Note de l'auteur : Voici le quatrième chapitre, en espérant qu'il vous plaise ;)
Holyblue : Tout d'abord merci pour ta gentille review, ça me fait plaisir que tu apprécie le début , et j'espère que les chapitres suivant te plairont tout autant et te donnerons envie de continuer à lire cette fic. Et puis tu as raison c'est vrai que ce pairing n'est pas courant, ce qui m'encourage à les valoriser, j'aime les couples assez rares. En tout cas je te souhaite une bonne journée/bonne soirée et je te remercie encore pour ton avis ;)
Chapitre 4 : Confrontés
Tony s'enferma dans son atelier, intimant l'ordre à Jarvis de ne pas laisser quiconque passer cette porte, et aucune excuses ne serait valable pour rentrer. Il fit les cents pas en se maudissant d'être impulsif, maintenant ses amis devaient s'inquiéter pour lui.
« Amis »... Ce mot sonnait étrangement dans son esprit, lui qui avaient été tant habitué à faire équipe à part et qui n'avait été entouré que par des personnes plus hypocrites les unes que les autres, il avait eu du mal à s'adapter au travail d'équipe mais Tony avait trouvé en chacun de ses coéquipier une personnalité hors norme et qu'il avait su apprécier, avec leur passé, leur humour et toute ses petites choses qui constitue un caractère propre à chaque personnes.
Et parmi le regard observateur de Natasha, la maniaquerie de Captain, l'humour douteux de Oeil de Faucon et la discrétion de Bruce, Tony s'était rendu compte qu'il n'était pas le seul à avoir des problèmes qui pèse parfois sur le cœur que si il formait une équipe, autant se soutenir et se serrer les coudes, maintenant il savait pourquoi tant de personnes cherchait le réconfort chez un ami, car sans ça, les barrières que l'on se forge, finisse toujours par tomber et qu'il n'y à personne pour nous rattraper lors de la chute. C'est pourquoi il accordait volontiers son âme et son cœur à ces héros de la Nation qui lui avait tendu la main pour l'aider à se relever.
Enfin quoi qu'il en soit, pour l'instant il ne pouvait pas expliquer la raison de son état à ses camarades, la dernière chose dont il avait besoin était de diviser le groupe par sa faute, il ne pouvait pas se le permettre, de plus il savait pertinemment que Bruce était quelqu'un de bien et qu'il méritait bien mieux que ce soit homme ou femme.
Un sourire sans joie vint orner les lèvres de Tony. Il avait enfin compris d'où venait ce sentiment qui lui tordait le ventre lorsque Bruce lui adressait un de ses sourire dont lui seul avait le secret, ou encore quand le physicien effleurait innocemment ses doigts. Il soupira, il avait l'impression de réagir comme un jeune homme qui tombe amoureux pour la première fois, à la différence qu'il était adulte et censé être responsable, mais ses sentiments lui ont échapper et son cœur ce retrouvait maintenant enchaîné à Bruce.
Si seulement le physicien avait ignoré son petit jeu, mais au contraire, il lui avait rendu la pareille, il avait foncé dedans tête baissée et maintenant c'était Bruce qui l'avait prisonnier, il s'était fait piégé par son propre jeu. Il laissa échapper un rire nerveux, malgré le cerveau brillant qu'il possédait, il n'en restait pas moins un idiot pour autant. Il se mit à se demander pourquoi Bruce et pas un autre ? Réellement en réfléchissant bien il n'avait jamais été vraiment intéressé par le sexe masculin et Bruce avait la fâcheuse manie d'avoir ce petit quelque chose qui le fascinait, était-ce la façon dont il était lorsqu'il était concentré ? Le tic nerveux qui le faisait s'entremêler ses doigts dans un geste discret ? Ou bien alors ce regard d'un ébène profond qui brillait intensément lorsque quelque chose semblait l'intéresser ?
Tony posa son front contre la surface froide de la table et ferma les yeux. Il n'y avait rien à faire, il était atteint par la maladie la plus répandue et la plus mortelle du globe. Malheureusement il lui faudrait se départir de ses sentiments pour le bien de tous, il n'avait jamais été réellement amoureux et ne souhaitait pas perdre sa précieuse amitié avec Bruce.
Il entendit la voix de Jarvis refuser l'accès de son atelier à quelqu'un, il savait pertinemment que cette personne n'était autre que Bruce, il en avait l'intuition.
Il fut un peu déçut que le physicien n'insiste pas d'avantage pour entrer. Mais bon il le valait mieux, au moins il pourrait réfléchir un peu à sa situation et inventer en même temps un mensonge plausible pour expliquer la raison pour laquelle il avait quitté la table aussi vite. Il se voyait mal arriver devant l'équipe et annoncer avec un grand sourire « J'aime Bruce de tout mon être et je veux fonder un couple avec lui ». Car de un il ne savait pas qu'elles réaction il récolterait, et de deux, il ne voulait pas croiser le regard désolé de Bruce et sa mine contrite, il ne le supporterait pas. Il avait beau être le Grand Tony Stark, il sait qu'il surmonterait sans doute jamais cette épreuve.
- Tu me semble plongé dans une grande réflexion Tony. Intervint une voix qu'il connaissait que trop bien.
Tony ouvra grand les yeux et se retourna d'un bloc pour faire fasse à la personne présente dans la pièce. Adossé contre un bureaux, les bras croisés sur son torse, Bruce le regardait avec son air serein empreint sur le visage.
Tony remarqua que ses cheveux étaient plus décoiffés que d'habitude et que sa chemise semblait froissée. Le génie restait interdit devant le physicien, comment il avait fait ? Bruce était... Il ne trouvait même pas de mot pour expliquer la situation plus qu'étrange qui planait dans l'atelier. Tony se retrouva assailli par tous les sentiment dont il disposaient en ce moment même, passant de la colère à l'admiration ou encore du soulagement à de la tristesse mais celle qui persistait était tout de même la honte, il avait honte d'être confronté tel un petit garçon fasse à l'homme qu'il aimait, si droit, si calme. Le génie ne savait même plus quoi répondre tant tout était brouillé et confus dans son esprit.
- Et bien Tony, je t'ai connu plus loquace. Rappela Bruce en ne cessant de fixer Tony.
Tony soupira et Bruce esquissa un léger sourire de victoire. Il devait savoir.
- Je regrette, je ne suis pas autorisé à accéder à votre requête Docteur Banner. Informa Jarvis
- Bien, au moins j'aurais essayé. Soupira le docteur en question
Bruce reparti donc bredouille, et il n'appréciait pas du tout ça. Il fronça ses sourcils tout en réfléchissant, il connaissait les sautes d'humeur de Tony mais c'était bien la première fois qu'il voyait le génie fuir quelque chose, qui de plus est, s'avérait n'être autres que des sentiments. Bruce savait que Tony devait être effrayé pour agir de la sorte, mais cela prouvait sans aucuns doutes que ces sentiments en question ne pouvait n'être que sincère, autrement pourquoi agissait-il comme ça ? Lui même avait peur, peur de se tromper, si cela se trouvait, il se trompait totalement, mais en même temps le regard sans équivoque que lui avait lancé Natasha le persuada qu'il ne s'agissait que de la vérité.
Le physicien soupira et passa une main sur son visage avant de pincer l'arrête de son nez tout en fermant les yeux. Maintenant qu'il savait à peu près quel était le lien du trouble de Tony, il devait agir. Il repensa au dernier moment ou Tony avait posé ses yeux sur lui et ou le physicien avait offert un sourire sincère, Bruce avait été heureux d'être de nouveaux le centre d'attention de Tony, surtout avec le regard attisant qu'il lui avait lancé.
Même s'il ne voulait pas se l'avouer, il savait pertinemment qu'il avait été jaloux de ses amis, il s'était contenté de baisser les yeux sur son journal, les sourcils froncés comme lorsqu'il était concentré, à la différence qu'ils étaient à ce moment là froncés de colère, il avait senti l'Autre gronder à l'intérieur de son esprit, mais il ne lui laissa pas le temps de se manifester, reprenant son self-control. Il avait l'impression de divaguer, lui, homme rationnel et habitué à à peu près tout, sauf qu'il n'avait prévu la tornade sentiments qui avait pris son cœur et son esprit de force, ne lui laissant pas le temps de préparer ses défenses contres ce genre de douce attaques, l'Amour avait tout simplement fait fondre ses dernières barrière et ces états d'âmes avaient complètement changées. Il s'était prêté au jeu de Tony, et la plupart du temps, leurs conversations restaient en suspend, ne cherchant pas de réponse spéciale, elles étaient majoritairement maladroites, mais le Docteur ne pouvait que les apprécier et les attendre avec toujours plus d'impatiente, bien sûr il gardait son masque calme, mais son esprit bouillonnait et lui criait d'emmener Tony sur le champs et de le garder pour lui seul. Ses pensées faisait frissonner tout son corps, et il s'était efforcé de garder un visage serein.
Un soupir s'échappa de ses lèvres, un seul obstacle lui avait fait résister l'Autre. Ce Hulk qui menaçait de sortir à n'importe quel moment lors de ses colères, il ne pouvait pas s'engager dans une relation, il pourrait blesser Tony sans en être conscient et il ne se le pardonnerait jamais. Hulk lui empoisonnait la vie, tout ses souci émanait de lui et restait ancré dans son âme, mais il devait tout de même admettre que c'est grâce à lui qu'il rencontra Tony. Tony cette flèche vivante, au cerveau aussi brillant que rapide sans oublier ce sourire provoquant qui ne ornait souvent ses lèvres ainsi que ses yeux profond où une lueur de malice semblait s'être mêlé à l'iris chocolat du génie, en bref Bruce avait la forte impression d'être tombé sous son charme le premier jour de leur rencontre sans s'en rendre compte, il avait tout simplement cru à de l'admiration pour cet homme hors norme, mais son aménagement à la Tour de Tony lui confirmait ce qu'il avait longtemps repoussé, et c'est en quelques semaines qu'il s'étaient rendu à l'évidence, il n'y pouvait plus rien.
Tout en laissant ses pensées prendre le dessus sur le reste de raisonnable qui lui restait, il eu une idée, certes folle mais à tenter tout de même. Il rebroussa chemin et ouvrit la porte de la salle se situant à coté de l'atelier de Tony et referma en observant la fenêtre, il se dirigea vers elle et l'ouvrit, il passa la tête pour calculer la hauteur et la rerentra bien vite en constatant la hauteur vertigineuse qui lui faisait face. Puis il pris son courage à deux mains et posa un premier pieds sur la bordure de la fenêtre, ensuite le deuxième, en s'efforçant de regarder devant lui et de agripper pour ne pas tomber. Il évolua lentement mais sûrement vers la fenêtre de l'atelier, ne prêtant pas attention au vent qui lui giflait le visage. Une peur soudaine le pris quand il rata de quelque millimètre la bordure de fenêtre, mais il respira et expira lentement avant de reprendre son ascension. Il était fou, mais avait-il le choix ? Si Tony ne voulait pas venir à lui, alors c'était lui qui allait venir à Tony, il fallait juste veiller à ne pas faire sortir Hulk, c'est pourquoi il se concentra uniquement sur son objectif. Quand il arriva enfin devant la fenêtre, il observa quelque seconde Tony qui semblait avoir la tête entre les bras, cela inquiéta quelque peu Bruce qui n'avait pas l'habitude de voir Tony en position de faiblesse. Par chance la vitre qui donnait sur l'atelier était ouverte, il est vrai que la chaleur de l'été approchant, la climatisation ne devait plus suffire pour se rafraîchir, de plus la chaleur dégagée des machines utilisées dans l'atelier devaient être insupportable. Il se glissa donc sans faire de bruit dans la pièce et repris silencieusement son souffle pour ne pas interrompre la méditation du génie.
Bruce s'avança de quelque pas et s'adossa à un bureau tout en le regardant. Il était beau, il n'y avait pas d'autre mot pour le décrire, un dos finement musclé et des avant bras robuste, les cheveux noir parfaitement bien proportionné lui saillait à ravir, il n'y avait rien à dire. Le physicien décida d'annoncer sa présence auprès du génie. Il vit alors Tony se raidir et se retourner violemment, son visage exprimait toute sa surprise et ses yeux grand ouvert le scannait et se baladait d'un endroit à un autre de son corps. Bruce eu la surprise de voir de multiple sentiments apparaître successivement sur son visage, il reconnu particulièrement la colère et la honte, en effet, ses yeux envoyait des éclairs et ses lèvres se pincèrent ce qui eu pour effet de resserrer sa mâchoire, mais la seconde d'après ses lèvres formèrent un rictus confus et ses yeux se baisèrent légèrement.
N'ayant pas de réponse il décida de faire un trait d'ironie, comme il avait souvent entendu Tony le faire. Il vit Tony fermer brièvement les yeux et laisser un soupir s'échapper de ses lèvres. Il esquissa un sourire et s'avança jusqu'à se tenir devant lui avant de prendre une chaise et de s'asseoir en face de lui puis il croisa ses doigts entre eux et fixa Tony d'un regard qui ne permettait rien d'autre que la coopération. Bruce se pencha légèrement vers Tony et proposa de son éternelle voix posée.
- Ne croit-tu pas qu'il est temps de parler ?
