Titre : Homines
Rating : T pour l'instant, mais y'a de très forte chance que ça passe en M au court de l'histoire.
Personnages/Paring : Pour les personnages, se reporter en bas du chapitre pour voir qui est qui, si problème de compréhension. Les noms humains sont utilisés. Présence de quelques OCs (Les vieilles Nations, la famille du Royaume-Uni au grand complet, etc.). Pour les Paring, plusieurs, mais pour l'instant je vous laisse la surprise !
Genre : Friendship, Family, Hurt/Comfort, Adventure, Romance, Angst, Drama, Humor... Un peu de tout, quoi.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya. Le contexte et l'histoire sont de moi. Le scénario aussi.
N/A :
Heyaaaa ! :3
Nouveau chapitre, avec pleeeeeiiiiin de nouveaux persos, dont quelques OCs- (Dont certains qui se sont incrustés à la dernière minute - vous commencez à prendre de mauvaises habitudes les gars.) J'espère que vous ne serez pas trop perdu !
Ais-je précisé qu'il y aurait Het, Yaoi et Yuri comme couples ? Non ? Ben c'est fait maintenant- /shot/
Bon, sinon, ça va ? J'ai passé une journée de merde perso. *meurt* M'enfin bon, quand ç aveut pas ça veut pas XD J'espère que ça s'est passé mieux pour vous ! Tout plein d'ondes positiiiiiives ~ !
Merci pour vos reviews, follow et favoris ! Je crois avoir répondu à tout le monde... Si j'ai oublié quelqu'un, faites-moi signe !
Un nouveau merci à ma bêta adorée Rosavy (et je suis toujours pas forcément tes conseils ma chérie, désolée :'))
Bon, ben, j'espère que je mettrais pas trop de temps à poster le prochain, hein :')
Bonne lecture ! :3
-X-
HOMINES
-X-
Partie une
Un seul As par Jeu
-X-
Chapitre trois :
Jeu coupé
La clochette carillonna gaiement alors que la jeune femme pénétrait dans le magasin. Son regard parcourut les étalages qu'elle connaissait bien, avant de s'arrêter sur le rouquin en face d'elle qui lui envoyait un sourire séducteur.
« Salut Blanca. Tu veux dîner avec moi ce soir ?
- Même pas dans tes rêves, Kirkland. »
Sans un mot de plus, la jeune mafieuse se dirigea vers le frère aîné, et posa ses deux mains sur le comptoir derrière lequel Elwyn se trouvait.
« Je viens pour une commande. »
Le jeune homme, sérieux, tira légèrement sur les pans de sa chemise afin de la remettre en place, avant de s'adresser à sa cliente.
« Je m'en doute. Le numéro de référence ? »
Blanca hésita à peine, énonçant le numéro que son patron lui avait dicté peu de temps auparavant.
« O-C154M9. »
Elwyn hocha la tête, alors que derrière lui Allister revenait avec un paquet. Il le déposa sur le comptoir et offrit un nouveau sourire à la jeune femme.
« Tu es sûre, pour le dîner ? Je suis sûr que ce serait cool.
- Écoute, Kirkland...
- Allister. » Le roux se rapprocha de la jeune femme, son coude posé sur le bois du comptoir et sa tête reposant au creux de sa paume. « Nous sommes assez intimes pour nous appeler par nos prénoms, Blanca. »
La jeune femme parut parfaitement insensible au numéro de charme du jeune homme en face d'elle. Ses yeux noisettes lui jetèrent un regard froid.
« Donc, Kirkland... Je suis occupée. Je n'ai pas le temps de m'amuser avec un crétin comme toi. »
Elle saisit le paquet et se dirigea vers la porte du magasin, sans faire attention à la moue boudeuse d'Allister.
« A mettre sur le compte de la famille. »
Sur ces derniers mots, la jeune femme sortit.
Elwyn lâcha un rire moqueur.
« Donc, c'est avec cette fille que tu as couchée l'année dernière ? Celle que monsieur le romantique n'arrive pas à oublier ? »
Le cadet poussa un grognement pour seule réponse.
« T'as pas intérêt à raconter ça à Francis, ou t'es mort mon vieux. » ricana Cathleen qui sortait de l'arrière boutique.
Un homme l'accompagnait. Grand, ses long cheveux roux foncés et lisses attachés derrière son crâne, le corps sec, son visage affichait une expression amusé identique à celle des jumeaux.
« N'en parle pas à ta tante non plus, ça va être la catastrophe. » lança-t-il en rejoignant le comptoir.
« Oh, non, Papa, tu vas pas t'y mettre aussi ! » Râla le plus jeune.
Les trois autres lui répondirent d'un sourire à peine perceptible mais clairement moqueur.
« Rah, mais qui m'a fichu une famille pareille ? » se plaignit Allister en arborant une moue boudeuse.
Ses aînés ne répondirent pas, se mettant à parler entre eux de choses et d'autre. Conann se dirigea vers son fils et lui ébouriffa affectueusement les cheveux.
« Alors, fiston, et si tu me parlais un peu de cette Blanca... ? »
La salle de classe était relativement calme. Seul le bruit des stylos grattant le papier se faisait entendre. La tête posée sur son poing fermé, Lukas considérait d'un œil critique ses camarades.
Lui avait finit depuis longtemps de remplir sa fiche concernant les renseignements habituels de début d'année. Il constata rapidement qu'Herakles s'était rendormi, sa fiche ayant été complétée à vitesse grand V. Il avait – encore une fois – réussi à faire entrer l'un de ses chats en classe. Ce dernier, tranquillement installé sur les genoux de son maître, piquait un somme.
Deux rangées plus loin, Elizabeta avait sortit l'un des mangas qu'elle affectionnait, le dévorant en laissant de côté sa propre fiche. Assis à côté d'elle, Roderich remplissait la sienne avec application. Puis, alors qu'il venait de finir de remplir la première ligne, il reposa son stylo, remonta ses lunettes sur son nez et sortit de nulle part un gâteau qu'il grignota.
« Ah, remplir cette fiche est épuisant. » lâcha l'autrichien.
Lukas leva les yeux au ciel, avant de retourner à la contemplation de ses camarades en plein effort cérébral. Son attention fut attirée par Feliks, qui cria un « Genre, je peux même pas mettre que je veux faire éleveur de poneys ? C'est totalement pas juste ! » alors que le professeur venait de lui faire remarquer discrètement que ce n'était pas vraiment une profession reconnue. Toris, à ses côtés, lui souffla un « chuuuuuuuuuuuuut » absolument pas discret, alors qu'il regardait d'un air inquiet le russe installé derrière lui. Malgré son grand sourire, il fichait clairement la trouille à toute la classe ; la faute principalement à l'aura ténébreuse qui l'entourait.
Son propre voisin ramena Lukas à la réalité.
« Hey, Lukas, tu crois que si je mets le métier que je veux faire, ça passera... ? »
Matthias, son frère adoptif et – d'après l'autre jeune homme en tout cas – son meilleur ami, ne lui cachait absolument rien. De ce fait, Lukas savait ce que son aîné de quelques mois voulait faire.
« C'est une excellente mauvaise idée, crétin. N'essaye même pas. »
Après un regard polaire digne des plus grand, les yeux froid et vide de toute expression du norvégien de naissance se reportèrent sur Ivan, le russe effrayant derrière Toris et Feliks. Il passa rapidement à une autre personne, soit Li. L'asiatique remplissait lui consciencieusement sa fiche, contrairement à la grande majorité de la classe. Pour autant, le jeune homme n'était pas à Homines depuis bien longtemps ; à peine deux ans. Mais il s'était remarquablement bien intégré.
Le professeur frappa dans ses mains.
« Bon, je ramasse vos feuilles ! »
Lukas observa d'un œil morne l'homme entre deux âges ramasser les polycopiés. Puis s'arrêter face à un jeune homme aux boucles châtains et au sourire un peu éthéré.
« Mister Kirkland... Guérisseur... Ce n'est pas un métier...
- Ma mère est guérisseuse.
- Votre mère est femme au foyer.
- Monsieur, je pense connaître le métier de ma mère mieux que vous, quand même . »
L'homme soupira.
« Bon sang... Je commence à saturer, des membres de votre famille...
- Ah, c'est vrai, Allister, Elwyn et Cathleen vous ont eu aussi. » Carwyn avait une expression tellement douce sur le visage que le professeur abandonna presque aussitôt le combat.
« Pitié, dites-moi qu'il n'y a pas d'autre Kirkland dans cet établissement.
- Je suis sûr que vous serez ravie de faire la connaissance de ma petite sœur et de mon petit frère. »
De là où il était, Lukas pouvait nettement voir l'étincelle de malice dans les yeux verts de Carwyn. L'enseignant soupira une dernière fois avant de passer aux autres élèves. Son nez se fronça en passant devant Lars, faillit faire une remarque, avant de tout simplement abandonner l'idée encore une fois.
Connaissant le néerlandais, il avait certainement écrit quelque chose du genre Fournisseur de drogue.
« Lukas. »
Le dénommé se retourna à l'appellation. Il tomba sur le regard un brin inquiet de Berwald, son ami d'enfance. D'un regard, il encouragea le grand suédois à continuer.
« Tu crois que tout va bien pour Emil ? »
Le norvégien plissa un peu les yeux en pensant à son petit frère tout seul dans une classe remplie d'inconnus... Non, Emil était grand, il pouvait se débrouiller seul, n'est-ce pas ?
Lukas se contenta de soupirer alors que Matthias, qui avait forcément tout suivi, partait dans un grand discours sur sa responsabilité de frère aîné et sa confiance envers...
Lukas ne suivait plus. Par contre, malgré son expression impassible, il voyait clairement que Berwald commençait à perdre patience.
« Bon, le trio du fond, vous écoutez un peu ? »
Matthias s'arrêta net de parler et les trois nordiques tournèrent leur regards vers le professeur qu'ils avaient complètement oublié.
Ils restèrent à le fixer sans répondre. Les regards froids de Lukas et Berwald était déjà assez effrayant en soi, mais quand Matthias s'y mettait aussi, ça en devenait terrifiant.
Avec un soupir, le professeur commença son cours.
Le bruit répétitif des talons claquant sur le sol pavé attirait immanquablement l'attention sur elle. Kania sentit un sourire fleurir sur ses lèvres alors qu'elle croisait le regard d'un bel homme, entre deux âges et visiblement intéressé par sa personne. Elle le dépassa sans y faire plus attention, son regard bleu-vert fixé sur la terrasse du café où on l'attendait déjà.
Une main fine, bronzée par le soleil de son pays natal, passa dans les boucles brune de sa chevelure. Ses yeux noisette se fixèrent sur elle.
Kania sentit son cœur battre plus vite.
« Kania ! »
Vraiment plus vite.
« Leticia ! »
La brune s'était levée à son approche, et les deux femmes finirent par se retrouver enfin face à face. Un sourire identique aux lèvres et leurs cœurs battant à l'unisson...
Kania finit par se baisser légèrement pour faire la bise à son amie, à peine plus petite qu'elle. Puis elles s'assirent toutes les deux, sans rien dire.
« Alors, tes enfants aussi sont retournés en cours ? » commença gaiement Kania.
« Bien sûr. Enfin, sauf Blanca, puisqu'elle a eut son diplôme. Comme ton neveu, non ?
- Allister ? Oui, il l'a eut, avec une mention ! Il aide son père et son frère au magasin, maintenant. »
Kania posa l'une de ses mains à plat sur la table alors qu'elle levait son autre bras, afin d'interpeller un serveur. Elle sentit alors une pression douce sur ses doigts, et une chaleur bien connue l'envahit. Leticia, Leticia venait juste de poser sa main sur la sienne – et d'enlacer ses doigts aux siens. Un geste tellement... Commun, habituel ; mais qui signifiait tellement pour elles deux.
« Hey ! Mes chéries ! »
Les deux interpellées se retournèrent, alors qu'une femme aux boucles châtains se laissait tomber sur la dernière chaise autour de la table. Ses yeux verts, surmontés d'épais sourcils qui ne gâchaient pourtant pas l'harmonie de son visage, brillaient d'un éclat malicieux.
« Comment allez-vous, les filles ? »
Kania eut un léger rire, avant de se pencher pour faire la bise à la nouvelle venue.
« Bien, bien, et toi ? Tu fais toujours la misère à mon cher petit frère ? »
Leticia leva les yeux au ciel, avant d'attraper l'une des longues mèches blondes de son amie et de tirer doucement dessus – habitude prise depuis longtemps, pour signifier à Kania qu'il était temps d'arrêter de taquiner sa belle-sœur.
« Merci de me défendre, Leti' ! Heureusement que je peux compter sur toi !
- Je t'en prie, Brighid. »
Puérilement, Brighid tira la langue à Kania, qui lui répondit de la même manière. Leticia eut un sourire amusé.
« Mesdemoiselles ? » les interpella une voix légèrement hésitante.
Elles se retournèrent vers un jeune serveur. Ses cheveux blond tombaient devant ses yeux, les cachant presque avec sa frange. Des lunettes cerclaient son regard vert dirigé vers elles. Son badge, avec le nom du cybercafé où les trois amies avaient l'habitude de s'arrêter, indiquait Eduard.
« Oui ? » demanda poliment Kania avec un joli sourire.
« Que voulez-vous prendre ? »
La blonde se mordit la lèvre avec un regard brillant, alors que Brighid baissait la tête en pouffant. Leticia répondit avant que l'une des deux autres ne fassent une bêtise.
« Un café gourmand, un décaféiné, un mille-feuille, une tasse de thé vert, et des scones, s'il vous plaît. »
Toutes trois se connaissaient si bien, depuis si longtemps, qu'elles n'avaient même plus besoin de se concerter pour savoir ce que voulait l'autre.
Le serveur partit après un hochement de tête empressé.
Les trois amies se remirent à parler gaiement, tentant de rattraper en quelques minutes les quelques semaines sans se voir. Leur commande fut apportée, et entre deux bouchées, elles se racontaient leurs déboires maternels, familiaux, amicaux – tout ce qui leur était arrivé depuis la dernière fois.
Puis, le portable de Brighid sonna. La jeune femme interrompit son discours sur la difficulté qu'elle avait de convaincre son fils cadet à mettre ses vêtements dans le panier de linge sale et pas à côté, pour regarder le petit appareil vibrant sur la table. Un coup d'œil à sa montre lui confirma que ce ne pouvait être ses enfants, en cours ou au travail à cette heure-là. Elle décrocha avec un léger soupir – elle se doutait à l'avance de l'identité de la personne se trouvant à l'autre bout du fil.
« Ici Brittany Kirkland, que puis-je pour vous ? »
La conversation dura à peine quelques minutes, avant que l'interlocuteur ne raccroche. Brighid posa doucement son portable sur la table.
Ce fut alors au tour de celui de Kania de sonner.
Et une fois que Kania eut raccroché à son tour, ce fut celui de Leticia.
Les trois portables furent posés sur la table, les trois mères les regardant. Puis, Brighid rompit le silence.
« Nolwenn a mystérieusement disparue.
- Francis aussi. » murmura Kania.
Bon, et Lars avait été pris à vendre de la drogue douce à des élèves plus jeunes, mais là n'était pas le sujet.
« Vous n'allez pas me croire, mais Antonio s'est volatilisé lui aussi. »
Les trois mères se regardèrent.
Et éclatèrent de rire.
Arthur soupira une nouvelle fois, pestant en silence contre sa (maudite) sœur aînée (pas capable de suivre les cours le jour de la rentrée) qui lui avait demandé (absolument pas) gentiment de prendre les cours pour elle. Sa cousine, assise à côté de lui, lui adressa un regard quelque peu surprit, alors qu'elle-même prenait des notes pour son propre aîné.
« Fuck. » râla t-il tout bas en abandonnant l'idée de suivre les paroles du professeur.
Il n'y comprenait rien et n'avait pas envie de faire un effort. Nolwenn n'avait qu'à être un peu plus assidue, elle aurait moins de problèmes.
Car, bien évidemment, la brune s'était envolée après le repas du midi. Comme les deux autres abrutis (comprendre ici son cousin Francis et le grand frère de celui-ci, Antonio) ainsi que l'albinos – et il avait la vague impression de l'avoir déjà vu, d'ailleurs. Emma, qui avait finalement obtenue sa bourse d'étude – comme lui un an auparavant – restait sage à ses côtés, écoutant attentivement le cours qui semblait l'intéresser.
Devant eux, une jeune fille blonde aux airs angéliques fixait son portable.
« Grand frère ne pas toujours pas répondu... » murmura t-elle.
Arthur plaignait de tout son être le-dit grand frère, qui fuyait toujours face à sa petite sœur. Natalya avait une telle tête de psychopathe des fois...
Sur la rangée de gauche, un air un peu niais collé sur le visage, Tino écoutait aussi le professeur – enfin, semblait écouter. Arthur repéra après plusieurs secondes les écouteurs dans les oreilles du finlandais, qui déversait certainement de la musique metal dont était fan le jeune homme.
Au fond derrière le finlandais, Vash lançait des regards noirs à quiconque posait les yeux sur lui. Ce type était définitivement asocial, se dit Arthur en constatant que le suisse était seul à sa table – tout en omettant de se préciser qu'il n'était pas meilleur en terme de sociabilité. Lui n'était pas seul uniquement parce que sa cousine s'était assise à côté de lui – un peu parce qu'elle ne connaissait personne, mais aussi parce qu'ils s'appréciaient, tous les deux.
La sonnerie de fin des cours fut accueillie avec soulagement de la part des élèves – et du professeur, bien qu'il fut plus discret.
« Mister Kirkland ? Je pourrais vous voir s'il vous plaît ? »
C'était plus une affirmation qu'une question, aussi Arthur ne se défila pas et alla se poster devant le bureau du professeur. Il vit du coin de l'œil Emma sortir et s'adosser au mur à droite de la porte pour l'attendre. Cela lui fit un peu chaud au cœur, de voir qu'elle ne l'oubliait pas ; et il ne put empêcher un léger sourire de relever le coin de ses lèvres.
« C'est à propos de votre sœur... »
Le sourire disparut aussi vite qu'il était arrivé pour laisser place à une grimace.
« Nous avons appelé votre mère pour la prévenir de sa... Disparition... Mais il serait mieux pour Nolwenn qu'elle arrête de sécher...
- Et quoi, vous attendez sur moi pour lui dire « Hey, Nolwenn, arrête de sécher, c'est franchement pas génial ! » Vous perdez votre temps, elle ne m'écoutera pas. »
Sur ces derniers mots, Arthur tourna les talons et sortit de la salle. Emma sourit malicieusement alors qu'il passait devant elle. Elle se décolla du mur et le suivit, aucun des deux ne faisant attention au professeur qui leur balbutiait de revenir derrière eux.
« Hum, malgré tout... Tu défends ta grande sœur adorée, hein ? »
Arthur rougit alors que sa cousine éclatait de rire.
La jeune femme posa les jumelles sur son nez, observant ses protégés tranquillement installés sur le toit d'un immeuble.
« Ils ne bougent pas. » constata t-elle.
« Vraiment ? » demanda calmement un jeune homme qui venait d'arriver.
Elle opina du chef, avant de lui tendre les jumelles. Il regarda à son tour au travers, avant de les reposer à terre.
« On est bien partit pour rester ici toute l'après-midi. » soupira t-il.
« Appelle le patron. Moi, je vais faire un tour pour vérifier les environs.
- Quoi ? Non, reste ici ! »
Trop tard, elle avait déjà ouvert la porte menant aux étages inférieurs et avait disparu dans la cage de l'escalier.
Avec un soupir agacé, le jeune homme reprit les jumelles et les passa autour de son cou. Par réflexe, sa main se porta à sa ceinture.
Ceinture où était accrochée, juste à côté de son talkie-walkie, son arme à feu.
Lovino se concentrait sur son stylo, qu'il faisait tourner entre ses doigts, pendant que la professeure faisait l'appel. De toute façon, lui était toujours à la fin de l'alphabet – merci le paternel.
« Beilschmidt, Ludwig ! »
Le grand blond, toujours aussi sérieux, leva la main à l'appel de son nom. Lovino se fit la remarque que depuis l'année passée, il n'avait pas changé – toujours aussi coincé du cul.
« Braginsky, Beliana ! »
Le silence tomba dans la classe, alors que les élèves s'observaient les uns les autres. Finalement, le petit Raivis leva le bras en tremblant.
« Elle est malade Madame... Elle-Elle n'a pas put venir...
- Oh, d'accord... Bon. Fernández Carriedo, Marco ! »
Le portugais secoua la main, la tête posée dans ses bras, affalé sur sa table.
« Galante, Raivis ! »
Le garçon, toujours tremblotant, leva une nouvelle fois la main pour indiquer sa présence.
Avec un soupir, Lovino s'affala lui aussi sur sa table, n'écoutant que d'une oreille l'énonciation de noms et prénoms qu'il connaissait depuis le temps. Peu de choses ne changeait malgré les années...
« Fratello... » murmura une voix.
Le jeune italien se tourna vers son jumeau, plantant ses yeux vert dans ceux ambré de Feliciano.
« On est obligé d'y aller, ce soir encore, hein ? »
Son petit frère avait un air tellement triste en disant cela... L'aîné fronça pourtant les yeux, refusant de se faire avoir.
« Sì, bastardo... Pas que ça m'enchante mais... On doit y aller ! »
Il détourna le regard et posa sa tête dans sa paume, le coude posée sur sa table. Lovino pouvait comprendre les tourments de son cadet. Feliciano n'était certainement pas fait pour les Mafias et tout ce qui allait avec mais... On ne choisissait pas sa famille. Il vit du coin de l'œil le plus jeune être agité d'un frisson. Sans réfléchir plus, il saisit sous la table la main de son frère et la serra dans la sienne.
« Vargas, Feliciano !
- Sì!
- Vargas, Lovino ! »
Le nommé émit à peine un grognement pour signifier sa présence, ce qui sembla paraître être une réponse convenable pour sa professeure.
« Wang, Kiku ! »
Tiens, un prénom inconnu. Avec curiosité, Lovino dévisagea l'asiatique qui s'était levé à l'appel de son nom. Il avait un visage... Sans expression, assez désagréable à voir.
« Wang, Mei ! »
Une nouvelle asiatique, certainement la sœur du précédent. Plutôt jolie, jugea l'italien, avec un visage ouvert et joyeux, et une mèche qui lui retombait devant les yeux, la rendant très mignonne.
Une pression sur sa main, qui serrait toujours celle de son frère, ramena Lovino à l'instant présent. Il regarda brièvement son jumeau, qui se tenait droit sur sa chaise et écoutait la professeure parler avec un air niais.
L'aîné détourna une nouvelle fois le tête en soupirant. Son pouce traça doucement des cercles sur la main de son cadet pour l'apaiser.
Une nouvelle pression se fit sentir. Le bas de son visage caché par la paume de sa main, Lovino sourit.
Après tout, même si il était un peu idiot, Feliciano restait son frère.
La jeune fille se laissa tomber en soupirant dans le canapé, chaudement emmitouflée dans un plaid. Sa sœur aînée était partie depuis deux heures déjà. Elle commençait doucement à s'ennuyer, ayant fini son dernier livre et n'ayant aucune envie d'en recommencer un nouveau. Elle avait beau aimer la lecture, là, elle allait finir par faire un overdose.
Bien au chaud, perdue dans les coussins moelleux, sans trop de lumière dans le salon et son mal de tête la lançant bien moins qu'en début de journée, Beliana s'endormit doucement.
Aussi la sonnerie de son portable retentissant sur la table basse la fit-elle sursauter.
Elle laissa sortir une main en dehors de son cocon de couverture, tâtonna un instant avant de finalement attraper l'appareil et de décrocher.
« Da? » murmura t-elle d'une voix encore ensommeillée.
Il y eut un silence du côté de son correspondant, suivit d'un chuchotement.
« Beliana ? Tout va bien ? »
La jeune fille reconnut sans peine la voix de son frère. Elle hocha mécaniquement la tête avant de se souvenir qu'il ne la voyait pas.
« Da, tout va bien. Je suis juste un peu fatiguée. старшая сестра n'est pas rentrée, par contre. Ou alors je ne l'ai pas entendue.
- Je l'ai eu au téléphone tout à l'heure. Katsuya a été retenue plus longtemps que prévu, mais elle ne devrait pas tarder.
- D'accord. » Beliana bailla, avant de se frotter les yeux.
« Tu devrais te coucher au chaud dans ton lit, si tu es fatiguée. » lui conseilla son frère. Elle l'entendit parler brièvement à quelqu'un en arrière plan, avant qu'il ne s'adresse de nouveau à elle. « J'ai vu ton camarade de cours. Il t'a pris ce que tu as raté aujourd'hui.
- Oh, bien, merci. » Elle bailla une nouvelle fois. « Je crois que je vais aller dormir... A tout à l'heure, старший брат. »
Elle n'entendit pas la réponse de son frère, trop assommée par la fatigue. Elle ne se sentit pas non plus sombrer dans le sommeil alors que son portable glissait à terre et finissait sa course sur l'épais tapi du salon.
La silhouette glissa doucement sur le parquet, éteignit le portable et le reposa à sa place. Puis, elle se dirigea vers la porte. Après un dernier regard vers la jeune fille endormie, elle disparut.
Lorsque Katsuya rentra, à peine quelques minutes plus tard, rien dans la maison n'avait bougé.
Seule la fenêtre encore grande ouverte du bureau pouvait laisser penser qu'il y avait eut intrusion.
Grace remonta la monture de ses lunettes sur son nez. Elle reposa doucement son stylo à côté de sa feuille, puis jeta un coup d'œil autour d'elle. Son frère planchait encore sur ses exercices – comme les trois quarts de la classe – alors qu'elle avait déjà fini. Guillaume lui lança un regard envieux, avant de retourner à sa fiche. Ce n'était certes pas un mauvais élève, mais il lui fallait plus de temps que sa cadette pour réfléchir et trouver la solution. Grace, elle, avait une réputation de première de classe à tenir.
Et elle voulait aussi que la bourse obtenue au tout début de sa scolarité soit rentable.
Son regard vola sur Kaoru et le nouveau, Emil, qui discutaient à voix basse de choses et d'autres en délaissant leurs propres exercices.
Ça faisait plaisir à voir, que l'asiatique parle à quelqu'un. L'année passée, il était seul dans son coin, toujours silencieux.
Plus loin, Eva fronçait les sourcils, avant de lâcher une légère exclamation, et de prendre un air plus réjouit. Elle gratta à toute allure le papier, avant de reposer son stylo et d'observer sa copie avec satisfaction.
Grace cacha un sourire, avant de faire un discret signe à son amie, qui le lui rendit. Puis, la jeune fille tourna de nouveau la tête, observant brièvement son frère se dépêcher de finir son dernier exercice, avant de plonger dans ses pensées.
Elle pensait aux bourses.
Elle trouvait particulièrement étonnant que ce système très rare avait concerné plusieurs personnes de sa famille.
Elle, d'abord, et ce depuis deux ans. Ensuite, Arthur, son plus jeune cousin, l'an dernier. Et maintenant, cette année, Emma, sa sœur aînée.
Grace ne connaissait pas grand-monde ayant également obtenu une bourse. A part eux trois... Il y avait bien cette fille dans la classe de Lars, et ce gars dont elle avait entendu parler dans celle de Marco – mais c'était tout.
D'accord, c'était rare. Mais au point de toucher trois personne d'une même famille ?
Grace commençait à se poser des question.
Et puis, la scène du matin repassa dans sa tête. L'air légèrement paniqué qu'avait arboré, pendant un court instant, son frère Francis. Il y avait quelque chose, qu'il savait mais ne disait pas – très certainement en lien avec les Mafias, elle en était sûre.
Grace était loin d'être idiote.
Elle allait mener sa petite enquête.
Kania touilla un instant la soupe, avant de porter la spatule à ses lèvres et de goûter la mixture. Avec un froncement de nez, elle attrapa le sel et secoua le pot au-dessus du repas. Le téléphone sonna soudain, carillonnant avec insistance. Après un râlage en règle, la jeune femme décrocha, essuyant auparavant ses mains sur son tablier de cuisine.
« Oui, allô ?
- Bonjour Kania.
- Conann ! Petit frère ! Comment vas-tu ?
- … Bien et toi ?
- Bien aussi ! Au fait... Ta fille a encore...
- Fait une bêtise à l'école ? Je m'en doute bien... »
Avec un sourire, elle entendit son petit frère soupirer au bout de la ligne.
« Grande sœur...
- Oui ?
- J'ai un... Petit... Problème... Avec Allister...
- Comment ça ? Il est malade ?
- Je n'aurais peut-être pas dû lui parler de cette fille...
- Une fille ?
- Depuis il est prostré dans son coin à déprimer en marmonnant que depuis son premier amour il ne fait que de ce prendre des râteaux... »
Kania se mordit la lèvre inférieure, amusée. Elle ouvrit la bouche, avide de détails.
Un bruit dans le salon l'interrompit net.
Elle posa le combiné sur la table de la cuisine, ignorant les appels de son petit frère, pour se diriger, couteau à la main, vers l'endroit d'où provenait le bruit.
Elle connaissait ses enfants. Même si ils avaient des manières différentes de le faire, ils signalaient toujours leur présence. Pareil pour ses amies, son frère et son beau-frère.
Toute personne présente avait donc de forte chance d'être inconnue, et sûrement hostile.
Pourtant, en pénétrant dans le salon, Kania ne trouva rien, ni personne.
Les deux canapés pâles, tournés vers le meuble télé, supportaient toujours leurs coussins et le panier de linge propre. Le porte-manteau qu'on apercevait près de la porte d'entrée fermée supportait sa seule veste. Le tapis ne présentait aucun plis, la table où ils mangeaient se trouvait toujours vide. Aucune chaise n'était déplacées. Pourtant...
Kania se tourna vers la porte vitrée. Grande ouverte. Mais personne de visible dans le jardin, ou dans ceux voisins.
La jeune femme s'approcha, avant de refermer la vitre. Elle observa encore un instant l'extérieur, avant de revenir dans la cuisine. Elle reprit le combiné, pour se faire aussitôt bombardée de question par un Conann inquiet.
« Que s'est-il passé ?
- Rien. Juste mon imagination qui me joue des tours.
- Tu es sûre ? Moi ou Fergus pouvons venir, tu la sais.
- Oui, je suis sûre. Ne t'inquiète pas. Passe le bonjour chez toi. »
Elle raccrocha sans même attendre la réponse. Le regard absent, elle resta figée là, dans sa cuisine, avec la soupe qui mijotait sur le feu.
Dans le jardin, cachée par un arbre, la silhouette souffla de soulagement.
Et dans son poing serré, une liasse de papiers.
Le jeune homme, la vingtaine bien tassée, parcourait les couloir du grand bâtiment, l'air légèrement inquiet. L'information qui lui était parvenue...
Cela pouvait tout bouleverser.
« Sebastiano ! Ce n'est pas une bonne idée, je te dis, ils sont en réunion ! »
Le jeune homme se retourna, légèrement agacé, alors que la jeune brune lui faisait face.
« Et je te répète que c'est une information capitale. Je dois la leur transmettre ! »
Il repartit sans attendre une nouvelle protestation de sa part.
« Sebastiano ! »
Il se retourna une nouvelle fois.
« FELICITA ! Ça suffit, tu me laisse y aller ! Je suis ton supérieur hiérarchique, alors tu m'obéis et tu te tais ! »
Elle écarquilla les yeux, avant de se mordre la lèvre. Elle le regarda s'éloigner, puis toquer à une porte imposante, inquiète.
Il lui jeta un dernier regard avant d'entrer.
« Monsieur Vargas, Monsieur Beilschmidt, j'ai une bien triste nouvelle à vous annoncer... »
Romulus – son patron – et Ulric avec qui il discutait se retournèrent vers lui. Ils s'entre-regardèrent avant de lui faire signe de parler.
« Le chef de la Mafia Soviétique, le Général Winter... Est mort il y a deux mois. »
Toujours par ordre d'apparitions, nous avons :
Conann la père Kirkland, est Hibernie.
Lukas le plus-que-glacialest Norvège.
Matthias l'idiot-blond (surnom made in Lukas) est Danemark.
Ivan à l'aura terrifiante est Russie.
Li le studieux est Macao.
Carwyn le futur guérisseur est Pays de Galles.
Berwald inquiet pour Emil est Suède.
Kania qui attire tous les regards est Gaule (C'est pas la mère de Francis pour rien, hum ?).
Leticia très chère amie de Kania est Hispanie.
Brighid/Brittany (oui elle a deux prénoms :')) est Brittania.
Eduard le mignon serveur est Estonie.
Arthur wqui défend-quand-même-sa-chieuse-de-soeur est Angleterre.
Natalya la flippante est Biélorussie.
Tino qui écoute de la musique en cours est Finlande.
Beliana qui rate sa rentrée parce qu'elle est malade est mon OC!Sibérie.
Raivis le tremblant est Lettonie.
Marco à-qui-j'ai-pas-trouvé-de-qualificatif est Portugal.
Kiku le nouveaaau est Japon.
Katsuya grande sœur adorée est Ukraine.
Fergus à peine cité est Calédonie.
Sebastiano annonceur de mauvaises nouvelles est mon OC!Rome.
Felicita qui veut pas que son patron connaisse les mauvaises nouvelles est mon OC!Venise.
Romulus Vargas le patron, héhé, est Empire Romain.
Ulric Beilschmidt son acolyte -patron aussi tiens- est Germanie.
Général Winter le mort est lui-même.
Traductions :
Fuck : ... Qui a besoin d'une traduction, là ? x)
Mister : Monsieur - anglais.
Fratello : frère, frangin - italien.
Sì, bastardo : Oui, bâtard - italien.
Sì : Oui - italien.
Da : Oui - russe.
старшая сестра : Grande sœur - russe.
старший брат : Grand frère - russe.
J'ai envie de raconter plein de trucs inutiles à la fin. Qui est d'accord ? o/ /shot/
Bon, j'espère que ça vous a plût ! Une petite review pour se maintenir en forme ? :3 /shot/
