Chapitre 5 :

Un concert et le sentier ténébreux d'un labyrinthe.

« Alors comme ça, tu fais maintenant partie de l'élite des Wonderbolts ? »

C'était l'après-midi du concert. Telle fut la réaction de Vinyl Scratch, quand StarWild lui raconta sa première journée à Cloudstale en tant qu'habitant. Ils s'étaient retrouvés comme convenu avant la représentation pour installer leur matériel. Ils étaient en train de brancher les enceintes au piano du musicien et au synthétiseur de la platiniste ce n'était pas très intéressant mais néanmoins nécessaire :

« Je ne suis que remplaçant pour le moment en fait, répondit StarWild en se relevant de son piano raccordé, légèrement enjoué mais modeste. Spitefire m'a dit que ce n'était qu'une question de temps avant que je ne devienne titulaire, vu les retours des militaires.

N'empêche, le sonic boom ! Je n'arrive pas à le croire que tu l'as refait après tant de temps !

Pour ma part, c'est le Sonic Star Shoot. Le nom de sonic boom n'est qu'une appellation générale, et cette figure varie d'un poney à l'autre en fait. Mais un jour, un pégase surpassera tous les autres, et réunira le monde sous sa bannière. Telle est la légende qui court sur cette acrobatie, qui est bien plus qu'une simple figure. Elle révèle la véritable identité de celui qui l'exécute, au même titre que les Cutie Mark. Expliqua StarWild, l'air sombre. Et ce depuis des millénaires.

Pff, ce que tu peux être rabat-joie. Je regretterais le temps où je pouvais rire et plaisanter avec toi sans que tu ne viennes parler du temps qui passe ou du bon vieux temps. Laisse le aller de son chemin quoi ! répondit Vynil Scratch, un air d'exaspération feinte sur le visage.

Mouais, tu as raison. (Le cheval gloussa) Je devrai arrêter de réfléchir autant. Enfin bref ! Pour moi, tout est près de mon côté pour la prestation. Et toi ? »

Comme toute réponse, la licorne pris un disque de sa pile et le scratcha. Puis elle lança par magie une musique de fond assez calme, comme elle avait pour habitude de le faire avant toute représentation :

« Tout est en marche. On peut enfin se reposer après ces deux heures d'installations non-stop sous ce soleil de plomb, avant le grand rush. Une bière ? Demanda-t-elle en se dirigeant vers une panière qu'elle avait pris soin de poser à l'ombre d'un chêne, dans un court d'eau.

Non merci, pas ce soir. Je me contenterais d'une bonne limonade, dit-il en s'asseyant à côté de la licorne

Bah, comme tu veux. Tu ne devrais pas envoyer quelqu'un prévenir le monde que le concert est à H-1 ?

Euyup. Mademoiselle Doo ! Pourriez-vous commencé votre tournée s'il vous plaît ? Interpella-t-il une jeune pégase pommelée et aux crins couleur de paille, qui avait observé depuis la terrasse du café de la place l'avancé des installations (et ce depuis deux heures).

Hmmm, fit elle, sceptique.

Arracher ne serait-ce qu'un mot de votre museau est aussi compliqué que de vouloir éteindre un grand incendie avec un seau d'eau. Allez, ne soyez pas si timide, venez avec nous. Un muffin ?

Muffins ! S'écria-t-elle, soudainement euphorique. Je vous remercie, monsieur Hope. Je le termine et j'y vais à tire d'aile !

Si vous le faite en une chaîne humaine, l'incendie est vite maîtriser, il suffit d'un bon coup de sabot ! Ironisa Vinyl Scratch, en sirotant sa bière.

Ne vous pressez pas, Mlle Doo. On n'est pas à cinq minutes près, dit StarWild en faisant sauter la capsule de sa bouteille d'un coup d'aile et commençant à boire à son tour. Il faudrait que je vous parle de ce pâtissier Manehattanien. Ses cupcakes sont tellement...

Ce serait avec plaisir, , mais je dois vraiment y aller, dit Ditzy Doo. Peut-être n'êtes vous pas pressés, mais cela m'étonnerait que vos fans, dont je fait partie, l'entendent de cette oreille! » Fit la pégase, clignant un instant des yeux, accentuant temporairement son strabisme.

Elle termina donc son muffin, après en avoir considéré le dernier morceau dans sa main, et s'envola pour sa campagne d'information. Vinyl Scratch s'éclipsa aussi, car elle attendait l'arrivée d'un invité très spécial et devait l'attendre à la gare du village. StarWild entreprit quelques répétitions. Il devait absolument se détendre. Peut-être était-ce là l'un de ses concerts les plus importants. Il était seul, pour le moment, et pouvait bien s'accorder un instant de paix. En cette fin d'automne, la nuit ne tarda pas à tomber. Pourquoi donc Célestia accélérait elle la course des Astres en cette période ? Il n'avait que des suppositions. Peut-être souhaitait elle offrir à Luna plus de temps pour observer le monde en cette saison. Depuis sa rencontre avec SnowDrop*, elle avait toujours adoré l'automne et l'hiver. Mais maintenant...StarWild laissa vagabonder son esprit entre le coucher du soleil à l'ouest, qui n'était alors plus qu'un lueur orangé à l'horizon, la chute des feuille morte de l'automne, danseuse écarlate tombant gracieusement en une spirale enchanteresse, et puis à l'est, avec la montée de la Lune et le scintillement des étoiles, berçant le monde de leur chatoiement. Pour StarWild, elles étaient les choses les plus merveilleuses au monde : Car leur éclat glacial lui renvoyait la tristesse d'une vie à demi-oubliée, et l'acceptait parmi leur esprits mystique et omniscient, presque irréels. Et parmi elles était le guide des destinées, le maître du temps et de la raison : Pour StarWild, il prenait l'apparence d'un lion majestueux, dont le regard pouvait tout aussi bien vous cloué sur place que vous inciter à venir enfouir votre visage dans sa crinière, du moins si vous l'osiez.

Mais maintenant... Le pianiste fixa la lune qui dorénavant était loin au-dessus de l'horizon. Le ciel était claire, limpide et dégagé. Peut-être pourrait-elle l'entendre ? Le musicien commença donc à tenter d'interprété le requiem* qu'il lui dédiait, une mélodie qu'il essayait de composer depuis des mois de cela. Hésitantes et maladroites au début, ses notes sonnèrent faux dans le silence qui se fit ressentir dès le premier accord. Mais StarWild inspira profondément, et gagna en assurance. Il fut surprit de la dextérité avec laquelle lui vint la suite du morceau, et les paroles qu'il n'avait put trouver affluaient soudainement, l'entraînant dans leurs tonalités onirique. Ainsi il joua, durant un temps qu'il ne put mesurer. Un quart d'heure peut-être, ou bien trois, et peut être même cinq minutes. Pendant qu'il laissait ses sentiments s'exprimer, suivant la cadence de la danse éphémère des feuilles mortes, et le scintillement des étoile qui jouait son métronome, le temps ne sembla ne plus avoir de décompte, ou justement accélérait son court. Quand Vinyl Scratch revint accompagnées de son invité très spécial, elle pensa qu'elle n'avait jamais vu son ami jouer avec autant de cœur. Elle décida donc de mener directement son invité, emmitouflé dans une cape nordique, à la loge officiel de leur spectacle, afin de ne pas rompre l'intimité du pianiste. Il ne lui aurait jamais pardonné.

Mais StarWild du finalement délaisser son fidèle piano, afin de se préparer pour le spectacle, et permettre aux poneys de s'installer. Tandis que Vinyl faisait tombé le rideau pour mieux le lever à l'instant fatidique, l'écho des notes du requiem suivirent l'étalon, le berçant de leur vibrante sonorité. La Mi Ré Do La Mi Ré Do...Do, Ré Fa Mi !Les mélodies marquaient de leur decrescendo la lente danse descendante des vestiges de l'été : lancinant le cœur du musicien de leurs tonalités poignante. Sa vie de simple pégaseallait prendre fin. La flamme de la vérité brillera de nouveau, éclatante.

Ainsi , environ une heure plus tard, la place principale de Ponyville (un village de guère plus de cinq cent habitants) était noire de monde . Certain pégase s'était même installés sur des nuage spécialement apprêter à l'occasion du concert . Licornes, pégases, et bien sur poney était rassemblé en nombre, pour le dernier concert de Thunder Hope, attendant impatiemment le début du spectacle. Des marchands ambulants circulaient( ou du moins essayaient de circuler) dans la foule, proposant en-cas et rafraîchissement. StarWild écarta légèrement les rideaux pour essayer de reconnaître certains poneys dans la foule. Son attention fut tout de suite attirer par une terrasse brillamment éclairée par de splendide candélabre à dorures. Sur ce balcon, richement ornementé, se tenait la Princesse Célestia elle-même, dans une splendide robe de soirée aux couleur blanc pastel entrelacée de fil d'or, retombant le long de ses flancs et s'étendant sur le sol comme les volutes des nuages d'un ciel de printemps, frais et rayonnants. A son coté gauche, légèrement en retrait, se tenait un étalon licorne blanc et au crin bleu. S'il ne disait rien à StarWild, l'uniforme qu'il arborait lui était très familier . Il l'avait porté pendant près de cinq cents ans ! Il s'agissait de l'habit officiel du commandant actuel de la Garde Royale. Le musicien en déduit que l'étalon devait être Sharped Amore, ou il ne savait plus exactement comment. Son nom ne lui revenait pas, mais il était sur d'une chose : il s'agissait du fils de Twilight Velvet et de Night Light, l'un des couple moyennement importante dans l'aristocratie de Canterlot. Son attention fut ensuite focaliser sur l'autre coté de la Princesse, mais cette fois à son niveau. Quelqu'un engageait une discussion apparemment allègre avec Célestia. Mais cette personne se tenant dans le contre-jour des lumières de la loge, le musicien ne put l'identifier.

La loge était encadré par deux pégases de la Garde( apparemment les mêmes que ceux qu'il avait rencontré hier matin), toujours en armures rutilantes et aux plumets impeccables. En dessous, il faisait trop noir pour distingué qui que ce soit. StarWild rabattit donc son regard sur le premier rang. Ditzy Doo, Lyra Heartstrings et son amie Sweety Drop, cette jument encapuchonné qu'il connaissait depuis son arriver dans la forêt de Everfree, et Bien sûr les Apples : Tous avaient répondu présent. Émut, L'étalon ne put retenir une de ses larmes. L'essuyant d'un revers de sabot, il questionna Vinyl du regard. En guise de réponse, elle lui adressa un signe de tête. Elle, était prête. Il n'avait qu'a y allez et le concert démarrerait. Se tournant vers le rideau, StarWild ne put s'empêcher d'avoir le trac. Ce concert était celui de son adieu à la scène en tant que pégase. Thunder Hope, ce personnage qu'il avait créé, était une part de lui-même. Devoir l'abandonner à tout jamais était une chose très difficile, au moins autant que si vous vouliez vous arracher un bras. Surtout si vous êtes artiste.

Tandis qu'il hésitait ainsi, derrière le rideau couleur ébène, Lui vint une énorme clameur du ciel. Pendant un temps, vous vous demandiez si le ciel n'allait pas se fissurer. Il n'y avait qu'un genre de personne capable de faire autant de bruit aussi spectaculairement : Les Wonderbolts. Au moment où il songea à eux, le premier commando de l'armée débarqua, dans une pluie de feux d'artifices. Ils entamèrent alors un ballet aérien, combinant looping, formation et é et surtout émut de la surprise, StarWild ce lança : quoi qu'il arrive, il y aurait toujours des gens pour le soutenir. Il brancha son micro, l'accrocha à son oreille et leva les rideaux. Ka-Boum !A l'instant même où il apparut sur scène, éclata un ultime feu d'artifice représentant une étoile bleue à cinq branches cernée d'étincelles argentées. Il attendit que les dernières lueurs disparaissent et, Vinyl envoyant l'introduction, StarWild expliqua :

« Aujourd'hui est un jour particulier. Le dernier de Thunder Hope. Vous en saurez bien plus à la fin du spectacle, croyez moi, mais en attendant, je n'ai qu'une seul chose à dire : Faites du bruit pour la DJ PON-3, qui me fait l'honneur de m'accompagner en ce soir si spécial, et surtout, surtout : Enjoy the party !

Tandis que les spectateurs s 'exclamèrent et tapèrent le sol de leurs sabots, Vinyl lança la musique. Pour mettre les poneys dans l'ambiance et les inciter à danser, ils commencèrent par du dancefloor :

Come on, on everypony

C'mon,C'mon everypony, let's start the dancing (on the floor)

So shake, shake, shake, 're shaking your tail !

Then swing, swing, swing,swing. You're swinging your mane !

And now, hoof by hoof. Yes now, until the roof .

You begin to start the dancing, you're going to do...

To do the party!(party, party, party...)

Et le spectacle commença. Ce qui faisait la renommé de Thunder Hope, c'était sa diversité. Ainsi, au fur et à mesure que la soirée avançait, vous vous mettiez à danser sur de l'électro, puis à chanter sur du bon vieux rock, et finissiez par pleurer sur du classique. ''Are We There Yet'' *, ''House of Glass'' *, ou bien encore ''Starlight Waltz'' *, ou '' There A Place For Us'' *, autant de titre que le musicien interprétait avec un talent inné. Chaque personne présente avait parmi ses chanson préféré au moins l'une de ses œuvres. Durant ''The Hole'' *, il surprit même la princesse et son mystérieux interlocuteur battre la cadence. Le concert se déroula comme dans un rêve. Les spectateurs étaient en effervescence, les musiciens, ailleurs. Ils respirait pour leurs notes , leur cœur battaient pour leur tempo. Ils mirent tout leurs sentiments dans leur instruments. Poneys, Licornes, et Pégases partageait l'espace d'un soir un instant de franche convivialité. Chants, pleurs, musiques, rire, tout ces élément s'accordait avec magnificence dans une harmonie parfaite Cependant toute bonne chose à une fin. Vint alors l'instant fatidique.

StarWild se leva de son piano, et fit face à la foule rassemblée en face de lui . Tout les projecteurs convergèrent sur lui . Il inspira profondément. Une fois. Deux fois. Puis, ne parvenant toujours pas à prononcer ses mots qui allaient scellé son sort, il décida quand même de se lancer :

« Juments et étalons de tout âge, il est temps pour moi de vous faire mes adieux et mes révélations. Quoiqu'il adviennent, je n'arrêterais pas la musique. Mais je me dois de quitter le devant de la scène. J'espère qu'un jour vous pourrez me le pardonner, mais en attendant, n'hésiter pas à montrer votre hostilité. Elle est légitime. Il est temps pour moi d' assumer mes actes. »

La foule fut soudainement silencieuse. Un halo de lumière argentée s'était emparer du musicien, qui prit soudain un éclat incandescent. Sous les yeux de tous, il commença à grandir, petit à petit. Il déploya ses ailes, qui s'étaient affinées et prises une teinte bleutée à leur extrémités, et s'éleva dans les airs, sans le moindre battement d'aile, le moindre souffle de vent Il pivota ensuite sur lui même, toujours en lévitation, dans une spirale de flammes d'argent bleuté, tandis que la métamorphose terminait de s'achever. Il atterrit alors doucement sur la scène. Incliné, il attendit que l'éclat incandescent se retire de lui puis rouvrit ses ailes, qu'il avait replié depuis le moment où il avait commencer à tourner sur lui-même. Il entonna alors une chanson( Vinyl Scratch s'étant remise de sa surprise, n'ayant jamais vu clairement la véritable apparence de son ami), celle qu'il avait tant appréhender, inspiré de Belavoine* :

Je me présente, je m'appelle StarWild

Et enfin, je lève le voile(désolé!)

Être une star gagner de l'argent !

à quoi sa mène finalement !

Pourtant des fois...Je me dis que c'est...Important .

Je suis artiste, je joue pour mes voisins.

Ce que j'veux, c'est qu'il soit serein (Qu'ils aillent bien!)

Je veux écrire pour sourire aux gens !

Qu'ils écoute leurs sentiment !

J'en ai assez ...De me cacher...Éternellement.

O

Mais partout dans la rue, je ne peux plus faire un pas!

C'est assez j'en peux plus, laissez moi être moi!

Qu'on me hait, qu'on me hue...On m'a déjà trop vu!

Je n'ai pas toujours été ce musicien cheval,

qui a toujours rêvé, en son monde idéal

Et qui l'a enfin trouvé...Grâce à sa Majesté!

O

J' suis un prince, venu du grand froid.

Rien qu'en titre, on m'a volé mes droit (un paria!)

J'vais pas vous raconter ma vie!

Après vous avoir tant menti!

Puis un jour...Retentira...le glas.

O

Et partout dans la rue, vous êtes tous en émoi!

On me haie on me hue, enfin cela va d'soi,

Après ce que je fut! Je vous tire mon salut!

Je n'ai pas toujours été, ce musicien cheval

qui à toujours rêvé, en son mon idéal.

Et qui l'a enfin trouvé! Grâce à sa Majesté

La Princesse Célestia, souveraine d 'Equestria.

Qui à sut me montrer, quelle était ma vrai voie!

J'aimerais la remercier! Et puis même l'embrasser.

Je n'oserai jamais, lui demander sa patte

je l'ai toujours aimé, si belle si délicate.

Honorez sa couronne! Sa sagesse sacrée!

Je veux que jusqu'aux cieux, on sache que j'suis damné!

Ainsi je me sens mieux, d'avoir tout révélé.

Vivez toujours heureux! Sans Jamais m'pardonner!

Vivez donc tous heureux!

Ainsi les dernières notes s'envolèrent parmi les étoiles, tandis qu'explosa la clameur d'une foule courroucée, mais cependant touché nombre de poney n'avait pas apprécié le fait qu'il dissimule sa véritable identité, et se sentir trompés. Mais d' autres, essentiellement les proches du musicien, s'étaient levé pour applaudir une dernière fois Thunder Hope. L'une d'entre elles laissa même échapper une larme plus précieuse qu'un diamant, émut à l'impossible, qui coula le long de son visage délicat. Et de son menton finement ciselé, vint finir sa course en s'écrasant au sol près de ses sabots aux ferrures d'or... Au moment même où dans un flash lumineux, le musicien disgracié disparut, s'évaporant dans un dernier regard tourné vers son soleil, qui reflétait le même sentiment qu'il éprouvait depuis près de mille ans : Un amour profond, mélangé a la détresse qu'il leur soit défendu par leurs vieille promesse.

Il était dans un labyrinthe de haie envahies par les ronces. Le ciel morne était d'un noir d'encre. Pas la moindre étoiles ne brillaient, Et à la place où aurait du se tenir la lune, n'était qu'un espace béant et hostile, oppressant. Il commença a s'avancer a travers l'allée, ne pouvant déployer ses aile, à cause des ronces enchevêtrées formaient une voûte impénétrable au-dessus du chemin, semblable à une cage végétale. Continuant sa route, il arriva à un carrefour. Indécis, L'étalon resta longtemps planté au centre de ce-dernier. Que faisait-il ici? Il n'en avait aucune idée. Le froid s'intensifia. La nuit devait être profonde... Même s'il ne pouvait rien avancer, le temps semblant avoir arrêter son court. Seul le vent glacial gémissait à travers les haies, qui demeurait stoïques.

Le cheval voulut se dirigé vers la source de la bourrasque. Cependant, il sentait engourdi, comme pétrifié. Une sorte de lourde torpeur s'était emparée de sont corps, menaçant de le faire sombrer dans l'oubli. Les battements de son cœur ralentir. Sa vu commença à se troubler, tandis qu'une couche de givre, comme venu de la terre elle même, remonta le long de ses pattes, lentement. Il voulut se libéré de l'étreinte glaciale , mais il avait beau y mettre toutes ses forces, il était déjà trop tard. La torpeur s'accrut, brouillant ses idées et l'empêchant de réfléchir clairement. Le gel continua son ascension emprisonna ses membres, puis ses flancs, ses ailes. StarWild cessa de se débattre. Il est un instant, où vous comprenez que tout effort est inutile, que même le temps finit par s'arrêter. La glace recouvrit son encolure, bien qu'elle fut un tant soit peu ralentit par le pendentif de l'étalon, par une quelconque magie indépendante de sa volonté. Mais le bijoux lui même fut vaincu, et le gel finit par recouvrir le musicien entièrement, ne lui restait plus qu'une dernière petite surface de sa corne de découverte...

Ba-Boum! Quelque chose palpita en lui, et l'instant d'après, la glace s'évapora dans les ténèbres. Les postérieurs de l'étalon flanchèrent. Si son instinct de survie n'avait pas prit le dessus sur lui, il s'en serait rendu compte. Une simple illusion, voilà ce qui l'avait immobilisé. Une ombre se mut à sa gauche, dans une des allées sombres. A peine plus que le soupir d'une présence. L'alicorne se lança à sa poursuite : Mal lui en pris. Il n'avait pas fait dix foulées que le déclic d'un mécanisme se fit entendre. Il fit un bond sur le coté. Il s'en était fallut d'un crin. A l'instant même où il se décala, une lance jaillit de devant lui avec assez de force pour transpercer un cheval du poitrail à la croupe. D'ailleurs, il eu beau avoir été vif, la hampe de la lance l'avait heurté au flanc, le lui meurtrissant cruellement.

L'arme de jet alla se planter au milieu du carrefour, à environ vingt mètre derrière lui. Puis s'évapora comme la glace auparavant, comme une illusion. La douleur, elle, était bien réelle. En jetant un regard à la contusion qui s'étendait lentement sur son flanc, StarWild compris : Il ne s'agissait pas d'illusions, comme il l'avait premièrement supposé, mais d' invocation. Il y avait dans ce labyrinthe quelque chose, ou quelqu'un qui épiait ses faits et gestes, et activait les pièges en conséquence. Et cette chose, ou personne, en voulait certainement à sa vie.

Méfiant, il s'avança encore dans l'allée, mais déboucha sur un cul-de-sac. Il revint donc au carrefour, à son point de départ. Cette fois ci, il poursuivit son chemin tout droit. Il redoubla de prudence. Le même bruit de mécanisme lui parvint. Une nuée de flèche jaillit de chaque haies sur ses cotés, ainsi que devant lui. S'y attendant, il invoqua sa magie et tourna sur lui-même dans un éclat argentée et réapparut derrière la volée qui lui faisait auparavant front. Cette fois-ci, il fut sauf, mais le passage se termina de nouveau par un cul-de-sac.

Il revint donc une ultime fois sur ces pas, rejoignant ainsi la croisée des chemin, et obliqua vers la droite. Il s'avança et, comme prévu, un déclic mécanique retentit dans l'air froids de cette obscurité, quoique faiblement. Au premier abord,, il ne se passa rien. Puis un craquement se fit entendre, lointain et ténu, puis de plus en plus proche, jusqu'à devenir grondement. Le sol commença à vibrer sous ses sabots. Il se retourna alors, illuminant l'allée de la lumière de sa magie: Un énorme rocher fonçait sur lui! Il n'avait pas d'autres choix que de galoper, galoper, jusqu'à un virage salvateur. Mais ce tournant ne vint pas, et il courra comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Mais dans sa course, il activait d'autre pièges mortels: Clic! Il slaloma difficilement entre de grand hachoir. Clic! Il du sauter par dessus une fosse remplis de magma en éruption. Il y laissa d'ailleurs quelques poils. Clic! Le sol et les parois du labyrinthe s'affaissèrent lentement. Le rocher en alla d'autant plus vite. Le plafond de ronces, toujours aussi dense, l'empêchait encore de prendre son envol. Il continua à galoper. Il continua à galoper à s'en rompre les pattes sur la surface dure et froide du sol. Il galopa toujours, même quand la fatigue l'atteignit. Il galopa toujours, même quand sa vue se troubla, à la limite de la perte de connaissance. Et la voie lui sembla de plus en plus sombre, si cela était encore possible.

Mais vient un moment où vous comprenez que fuir le danger ne mène qu' à un risque encore plus grand, une impasse, à un non-retour. StarWild le vit donc quand il se heurta à un ultime cul-de-sac. Il s'enfonça légèrement dans la haie enchevêtrée de ronces, ne pouvant ralentir suffisamment sa course. En voulant s'en libérer, les plantes grimpantes avaient tracé de nombreuses et fines estafilade. Il se retourna, et fit donc face au rocher déterminé à ne pas flancher même s'il devait y passer. Pendant que l'énorme pierre s'apprêtait à l'écraser, il se résigna à l'idée de sa mort. Il invoqua sa magie, aussi difficile que ce fut, étant donner sa fatigue. Après tout, il avait déjà vécut plus d'un millénaire ! Chaque chose sera, est, et aura été. Ainsi était régit le monde. Tout les mondes. Cependant, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver des regrets. Il avait encore tant de choses à faire ! Tant de gens avec qui chanter, danser, discuter, se disputer, rire ou pleurer ! Paradoxalement, comme souvent dans ce genre de situation funeste, il ne put s'empêcher d'admirer l'ironie du sort, qui l'avait amené ici pour être l'artisan de sa mort. Et il se mit à rire, de force d'un rire pulsionnel, maladif, viscéral. Ça y est, le roc était sur lui. La mort vint donc, dans l'intention de prendre son dû. Mais rien ne se passa comme prévu.

Ba-boum ! A l'instant où le rocher aurait du l'écraser, StarWild fendit l'air de sa corne, envoyant un large rayon d' énergie à l'assaut de la pierre. Au moment où il aurait du rencontrer la surface dure, son attaque transperça le vide, le roc se dissipant sur son passage. Un flash de lumière bleutée aveugla StarWild. Quand il rouvrit les yeux, l'étalon se retrouva au centre d'une clairière vaporeuse, où les ombres des ombres formait un écran compact à l'horizon, si ce dernier existait encore. Car la nuit était encore d'encre, même si les nuages étaient dorénavant bas. Cette fois, l'absence de la lune donnait une atmosphère d'oppression, de tension presque palpable. Le cheval lança, d'un voix qui sonna faux dans le silence ambiant :

« Montre- toi ! Qui que tu sois, je sait que tu ne te serais jamais montrer si je n'avait pas joué à ton petit jeu. Trop couard pour vouloir m'affronter de face, il a fallu que je m'épuise pour que tu te décides à te montrer ? Je le suis, alors vient ! »

Ce fut un courant d'air qui averti StarWild. D'instinct il se retourna regardant ce qu'il voyait. Il surprit un mouvement furtif, à peine perceptible, venant de derrière un pli du brouillard. Il invoqua sans le moindre bruit son arme de prédilection: une double hallebarde à la hampe d'argent, dont les fers et la pointe formait une étoile filante sans sa crinière. A peine l'eut-elle appeler que la personne qui l'épiait depuis tout ce temps surgit de devant lui, dans une charge dévastatrice. Il n'eut que le temps de s'effacer pour esquiver l' attaque. Nightmare Moon!

Elle brandissait une grande faux dont la lame d'une blancheur bleutée chatoyait dans l'obscurité. Elle était faite en sélénite, une matière rare que l'on ne trouvait que sur la lune, et dont la robustesse rivalisait avec celle du diamant. Connu pour son tranchant, ce n'était pas tout le monde qui pouvait la manier, étant également très lourde et dense. Cependant la jument maniait sa faux comme vous manieriez une vulgaire brindille, avec une aisance ostentatoire. Elle lui destina un revers. Cependant, quoique fatigué, l'étalon anticipa le mouvement, et para l'attaque de son arme. La force de l'impact format un tourbillon d'air, dispersant un léger espace autour d'eux sans brouillard. Ils rompirent le contact. Ils firent un pas en arrière, puis reprirent l'assaut. Ils fendaient l'air de leurs armes, l'un comme l'autre déjouant les attaques des deux guerriers, dans une bataille qu'ils livrèrent pour ainsi dire contre eux-même. Il croisèrent ainsi le fer longuement, feintant, plongeant, sautant afin de prendre l'avantage. Ce fut Nightmare Moon qui fit couler le premier sang. Elle utilisa sa magie afin de se volatiliser au moment où StarWild la chargeait, et réapparu dans son dos, en profitant pour lui attribuer un mauvais coup au membre postérieur droit. L'étalon, sous la force du coup, fit un bond de coté mais se réceptionna mal sur l'une de ses antérieurs, dans un craquement sinistre. Il ne tenait plus que sur trois pattes, la quatrième pendant inutilement comme un poids mort. Mais il ne se laissa pas démonter. Utilisant lui aussi sa magie, il invoqua une pluie de stalactite, aussi coupante que du verre, qu'il dirigea vers la jument. Elle en para beaucoup, mais sous la force du nombre, elle aussi fut blessée : un éclat lui avait tracé une estafilade rouge en dessous de l'œil gauche. StarWild redoubla d'effort et l'assaillit de nouveau de sa double hallebarde. Et l'affrontement reprit, entrecoupé de temps à autre de moment où ils se contentaient de se battre par magie, envoyant de ci de la des éclairs d'énergie , bleus ou argentés selon celui qui l'employait.

Mais au bout d'un moment, le nombre de ses plaies ne cessant d'augmenter, StarWild commença à fatigué. Choisissant d'en finir au plus vite, il prit note du lieu où ils se trouvaient. Bien qu'il semblait discerner des haies semblables à celles qu'il avait croisé dans le labyrinthe, la voûte de ronces ne s 'étendait pas au-dessus d'eux. Il eut alors une idée. Faisant mine de charger un énième fois Nightmare Moon, il se volatilisa au moment où leurs armes allait se rencontrer. Il s'était téléporté loin au-dessus d'elle, et tandis que la jument le recherchait, il plongea en piqué sur elle, son arme brandit. Au moment où elle leva les yeux au ciel et surprit une ombre furtive passer sur elle, elle sentit un courant d'air à la base de son encolure, et sentit le froid métal le lui entamer.

Qu'avait-il faillit faire ! Comment avait-il envisager d'aller jusque là! Il retint son coup. Il ne voulait pas la tuer. Pourquoi le ferait-il ? S'il s'affrontait aujourd'hui, c'était à cause de lui. De sa sottise. Si quelqu'un devait mourir ce soir, ce devait être lui. Elle, n'avait fait que proposer un monde meilleur, et n'avait sombrer dans les ténèbres qu'à cause de ses sentiments et de son idéal. Elle, pouvait expier ses crimes. Pas lui. Il atterrit au sol, déterminer à se battre, mais ne voulant pas que l'issue de ce combat soit fatal. L'heure se rapprochait.

Nightmare Moon surpris son hésitation, et décida de poussé son avantage. Elle harcela l'étalon, se téléportant d'un coté, puis de l'autre, se téléportant derrière lui ou bien devant. StarWild devait tenir les chocs, de plus en plus violent. Mais exténué comme il l'était, éclopé, il ne put le faire longtemps. La jument, dans un cri de victoire, arracha l' hallebarde de l'emprise de l'étalon. Elle alla s'écraser un peu plus loin sur le sol. L'Espoir était vaincu. StarWild vit sa vie défiler sous ses yeux. Il ne pouvait pas mourir, pas maintenant. Trop de chose était en jeu ! La jument corrompue leva sa faucheuse d'âme, un sourire sadique et de satisfaction sur le visage, tandis que son sang s'écoulait de son encolure et de sa plaie en dessous de l'œil, ses autres blessures n'étant pas très sérieuse. Elle déclara alors à StarWild :

« Enfin. Enfin je vais avoir ma vengeance ! Il faudra que je remercie Pandoran pour cet apaisement. C'est grâce à lui si j'ai pût venir te voir cette nuit, même si cela ne te sers plus à rien de le savoir, étant donné que tu vas mourir. Après tout ce que tu m'as fait! Une dernière chose à déclarer, hongre, avant de passer l'arme à gauche ? »

Elle avait ponctuer le terme d' hongre en crachant au visage de l'étalon, d'un filet légèrement ensanglanté. Cependant, StarWild ne s'en offusqua pas, toute son attention attirée par le nom qu'elle avait prononcer, et trouva la réaction de celle qu'il avait considéré comme sa meilleur amie tout à fait légitime. Il répondit pourtant :

« Lu, je sais que tu ne m'écouteras pas, mais je continuerai à te le dire. Ce qui c'est passer à Canterlot il y a un peu plus de mille ans, n'était qu'un accident !Et puis, bien que je comprends le fait que tu veuilles m'éliminer, je ne suis pas près à mourir. Ainsi, mes derniers mots avant de passer l'arme à gauche, quoique qu'il aurait encore fallut que tu m'en laisses la possibilité, ne sont que deux : bonne journée ! »

au moment où il prononça ces mots, la clairière sembla perdre de son opacité StarWild se sentit comme tirer en dehors du décor . Il eût tous juste le temps de saisir ces mots de Nightmare Moon avant que ne vienne le silence, comme en sourdine :

« Sache que tu ne fais que retarder ton échéance, Starry! Tu ne pourra pas éternellement échapper à mes nuits, qui sont déjà sur ta trace. Tu ne pourra pas toujours jouer sur la chance! »

Pendant un court instant, StarWild se sentit comme flottant dans le vide de l'espace, toute étoile brillant au loin. Durant se bref laps de temps, il s'interrogea sur les propos de la jument. Comment ça, ses nuits était déjà sur sa trace? Mais d'autre son lui parvinrent. Quelqu'un frappait à la porte. L'étalon regarda par la fenêtre. Le Soleil s'élevait lentement au-dessus des colline, certain de ses rayons découpant l'arrête de la montagne dans le contre-jour. La personne frappa un peu plus fort les panneaux de bois massif de la porte. StarWild se leva donc difficilement, toujours claudicant sur trois pattes, et s'empara d'une fiole qu'il avait pris soin de transporter avec lui. Il s'agissait de sa dernière ration. Il mit le fait de coté temporairement : il pourra bien en refaire. Il but donc le contenu de la petite bouteille de verre et se sentit immédiatement beaucoup mieux. Puis il inspira fort et, le pas encore légèrement tremblant, alla à la fenêtre pour continuer à regarder le soleil monté haut parmi les nuées Jamais encore il n'avait autant apprécier de voir naître le jour nouveau, prémices d'agréables moments. On frappa encore à la porte:

« J'arrive, j'arrive. »

Notes :

Durant la première partie du chapitre, je cite beaucoup de titre issue de ma playlist. Voici ces dernières et leurs interprètes originaux …

''Are We There Yet'': chanson de Blackgryph0n et Baasik.

''House of Glass '': chanson de 4everfreebrony.

''Starlight Waltz'' : musique de Ponyphonic.

''There's A Place For Us'' : Chanson de Carrie Underwood. Cette musique n'est pas une musique brony, mais l'ending de ''The Chronicles of Narnia : Voyage of the DawnTreader''.

''The Hole'': il s'agit d'une chanson que je suis en train de composer, à coté de la rédaction de cette histoire.

Belavoine : Si chacun de ces autres titres sont en anglais, cela ne signifie pas que je n'aime pas la chanson francaise. Belavoine est en fait un clin d'oeil à Daniel Balavoine, et la chanson en-elle même est une réécriture de son titre ''le chanteur'' (ça peut avoir son importance).