes pas qu'on abîme le mobilier, mais le canapé n'aura rien.
Il se leva et se mit devant le châtain qui fixait encore l'endroit où était assis Gary.
-Hey, chéri.
Kurt tourna doucement la tête vers lui et leva les yeux, vitreux, vers lui.
-On ne va pas avoir des relations sexuelles si on est encore habillé.
Kurt sembla enregistré les paroles et se leva doucement du canapé. Gary se recula et glissa la veste de Kurt de ses épaules.
-Je sais aussi à quel point tu tiens à tes affaires, dit Gary en se retournant pour poser la veste sur la table basse. Il se retourna vers son mari et commença à lui ouvrir les boutons de sa chemise.
-Tu sais, dit-il tout en continuant ce qu'il faisait en souriant. Personne ne pourra te connaitre mieux que je le fais. Je connais tes goûts, ton rapport avec les vêtements...
Kurt écouta Gary sans le couper dans son discours alors qu'il ressentit du dégoût envers lui même pour ne pouvoir retourner les sentiments de son mari en ce moment. C'était étrange. Il y a encore une semaine il était fou amoureux de Gary et maintenant il avait envie d'être dans les bras d'un autre homme.
Il sentit du froid contre sa poitrine et comprit que Gary s'était déjà débarrassé de sa chemise. Il la vit posée et soigneusement pliée à côté de sa veste sur la table basse. Il sentit les doigts de Gary défaire sa ceinture de pantalon et ouvrir son bouton. Le châtain soupira et essaya de ne pas repousser les mains de son mari qui glissaient le long de ses cuisses au fur et à mesure qu'il baissait le pantalon.
-Magnifique, dit Gary d'où il était assis au pied de son mari. Je ne me lasserai jamais de te contempler. Personne ne t'arrive à la cheville.
-Gary, s'il te plait, dit son mari les joues rouges. Tu sais que je ne suis pas à l'aise quand tu me dévisages comme ça.
-Une autre chose que je connais de toi. Seulement tu te trompes. Je ne te dévisages pas, je t'admires.
-Arrête avec ça Gary, dit-il gêné. Tu n'as pas à prouver sans cesse mon amour pour moi.
Gary se releva et se tint face à son mari.
-J'aime le faire. Je veux te montrer que mon amour pour toi ne changera jamais.
-Je sais.
Gary lui fit un chaste baiser au coin de la bouche.
-Tu devras te déshabiller. Je me sens un peu seul en caleçon devant toi.
-Excuses-moi, j'étais focalisé sur toi.
Kurt laissa son esprit vagabonder pendant que son mari se déshabillait. Son mari était parfait et des milliers d'hommes gays se battraient pour l'avoir. Seulement il n'avait qu'un seul homme en tête. Un homme qui avait pris le temps de prendre un café avec lui et avait envie d'apprendre à le connaitre d'une manière que personne d'autre n'avait jamais fait depuis qu'il avait rencontré Gary. Gary posa son corps au dessus du sien et s'appuya sur ses coudes pour ne pas l'écraser.
-Hey toi, rigola Gary. Tu as l'air d'être sur une autre planète.
Il leva le regard vers Gary et le vit nu avec son excitation apparente.
-Je t'aime tellement, dit Gary.
Le châtain n'eut pas le temps de répondre puisque Gary avait posé ses lèvres sur les siennes et les remuaient fortement. Sans rompre le baiser, il porta Kurt et enroula ses jambes autour de lui et le coucha sur le canapé. Il essaya de pousser l'image de Blaine torse nu au dessus de lui. Il était sûr que sous toutes ces couches de vêtements qu'il portait pour faire professionnel se cachait de forts abdominaux. Il revint sur terre lorsque Gary commença à lui faire l'amour.
Gary a été très doux comme toujours, seulement Kurt était à moitié présent. Il était physiquement proche de Gary mais pas mentalement. Il a toujours adoré avoir des rapports sexuels avec son mari, du moins, c'était avant qu'il fasse une rencontre qui change tout. Quand Gary était à l'intérieur de lui, il s'est forcé à émettre de faux gémissements. Quelle horreur, il se sentait ignoble envers Gary. Il est venu un peu de temps avec son mari, en se forçant à crié le nom de Gary. Quand celui-ci est parti dans la salle de bain chercher un gant de toilette, il s'est retenu de ne pas pleurer. Jamais de toute sa vie il ne s'est jamais aussi cruel.
Ils se sont endormis dans les bras l'un de l'autre. Comme tous les autres soirs, Kurt s'est endormi tard après son mari. Ce café de ce matin lui avait encore plus remanié sa vie.
CCCCCCCC
Le lendemain matin Gary est parti tôt au travail tandis que Kurt est resté au lit pour rattraper son sommeil. Il n'avait pas besoin de préparer le petit-déjeuner et d'emmener Benjamin à l'école. En revanche, Rachel devait lui rapporter Katie. Environ une heure après le départ de Gary, il entendit toquer à la porte. Il gémit et s'assit sur le lit pour s'étirer. Il entendit un coup à la porte. Rachel pouvait être impatiente parfois. Il sortit du lit et s'aperçut de sa nudité. Il ramassa un boxer par-terre et l'enfila.
-Attends Rachel, il cria. Laisses-moi deux secondes.
Il se dirigea vers le placard et l'ouvrit puis attrapa un t-shirt blanc plié en hauteur. Il se dirigea dans le salon pour aller ouvrir à Rachel tout en mettant son vêtement. Le châtain ouvrit la porte à une Rachel énervée qui tenait Katie dans ses bras avec un sac polochon dans saes mains.
-Hey. Désolé j'étais en train de dormir.
-Je vois ça, dit-elle en regardant sa tenue.
Il se déplaça sous le regard de Rachel.
-Viens.
Il se poussa sur le côté pour la laisser entrer et ferma la porte dès que Rachel est entrée.
-Bonjour Katie, dit-il en la prenant des bras de la brune.
-Je suppose que ta soirée s'est bien passé, dit-elle en souriant et en posant le sac vers le canapé.
-Oui c'était bien, dit-il en allant s'assoir sur la canapé. Il fit un bisous sur la joue de Katie et la posa contre lui.
-Allez, raconte-moi, dit-elle en le rejoignant.
-Tu es bien trop curieuse.
Rachel lissa sa jupe à carreaux rouge et noir et s'assit sur le canapé et croisa ses jambes.
-Je vous ai rendu un service en gardant vos enfants alors j'ai le droit de savoir certains détails.
-Il n'y a rien a dire. Nous avons dîné et tu devines la suite. Comment s'est passé ta soirée avec les enfants?
-Ne change pas de sujet Kurt Hummel.
Il remua quelques mèches des cheveux mi-longs de Katie.
-Je n'ai rien à dire.
-Qu'est-ce que tu peux être têtu!
Il tourna la tête vers elle, les yeux plissés.
-Ecoute Rachel, je t'apprécie énormément, mais je ne suis pas d'humeur à en parler.
Elle le regarda dans les yeux et sans se détourner il rapprocha Katie de lui contre son torse.
-Kurt, qu'est-ce-qu'il t'arrive aujourd'hui? Si vous aviez passé une si bonne soirée tout les deux comme tu dis, tu ne serais pas en train de m'engueuler.
-Excuses moi Rachel. Je te suis très reconnaissant d'avoir fait la nounou hier soir, seulement il n'y a rien d'intéressant que tu ai besoin de savoir et en ce qui concerne les choses qui se passent en dessous de la ceinture, selon reste entre Gary et moi.
-Vous vous êtes disputés, demanda Rachel en se levant.
-Quoi? Non on ne s'est pas disputés.
Il soupira.
-Ecoute, peut-être que tu devrais y aller.
-Tu me mets à la porte, demanda t-elle énervée.
-Nous ne sommes pas capable de discuter comme des gens normaux et je n'ai pas envie d'effrayer Katie.
-Très bien, je vais te laisser.
Elle s'approcha de lui.
-Seulement la prochaine fois ne compte pas sur moi pour garder les enfants. J'ai dû annuler un dîner à la dernière minute et je ne vais jamais revoir cet homme. Qui sait, peut-être qu'il allait pouvoir m'aider à aller de l'avant depuis ma rupture avec Finn.
-Rachel, ça fait plus de deux ans que tu l'as quitté.
-J'aurais vraiment aimé que tu sois sincère avec moi au lieu de te défouler.
Elle quitta la pièce en colère et en faisant claquer la porte en partant.
CCCCCC
Blaine se dirigeait vers les ascenseurs quand il a entendu son nom appelé au loin. Il s'arrêta et posa son regard sur Gary qui s'approchait de lui avec un collègue.
-Nous allions déjeuner, vous vous joignez à nous, demanda Gary.
-Non, j'allais juste m'acheter un sandwich avant de retravailler sur un dossier.
-Allez, ça peut bien attendre une heure. Et puis entre collègues on devrait apprendre à se connaitre. En parlant de collègue, je vous présente Daniel, dit-il en désignant l'homme d'une cinquantaine d'année à ses côtés. Il travaille au service clientèle.
-Blaine Anderson, fit-il en tendant sa main. L'homme lui serra la main. Je suis l'avocat de la société.
-Vous êtes le petit nouveau, demanda-t-il en lâchant la main.
-Oui, il est arrivé il y a quelques mois, répond Gary. Alors, vous déjeunez avec nous?
-D'accord, lui dit Blaine.
Ils se dirigèrent vers les ascenseurs et Gary pris la parole.
-J'étais justement en train de raconter à Daniel la soirée que j'ai passé avec mon mari.
Blaine sentit une douleur a sa poitrine. Il savait qu'il n'appréciait pas que Kurt passe une soirée avec son mari en tête à tête mais l'entendre de ce dernier le blessait encore plus.
-Il a vraiment été parfait, il continua alors qu'ils avaient atteint l'ascenseur.
Il appuya sur le bouton.
-Il a dressée la table avec des bougies et le dîner était délicieux, dit Gary alors que les portes de l'ascenseur s'ouvrent.
-Ce qui nous intéresse c'est ce qu'il s'est passé après, dit Daniel en rigolant.
Ils entrèrent dans l'ascenseur et Gary appuya sur le bouton "rez-de-chaussée".
-Tout ça reste entre mon mari et moi, dit Gary en souriant. Mais si ça peut te faire plaisir c'était très bien. C'est un très bon partenaire sexuel.
Blaine serra les poings à ses côtés. Il était jaloux de Gary, non pas de sa personnalité parce qu'il n'a aucun scrupule pour parler de sa vie sexuelle dans un ascenseur, mais parce qu'il avait Kurt.
-Tout va bien Anderson, demanda Daniel.
-Oui, menti-t-il. Je ne voulais pas vous déranger pendant votre discussion.
-Oh ça ne me dérange pas, dit Gary. En plus vous avez déjà rencontré Kurt il me semble.
-Oui, nous avons eu l'occasion de discuter, dit Blaine en repensant aux mots qu'ils ont échangé lors de la soirée de la société et durant leur presque-date de café hier matin. J'ai apprécié sa personnalité.
-Oui, je sais ce que vous voulez dire. Il est unique.
-Je sais, dit Blaine à voix basse. C'était sa façon à lui de décrire Kurt.
-Quoiqu'il en soit, je l'aime plus que tout au monde.
Blaine déglutit. Gary était ce genre de mari collant qui n'allait pas être facile de se débarrasser.
-Nous somme arrivés, dit Daniel.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Gary et Daniel sortirent et entamèrent une conversation. Le brun soupira pour se donner du courage et les suivit avant que les portes de ne referment.
CCCCCCCCCCCC
-Papa, je n'arrive pas à finir mon problème de mathématiques, dit Benjamin assis à la table de la cuisine avec son cahier et son livre de maths étalés sur la table.
-Je n'ai pas le temps de t'aider, dit Kurt qui mélangeait des légumes dans une casserole.
-J'ai essayé de réfléchir mais c'est trop complique, continua Benjamin en mâchant un stylo.
-Dans ce cas attends le retour de ton père pour lui demander, dit-il en posant sa cuillère en bois.
-Mais il va pas vouloir. Tu sais très bien qu'il est fatigué quand il rentre du travail.
Kurt soupira et se retourna vers Benjamin.
-Ecoute j'en ai assez, dit-il en élevant la voix. Et arrête de mâcher ton stylo.
Il posa son stylo sur la table et leva les yeux vers son père.
-Tu vas essayer de faire tes devoirs tout seul, tu es assez grand pour ça. Je suis en train de préparer le dîner et je ne peux pas être en train de faire deux choses à la fois.
-Pourquoi tu es énervé papa?
-Je suis pas énervé. Je suis juste fatigué de devoir tout faire ici. Comme ton père j'ai un travail.
Il entendit la porte d'entrée claqué.
-Et puis les maths c'est le domaine de ton père. Ca serait à lui de t'aider.
Gary entra dans la cuisine en costume de travail.
-Huum, ça sent bon ici.
Il rejoignit Kurt et lui fit un bisou sur la bouche.
-Ton fils a besoin d'aide dans ses devoirs de mathématiques, dit Kurt. Et comme je sais que tu es un génie dans cette matière, je te laisse faire.
-Tu sais que j'aimerais aider mais j'ai du travail à faire.
-Non, je ne veux pas entendre tes excuses, continue Kurt en élevant le ton. Le travail reste à ton bureau. Tu vas aider ton fils si tu ne veux pas qu'il ait une mauvaise note pendant que je prépare le dîner.
Il pris la cuillère posée sur le comptoir et mélanger les légumes dans la casserole sous le regard de son mari.
-Très bien. Tu n'as pas besoin de le dire en criant à haute voix.
-C'est juste que j'en ai marre de tout faire dans cette maison. Je travaille aussi moi.
Gary se tourna vers Benjamin qui les observait.
-Va dans ta chambre s'il te plaît. On a besoin de parler avec ton père.
Benjamin se leva. Il passa devant Gary qui lui ébouriffa les cheveux et sortit de la pièce.
-Tu peux t'arrêter un moment s'il te plaît, demanda Gary.
-Non, je dois finir le dîner.
-Et moi je veux que tu me dises pourquoi tu es énervé. On a passé une bonne journée hier soir pourtant tout les deux.
Son mari claqua la cuillère sur le comptoir et se tourna vers lui.
-Si tu veux tout savoir je me suis disputé avec Rachel. Elle était trop curieuse sur notre soirée et madame est partie en claquant la porte parce que je refusait de lui donner des détails sur notre vie privée. Et puis j'ai passé la journée ici à nettoyer l'appartement et à préparer le dîner pendant que ton fils avait besoin d'aide pour ses devoirs. Voilà ce que j'ai fais de ma journée de congé.
-Tu veux aller voir Rachel pour vous expliquer?
Kurt le regarda avec des grands yeux.
-Tu veux que j'aille parler avec elle, il demanda, exaspéré. Tu n'as absolument pas écouter ce que j'ai dit. A moins que tu n'en ai rien à faire.
-C'st ton amie, je pensais que tu voudrais te réconcilier avec elle.
-Justement, si c'est mon amie elle aurait dû m'écouter quand je lui ai dit d'arrêter de me poser ses questions. Et je n'irais pas m'excuser auprès d'elle.
Gary se rapprocha de lui et le plus grand tourna la tête.
-Pour ce qui est des tâches ménagères on peut toujours embaucher une femme de ménage.
Kurt se tourna vers lui.
-C'est ta solution? Refiler aux autres les tâches que t'as pas envie de faire.
-Qu'est-ce-que tu veux que je fasse? Quand je rentre du travail je n'ai pas envie de faire le ménage. Et puis des gens sont payé pour faire ça à notre place.
-Quel argument, dit son mari en croissant ses bras sur son torse.
-Je crois que je vais aller aider Benjamin, dit Gary marchant à reculons vars la porte.
L'homme coiffé soupira et se retourna vers la casserole. Il éteignit le gaz et entendit les pas de Gary quitter.
CCCC
-Tu veux qu'on sorte ce-soir, demanda Wes à Blaine à l'autre bout du téléphone. Les deux étaient restés amis depuis le lycée et aussi avec le reste des Warblers.
-Je ne peux pas, répondit Blaine en marchant dans le salon avec le téléphone posé contre son oreille droite et son épaule. J'ai une tonne de travail.
-Ton métier est tellement important pour toi qu'il passe avant nous, dit Wes. Tu n'as même plus de vie privée. A quand remonte la dernière fois que tu t'es amusé avec un gars?
-Un moment, soupira l'avocat en se dirigeant vers l'étagère du salon. Et puis je n'ai pas envie de rencontrer un type dans un bar qui ne se souviendra même plus de moi le lendemain.
-Dans ce cas inscrit toi sur un site de rencontre en ligne.
-Je te remercie de ton aide Wes, dit-il en tirant un gros livre de droit de l'étagère et en regardant la couverture. Seulement j'ai déjà rencontré quelqu'un.
-Je peux savoir pourquoi tu ne me l'as pas dit, s'écria Wes, énervé. Je suis ton meilleur ami.
-Parce qu'on s'est juste embrassé, lui répond le brun en se dirigeant vers le canapé. Et parce qu'il est dans une situation compliquée.
Il s'assit sur le canapé et posa le livre sur la table base.
-Tu n'es pas curieux Wes?
-Je ne sais pas si tu veux m'en dire plus. Tu viens de me dire que c'était compliqué.
Le brun pris son téléphone posé entre son oreille et son épaule et le tient à son oreille.
-Il est marié, dit-il a Wes au téléphone.
-Okay, je vois, dit Wes en soupirant. Où l'as-tu rencontré?
-En fait c'est là que tout se complique. C'est le mari d'un collègue.
-Blaine, soupira son ami. Parmi tous les hommes gays qu'on trouve à New York il faut que tu craques sur un homme marié.
-Tu le verrais, sourit Blaine. C'est le plus bel homme que j'ai jamais vu. Je veux dire, il dégage un tel charme. Mais comme tu es mon ami je vais t'épargner ces longues descriptions physiques.
-Tu l'aimes vraiment alors, demanda son ami à l'autre bout du téléphone.
-Je sais que je ne devrais pas faire ça sachant que je risque de briser une famille.
-Une famille, le coupa Wes. Tu m'as dit qu'il avait un mari mais tu as oublié de me dire ça.
-Je n'ai pas besoin de toi pour me faire la leçon Wes. Je sais que je le connais à peine et qu'on s'est juste embrassé, mais je sais qu'il tient à moi.
-Très bien, de toute façon tu es assez grand pour faire ce que tu veux.
-Merci, dit le brun en souriant. Et toi, comment tu vas, demanda-t-il pour changer de sujet.
CCCCC
Kurt est assis à la table de la cuisine, un verre de vin blanc dans sa main droite. Il pense à sa vie qui se résume seulement à sa famille et sa carrière depuis des années. Il se plait ainsi mais il a besoin d'un peu plus de passion et de danger, après tout il n'a que trente ans.
-Hey.
Il lève les yeux et voit Gary appuyé contre le mur à côté de la porte de la pièce, les bras croisés.
-A quoi tu penses, il demande.
-Je suis désolé pour tout à l'heure, dit-il en posant son verre. Il regarde son mari qui ne dit rien pour le laisser continuer. Je n'aurais pas dû te crier alors que tu rentrais du bureau.
Gary s'avance vers la table sans qu'ils ne se quittent du regard comme son mari parle.
-Seulement je suis épuisé Gary. Quand ce n'est pas à Broadway qu'on besoin de moi c'est ici et j'ai l'impression de ne plus avoir du temps pour moi-même.
Gary s'assit sur son regard.
-Je comprends que ta carrière soit importante pour toi, surtout que tu es un excellent avocat, il continue, mais j'aimerai que tu m'aides dans les courses, le ménage mais en aucun cas la cuisine. Tu es le pire cuisinier que je connaisse, dit-il en souriant.
Gary rigola et Kurt le regarda en buvant une gorgée de vin.
-Je vais essayer de faire quelques courses quand je rentrerai du bureau, lui dit Gary. Et puis si Benjamin a besoin d'aide dans ses devoirs de maths il n'aura qu'à demander.
-Intéressant, dit le châtain en souriant. C'est un bon marché.
-Tu sais, je suis un idiot. J'aurais dû proposer de t'aider et pas attendre que tu m'en parle.
Gary pose sa main droite sur la table et Kurt finit sa gorgée de vin sous le regard de son mari puis pose son verre.
-Cette discussion est finie, dit-il en posant sa main droite dans celle de son Gary.
-Je t'aime, dit Gary. Je t'aimerai toute ma vie.
Le châtain baissa les yeux, ne pas vouloir rencontrer le regard de son mari alors qu'il ne ressent pas autant de sentiments pour lui.
-Je t'aime aussi, dit il en regardant autour de la cuisine.
Les doigts de la main de Gary qui ne tenait pas la main de son mari leva la tête du châtain pour qu'il rencontre son regard.
-Tout va bien, il demanda préoccupé. Tu étais ailleurs pendant tout le dîner et je ne pense pas que ça a avoir avec notre dispute de plus tôt.
Super, il a découvert que je pense à une autre homme qui n'est autre que son collègue, pensa le châtain.
Gary remarqua le malaise de son mari et continua.
-Je ne sais pas, tu as l'air différent depuis quelques jours. Tu es un peu plus distant avec moi, à part peu être hier soir, dit-il en souriant. J'espère que tu ne penses pas que mon amour pour toi a changé et que tu passes après mon boulot.
-Non, pas du tout, le rassura Kurt en tirant sa main droite de la poignée de Gary. Je te fais confiance et en ce qui concerne mes absences comme tu dis, je suppose que c'est lié à Broadway. Je dirige la ligne de vêtements pour la nouvelle comédie musicale.
-Okay, dit Gary presque rassuré par ce qu'à dit son mari.
Voyant son Gary avec seulement un petit sourire sur son visage, il se pencha par-dessus la table et attrapa son mari avec une main de chaque côté avant de poser ses lèvres sur les siennes. Gary ne perdu pas de temps pour répondre au baiser.
-Je t'aime, dit le châtain sur les lèvres de son mari.
-Je t'aime plus, répond Gary avant de recoller leurs bouches ensemble.
CCCCCC
Le lendemain de sont appel téléphonique avec Wes, le brun n'eut pas eu le temps de penser à Kurt de la journée. Il dû mettre finir de mettre à jours certains dossier de la société pour s'assurer qu'ils étaient légaux vis-à-vis de la loi. C'est vers vingt heures qu'il quitta son bureau pour rentrer chez lui. L'air froid frappa son visage quand il sortit du bâtiment. Il faisait encore presque jour en ces jours de printemps mais le froid n'avait pas encore quitté la ville. Il resserra ses bras autour de sa veste de costume tout en tenant sa sacoche dans sa main droite et marcha vers son appartement qui était à deux pas de son lieu de travail.
Durant le trajet vers son appartement, il se laissa penser à Kurt. Il n'avait pas eu de ses nouvelles depuis le baiser et se maudit lui-même pour ne pas avoir échanger leur téléphone. Il aurait pu entendre sa voix et lui proposer d'aller prendre un autre café.
Puis quelques minutes de marche il s'arrêta devant la porte du hall d'entrée de l'immeuble. Il fit le code d'accès sur le digicode à droite de la porte et quand la porte émit un bip, il la poussa avec son épaule droite. Le geste l'obligea a regarder vers la rue et aperçut une silhouette qui se retourna pour essayer de ne pas être repéré. Pendant une seconde, il crut que c'était Kurt. Il secoua la tête. Il avait eu une dure journée et son cerveau lui jouait des tours. Il soupira et rentra chez soi.
Après s'être débarrasser de sa veste et de sa sacoche, il fut allongé sur le canapé avec sa tête reposant sur son bras gauche plié et regarda un match de football américain à la télé. Il ne suivait pas beaucoup le sport mais aimait se détendre devant match après des dures journées.
Il entendit la sonnette et ne se rappela pas avoir commandé à manger. Il prit la télécommande posée à côté de lui sur le canapé et éteignit l'écran. Il se leva en trainant des pieds.
-Je viens, dit-il.
Il arriva devant la porte et lissa sa chemise blanche. Il ouvrit la porte et se retrouva bouche bée devant l'homme. Kurt se tenait devant lui, les mains dans les poches de son pantalon beige et en le regardant timidement. Le brun secoua la tête et prit la parole.
-Kurt. Peut-être qu'il doit réfléchir avant de parler, se cria t-il.
-Je ne te dérange pas, demanda t-il. Je peux repasser sinon.
-Non, tu devrais rentrer, il finit en le dévisageant intensément.
