« Bon. Le train part à 11 heures. On arrivera avec 1 heure 30 d'avance le temps de trouver un compartiment et de le camoufler. Si les mangemorts font une descente, ont sera cacher. Il y a un compartiment après les ilots non isolé. Avec de la chance, il sera libre.
-Tu es sur de ce que tu entreprends ?
-A 100%.
-Pourquoi les mangemorts feraient-ils une descente dans le Poudlard Express ?
-Pour chercher Harry. Autant prendre le maximum de précautions possibles.
-Tu va encore me teindre en roux ?
-Non… Trop reconnaissable… On te prendrait pour Ron. Je vais tenter le brun.
-C'est sûr que de me faire ressembler à Potter c'est une excellente idée…
-Tu ne lui ressembleras pas. »
Je me lever. A travers ma baie vitrée, on aurait dit que rien ne se passer. Comme si il n'y avait pas de guerre. Pas de morts. Pas de magie noire. Juste le sentiment merveilleux de plénitude qui nous emplie lors de ces moments de paix, ou seul nos sens vivent. La nuit était en train de tomber sur Londres. Le départ se ferait demain.
« Tu as peur ? » Je lui ai demandé.
« Peur de quoi ?
-De tout. Tout ce qui se passe en ce moment.
-Comme tout le monde. »
Le calme avant la tempête… Pensais-je.
« Moi j'ai peur. Je suis effrayée même.
-Pour toi ou pour les autres ?
-Les autres. Tous ces gens qui vont mourir, être torturés…
-Tué ou être tué. »
La dure réalité. Harry, où es-tu ? Est-ce que tu es en vie ? Ginny… Et Ron. Garde les envie s'il te plais.
« Il est envie.
-Je sais. Ce n'est pas pour lui que je m'inquiète.
-Le rouqmoute aussi. »
Je ne relevais pas. Le défendre était peine perdue. Le ciel noircissait à vue d'œil. Et si… ?
« Dit moi Malefoy. » Dis-je en me tournant vers lui.
« Quoi ?
-Tu as déjà été au cinéma ?
-Au cinèmma ?
-Non. Cinéma.
-Encore un truc moldu. C'est comme l'autre machin là… Pour éplucher les légumes. L'écivome… L'éritome…
-L'économe.
-Ouais, c'est ça.
-Aller suit moi. » Dis-je en l'entrainant dans le vestibule.
« Comment on y va ?
-A pied.
-Vous n'avez pas de moyens de transports vous les moldus ?
-Premièrement je suis à moitié moldu. Deuxièmement, oui nous en avons.
-C'est drôle de carrioles qui roule sans chevaux ?
-Ça s'appelle une voiture. Et il faut avoir un certain âge avant de pouvoir en conduire une.
-Tu ne peux pas ?
-Non. Je dois attendre mon anniversaire. Je quitterais Poudlard pendant quelques temps pour apprendre à le conduire.
-Quelque temps ? Du genre… 2 ou 3 mois ? Car si c'est le cas alors je suis au paradis !
-Non… Quelques heures par semaines, plus ou moins.
-Seulement ? Elles vont être belles mes heures de repos… »
Je l'ignorais et l'entrainais vers le cinéma.
« Bon voyons. Ils repassent des classiques pour la fin des vacances. Shining The Grunge Le roi lion Pirate des caraïbes, la malédiction du Black Pearl et Skyfall. Choisis-en un au hasard.
- Celui-là me plaît. Le type sur l'affiche a une bonne tête.
-C'est Johnny Depp. Un acteur américain très connu. Aller viens. »
A la sortie du film j'avais encore des hoquets de rire.
« Je ne vois pas pourquoi tu rigoles tant que ça.
-Bien sûr, tu n'es pas un moldu donc il y a certaines choses que tu ne peux pas comprendre.
-A quoi ça sert de se battre pour un bateau. Il n'a cas s'en acheter un autre. Et puis ce Jack Sparrow fait un peu gay non ? »
Je ni tien plus. J'explosais de rire devant son air crédule.
« Arrêtes de te moquer. » Et mon rire redoublait devant sa moue vexée.
« Aller boude pas. Viens je te paye une glace.
-Enfin quelque chose que je connais. »
Après une glace vanille / fraise et pistache / chocolat, un long épilogue sur le fait que « les moldus étaient stupides d'inventer des histoires sur des fait anciens mais pas pour autant réel. Et qu'ils auraient due plus évoluer au niveau ménager au lieu d'inventer des bêtises tel que le cinéra. » nous sommes rentrés. Dans mon lit, je pensais au lendemain, mes pensées se portant vers de nombreux « Et si… ? ».
C'était le rêve le plus dur de ma vie. Pour en sortir surtout. Tout était froid, limite glaciale. Le ciel était noir, sans étoiles, sans lune. L'herbe était noire également et craquait lorsque je marchais. Je marchais dans une masse sombre et visqueuse, semblable à de la boue. Le plus effrayant dans tout ça c'était qu'il n'y avait aucuns sons. Même le vent qui faisait bouger les arbres ne faisait pas de bruit. Je marchais mais j'avais l'impression de rester sur place. Puis une lumière, blanche et pure venant du ciel vient effleurer les feuilles mortes sur le sol. Révélant les pires horreurs. La boue était en fait du sang. L'herbe était des doigts décharnés, rachitiques, parfois juste des os. Ma cicatrice se mit à me bruler. Une douleur aiguë. Je me mis à la gratter. De plus en plus fort. J'arrachais ma peau, des morceaux de chairs ensanglantés. La brûle était intense. Mes canines perçaient ma gencive, s'agrandissant à vue d'œil. Mes os me tiraillaient, comme s'ils s'allongeaient. Je n'avais plus froid mais chaud. Des poils ivoire recouvraient mes bras. J'avançais parmi les cadavres. Neville, Luna, Lavande et d'autre. Mes amis. Tous morts. Le crane ouvert laissant paraitre le cerveau emplie de sang. La tête décapitée. Pendu à un arbre, le ventre ouvert dévoilant les organes dégoulinants tel des lianes sur le sol. Je crois que le pire dans ce rêve c'était que je ne ressentais rien d'autre que de la haine et une joie noire, immense à regarder ces cadavres. C'est mon œuvre. J'étais fier de ce que je voyais. Je fixais le ciel. La pleine lune s'élevait, lentement, comme pour me narguer. Un homme se tenait devant moi. Pied nue dans le sang, les bras écarté vers la lune. Des cadavres en cercle autour de lui. J'étais à quatre pattes, niflant leurs sangs, le léchant par moment, goutant le nectar des vies que j'avais prises. Ron, McGonagall, Ginny, Rogue, Dean. Et fasse à l'homme, une fille aux cheveux ni blond ni brun, aux yeux noisette sans vie, baguette encore en main, une larme au coin de l'œil. Le visage dirigé vers un garçon aux cheveux noir, agonisant, pas encore mort, lutant de tout son saoul. L'autre main de la fille était dans celle d'un garçon à genou. La regardant, comme pétrifier. Je regardais l'homme, attendant un signe de sa part. Il avait les yeux fermés, un sourire hérissant mes poils sur ses lèvres. Ses mains pleines de sang se joignirent sur une drôle de baguette, longue et fine. Dès lors je saisis le garçon au cou. Un craquement et plus rien. Plus un souffle. J'admirais mon œuvre, léchant le sang coagulant de sa gorge. Mon pelage ivoire taché de sang. Le garçon aux cheveux blancs ne recula pas. Ne montra aucuns signes de peur quelquon'que. Et d'un geste de l'homme, le garçon subissait le même sort que l'autre. Le mage noir bougea le visage du garçon aux cheveux noir de droite à gauche successivement. « Harry Potter. Le garçon qui était censé, survivre… » Dit-il d'une voix langoureuse.
C'est un grand courant d'air froid qui me réveilla. J'étais dans mon lit, aucune trace de forêt, de sang, de cadavre ou de mage noir. Juste ma fenêtre ouverte, mon rideau volant au grès du vent dans ma chambre. Je me levais et la refermais, remettant en place le morceau de voile blanc. La lune était visible de moitié, haute dans le ciel. Il rester peu de temps avant la pleine lune. Je n'arriverais pas à dormir. Il fallait que je prenne le risque. Que je tente le coup. Peu importait les conséquences. Du papier, une plume et c'était partit.
« Cher Harry, … » Dans la lettre je relatais mon rêve avec le plus de détails possible, décrivant les sentiments qui m'habitaient. Je lui demander si il s'en sortait, si Ron et Ginny allaient bien. Où ils en étaient avec les horcrux. J'ignorais où il se trouvait bien sûr. Mais je connaissais quelque chose qui le retrouverais. « Expecto Patronum » Dis-je tout bas pour ne pas réveiller Malefoy. De ma baguette sortit ma petite loutre. Je lui donnais la lettre. « Retrouves Harry Potter, Ronald Weasley ou Ginny Weasley et donne leur cette lettre. Va. » Et le patronus partit. Je ne m'attendais pas à une réponse. Mais juste savoir qu'ils étaient informer. Et s'ils étaient en vie ou non.
Malefoy vint me secouer l'épaule pour me réveiller.
« Tu as dormis sur le canapé Granger ?
-Hmmm… Qu'elle est-il ?
-Il est 6 heures 45. Ton réveil à sonner 3 fois alors j'ai étais obligé de me lever. Pourquoi tu es ici ?
-Impossible de dormir. » Dis-je en ramener la couette sur ma tête.
« Tu aurais pu emmener ton réveil avec toi. » Je lui lançais un oreiller. Avant de me laisser tomber sur mon lit de fortune.
« Trop de gentillesse mais je suis réveillé alors je n'ai plus besoin d'un oreiller Granger.
-Va mourir.
-J'y compte bien. Mais après toi. » Je lui lançais tous les oreillers qui me tomber sous la main pendant qu'il quittait le salon. Quelque minute plus tard j'entendis le bruit de la douche.
9 heures. Voix 9 ¾ . Nous voilà sur le quai.
« Nous sommes les premiers avec 2 heures d'avance. C'est plus qu'il ne nous fallait. Pourquoi tu as voulu que l'on parte si tôt ? » Demandais-je à Malefoy.
« Je veux prendre un maximum de précautions. » Il s'avança et ouvrit la porte menant au compartiment des Gryffondors. « Si madame veut bien s'avancer. » Dit-il tendant la main. Je montais en l'ignorant.
« Suis-moi. » Lui dis-je en l'entrainant au dernier compartiment des Gryffondors. Je le fis entrer avant de fermer la porte. Après une multitude de sortilèges de camouflage et de sécurité, nous pouvions enfin poser nos valises.
« Bon, n'oublie pas. On sort en dernier. Si il se passe quoi que ce soit dans le train nous ne bougeons pas d'ici et…
-… on ne sort pas du compartiment et ce peu importe la raison. On fait le moins de bruit possible et je ne suis pas là. Si une fois à Poudlard, quelqu'un me voit je dis que je travaille aux cuisines. Je suis un cracmol et je ne donne JAMAIS mon nom ni un nom inventer. Si je sors je te préviens et je te laisse t'occuper de tout.
-Exactement… Après ça… En cas de problèmes on improvisera.
-T'en fait pas Granger. Je serais bien sage, comme ça avec un peu de chance j'aurais le droit à une gâterie.
-Dans tes rêves.
-Même pas un sucre ?
- Tais-toi. Les élèves arrivent. »
A 11 heures moins 5 ce fut Neville qui s'assit à l'ilot de gauche avec d'autres gryffondors. Il avait l'air en forme. Les choses devinrent compliquées à partir de la moitié de trajet. Ca commença par de grande trainée noires dans le ciel, semblables à de la fumée. Le train s'arrêta brusquement, réveillant Malefoy. « Hein ? On a écrasé une vache ?! » Je lui sauter dessus, posant ma main sur sa bouche. Des hommes en noirs venaient d'entrer dans le train. Nous nous approchions de la vitre.
« Des mangemorts. Celui-là c'est Amycus. Assure moi Granger, tes sors sont efficaces ?
-Oui. Nous pouvons les voir mais eux ne le peuvent pas.
-Très bien. Parce-que je te présente un des nouveaux surveillants de Poudlard.
-Dis moi que c'est une blague… »
Silence.
« Ils semblent recherchaient quelque chose…
-Ou quelqu'un. » Dis-je. Neville avait compris comme moi et se leva.
« Hey les loosers. Il n'est pas là. » Le mangemort leva sa baguette et Neville se mit à se tordre de Douleur.
« Je vais lui tordre le cou.
-Hermione assied toi. Si tu ne respect même pas tes propres règles alors autant que l'on transplane chez toi dès que possible. » Je me détendais.
« Tu as raison. » Il parut surpris. Les mangemorts partirent et le train repris sa route.
« Cette année va être bien plus difficile que ce que je pensais.
-Tu t'attendais à quoi ? Encore un merveilleux discourt de la part du directeur avec des punitions à la légère. Ce n'est plus Poudlard Granger, réveilles toi. »
Oui, il faut que je me réveille.
« Les première année à droite, les septième à gauche. Les autres entre les deux. Grouillez-vous. » Nous observions les autres se mettre en rang cacher derrière les haies. Je saisis Malefoy pas la manche et l'entrainais avec moi vers le saule cogneure.
« Mais qu'est-ce que tu fais ? » Je me retournais vivement, le plaquant contre une haie, posant ma mais sur sa bouche et appuyant mon front dessus… Les mangemorts passèrent sans nous remarquer. Lorsque je retirais ma main je remarquais je j'étais coller à lui et je reculais d'un pas.
« Ecoute Malefoy, il va falloir que tu apprennes à te taire. Nous ne pouvons pas vivre au château. C'est trop risquer.
-Ou allons-nous vivre alors ? Et pourquoi être venue ?
-Poudlard est… Un endroit sûr.
-Même avec des mangemorts tu trouves que c'est un endroit sûr ?
-Malefoy, nous n'aurons jamais d'aussi bonne défense dans d'autres lieux qu'ici. »
Il passa une main dans ses cheveux et soupira.
« Très bien. Où allons-nous vivre ? » Je fis demi-tour et repris ma route, Malefoy sur les talons.
« Dans la cabane hurlante.
-Tu es folle ?
-Il va falloir que je t'explique certaines choses. »
Passé le sol cogneur nous marchions dans le tunnel menant à la maison. En parallèle j'expliquais à Malefoy que la cabane hurlante n'avait rien de hantée.
« Donc, si j'ai bien compris. Lupin est un loup garou depuis qu'il est jeune. Donc le saule cogneur à était planter afin d'abriter un passage qui mène vers la cabane hurlante. Où il allait les soirs de pleine lune afin de ne faire de mal à personne. Et tout ça grâce à Dumbledore ?
-C'est ça.
-Donc la maison la plus hantée de Grande Bretagne n'est pas du tout hantée.
-Oui.
- Woaw…
-Surprenant hein ?
-Finalement, pas tant que ça. »
Au bout du tunnel je poussais la porte et nous entreprîmes l'escalade vers le couloir.
« Donc on va vivre ici ?
-Il faudra bien. Nous devrons réduire nos sorties au strict minimum. » Dis-je en posant ma valise en soulevant un nuage de poussière.
« Il va falloir nettoyer tout ça. » Dit Malefoy.
« Et un sacré paquet de sortilèges d'illusions et de protections. » Je soulevais ma valise et montais l'escalier.
« I chambres.
-Je te laisse l'honneur de choisir ton lit Granger. Moi je retourne en bas.
-D'accord. »
J'entrais dans la chambre. C'est là que Sirius avait trainé Ron en troisième année… Il y avait encore les traces de sang. Je sortis ma baguette et d'un geste, enlevais la poussière, réparais le lit ainsi que tous ce qui se trouver dans la chambre. Dommage qu'elle fut si peu habitée. Il y avait le strict minimum en meuble. Une grande armoire en bois sombre vernie. Un canapé jaune et miteux. Un seul lit. Je soupirais… Il allait falloir que je transplane avec Malefoy pour rapporter de quoi vivre de chez moi. Avec un sortilège de duplication, mes parents ne rendraient-compte de rien en rentrant. Je rejoignis Malefoy qui se trouvait dans le salon qu'il avait nettoyé.
« Regardes ces photos. » Je m'approchais de la commode sur laquelle se trouvaient des cadres avec des photos de jeunes souriants.
« C'est le père de Harry. » Dis-je en montrant le garçon du milieu. « Là c'est sa mère. Et là c'est Lupin.
-Donc, ici c'était la maison de ce type.
-Oui. » Dis-je en prenant le cadre.
« Granger ! Vient voir ça. » Je n'avais pas remarqué que Malefoy avait bougé.
« Et apparemment il n'aimait pas vraiment cette maison. » Dit-il en me montrant d'un geste de la main une porte griffée, tachée de sang et de poils.
« Elle a été forcée. » derrière se trouvait un escalier qui semblait descendre à une sorte de cave.
« Lumos. » Dis-je, éclairant l'escalier de ma baguette avant de commencer ma décente consciencieusement, marches par marches. « Lumos Maxima. » J'éclairais la pièce. La chose qui me frappa se fut la sensation que j'avais en regardant cette pièce. Une haine que je n'avais jamais ressentie. De la haine mêlé à de la peur. Malefoy s'avança et souleva des chaines.
« Elles ont été forcé aussi. Je crois que Lupin ce servait de cette pièce lorsqu'il se transformait.
-Il devait s'y enfermer… »
Ma tête me tournée. Je suffoquais dans cette pièce. Le sol commençais une valse sans merci sous mes yeux.
« Malefoy… Il faut que… » Je me laissais tomber au sol. « Malefoy… »
« Aller Granger. Vient. » Il me souleva et on remonta. Un verre d'eau et deux aspirines plus tard…
« Tu ne descends plus là. Je n'ai pas envie de te retrouver morte la bas. Mais qu'est-ce qui cloche chez toi à la fin…
-Il n'y a qu'un lit en haut. Il faut qu'on aille chez moi avant la nuit.
-Arrêtes d'éviter la question. Et hors de question qu'on y aille se soir. On verra demain. Va dormir... » Il passa une main dans ces cheveux. Il était… Inquiet ? Je me levais et dis sur le ton de l'humour : « Oui papa. » Et montais dans la chambre après l'avoir faire sourire.
