The care and feeding of

Okay, juste vite fait, je suis Dé-so-lée du retard, mais j'étais coincée sans wifi tout le week-end et le lundi. Voilà, bonne lecture !


Chapitre 2 :

« Sais-tu », commença Kagami d'une voix presque plaisante, « que je ne savais pas comment faire les croquettes jusqu'à il y a deux semaines ? Quand tu as dit que tu en voulais, mais que tu n'aimais pas celles de ton coéquipier et que la manière dont ils les faisaient dans les restaurants familiaux ne te plaisait pas ? Je suis rentré chez moi et ai cherché sur internet, puis je me suis entraîné et ai tout préparé juste pour pouvoir fourrer des croquettes dans ta putain de gorge avide. »

Aomine mâcha et avala. « Okay », dit-il. « Je vois où tu veux en venir. Kagami, elles sont délicieuses. Ce sont les meilleures croquettes que j'ai jamais mangé. Merci. » Il en prit une autre. « Maintenant ferme-là et arrête de gratter des compliments. »

« Je ne veux pas de compliments », rétorqua Kagami. « Je suis juste – tu réalises, je ne sais même pas pourquoi je vais jusque là pour toi ? Pourquoi je fais ça ? »

« Pourquoi est-ce que tu me poses toutes ces questions », gémit plaintivement Aomine, et Kagami lui lança un regard noir. Il avait passé un long moment à se demander si c'était des « désolé de t'avoir laissé tomber » croquettes ou des « on devrait baiser » croquettes, puis un certain temps à se demander s'il voulait baiser Aomine, puis une durée de temps très embarrassante à réaliser à quel point il aimerait probablement ça. Même maintenant, Kagami avait eut l'envie de mordre la ligne des épaules d'Aomine quand ce dernier avait enlevé sa veste, et peut être un peu pensé aussi au fait qu'Aomine soit puissant, peut-être plus que lui, et comment ce serait de le sentir contre sa peau, tendu contre lui.

Aomine continuait juste à manger comme un idiot, faisant de petits bruits de gorge montrant son contentement.

Kagami prit une profonde inspiration et rassembla tout son courage avant de déclarer, « Momoi a dit quelque chose l'autre jour. Sur toi. Et moi. » Il s'arrêta un moment avant de reprendre. « Je sais que ça semble stupide. Mais nous, nous deux, toi et moi, elle a, en gros, dit que nous sortions ensemble. »

Aomine engouffra une autre croquette. « Tu as raison », approuva t-il. « Ça à l'air totalement stupide. »

Kagami réprima son envie de frapper le bâtard et déclara. « Nous sortons ensemble au moins deux fois par semaine. »

« Il n'y a plus beaucoup d'entraînements », répondit Aomine. « Puisqu'il n'y a pas de tournois. »

« Ouais », dit Kagami. « Mais ça ne veut pas dire que j'ai à traîner avec toi. »

Aomine haussa les épaules. « Je voulais jouer au basket. Sans Tetsu et Kise, ça revenait à toi. »

« Je me sens tellement apprécié » dit Kagami aussi sarcastiquement qu'il le pouvait.

« Tu devrais », déclara Aomine. « En plus, sortir est genre… films, dîners. Jolies filles. »

Kagami attendit que l'idée rentre dans la stupide tête d'Aomine, alors qu'il était assis dans la maison de Kagami, mangeant de la nourriture que Kagami avait préparée pour lui, ayant amené des magazines qu'il avait et que Kagami voulait lire. Aomine posa ses baguettes et se pencha au-dessus de la table pour observer Kagami avant de dire. « Mais nous ne sommes pas ensemble. »

« Sauf que nous le sommes », contra Kagami.

« Mais qui voudrait sortir avec toi ? » demanda Aomine d'une voix neutre.

« Bien », dit Kagami. Wow, ça avait été facile. Maintenant tout ce qu'il voulait faire était frapper Aomine, et toutes ses pensées contenant des morsures ou des bruits embarrassants avaient été bannies. « Va chercher tes propres foutues croquettes. »

« Attends une seconde », s'indigna Aomine, « Je pensais que tu les avais faites pour moi ! »

« Tu en as déjà mangé une tonne », fit remarquer Kagami. « Laisse m'en un peu! »

Aomine l'ignora et en prit une autre. « Sortir avec toi serait vraiment gay », déclara t-il.

Kagami roula des yeux et ne s'embêta pas à confirmer que oui, deux gars sortant ensemble serait effectivement très gay. Putain, elles étaient vraiment délicieuses. Il était vraiment doué.

Aomine reste silencieux jusqu'à ce qu'il ait fini les croquettes restantes, et il regarda Kagami nettoyer. « Sortir ensemble n'implique pas… du sexe ? » dit-il, drapé au-dessus de la table à café.

« A quoi est-ce que tu penses ? » demanda Kagami.

« S'embrasser », répondit Aomine, ses yeux sombres maintenant concentrés sur Kagami, pensifs, intenses.

Kagami sentit son visage se réchauffer, et il fit couler de l'eau sur ses poêles. « Arrêtes d'y penser. »

« Je ne peux pas arrêter d'y penser, tu es l'idiot qui en a parlé ! »

« Je n'ai pas parlé de s'embrasser ! » cria Kagami.

« TU VIENS JUSTE DE LE FAIRE ! » cria l'autre.

« C'EST STUPIDE ! » rugit Kagami en réponse.

« ARRETE DE ME TRAITER COMME UN DEBILE ! » hurla Aomine. « On devrait juste essayer », continua t-il à un volume plus normal.

« Essayer quoi ? » demanda le rouge.

« S'embrasser », dit Aomine. « Parce que maintenant j'y pense. »

« Est-ce que tout ce qui se passe dans l'univers n'arrive que parce que tu le souhaites ? »

Aomine haussa les épaules et se leva, en un long mouvement agile, et bordel maintenant Kagami y pensait aussi, comment Aomine était légèrement plus grand que lui, et plus imposant, bien que sa façon de bouger ne le laisse pas paraître.

« Ferme les yeux », demanda Aomine.

« Ça va être bizarre », avertit Kagami. « Et nous n'allons pas aimer. »

« Fais-le, putain » dit Aomine, et Kagami obéit.

Ce fut en effet bizarre, mais ils aimèrent beaucoup ça.

.O.

Inopportunément, le téléphone sonna. Aomine s'extirpa de l'étreinte, lut « Momoi » sur l'écran et décrocha avec un « Quoi ? » grogné, avant de se rendre compte que dans sa liste de contacts il était marqué "Satsuki (chiante)".

Un rire féminin l'accueillit au bout du fil.

« Merde. » dit Aomine en comprenant.

« On ne décroche jamais le téléphone de l'autre », dit Kagami, une main sur ses yeux. « C'est une règle de base. »

Le rire de Momoi devint plus lointain, et Kuroko prit l'appareil. « Aomine-kun, Kagami-kun. Félicitations. »

« Qu'est-ce que tu veux dire, félicitations ? Tetsu, est-ce que tu savais que ça arriverait ? Tetsu, pourquoi est-ce que tu ne m'a pas prévenu ? »

« Je ne veux rien dire. » Déclara Kuroko avant de rendre la parole à Momoi.

« Je suis contente que vous deux ne vous disputiez plus, Dai-chan. », dit-elle mielleusement.

« Nous ne nous sommes jamais disputés », intervint Kagami.

« Durant un moment j'ai eu peur que cela vous déchire », continua t-elle comme si elle n'avait rien entendu.

« Je raccroche, maintenant », dit Aomine.

« Okay~»

« Tu n'as rien entendu », grogna t-il.

« Tu aimerais », répondit-elle. « Bonne nui-iiiit. Ne sois pas en retard au lycée demain ! »

Aomine mit fin à l'appel et Kagami lui demanda « Comment est-elle toujours au courant de tout ? »

« Elle est incroyablement curieuse », dit Aomine. « Ces idiots. Je ne peux pas le croire. Comment ont-ils su ? »

Kagami s'étira sous lui, lentement et paresseusement, se sentant bien. « Qui d'autre te supporterait ? »

« Bâtard », dit Aomine sans le penser, avant de presser Kagami dans le canapé, doucement et facilement, se relaxant là où il était.


Voilà, ma première trad aokaga est maintenant TERMINEE ! Waw je ne pensais plus jamais traduire une fic à chaps après Betrayal. Enfin cette fiction est plus courte que bien des OS, en même temps x)

Merci d'avoir lu ! Reviews ?