Un grand merci à Loupa4, Charliee3216, darkpicots et espe29 pour vos reviews, je prendrais le temps de vous répondre personnellement par MP. Un grand merci aussi aux lecteurs et lectrices qui m'ont mit en favori, c'est extrêmement motivant, je ne pensais pas que cette fic serait reçue avec autant d'enthousiasme, j'en suis honorée.

J'espère que vous apprécierez d'autant plus ce deuxième chapitre.

Enjoy !


A peine Molly eu le temps de finir sa phrase que la porte d'entrée de la cuisine teinta, et une douce voix s'éleva.

-Tu vas enseigner à Poudlard Charlie ? demanda la personne qui venait d'entrée dans la pièce.

A peine eu-t-elle eu le temps de poser sa question, que deux paires d'yeux se braquèrent sur elle Lorsque Molly lui fit un grand sourire et vint jusqu'à la jeune femme pour l'enlacer. Gênée, elle fit un petit sourire timide à Charlie dont les yeux bleus ne s'étaient détachés d'elle une seule seconde. Celui-ci la salua d'un léger signe de tête.

-Il a reçu une offre de Poudlard pour enseigner à la place de Hagrid, j'espère qu'il réfléchira plus qu'un Troll et qu'il va accepté ! dit Molly en faisant un énorme sourire à celle qu'elle considérait comme étant sa propre fille. Elle tourna la tête et leva un sourcil suggestif à destination de son fils

Devant l'air déterminé de sa mère, Charles soupira. Molly se détacha de la jeune femme et commença à se diriger vers l'escalier. Elle se stoppa un instant avec de se retourner et de dire à l'arrivante que si jamais elle avait soif ou faim, vu le peu qu'elle avait déjeuné auparavant, qu'elle ne devait pas hésité à se servir. Après tout, le terrier était sa maison. La brunette remercia Molly d'un sourire avant que celle-ci ne disparaisse à l'étage. Hermione se dirigea vers le buffet et prit un verre, elle se servit du jus de citrouille, qu'elle bu d'une traite. On aurait dit une assoiffée qui n'avait rien eu pour se désaltérer depuis plusieurs jours. Elle reposa le verre, le nettoya à l'aide d'un recurvite et le rangea comme si de rien n'était. Le rouquin, quant à lui, n'avait toujours pas quitter du regard la jeune femme, la contemplant dans ses faits et geste. Il ne pouvait s'empêcher de la trouver magnifique. Elle était vêtue d'une robe d'été à fine bretelle blanche, resserrée sous la poitrine, la mettant ainsi en valeur, et le reste fluide, légère. Cette tenue faisait ressortir son léger teint halé. Elle portait également des sandales compensées blanches, qui se nouait autour de la cheville à l'aide d'un ruban de satin blanc. Celles-ci mettaient en valeur les jambes longues et fuselées de la jeune femme. Son regard chocolat, ses longs cils , ses lèvres fines mais pleine, son petit nez et le traits fins et gracieux de son visage lui donnait l'air d'un ange. Ses cheveux, autrefois broussailleux, touffus et emmêlés étaient désormais domptés. Elle avait désormais de longs cheveux bruns aux boucles parfaites, lui tombant dans le creux des reins. Charlie avait devant lui, la représentation même de la déesse grecque moldue, comment l'appelaient ils déjà ? Ah oui, Artémis. La déesse de la nature lui correspondait plutôt bien. Elle était aux yeux du jeune homme, d'une beauté naturelle, sans artifice aucun à l'inverse des jeunes femmes de son âge. Belle, oui Charlie trouvait la Gryffondor réellement belle. Devant ses yeux se tenait une jeune femme splendide, forte et fragile à la fois et non plus l'enfant qu'il avait toujours connue. Elle était une femme à part entière, avec un corps à damner un saint et non pas la simple gamine, meilleure amie de son cadet qu'il avait vu autrefois. Il croisa le regard amusé de la jeune femme, celui-ci perdu dans ses pensées n'avait pas aperçue qu'il n'avait pas une seconde, arrêté de détailler la brunette devant lui. Son rire cristallin le sorti de sa transe et il se frappa mentalement d'avoir de telles pensées pour la meilleure amie de son frère.

-C'est l'amie de ton frère mec, et sans doute finiront-ils ensemble, tu ne peux pas la voir comme une femme désirable. C'est une gamine, t'en as pas le droit. Se réprimanda t-il intérieurement.

-Et bien Charlie, tu sembles réellement perdu dans tes pensées dis moi. C'est l'annonce du poste qui te mets dans cet état ? demanda la jeune femme doucement avec un sourire.

-Hum, ouais. Répondit le dragonnier dans sa barbe, totalement gêné de s'être ainsi fait surprendre à l'observer sans vergogne.

-C'est une super opportunité que tu as là ! dit Hermione en se mordant la lettre, gênée. Elle ne voulait pas donner l'impression au jeune homme de décider pour lui.

Elle le regarda un instant puis lui tourna le dos, se dirigeant vers l'escalier. Charlie la regarda s'éloigner. Tout son être lui criait de la retenir, cependant il ne fit rien. Il l'observait juste, pourtant il voulait qu'elle sache qu'il serait là pour elle en cas de besoin, il voulait lui témoigner son soutient, qu'elle sache qu'elle n'était pas seule. Sentant le regard du rouquin dans sa nuque, elle se retourna et lui fit un petit sourire. Il est vrai que son départ un peu précipité avait dû surprendre le jeune homme.

-Je vais prendre une douche Charlie, j'ai marché longtemps et dehors il fait extrêmement chaud. Dit doucement Hermione en commençant à grimper l'escalier.

-D'accord, tu as bien raison. Tu t'es promené où ? demanda le rouquin. Sa curiosité avait prit le dessus.

-J'ai fait le tour du lac qui est à deux kilomètres au nord. C'était très agréable, j'aime aller là bas. répondit Hermione avant de finir de monter à l'étage.

Une fois que la jeune fille eu disparue de son champs de vision, le dragonologiste se permit de sourire de toutes ses dents. Il savait désormais où trouver la jeune lionne lorsqu'elle disparaissait durant la journée. Peut-être trouverait il le moyen de pouvoir lui parler tranquillement, sans avoir peur d'être dérangé par un quelconque membre de sa famille.


Sous la douche, Hermione repensa à ce matin. C'est la première année où elle passait autant de temps avec Charlie Weasley et elle devait avouer que le regard bleu du jeune homme et son sourire mutin ne la laissait pas indifférente. Elle admirait son tempérament calme et son sang froid en toute circonstance. Son courage et sa témérité aussi. Derrière des dehors un peu brusque, légèrement ours, elle savait que c'était un jeune homme d'une gentillesse à toute épreuve, bien qu'il puisse être un peu bourru. Elle le trouvait reposant. Elle se trouva à aimer sa présence qu'elle jugea apaisante. Elle se retrouva à apprécier également le physique tout en muscle du jeune homme, son métier et ses précédents entraînements de quidditch avait fait de lui un homme bien battit. Ses larges épaules, son torse et ses bras musclés et son visage doux laissèrent penser la jeune femme, qu'on devait être en sécurité près de lui. Elle se retrouva à rêvasser de se trouver aux creux de ses bras, tout contre lui. Son esprit divagua vers le visage du jeune homme et sur son regard bleu azur qui faisait fondre la jeune femme. Elle s'avoua aimer les sourires doux que celui-ci lui adressait. Elle coupa l'eau puis secoua négativement la tête comme pour se remettre les idées en place et ainsi arrêter de divaguer sur le beau rouquin.

-Enfin Hermione, à quoi-penses tu ? C'est de Charlie dont il s'agit ! Le frère de Ron ! Tu ne peux pas penser à lui comme cela ! Murmura Hermione pour elle même, se réprimandant.

Elle sortie de la douche, et se mit à se préparer. Elle coiffa ses cheveux en une tresse de côté, la chaleur était déjà telle, en ce mois de juillet, qu'il était impensable pour la jeune femme, de laisser ses longs cheveux libres sous peine de mourir d'un coup de chaleur. Une fois prête, elle se tourna vers le miroir et vit son reflet. Une femme au visage émacier, le regard vide la regardait. Son corps amaigrit lui faisait face dans la vitre. Une unique larme roula sur sa joue qu'elle essuya d'un geste rageur. La jeune lionne ne supportait pas de voir son reflet dans la glace, de voir que son corps, bien que remit en partie, portait encore les stigmates de la guerre. Elle fit un maigre sourire au miroir, pour se donner contenance avant de sortir. Elle ne voulait pas que la famille Weasley puisse voir sa faiblesse, ils avaient déjà assez à faire avec la perte de leur fils, de leur frère. Elle ne pouvait pas ramener ses petits problèmes, ils avaient déjà assez à faire à tenter de se reconstruire.

Hermione se dirigea vers la porte de la salle de main, mit une main sur la poignée, souffla un grand coup, puis sortie.


Le reste de la journée s'était passée dans la bonne humeur générale. L'après-midi, malgré la température élevée rendant l'air étouffant, les enfants Weasley avaient tenue à faire une partie de Quidditch dans le jardin. Fleur et Angelina, étant arrivée en fin de matinée se joignirent à la partie avec grand plaisir. Se retrouvant à neuf joueurs (NDA : Oui même Percy joue), ils tentèrent de convaincre Hermione de jouer avec eux. La jeune femme refusa en bloc acceptant néanmoins de faire l'arbitre. Après tout, l'un deux voudrait forcément tricher, ce qui fit marmonner des " N'importe quoi " , "tricher, moi jamais !'' de la part de la gente masculine. Ginny ricana discrètement sachant que la lionne avait parfaitement raison. Ron s'obstina à convaincre Hermione, afin d'avoir une équipe équitable, mais la réponse de celle-ci resta négative. Elle ne cessa de lui rappeler qu'elle n'aimait pas le Quidditch. Ron commença à s'énerver, lui disant que du coup les équipes n'étaient pas équilibrées, que c'était injuste pour une équipe, la sienne et qu'elle était parfaitement égoïste. La jeune femme allait répliquer quand un "pop"se fit entendre. Arthur venait de transplaner dans le jardin, il avait du se rendre au ministère au milieu de la matinée pour résoudre un problème sur la découverte d'une brosse à dent ensorcelée devenue incontrôlable. En les voyants réunis, il s'approcha d'eux.

-Que faites vous les jeunes ? demanda le patriarche intrigué de cette drôle de réunion.

Voyant que Ron allait répondre de manière agressive, ses oreilles étant encore rouge et connaissant son frère cela était mauvais signe, Charlie lui coupa l'herbe sous le pied et répondit simplement à son père qu'ils voulaient faire une partie de Quidditch mais qu'il leur manquait un joueur. Un gardien. Arthur se proposa bien que cela fasse plusieurs années qu'il n'avait pas jouer. Heureux de retourner un peu en enfance, la majorité acceptèrent, même Ron qui admit que de toute façon, ça ne pourrait pas être pire qu'avec la brunette, ce qui lui valu un magnifique regard noir de la part de la concernée. La partie se déroula dans une ambiance bonne enfant et Hermione découvrit que le dresseur de dragon n'avait rien perdu des ses années en tant qu'attrapeur de Gryffondor lors de sa scolarité, il avait été remarquable contre Harry et était légèrement déçu que ce soit son meilleur ami qui ai pu s'emparer du vif d'or. La partie prie fin en fin d'après midi, les joueurs se ruèrent vers la maison afin de prendre un douche. La jeune lionne, elle profita du calme présent dans le jardin pour lire un livre assise sur le banc. Prise dans sa lecture, elle ne vit pas la personne qui vint dans sa direction.

-Ta lecture semble passionnante! dit une voix.

Ne s'attendant pas à être dérangée pendant sa lecture, la jeune femme sursauta, mettant une main sur son cœur. Quand elle leva les yeux pour voir qui avait manqué de lui provoquer un arrêt cardiaque et l'enguirlander comme il le méritait, elle resta sans voix. En effet, Charlie Weasley se tenait devant elle, vêtue simplement d'un sarouel noir, torse nu, ses cheveux mi-longs attachés queue de cheval basse. L'esprit de la jeune gryffondor fit un arrêt sur image, elle le trouvait à tomber. Elle détourna le regard, tentant de reprendre ses esprits tout en espérant qu'un filet de bave n'était pas apparu au coin de ses lèvres.

-Excuse moi, je ne voulais pas t'effrayer ! Dit Charles en s'asseyant près d'elle.

Elle rougie légèrement et lui dit que cela n'était pas grave. Il la questionna sur l'ouvrage qu'elle lisait et qui semblait tant la captiver.

-C'est Orgueil et Préjugé, de Jane Austen, un roman moldu. Sans doute l'un de mes préférés à vrai dire. dit la jeune lionne à son interlocuteur.

Elle répondit aux questions du jeune homme sur le roman, il voulait notamment savoir pourquoi ce roman faisait partie des préférés de la jeune femme. Il se surprit à l'admirer une fois de plus alors qu'elle parlait avec passion de ce livre. Il la trouvait fascinante. Il voulait tout savoir sur elle. Il se retrouva à presque jalouser son petit frère qui devait savoir énormément de choses sur la jeune femme. Il repensa de ce fait à sa réaction face à leurs demande pour le Quidditch.

-Dis moi Hermione, pourquoi n'aime tu pas le Quidditch ? demanda intrigué le dragonnier.

La Gryffondor, voyant qu'il n'y avait aucune trace de reproche dans la question du jeune homme mais seulement de la curiosité lui répondit. Elle lui dit qu'elle trouvait ça beaucoup trop violent. Charlie sentait qu'elle ne disait pas tout.

-Et c'est tout ? demanda le rouquin, tentant de creuser un peu plus.

La jeune femme baissa la tête, honteuse.

-J'ai peur en ballet. Répondit faiblement la jeune femme.

Charlie la trouvait touchante à ce moment là et se retint de la prendre dans ses bras. Après tout, elle ne le prendrait peut être pas bien.

-ça arrive, je peux comprendre va. lui dit le jeune homme en souriant et en lui mettant un main réconfortante sur l'épaule.

Un silence s'était abattu sur les deux jeunes gens, rapidement brisé par la voix de Molly qui appelait la maisonnée pour se mettre à table, le dîner étant servit.

Le repas se passa également dans la bonne humeur, Molly avait, comme toujours, fait un festin de roi et Arthur, heureux d'avoir pu jouer de nouveau au Quidditch, racontait ses exploits à Molly et des anecdotes de sa jeunesse en tant que poursuiveur chez les Gryffons*, faisant rire l'assemblée qui était captivée par ses histoires. Il demanda également à Hermione et Harry à quoi pouvait bien servir ce drôle d'objet qui faisait du bruit avec une grande trompe et qui se nommait aspirateur. La description qu'en fit le patriarche pour expliquer son idée déclencha un fou rire chez la née-moldue et l'élu. Une fois calmés ils entreprirent de lui expliquer la fonction de celui-ci. Arthur en conclu que les moldus étaient décidément très inventif et très malin. Ses yeux brillait, émerveillés comme ceux d'un enfant devant le sapin de noël entouré d'une montagne de cadeaux. Fleur renifla dédaigneusement et dit qu'un recurvite était quand même bien plus simple. Cette réflexion lui valu un regard noir de la part de Molly qui n'avait pas apprécié le ton hautain de la jeune mariée. Harry détendit Fleur en lui disant qu'elle n'avait pas vraiment tord et que bon nombre de moldus aimeraient pouvoir nettoyer leurs domiciles d'un simple coup de baguette. Il s'en suivit d'un questionnaire de la part d'Arthur sur les pratiques ménagères des moldus. Hermione était toujours aussi abasourdie devant la passion que pouvez exprimer l'homme face à des choses moldues qu'elle considérait futiles comme l'utilisation du balai ou de la serpillière. Charlie ne put s'empêcher de regarder du coin de l'œil la jeune lionne et Molly le surpris maintes fois son fils en train d'observer la jeune femme. Cela la fit sourire, elle commençait à désespérer sur le fait que son garçon resterait célibataire ne s'intéressant qu'à ses dragons et non à la gente féminine. Le voir ainsi s'intéresser plus ou moins discrètement à la jeune née-moldue la rendit toute heureuse, elle espérait bien qu'Hermione devienne un jour sa bru. Néanmoins elle remarqua que la majorité des regards qu'il portait sur la jeune lionne étaient quelque peu inquiet, cela l'intrigua au plus au point. Ce soir elle cuisinerait son fils pour savoir ce qu'il en était, qu'est ce qui pouvait autant l'inquiéter à propos de la jeune femme? Une fois le dîner terminé, chacun aida à débarrasser et Molly demanda à Charles de l'aider en cuisine pendant que les autres sortirent faire une partie d'échec version sorcier dans le salon.

Charlie reprit sa place du matin et aida sa mère à faire la vaisselle. Il sentait, une fois de plus qu'elle voulait sans doute lui parler. Pensant qu'elle voulait savoir s'il avait prit une décision au sujet du poste de professeur, Charlie voulut la devancer en lui disant qu'il y réfléchissait sérieusement à la question. Molly sourit puis une fois sa vaisselle terminée se tourna vers son fils.

-Je suis contente que tu y réfléchisse chéri mais ce n'est pas de cela dont je voulais te parler. Dit Molly en s'asseyant à la table de la cuisine.

Charlie, intrigué s'assit à son tour et regarda sa mère attendant qu'elle développe ses pensées.

-Je t'ai surpris à regarder souvent Hermione, tu l'observe sans cesse du quoi de l'œil. dit la mère Weasley avec un grand sourire.

Le dragonnier rougis d'avoir été surprit par sa mère, lui qui se pensait discret c'était raté. Il avait beau essayé de détourner son regard, il ne pouvait s'empêcher de la regarder, il aimait la voir, la contempler. Le rougissement instantanée de Charlie confirma les soupçons de la matriarche, en effet son fils n'était pas du genre à montrer son embarra pour un oui ou pour un non à l'inverse de Ron qui devenait aussi rouge qu'une écrevisse pour la moindre remarque. Cette conclusion fit sourire intérieurement Molly.

-Hermione te plairait-elle Charles ? Demanda Madame Weasley de but en blanc.

La question interpella l'intéressé. Est-ce qu'Hermione lui plaisait ? C'est vrai qu'il aimait la regarder, passer du temps avec elle, mais de là à lui plaire comme une femme plait à un homme... était-ce le cas ? Ou son attention exacerbée pour la jeune femme venait d'un sentiment d'une relation plus fraternelle. Il repensa à la scène de ce matin, Hermione lui avait plu et les pensées qu'il avait eu à ce moment là, jamais il ne les aurait pour sa sœur cadette. Il avait désiré Hermione. De plus il devait admettre qu'il aimait sa présence et son esprit vif. Son intelligence et sa maturité lui plaisait, tout comme cette part de fragilité qu'elle pouvait dégager par moment et qui le troublait au plus haut point. Oui, tout dans cette femme lui plaisait, il ne pouvait le nier.

-Oui, elle me plait. Répondit le jeune homme.

Le grand sourire qu'afficha Molly à cet instant surprit le jeune dragonnier. Il s'attendait à ce que sa mère le réprimande pour s'enticher de la meilleure amie de son petit frère et non pas qu'elle paraisse heureuse de cette nouvelle.

-Je me trompe ou cela te réjouie ? Demanda le rouquin septique.

-Bien entendu ! Hermione est une jeune femme merveilleuse et elle est devenue drôlement belle. s'exclama Molly

-Oui et je te rappelle que Ron est amoureux d'elle depuis longtemps déjà. Elle le regardera sans doute lui, plutôt que moi qui suis de sept ans son aîné. répondit dépité le jeune homme.

-Ron, certes j'ai toujours pensé qu'ils finiraient ensemble. A vraie dire, pendant la bataille ils se sont mit ensemble... ça n'a pas tenu plus de trois jours. Rigola Molly. Elle se rappelait comment Hermione pouvait être excédée des gamineries de Ronald. Ceux-ci avaient convenue d'un commun accord qu'ils n'étaient définitivement pas fait l'un pour l'autre et avait préféré retrouver leur amitié plutôt que d'en venir à s'entre-tuer.

Charlie avait baisser la tête, sans espoir aucun quand il avait entendu que ces deux là étaient sortie ensemble. Sa belle lui était bien inaccessible. Ce désenchantement total prit fin aussi vite qu'il avait commencé quand il comprit que l'histoire entre les deux amis d'enfances n'avait pas duré et ne perdurait en aucun cas. Il se prit à espérer qu'il puisse intéresser la jeune femme quand il entendit sa mère dire d'Hermione qu'elle avait besoin d'un homme mature, d'un vrai et pas d'un petit garçon. Il est vrai qu'Hermione faisait preuve d'énormément de maturité à côté d'Harry, Ron, Ginny et même George. Il se permit à penser que peut être, une histoire entre la lionne et lui était possible.

-J'ai une autre question mon chéri. finit par demander Molly.

Charles hocha positivement la tête, faisant comprendre à sa génitrice qu'il l'écoutait. Elle lui fit par de son étonnant vis à vis des regards parfois inquiet que lançait le jeune homme à la Gryffondor. Elle lui demanda si cela était en rapport avec l'attirance qu'il pouvait éprouver pour la jeune femme. Charlie répondit par un signe négatif de la tête. Il se mordit les lèvres, se demandant s'il devait faire part de son inquiétude vis à vis de la sorcière. Puis il finit par se dire que si Molly se rendait compte du mal-être de la brunette, peut-être que celle-ci en parlerait plus facilement à sa maman de cœur. Il lui confiât alors qu'il l'entendait pleurer et faire des cauchemars à en hurler chaque nuit depuis qu'il était venu vivre au terrier après la reconstruction du château. Molly mit sa main devant sa bouche, horrifier d'entendre que celle qu'elle considérait comme sa propre fille semblait vivre très mal l'après guerre. Elle ne s'était pas rendu compte du traumatisme que cela avait du être pour la jeune femme. Connaissant sa mère et les réactions qu'elle pouvait avoir, le dragonologiste du lui faire promettre de ne pas forcer Hermione à parler. Celle-ci accepta, ne voulant pas presser la jeune femme et la faire ce sentir plus mal encore. Lorsqu'ils décidèrent d'aller se coucher, il se rendirent compte que toute la maisonnée était déjà monté à l'étage, le salon étant dès plus silencieux. Après avoir souhaité une bonne nuit à sa mère, Charlie s'enferma dans sa chambre.

Il s'allongea sur son lit et d'un coup de baguette fit léviter un livre vers lui. Cela faisait quelques jours qu'il n'avait pas prit le temps de se détendre avec un bon livre, pourtant il avait trouvé chez Fleury et Bott deux semaines auparavant un ouvrage qu'il ne trouvait nul part en Roumanie, Le Manuel de Dressage du Pensedefer Ukrainien*. Cette race le fascinait et un spécimen venait de rejoindre sa réserve. Il voulait donc tout connaître sur cette espèce réputée comme étant des plus dangereuse. Quand il avait vu arriver le bébé dont les parents avaient été tué par des braconniers sorcier, une lueur de défit avait prit place dans son regard et s'était juré de réussir à s'occuper et à dresser le plus grand des dragons. Charlie était totalement absorbé par sa lecture. Il en fut soudainement tiré quand un cri retentit. Plongé dans sa lecture, il sursauta ne s'y attendant pas. Des gémissements et des pleurs remplacèrent le cri. Il comprit que c'était la lionne qui devait, encore une fois, faire un cauchemar. Il l'entendit supplier qu'on la lâche et hurler de nouveau. Cela lui fit un pincement au cœur. Il ne supportait pas de la savoir dans cette état. Sachant qu'il ne pourrait pas se concentrer de nouveau sur sa lecture, Charles posa l'ouvrage sur sa table de chevet. Un cri déchirant vint de nouveau de la chambre de la jeune femme. Le rouquin se leva, décidé à rassurer la jeune femme, il ne pouvait pas la laisser comme ça. Il sortit sans bruit de sa chambre afin de ne réveiller personne et entra doucement dans la chambre d'Hermione. Il vit son corps caché sous les couvertures et son visage éclairés par les rayons de la lune. Il trouva le tableau merveilleux, seules les larmes dévalant les joues de la jeune femme et ses poings crispés sur les draps cassèrent le parfait tableau et montraient à Charlie la détresse qu'elle semblait éprouver. Elle commença à gigoter dans tout les sens, en marmonnant des choses incompréhensibles. Elle supplia qu'on ne lui fasse pas de mal et se mit à bouger frénétiquement. Charlie s'approcha doucement, il se mit près du lit et caressa doucement la joue de la jeune femme et l'appela doucement pour la réveiller en douceur, il ne voulait surtout pas l'effrayer davantage. Hermione commença à papillonner des yeux et Charles s'assit sur le bord du lit de la jeune femme.

-Hermione, c'est moi Charlie, réveilles toi, tu fais un cauchemar. lui dit le dragonnier avec douceur sans arrêter de lui caresser la joue.

Celle-ci ouvrit les yeux et sursauta en voyant Charlie.

-Chuuuut, tout va bien ma belle, c'est moi. lui dit le jeune homme en souriant.

-Charlie ? Demanda la jeune femme en s'asseyant dans son lit.

Il hocha la tête pour confirmer son identité et la jeune femme éclata en sanglot. Charlie eu le cœur serré devant cette image. Il ne réfléchit pas et prit la jeune femme dans ses bras.

-C'est fini ma belle. Tout vas bien ! Tout est fini. dit il en caressant lentement ses cheveux.

Il garda la jeune femme contre lui le temps qu'elle se calme, la berçant doucement et tentant de la rassurer. Ses pleurs finirent pas se tarir et la jeune femme se dégagea de l'étreinte du jeune homme.

-Merci Charlie. dit Hermione d'une petite voix en se rallongeant.

Il secoua négativement la tête en souriant, ne voulant pas être remercier.

-ça va aller ? demanda t-il toujours soucieux en lui caressant le front

Hermione lui répondit que oui . Il lui fit un sourire et se leva. Il n'eut pas le temps de faire un pas qu'une petite main lui saisit le poignet.

-Reste s'il te plait. Souffla la jeune lionne.


* Arthur fut poursuiveur pour l'histoire, ce n'est en aucun cas précisé dans les livres.

*La race de dragon qui garde les coffres de Gringott.

Voilà pour ce deuxième chapitre, un peu plus long que le premier.

J'espère qu'il vous aura plu ! :)

N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir.

à bientôt pour la suite.

Lullaby